persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 4 avril 2015

La méchanceté, ça se paye.
Bien sûr, ça met déjà notre vie éternelle en danger.
Mais il n'y a pas besoin d'attendre si loin pour en voir les effets délétères :
ça transforme ceux qui s'y adonnent,
ça les rend acides et amers, comme s'ils étaient dévorés de l'intérieur,
ça change même leur visage et leur aspect, avec le temps,
ça les rend malades, moralement et physiologiquement,
et le vide abismal qui règne en eux est aussi profond 
que celui qu'ils font régner autour d'eux est étendu.

vendredi 3 avril 2015

Sur cette terre, on ne peut pas parler d'amour entre deux êtres 
s'il n'y a pas une réciprocité de choix, de sentiments, d'investissement et d'action.

jeudi 2 avril 2015

Savoir qu'on n'est pas Dieu, bon, ça va, on le sait à peu près tous, normalement.
Mais en tenir compte dans la façon dont on traite les autres? Ce n'est pas si évident.
Combien traitent Dieu d'égal à égal, comme si c'était un simple collègue,
dans leur façon de pratiquer quand ça leur chante ou de se tenir à l'église,
de communier sans être en état de grâce, de dédaigner son pardon dans la confession,
de trainer des années avant de faire baptiser leurs enfants...
Combien se croient investis des qualités requises pour sauver le monde,
sauver l'Eglise, imposer leurs idées à tous, tout décider pour leur entourage,
exiger d'eux une soumission, une approbation et une reconnaissance constantes...
Combien pensent qu'ils sont immortels, que rien ne peut leur arriver,
qu'ils sont tout-puissants ou que le monde tourne autour d'eux,
qu'ils sont indispensables et que sans eux rien ne peut marcher comme il faut... 
Tu sais que tu n'es pas Dieu, vraiment? Alors tiens-en compte. Vraiment.

mercredi 1 avril 2015

Je comprends la réticence du prophète Jérémie à dire aux autres ce qui n'allait pas.
Ce n'est jamais amusant d'être celui qui ne parle que des catastrophes
que le fait de ne pas vivre en accord avec la volonté de Dieu peut provoquer.
On passe pour un oiseau de mauvais augure, un empêcheur de tourner en rond,
et quand les catastrophes arrivent, le comble c'est qu'on nous les attribue,
comme si des les avoir prophétisées les avait provoquées,
alors que leur annonce n'avait pas d'autre but que de permettre de les éviter... 
Non, ce n'est pas le beau rôle de dire la vérité à des gens qui ne veulent pas l'entendre.
Il n'y a pas une seule époque, depuis le Christ jusqu'à aujourd'hui,
où il n'y a pas eu de chrétiens, quelque part, qui aient dû payer leur foi de leur vie.
C'est que, quand on est chrétien, on craint moins la mort que le reniement, 
puisque le Christ est ressuscité, et que Lui seul peut nous donner la vie éternelle.

mardi 31 mars 2015

Être amoureux d'un bout de papier, même s'il y a écrit "100€" dessus, c'est idiot.

lundi 30 mars 2015

Si quelqu'un fait un malaise, prier pour lui et, le cas échéant,
appeller un prêtre pour le sacrement des malades, d'accord.
Mais être chrétien ne doit pas nous enlever le sens commun : 
il faut commencer par appeller un médecin avant tout ça !
Si tu penses que tout le monde est idiot sauf toi, ce n'est pas bon signe. 
Il y a de fortes chances que ce que tu attribues aux autres ne concerne que toi, en fait.

dimanche 29 mars 2015

Prêtre, ne te prends pas pour le Christ.
Certes, il te laisse agir en son nom, lui qui est le seul véritable prêtre.
Certes, lors des sacrements, tu as la grâce d'agir, véritablement, "in persona Christi".
Mais n'exige pas pour toi l'adoration et la reconnaissance qui ne sont dues qu'à Dieu.
Et si quelqu'un te prend pour le Christ en dehors des sacrements et de la liturgie,
aie l'humilité, comme saint Jean-Baptiste, de le détromper :
nous ne sommes pas dignes de défaire la courroie de ses sandales.
Ah ! Moi, je ne suis même pas digne de défaire celle de saint Jean-Baptiste ! 
C'est ça, la vérité.

samedi 28 mars 2015

Il y a peu de choses importantes dans la vie.
Seul l'amour et ses conséquences, ou le manque d'amour et ses conséquences, 
comptent vraiment.

vendredi 27 mars 2015

Omettre le péché d'omission, quand on y pense, c'est assez logique.
Il faut pourtant penser à s'en confesser,
parce qu'il est infiniment plus facile "d'oublier" de faire le bien 
que de s'efforcer de faire le mal, dans notre vie quotidienne.

