persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 15 septembre 2025

À force de ne vouloir faire de peine à personne dans les homélies, 

on finit par se contenter de paraphraser l'Évangile, 

comme si les gens étaient trop bêtes pour ne pas en comprendre le sens tout seuls, 

mais au moins comme ça on ne prend aucun risque.

Cette attitude est bien loin de celle de Jésus, qui privilégiait non pas l'approbation de ses auditeurs, 

mais la vérité qui vient de Dieu, quand bien même plus on en est loin moins on l'accepte.

Il ne s'agit pas de prêcher en cherchant à être blessant, dur ou insultant.

Mais il ne faut pas non plus vider les homélies de tout contenu divin par peur du jugement du monde.

Si le sel ne sale plus, il n'est bon qu'à être jeté par terre et foulé aux pieds. 

dimanche 14 septembre 2025

La prière universelle n'a aucune raison d'être plus longue que l'homélie, 

et encore moins de demander n'importe quoi à Dieu. 

Elle doit avoir des demandes brèves, et sur des thèmes qui soient raccord

avec les exemples donnés dans le missel. 

lundi 8 septembre 2025

Nous célébrons aujourd'hui une fête dont il est bien difficile de trouver quoi dire à partir des Saintes Écritures, qui n'en parlent pas du tout. Même la généalogie du Christ ne mène pas à la Vierge Marie mais à Saint Joseph. Si la nativité de Marie est fêtée en Orient depuis le IVème siècle et en Occident depuis le VIIème siècle, ce qui en fait une fête mariale d'une ancienneté plus que respectable, ça ne nous en dit pas plus, puisque seule la tradition orale nous l'a transmise : il n'y avait alors ni missel ni lectionnaire. D'ailleurs, le seul texte qui nous en parle est apocryphe, c'est à dire non reconnu comme inspiré, et plus apte à satisfaire notre curiosité qu'à nous transmettre une quelconque véracité historique. Il faut donc bien reconnaître que nous ne savons pas grand chose de la naissance de la Sainte Vierge. Nous savons cependant l'essentiel : à l'évidence, elle a eu lieu, mais aussi elle a marqué l'aurore du jour promis par Dieu, les prémices de la venue de son Fils, et le commencement de la restauration de l'humanitée déchue. En effet, parce qu'il le pouvait et parce qu'il convenait qu'il le fit, Dieu le Père a préservé la Vierge Marie de la transmission héréditaire du péché originel. Il fait là une re-création. En nous donnant cette nouvelle Ève, il nous donne une mère spirituelle qui ne nous transmettra aucun mal, aucune tare congénitale, aucun péché. Si le mérite de cette initiative revient à Dieu et à lui seul, c'est Marie et elle seule qui, ayant reçu ce don ineffable, le gardera précieusement tout au long de sa vie. Dès sa naissance, elle sera éduquée par ses saints parents à l'amour de Dieu et à la docilité à sa Parole. Quand l'ange viendra la voir, elle ne sera pas surprise de sa présence mais seulement de sa parole, ce qui montre à quel point elle est proche des réalités d'en haut. Quand elle répondra à sa cousine Elizabeth par le Magnificat, nous constaterons à quel point elle est familière avec la Parole de Dieu qui a inspiré cette admirable prière. Aujourd'hui nous assistons à la naissance de la nouvelle Ève : par elle, le Salut va entrer dans le monde. Ne fallait-il pas festoyer et nous réjouir ? Nous étions perdus mais, par Marie, l'humanité va revenir à la vie, la vie éternelle. 

jeudi 4 septembre 2025

Aucune formation chrétienne ne devrait succomber à la tentation de restreindre le libre arbitre, 

en imposant telle ou telle obligation, telle ou telle restriction. 

Je pense par exemple au catéchuménat ou au séminaire. 

Le but de la formation chrétienne, c'est de former et d'éclairer la conscience, d'aider à la conversion

à partir de la connaissance approfondie de Jésus Christ et de l'apprentissage de son amour, 

de lui donner une colonne vertébrale, une motivation pour le suivre 

parce qu'on l'aime et qu'on désire lui être fidèles du mieux que l'on peut dans toute notre vie. 

Ce n'est pas de donner aux candidats une armure pour les protéger, qu'ils le veuillent ou non, 

de tout péché ni de toute tentation possibles, à coups de lois à suivre sous peine de sanctions, 

ou d'interdictions à respecter au seul nom d'une obéissance servile qui serait due à des formateurs 

uniquement parce qu'eux seuls décideront si on est digne ou non à leurs yeux 

de recevoir un sacrement.

