persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 18 janvier 2014

Notre vie spirituelle n'en est qu'au stade de l'enfance
tant qu'on n'a pas compris qu'on n'est pas Dieu.
Et ce n'est pas si évident que ça en a l'air.

vendredi 17 janvier 2014

Il est courant de faire de son propre cas une généralité,
surtout pour justifier ses défauts et ses péchés :
"tout le monde le fait !".
Non, "tout le monde" ne fait pas les mêmes péchés que moi, c'est faux,
et cette affirmation erronée n'absout en rien ma propre responsabilité. 

jeudi 16 janvier 2014

"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis".
J'aime le réalisme humain de Jésus.
Il ne nous demande pas de donner notre vie pour ceux qui abuseraient de nous,
par exemple une prostituée pour son souteneur,
ou une femme battue pour celui qui la maltraite,
mais pour nos amis... ce qui n'est déjà pas si mal.

mercredi 15 janvier 2014

Depuis que tout le monde peut donner son avis sur n'importe quoi sur internet,
on assiste à un déferlement de méchanceté, de jalousie, de bêtise et de vulgarité.
Il ne faudrait pas en faire une généralité, cependant.
Dans les commentaires internet de certains pays en voie de développement,
on trouve souvent de la bienveillance, de la politesse et de l'enthousiasme.
On savait déjà que "l'argent ne fait pas le bonheur".
On peut désormais constater qu'en plus, il dégrade l'âme et l'esprit
de beaucoup de ceux qui vivent là où il règne en maître.

mardi 14 janvier 2014

Plus la sensiblerie prend de la place, moins il en reste pour l'amour.
En effet, l'amour du prochain exige souvent des efforts
qui répugnent à mes propres goûts, à ma sensibilité et à mes choix personnels,
qui me font sortir de ma zone de confort et du petit monde rêvé où je me sens bien.
Si je veux aimer, je dois être prêt à bousculer mes pudeurs et mes dégoûts.

lundi 13 janvier 2014

J'ai toujours pensé que quand on dit "et moi le premier !",
même si c'est pour dire quelque chose de négatif sur soi,
comme par exemple "nous sommes tous pécheurs, et moi le premier !",
ça reste une façon de se mettre au-dessus de tout le monde.
Ou, pour le dire autrement, ça reste de l'orgueil.

dimanche 12 janvier 2014

Dieu ne nous envoie pas d'épreuves,
mais Il permet que celles que nous envoie le mauvais parviennent jusqu'à nous
uniquement quand Il nous donne la grâce nécessaire pour les surmonter.
Il y a aussi un certain nombre d'épreuves qui ne nous sont envoyées par personne,
on se les inflige à soi-même à cause de nos erreurs et de nos mauvaises décisions.

samedi 11 janvier 2014

Demander à des enfants de divorcés
de rejeter l'un de leurs parents par solidarité pour l'autre,
c'est leur demander d'assumer les conséquences d'un choix
qui n'est pas le leur :
ce sont bien leurs parents qui se sont choisis, au départ.
Ce n'est donc pas aux enfants de revenir sur une décision
qu'ils n'ont jamais prise.
On se fait illusion si l'on pense aimer Dieu
alors qu'on ne s'efforce pas de protéger à tout prix la vie qu'Il a voulu,
dans son infinie sagesse et son amour éternel,
donner à chaque être humain qui est conçu sur cette terre.

vendredi 10 janvier 2014

J'aurai toujours plus confiance en Dieu qu'en moi-même
pour aimer parfaitement et combler en toutes choses
les gens que j'ai aimé et dont j'ai souhaité le bien
quand ils étaient encore de ce monde...
Si un plein d'essence nous coûtait une semaine de jeûne,
est-ce qu'on ne trouverait pas ça cher payé?
C'est pourtant le principe des biocarburants,
qui transforment de l'alimentation en essence.
Ça serait sans doute une très bonne idée,
mais seulement dans un monde parfait où la faim n'existerait plus.

jeudi 9 janvier 2014

Quand on est submergé par les difficultés, les épreuves
ou les simples mauvaises nouvelles de la vie ordinaire,
il est indispensable de prendre de la hauteur,
et de tout remettre dans la perspective de la vie éternelle.
Sans ça, parfois, rien ne semble plus avoir aucun sens,
et le poids du fardeau quotidien peut finir par nous faire oublier
le sens même de la vie terrestre
et le bonheur éternel qui nous attend bientôt auprès de Dieu.

Ce qui nous rassure est bon,
tant que ça ne devient pas une entrave
qui nous empêche d'évoluer et de grandir.
Un crabe qui refuserait de muer,
de quitter l'abri confortable de sa vieille coquille devenue trop exigüe
le temps d'en reconstituer une autre, plus adaptée à son âge,
est condamné à mourir étouffé dans ce qu'il pensait être une protection...

mercredi 8 janvier 2014

Je comprends que Dieu soit triste parfois.
Moi non plus,
je n'aime pas quand les gens que j'aime ne s'aiment pas entre eux.
Certains ne retiennent que ce qu'ils ont aimé, d'autre que ce qu'ils ont détesté,
chacun selon son caractère.
Comme notre mémoire est sélective,
il est important de savoir relativiser ce que nous y trouvons,
sachant que ce dont on se souvient ne rend jamais compte, en vérité,
de ce qui s'est véritablement passé dans notre vie.

mardi 7 janvier 2014

J'aime beaucoup la réflexion de François Mauriac
à propos de la légion d'honneur :
"ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas et ça ne se porte pas".
Voilà une attitude équilibrée face aux honneurs,
qui ne laisse aucune place à l'orgueil ni à la vanité,
en particulier parce qu'elle ne les refuse pas plus
qu'elle ne les cherche ou ne les montre.


C'est une folie de mettre tout son bonheur dans une personne mortelle.
Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas le faire,
mais il faut être conscients que c'est une folie.
À moins que cette personne ne soit le Christ...
parce que Lui est ressuscité, et maître de la vie éternelle.

lundi 6 janvier 2014

On est tous "perméables" : on attire à soi des gens qu'on apprécie,
et on les influence, qu'on le veuille ou non, pour le meilleur ou pour le pire.
Ça fait toujours bizarre, ensuite, de retrouver chez eux
des défauts avec lesquels on les a contaminés,
surtout quand ce sont des défauts cachés qu'ils ne savent même pas qu'on a.

dimanche 5 janvier 2014

Si on voulait notre propre salut autant que Dieu le veut pour nous,
on serait tous saints.
Quand on veut se débarasser de quelqu'un
parce que sa vie, son handicap, sa maladie, sa vieillesse nous est intolérable,
et que ça fait ou fera peser un poids immense sur notre vie,
au moins il faut avoir la décence de ne pas prétendre que c'est par amour
qu'on veut être libéré de cette charge :
ce n'est que par amour de soi-même, pour avoir l'esprit tranquille.
Si on ne peut pas ou plus assumer ce fardeau, ce qui est tout à fait compréhensible,
la solution ne consiste pas à éliminer la personne dont la vie nous est insupportable,
mais à la confier à quelqu'un d'autre, qui pourra en prendre soin.
Evidemment, ça coûte, mais c'est surtout l'amour propre qui en prend un coup,
ce n'est pas si grave que ça.
En tout cas, il n'y a pas mort d'homme.
Littéralement.