persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

rcf

rcf 2

aléatoire

mardi 17 février 2015

L'amour est le seul bien qui ne peut, par nature,
qu'être intégralement, parfaitement et définitivement gratuit.
Celui qui le trouve n'augmente donc en rien ce qu'il a. 
Par contre il enrichit considérablement ce qu'il est.

lundi 16 février 2015

Il vaut mieux, pour les "chercheurs de sens", ceux qui veulent une explication à tout,
qui veulent tout comprendre, tout savoir, tout maitriser, tout calculer,
ne pas s'engager dans la vie religieuse consacrée.
Il seront toujours à demander à Dieu "pourquoi tu m'aimes, combien tu m'aimes,
comment tu m'aimes, pourquoi ci, pourquoi ça...",
comme si l'amour était quelque chose de sensé, de quantifiable et de prévisible.
En plus, curieusement, s'ils mettent toujours en doute une vie chrétienne simple,
ils succombent facilement à l'exceptionnel et au surnaturel, vrai ou faux,
sans discernement et avec enthousiasme.
C'est pourquoi, même s'ils cherchent toujours l'absolu et l'extrême,
il vaut mieux qu'ils s'abstiennent de la vie religieuse,
qui est par essence quelque chose de simple, humble et gratuit, 
et où il faut souvent savoir "garder dans son coeur" ce qu'on ne comprend pas...

dimanche 15 février 2015

Il y a une technique imparable pour pouvoir insulter ou ridiculiser tout le monde
à la télé, la radio ou dans les journaux :
il suffit d'avoir une cour qui répète, tout le temps et partout, en public et en privé,
qu'en fait on est très sympa et tendre, voire même timide (si si, je vous assure!) 
dans la vie privée.

samedi 14 février 2015

Il n'est pas d'homme plus ignorant que celui qui croit tout savoir.
Il y a une mode intellectuelle, aujourd'hui,
qui voudrait que toute personne qui a la Foi
doive reconnaître humblement qu'elle doute, en vrai, chaque jour,
et qu'au fond elle n'est sûre de rien.
Quelle stupidité !
S'il y a quelqu'un dont je puisse douter, c'est de moi-même.
Dieu, au contraire, est le seul être au monde dont je sois absolument sûr
de l'existence, de l'amour, et de la fidélité indéfectible.
Je ne lui aurais pas donné ma vie, sinon. 
D'ailleurs, je n'existerais même pas...

vendredi 13 février 2015

Plutôt que d'être obsédés par le travail, qui permet seulement de "gagner sa vie", 
on ferait mieux de l'être par tout ce qui permet de "réussir sa vie".
Moins on donne, moins on est dérangé,
les gens préférant s'adresser à quelqu'un de plus généreux ou efficace.
C'est une excellente méthode pour avoir la paix.
Si on veut être saint, en revanche, c'est la pire de toutes : 
personne n'est jamais devenu saint par égoïsme.

jeudi 12 février 2015

Le tout petit nombre de gens qui en réalité dirige le monde,
qui fait et défait les pays, les frontières et les gouvernements,
qui fomente des guerres où ça l'arrange pour étendre son pouvoir et son influence,
qui décide qui doit être mis à l'honneur ou qui peut partager les richesses du monde,
qui rumine dans l'ombre les modes et les pensées
que le plus grand nombre adoptera docilement demain,
qui prétend s'arroger le droit de vie ou de mort sur l'humanité...
ce petit nombre, malgré tout son pouvoir, tous ses efforts et tous ses espoirs,
n'aura jamais accès à l'immortalité sans passer par Dieu.
Et comme leur pouvoir est grand, bien trop grand, pour passer par la porte étroite,
ils ont raison d'en profiter aujourd'hui, parce que demain il leur sera enlevé,
totalement, définitivement et sans rémission : il ne leur en restera que le regret d'avoir, 
en dépit de toutes les apparences, absolument et irrémédiablement raté leur vie.

mercredi 11 février 2015

Le besoin est souvent confondu avec l'amour :
on a besoin de tendresse, d'attention, de soins, etc...,
alors on s'efforce de trouver quelqu'un qui pourra nous les procurer.
Quelqu'un nous donne cette tendresse, cette attention, ces soins etc...,
alors on confond la gratitude avec un sentiment amoureux.
En réalité, l'amour véritable commence quand on n'a pas besoin de quelqu'un,
qu'on n'en reçoit pas nécessairement quoi que ce soit,
mais qu'on choisit quand même de vouloir son bien et son bonheur,
parce qu'on le veut bien et qu'on a choisi de le faire.
Ça ne sera sans doute jamais vraiment "chimiquement pur",
c'est à dire totalement exempt de besoin et de gratitude
(ne serait-ce que parce que l'amour est en lui-même un besoin vital),
mais ce choix permet de se passer de ces deux instincts quand ils sont moins présents, 
voire quand ils ne sont plus qu'un souvenir.