L'amour ne s'impose pas à coups de règlements.

Il n'y a même rien de tel que des règlements pour le faire fuir 

sans qu'on puisse l'en blâmer. 

mercredi 3 septembre 2025

Plus un prêtre respecte au pied de la lettre ce qui est écrit dans le missel pendant la messe, 

plus il mène les chrétiens vers le Christ par un chemin sûr et éprouvé.

Plus il invente, corrige, rajoute ou enlève des choses, 

plus il ne les mène qu'à lui-même, en fin de comptes. 

lundi 1 septembre 2025

Quand toute notre admiration n'est consacrée qu'à nous-même, 

"à l'être exceptionnel que je suis", comme dit une parabole de Jésus, 

alors il n'y a plus de place dans notre coeur ni pour Dieu ni pour les autres. 

C'est comme un avant-goût de l'enfer, en vrai.

"Maudit soit l'homme qui met sa foi dans un mortel", nous prévenait le prophète Jérémie, 

et ça vaut aussi quand le mortel en question, c'est soi-même. 

lundi 25 août 2025

La sainteté ne consiste pas en ce que l'on reçoit de Dieu, 

qu'il s'agisse des sacrements ou des grâces, 

mais en ce que l'on donne à notre prochain à partir des bontés de Dieu pour nous. 

C'est à la hauteur de ce que l'on donne de soi que Dieu nous donnera pour la vie éternelle. 

dimanche 24 août 2025

Il est facile, quand on a été élevé selon les principes de la religion catholique, 

de ressentir au fond de soi une sorte de culpabilité diffuse qui fait qu'on a peu d'estime de soi, 

et que l'on considère, si quelqu'un devait trouver qu'on est coupable d'à peu près n'importe quoi, 

qu'il y a sans doute quelque chose de vrai, même quand ce n'est absolument pas le cas. 

La connaissance de l'existence du péché pèse lourd dans une vie, 

et c'est bien dommage que ce soit ce que certains chrétiens retiennent comme le plus important, 

alors qu'en toute logique, ce qui devrait nous frapper n'est pas notre inadéquation à l'amour, 

mais le fait que Dieu nous aime quand même, de tout son coeur et de tout son esprit. 

La méditation de la méchanceté humaine qui a conduit le Christ à la croix, c'est une chose.

Mais sans doute manque-t-il, pour l'équilibrer, la méditation du pardon demandé par Jésus en croix, 

et de la résurrection qui fait éclater la justice et l'amour de Dieu par delà le malheur et la mort. 

Quand le maître du festin va chercher les traine-savate pour son repas de noces, 

il fait entrer tout le monde, "les méchants comme les bons".

Ce n'est pas notre mérite qui nous vaut d'être invités dans le Royaume de Dieu, mais sa bonté. 

La seule chose qu'il nous demande, c'est de ne pas y être indifférents, 

comme celui qui refuse de mettre un vêtement de noces et même de s'en expliquer, 

et qui se fait jeter non parce qu'il est pire qu'un autre, mais parce qu'il refuse l'amitié du Seigneur. 

Se sentir coupable de tous les péchés du monde n'a rien à faire dans la vie du chrétien. 

Ça ne sert aucun but louable, ça n'aide personne, au contraire, c'est juste délétère. 

En plus, c'est fondamentalement faux, c'est un manque de bon sens, voire d'humilité authentique.

Laissons-nous aimer. Ne passons pas notre vie à maronner sur notre indignité ni sur nos fautes, 

le diable se charge déjà bien assez de nous les rappeler, et de tenter de nous coller sur le dos 

même celles dont nous sommes en réalité parfaitement innocents. 

samedi 23 août 2025

Entre ce que quelqu'un professe et ce qu'il vit, il y a toujours de la distance. 

C'est pour ça qu'il ne faut jamais confondre ce que sont les gens avec ce qu'ils disent, 

sans quoi l'appréciation qu'on a d'eux est systématiquement à côté de la réalité. 

vendredi 22 août 2025

Quand une communauté religieuse croit et enseigne en son sein, souvent de façon confidentielle, 

qu'ils sont les derniers remparts contre les "mauvais chrétiens", les "mauvais prêtres" 

ou une "Église dans l'erreur", elle est sur la planche savonneuse du sectarisme. 

