L'orgueil se paye toujours très cher, tôt ou tard.
Lutter contre lui n'est pas tant une question d'humilité que de prudence.
L'Église n'est pas un perpétuel jardin d'enfant, où les curés devraient inventer en permanence
des activités paroissiales pour occuper les chrétiens et leur dire quoi faire.
Ce que le Christ nous a demandé après la résurrection, c'est d'annoncer l'Évangile.
Ça, d'accord, c'est notre travail.
Mais une fois que chacun a entendu parler du Christ, lu les évangiles, écouté son message,
c'est à chacun de savoir ce qu'il ou elle a à faire, en fonction de sa vocation particulière.
Que le prêtre accompagne et soutienne cette vocation, certes. Mais après,
que chacun charge sa croix et suive le Christ selon son appel, en adulte.
Pourquoi est-ce que Dieu nous donne des commandements, et pas juste des conseils ?
Parce qu'il ne veut pas juste que nous sachions ce qu'il faut faire pour être sauvé,
mais que nous fassions ce qu'il faut faire pour être sauvés.
Ce qu'il veut, c'est notre salut, pas juste pouvoir se dire "je leur ai dit ce qu'ils avaient à faire".
Personne n'aime souffrir.
Quand on souffre, on a tendance à réagir en en voulant au monde.
On s'en veut à soi, au point d'en venir à se détester, parfois ;
ou aux autres, et on devient invivable ;
ou à Dieu, qu'on abandonne en le chargeant de toutes les fautes.
Total, on souffre encore plus, ce qui nous fait une belle jambe,
et en plus, on fatigue tout le monde, ce qui n'incite personne à nous aider.
La différence entre un conseil et un ordre, c'est qu'un conseil, c'est gratuit.
Quand on l'a donné, qu'il soit suivi ou pas, ce n'est pas notre problème.
Un ordre, en revanche, on s'attend à ce qu'il soit payé par de l'obéissance.
Donc, si on s'attend à être obéi quand on donne des conseils,
c'est qu'en réalité, sans s'en rendre compte, on donne des ordres, en fait.
Il est illusoire de penser que les personnes que l'on fréquente n'ont aucune influence sur nous,
et que l'on se construit tout seul, quoi qu'il en soit des circonstances extérieures.
Choisis tes amis avec soin : il vaudrait mieux n'en avoir qu'un qui fait sortir le meilleur en toi
qu'une multitude qui ne feraient sortir que le pire dont tu es capable.
Je suis toujours surpris que beaucoup de chrétiens pensent que "le péché, ça n'existe plus",
et qui, du coup, ne se confessent plus jamais.
Si le péché n'existait plus, il n'y aurait plus ni injustices ni guerres, ni violence ni haine,
ni pauvreté ni faim dans le monde, ni avortements ni euthanasies, ni mensonges ni corruption,
ni mépris ni jalousie, ni vengeance ni abus, ni idolâtrie de l'argent ni exaltation de l'individualisme.
Tous ces maux viennent bel et bien de nous, ils ne viennent ni de Dieu ni du diable,
mais de nos choix personnels, quand nous préférons les tentations du diable à la Grâce de Dieu.
Les conséquences du péché sont visibles de tous. Nier qu'il existe,
et que nous en sommes tous complices d'une façon ou d'une autre, n'y change rien.
Je me souviens de ce vieux, en Espagne, que les témoins de jehovah étaient venus voir.
Il leur avait dit : "je ne crois déjà pas en mon Dieu, alors que c'est le vrai,
ce n'est pas pour croire dans le vôtre, qui est faux".
J'aime cette réponse. Il faisait la différence entre savoir et croire, l'air de rien.
Il reconnaissait qu'il était "sachant non croyant", formule infiniment plus juste que
"croyant non pratiquant", qui ne veut rien dire.
Ça m'a toujours semblé inapproprié d'appeller le fait de coucher avec n'importe qui
et d'accumuler les conquêtes d'un soir, en particulier quand on est jeune, "s'amuser".
Qu'y a-t-il d'amusant à n'aimer personne et n'être aimé de personne ?
À remplacer la plus belle chose dont est capable l'être humain, qui est le don de soi,
non pas dans l'instant, mais dans la durée, la fidélité et l'engagement,
par la satisfaction passagère d'un instinct animal qui ne conduit, au petit matin,
qu'à l'ennui et au dégoût ?
Ça ressemble plus à une punition qu'à un amusement, en réalité.
Savoir et croire, ce n'est pas la même chose.
La connaissance n'implique pas l'action,
alors que la foi, si.
"Croyant non pratiquant", ça ne veut rien dire d'autre
que de savoir qu'il existe un Dieu,
mais qu'on n'en tient aucun compte,
puisque ça n'a strictement aucune influence sur notre mode de vie.
Total, si on ne croyait pas qu'il existe, au bout d'un moment,
on ne verrait pas tellement la différence.
C'est marrant, les wokes.
Personne n'a le droit de les juger, ou de faire quelque commentaire que ce soit sur eux.
Par contre, eux ont le droit de juger tout le monde, et d'appeler au boycott social
de toutes les personnes qui ne leur plaisent pas parce qu'ils ne pensent pas comme eux.
Bref, au nom de la tolérance et de l'amour universel qui leur sont dûs,
ils se comportent comme des dictateurs.
Mais eux ont le droit, bien sûr, parce qu'ils ont décrêté que ce sont eux, les gentils,
puisqu'ils n'imposent violemment leur opinion personnelle,
par la dénonciation publique et l'interdiction de penser autrement,
qu'au nom du bien.
Du bien qui leur est dû, naturellement.
On meurt parce qu'on est mortel.
C'est quelque chose qui se passe parfaitement de l'intervention de Dieu.
Quand on dit que "Dieu a rappelé à lui" quelqu'un,
on signifie que l'on croit qu'il nous appelle, depuis la mort, à entrer dans son Royaume
pour ressusciter à la fin des temps et vivre éternellement en sa présence.
Dieu n'appelle pas l'humanité à mourir, mais à vivre.