mardi 10 février 2015

Est-ce que le royaume de Dieu viendra bientôt?
En fait, il est déjà commencé depuis longtemps,
puisque Jésus et Marie sont déjà ressuscités. 
Ce n'est pas parce qu'on ne le voit pas qu'il n'est pas déjà là.

lundi 9 février 2015

L'une des illustrations les plus évidentes
du fait qu'on "n'a" pas un corps alors qu'on "est" notre esprit,
mais qu'on "est" à la fois corps et esprit,
c'est que quand le corps souffre, alors l'esprit souffre tout autant,
et quand l'esprit souffre, alors le corps souffre aussi.
Mon esprit n'est pas "moi", alors que mon corps ne serait que ma "possession" :
mon corps et mon esprit sont, ensemble, qui je suis.
C'est pour cette raison que je ne peux pas traiter mon corps n'importe comment, 
comme si ça n'affectait en rien mon esprit, et vice-versa.

dimanche 8 février 2015

Je pense que les gens qui sont blessés par l'Eglise
l'étaient déjà avant qu'elle ne dise quoi que ce soit,
seulement ce qu'elle dit agit comme un révélateur, 
et leur montre en pleine lumière ce qu'ils voulaient se cacher à eux-mêmes.

samedi 7 février 2015

Pourquoi est-ce que des gens qui ne vont pour ainsi dire jamais à l'Eglise,
dont la foi est plus morte que vive,
et qui ne vivent pas selon les préceptes du Christ
tiennent tellement à ce qu'on dise d'eux qu'il sont de "bons chrétiens"?
Probablement parce que leur conscience leur dit le contraire, 
et qu'ils voudraient bien la faire taire en se racontant des histoires, je suppose...

vendredi 6 février 2015

La connaissance est plus douloureuse que l'ignorance,
mais elle apporte aussi des joies incomparablement plus hautes.

jeudi 5 février 2015

Le meilleur qu'on puisse faire pour ceux qu'on aime quand ils meurent?
Aller le mieux possible, tout faire pour aller bien.
Comment pourront-ils être en paix, et profiter pleinement des joies du ciel,
s'ils nous voient nous trainer ici-bas comme des âmes en peine?
Il faut leur faire le cadeau de ne pas avoir à se préoccuper de nous 
parce que, refusant de se laisser aller, on s'en occupe nous-mêmes.

mercredi 4 février 2015

L'amour, la mort...

Toi, la mère éplorée qui a perdu un fils, 
Toi, l'enfant esseulé qui n'a plus de maman,
Toi, l'amant désolé qui te souviens d'antan
Toi, l'ami délaissé des joies du temps jadis

Ô toi qui a perdu ce qui faisait ta vie, 
Le grand amour d'avant, la chaleur de son coeur
La douceur de ses lèvres, la lumière du bonheur
La vie, enfin, quand il, quand elle, est loin partie

Apprends avec stupeur ce que Dieu a voulu...
Parce que sans limites, sans penser, sans fin Il t'aime ,
Celui qui t'a créé n'a pas permis la peine
Il est venu pour ça, pour que tu ne pleures plus.

Ecoute bien, mon coeur, ce qu'a fait Dieu :
Mort... mais ressuscité, il a vaincu la mort !!!
Jamais plus elle ne pourra tuer l'amour : 

Elle peut juste le faire attendre un peu.
Quand on a mal quelque part, que ça dure et que ça nous inquiète,
on a facilement un tempérament instable.
Je me demande si ça marche dans l'autre sens,
et si tous ceux qui ont un tempérament instable 
n'ont pas, en fait, mal quelque part de façon durable...

mardi 3 février 2015

Il faut savoir se détendre, parfois,
rire des bons mots ou des blagues, même douteuses, sans prendre la mouche,
prendre les choses du bon côté, ne pas se vexer pour tout et n'importe quoi
et ne pas toujours se sentir attaqué par tout le monde.
On aura bien le temps, quand on sera mort, 
d'être sec, raide et froid.

lundi 2 février 2015

Donner des conseils à quelqu'un qui ne demande rien, 
c'est la façon la plus efficace que je connaisse de perdre son temps.

dimanche 1 février 2015

Quand j'étais enfant, j'écoutais avidement les bons conseils des adultes,
et je m'efforçais toujours de les suivre avec application,
pensant ainsi suivre une autoroute sûre et bien balisée
vers une sagesse qui dépassait largement mon âge et mon expérience personnelle.
Je me suis sans doute évité ainsi bien des déboires, des accidents et des souffrances.
Mais avec cette méthode on perd aussi des occasions de découvrir par soi-même
des joies qui n'auraient été que les siennes propres,
parce que ceux dont on a suivi les conseils ne les connaissaient pas 
ou qu'elles ne les intéressaient tout simplement pas.