Que l'on y trouve tôt ou tard des abus de toutes sortes, en particulier une emprise psychologique,  

quand on prend la peine de chercher un peu ou qu'un scandale éclate, n'a rien d'étonnant : 

qui veut faire l'ange finit toujours par faire la bête, comme le professait déjà Blaise Pascal.

Ceux qui prétendent être meilleurs que tout le monde ont plus à voir avec l'orgueil du diable

qu'avec l'humble sainteté discrète du Christ. 

jeudi 21 août 2025

Le secret de la chasteté, c'est de considérer, quand quelqu'un nous plait, 

qu'il ou elle n'est pas fait(e) pour nous, et que, comme on dit aux enfants dans les boutiques, 

on peut "regarder mais pas toucher", pour ainsi dire. 

Et encore, regarder jusqu'à un certain point, en tous cas pas à celui de se laisser hypnotiser

ou de devenir, comme le disait Audiard dans la bouche de Raoul Volfoni, la proie des idées fixes. 

Le simple fait de se rappeler qu'on n'a aucun droit sur les gens qu'on apprécie

est très efficace pour éviter de se faire des films qu'on pourrait ensuite avoir envie 

de transformer en réalité hasardeuse, voire peccamineuse. 

mercredi 20 août 2025

Le principe de la mine d'or est simple. 

On sait qu'il y a un filon d'or, on sait où il est, on y a accès, 

mais encore faut-il extraire cet or pour s'enrichir, sans quoi il ne sert à rien.

C'est pareil avec la révélation que nous a fait le Christ.

On sait que l'amour vaut plus que n'importe quoi d'autre.

Mais c'est une mine, pas un dépôt en banque.

Pour que ça nous enrichisse, encore faut-il pratiquer cet amour et, jour après jour, 

transformer notre connaissance en actes concrets d'amour du prochain. 

Alors nous deviendrons réellement riches pour la vie éternelle, 

et pas seulement les possesseurs fauchés d'une mine laissée à l'abandon. 

mardi 19 août 2025

Saint Jean nous dit que dans son Évangile, on trouve tout ce dont on a besoin pour le Salut.

Si on ajoute à ça les trois autres évangiles, le reste du Nouveau Testament et l'Ancien, 

plus la Tradition de l'Église (les textes des saints et saintes et des docteurs de l'Église, 

plus les conclusions doctrinales et disciplinaires de tous les conciles depuis les origines),

sans oublier le Catéchisme de l'Eglise Catholique, le Magistère actuel et toutes ses ramifications, 

nul doute qu'on a donc tout ce dont on peut avoir besoin pour connaître et suivre sans ambigüités

le chemin qui mène tout droit au Paradis.

En ce qui me concerne, ça rend tous les enseignements des mystiques superfétatoires, 

en particulier quand ils ne sont pas reconnus par l'Église, 

et plus encore quand ils ont été reconnus comme des simulateurs ou des faussaires, 

parce que ce que l'on trouve dans leurs soi-disant révélations est contraire au dépôt de la Foi,

ou qu'ils ont annoncé des fins du monde dont, faut-il le rappeler, 

seul Dieu le Père connaît la date et l'heure, 

selon l'enseignement de Jésus qui a dit à ses disciples qu'il ne les connaissait pas lui-même :

"La venue du règne de Dieu n'est pas observable. 

On ne dira pas : "voilà, il est ici !" ou bien : "il est là !" 

En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. 

Puis il dit aux disciples (...) On vous dira : "Voilà, il est là-bas !" ou bien : "Voici, il est ici !" 

N'y allez pas, n'y courez pas. 

En effet, comme l'éclair qui jaillit illumine l'horizon d'un bout à l'autre, 

ainsi le Fils de l'homme, quand son jour sera là." (Lc 17, 20-24). 

"Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, 

pas même les anges des cieux, 

pas même le Fils, mais seulement le Père, et lui seul." (Mt 27, 36). 

lundi 18 août 2025

L'amour de charité, c'est à dire de don de soi, 

vaut mieux que tous les sacrifices, toutes les connaissances, 

toute la science et toutes les richesses, toute la gloire et la puissance,  

et que tout ce que nous tenons pour important et pour sacré en ce monde. 

Il est, en vérité, la seule chose qui ait une valeur intrinsèque et éternelle, 

car toute personne qui donne sa vie pour les autres est avec Dieu et en Dieu.