jeudi 26 mars 2015

Accomplir un acte d'amour véritable,
donc absolument gratuit, parfaitement désintéressé,
c'est d'autant plus difficile qu'on s'efforce de le faire consciemment :
parce qu'alors, chaque fois qu'on essaye de faire un acte désintéressé,
on remplit nécessairement cet objectif personnel qu'on avait d'y parvenir,
et il n'est donc plus réellement gratuit, puisque je le fais aussi pour moi... 
Aime sans faire de calculs. Ça sera infiniment plus simple.

mercredi 25 mars 2015

Deux choses à ne pas dire quand on va se confesser :
"j'ai fait les mêmes péchés que tout le monde", ou "j'ai tout fait, mon père".
C'est comme si on disait, quand on va voir son médecin :
"j'ai les mêmes maladies que tout le monde" ou "j'ai toutes les maladies". 
Ça n'a aucun sens.

mardi 24 mars 2015

Certains diocèses, en prévision d'une diminution drastique
du nombre de prêtres dans les décennies à venir,
ont préparé, depuis de nombreuses années, des moyens de substitution :
ils ont mis des laïcs en charge de tout, même de paroisses,
ils ont interdit aux prêtres de célébrer des obsèques, pour "habituer les gens",
ils ont généralisé les assemblées sans prêtres et les absolutions collectives,
ils n'ont pas rouvert de séminaire quand ils en auraient eu l'occasion,
et ils ont supprimé purement et simplement l'autonomie de nombreuses paroisses.
Total, à force de prévoir le pire et de ne se préparer qu'à ça,
ils l'ont précipité, et ce qu'ils craignaient le plus leur est arrivé plus tôt qu'ailleurs.
Quelle vocation sacerdotale a envie de s'épanouir dans un diocèse
où le prêtre ne sert plus à rien, n'a plus aucune responsabilité ni autorité,
ne peut même plus célébrer les sacramentaux?
C'est des prêtres, qu'il faut.
Mais pour ça, il faut accepter d'être une terre de mission et de recevoir,
de pays que nous avons peut-être évangélisés nous-mêmes par le passé, 
une nouvelle évangélisation et une conversion.

lundi 23 mars 2015

L'idée que, si Dieu cessait de vouloir mon existence et celle de l'univers tout entier
ne serait-ce qu'une seconde, tout ça s'évanouirait comme si ça n'avait jamais existé,
est pour moi l'une des preuves les plus évidentes de son amour pour moi et pour tous. 
Un amour, grâce à Dieu, aussi têtu et immuable que nous sommes volages.

dimanche 22 mars 2015

Ce n'est pas Dieu qui a besoin de moi, c'est moi qui ai besoin de Lui :
c'est Lui la source de la vie, et de la vie éternelle, c'est un fait.
C'est pour ça que son amour sera toujours fondamentalement 
plus désintéressé que le mien, quoi que j'en pense ou que j'en dise.

samedi 21 mars 2015

Pendant les premiers siècles du christianisme,
on pouvait se confesser seulement une fois dans sa vie.
Il fallait ensuite faire une pénitence qui pouvait durer des années,
pendant lesquelles on était excommunié, au vu et au su de tous,
avant d'être enfin publiquement absout puis réintégré, le jeudi saint, dans l'Eglise.
Alors quand j'entends, aujourd'hui, que "se confesser, c'est dur !", 
franchement, ça me fait bien rigoler.

vendredi 20 mars 2015

« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
Jésus a raison, notre foi est souvent limitée
à ce qu'on reçoit de Lui dans cette vie,
et s'arrête vite quand Il ne fait pas notre volonté ou, plus encore,
quand la vie s'arrête alors qu'on priait pour qu'Il la conserve.
On oublie facilement qu'Il a donné sa vie pour nous,
et qu'Il nous a donné part à la vie éternelle,
comme si ce n'étaient pas un signe et un prodige suffisants 
pour avoir foi en Lui quoi qu'il arrive !

jeudi 19 mars 2015

Être des hommes et des femmes qui croient en Dieu
et qui dirigent toute leur vie dans l'espérance de la vie éternelle
ne nous oblige pas à être mièvres, pudibonds ou coincés. 
"Chrétien" n'est pas un synonyme de "chochotte".
Quand j'arrive à l'église pour la messe, j'ai horreur qu'on m'interpelle,
qu'on me parle, qu'on me demande des choses, ou même qu'on me salue :
Dieu premier servi.
Après, une fois que je l'ai salué,
que tout est prêt sur l'autel, l'ambon et la desserte,
que j'ai jeté un coup d'oeil sur les lectures du jour,
et que je suis habillé,
alors d'accord, je redeviens accessible en attendant le début de la messe. 
Mais il y a une hierarchie des priorités, et j'aime bien la respecter.