Je dis bien toute personne qui donne sa vie, 

pas celles qui prennent des vies au nom de Dieu, ce qui en est l'antithèse. 

Cerise sur le gateau, ce n'est pas réservé à une élite, une caste ni même une religion. 

Tout être humain qui écoute son coeur et sa conscience peut en produire, 

même les pauvres, les sans-nom, les laissés-pour-compte ou les mal-fichus. 

Il y aura bien des surprises au Ciel, 

quand nous verrons par qui seront occupées les premières places, 

mais aussi les dernières.

dimanche 17 août 2025

Quand nous relayons des rumeurs sans réfléchir et, au fond, 

sans rien savoir de la vérité ou non de ce que l'on raconte, 

juste pour avoir l'air d'être informé de quelque chose de croustillant, 

nous nous faisons les complices de ceux qui les ont lancées, 

et nous partageons avec eux la responsabilité du mal qu'elles peuvent faire. 

Elle peut être très lourde, cette responsabilité, et dépasser de beaucoup

ce que nous sommes prêts à assumer si ça devait mener à des drames, 

en particulier quand ceux que ça attaque sont en réalité parfaitement innocents

de tout ce que les dites rumeurs colportent sur eux.

On ferait souvent mieux de se taire. 

Tant pis, on passera pour des naïfs ou des ignorants, et alors ? 

C'est moins grave que de prendre le risque de faire du mal par bêtise ou par vanité. 





samedi 16 août 2025

Le péché conduit à la damnation.

Ou, pour le dire en langage courant, 

le rejet de l'amour conduit à la mort.

La première mort est une conséquence du péché originel, 

cette habitude humaine de décider ce qui est bien ou mal 

sans tenir compte de ce que Dieu nous enseigne à ce sujet, 

c'est à dire, théologiquement parlant, sans écouter ses commandements ni les mettre en pratique, 

ne faisant que ce qui nous passe par la tête, 

attitude qui conduit systématiquement à des injustices dans la façon d'aimer Dieu et notre prochain.

Eh bien ça, c'est littéralement la raison pour laquelle nous sommes mortels, 

si l'on en croit Dieu, qui sait mieux que personne comment fonctionne l'univers puisqu'il l'a créé.

La deuxième mort est une conséquence de nos choix terrestres : 

si j'ai rejeté l'amour toute ma vie, sans jamais le regretter ni demander pardon, 

sans jamais réparer le mal que j'ai fait ni changé de cap, accumulant méchanceté sur méchanceté,

alors Dieu en tient compte et ne s'imposera pas dans ma vie éternelle.

Il se trouve en effet que Dieu est Amour, et que rejeter l'amour, c'est rejeter Dieu, 

qu'on en ait conscience ou non, aussi bien ici bas sur terre qu'au Ciel.

Il n'y a aucune raison, si je l'ai rejeté toute ma vie terrestre, qu'il s'impose dans la vie éternelle.

Alors je la passerai sans amour, sans pouvoir ni en donner ni en recevoir.

C'est ça, qu'on appelle en langage théologique la damnation : 

vivre pour l'éternité sans amour, seul dans son coin, dans un isolement total et définitif.

Ça va sembler bien long aux malheureux qui auront fait la folie de ce choix délirant.

Enfin, tant que l'on est encore en vie, il n'est jamais trop tard pour se convertir, 

pour demander pardon à Dieu et à toutes les personnes à qui on a pu faire du mal, 

et pour nous efforcer de réparer le mal commis, même au prix de notre vie si nécessaire. 

Après la mort, par contre, personne ne pourra changer la direction que nous aurons prise, 

même pas Dieu, parce qu'il se trouve qu'il respecte religieusement le libre arbitre 

qu'il nous a donné lors de notre création, 

et du coup qu'il respecte les conséquences de nos choix, pour aussi stupides qu'ils puissent être.

vendredi 15 août 2025

Je ne pense pas que la Vierge Marie ait à subir de voir nos péchés.

Quand nous péchons, il serait logique qu'elle ne nous voie juste plus, comme si nous avions disparu.

Et en réalité, c'est bien en ceci que consiste le péché : se retirer de la vue de Dieu, 

de la vue de toutes les saintes et tous les saints qui vivent déjà auprès de lui, 

nous cacher loin de la face de tous ceux qui nous aiment. 

Quelle joie il doit y avoir au Ciel quand un pécheur réapparait du néant où son péché l'avait plongé, 

quand il renonce au mal et revient à la lumière !