persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

dimanche 12 avril 2015

Il me serait bien impossible d'être traditionaliste,
parce que je ne crois pas qu'une tradition, pour aussi belle qu'elle puisse être,
soit plus importante que mes choix quotidiens d'amour de Dieu et du prochain.
C'est sur mes actes personnels que je serai jugé,
pas sur les références extérieures que je peux revendiquer,
et j'aurais beau connaître la bible par coeur en latin ou même en grec, 
si je ne la mets pas en pratique, ça ne sert à rien.
Le monde existait avant moi, il existera après, il peut parfaitement se passer de moi.
C'est pour cette raison qu'il faut, de temps en temps, savoir prendre des vacances.
Ce n'est pas qu'une question de repos, mais aussi d'humilité :
en effet, si tout le monde s'accorde en général à dire que nul n'est indispensable,
rares sont ceux qui ont en tiennent compte pour eux-mêmes, en réalité, 
en particulier parmi ceux qui ont la chance d'avoir comme métier une vocation.

samedi 11 avril 2015

Il m'est arrivé de voir des femmes qui ont eu recours à la fécondation in vitro,
et qui ont, après coup, fini par comprendre, par elles-mêmes,
(elles savaient que ça serait comme ça avant mais n'avaient pas voulu le considérer),
qu'elles avaient de nombreux enfants potentiels congelés,
qui ne verront jamais le jour, et dont la situation inextricable
leur cause désormais des souffrances morales permanentes...
Je comprends l'envie primale d'avoir des enfants à tout prix,
mais justement, quand il faut le payer, ce prix, 
il devient parfois intolérable et inhumain à supporter.
Il faut faire attention, au fur et à mesure qu'on prend de l'âge,
de ne pas tomber dans la caricature du "vieux grognon".
On a réussi des choses, mais on en a aussi raté d'autres, et on peut devenir amer.
On peut accumuler une certaine lassitude devant des frustrations récurrentes,
dans tous les domaines (religieux, politiques, sociaux, l'évolution du monde, etc...).
On peut se réfugier, insensiblement, dans ce que notre mémoire a séléctionné
et qui nous fait penser, souvent à tort, que "c'était mieux avant".
Bref, la planche est savonneuse, et les risques de se momifier vivant sont réels.
Faire attention à voir les bonnes choses, à s'enthousiasmer,
ne pas être blasés, ne pas s'adonner au cynisme, ni devenir moralisateurs,
être disponibles pour apprendre, pour grandir en sagesse, pour bouger, pour se réjouir,
c'est tout aussi important que de prendre les diverses pilules 
qui s'accumulent aux heures des repas à mesure que les années passent...

vendredi 10 avril 2015

Souvent, quand je prêche, j'en prends plein la figure,
parce que je m'efforce de ne dire que des choses absolument vraies,
alors que dans ma vie, je n'agis pas toujours en accord avec la Vérité.
Du coup, les gens qui pensent que je leur fais la morale se trompent :
eux peuvent refuser de m'écouter ou de comprendre ce que je dis, 
mais moi, je n'ai pas le choix, et je suis bien obligé de me voir aussi pécheur que je suis.

jeudi 9 avril 2015

Entre le moment où j'ai entendu ma vocation et mon ordination sacerdotale,
il s'est écoulé quinze ans.
Quinze ans d'attente, de formation, d'études, d'expériences, de mission.
Mais aussi quinze ans de souffrance, d'épreuves, de renoncements et de retours.
Grâce à ce long temps, même quand je connais des difficultés,
je n'ai, au moins, pas le moindre doute sur l'authenticité de cette vocation.
J'ai toujours pensé qu'il serait bien avisé, quand on veut se marier,
de respecter un temps d'attente raisonnable, non pas avant le mariage lui-même,
mais même avant de s'installer ou de coucher ensemble
(parce que mettre la charrue avant les boeufs brouille la liberté du choix final).
Tout couple doit affronter, tôt ou tard, des difficultés.
Être certain, à ces moments-là, qu'on est bien avec la bonne personne
et que ce n'est pas de là que vient le problème,
qu'on doit lutter ensemble, et non pas l'un contre l'autre, 
ne me semble pas être un luxe inutile.

mercredi 8 avril 2015

La recherche des responsables de tous les maux du monde est stérile.
D'abord, parce que le responsable, on le connait parfaitement : le diable.
Ses sbires, quels qu'ils soient, ne sont que des sous-fifres.
Ensuite parce ce que ce qui compte vraiment pour moi, ce ne sont pas "les autres",
mais moi-même : à quoi me servira-t-il d'avoir une liste de coupables
si je ne fais pas moi-même la volonté de Dieu, si je ne fais pas partie des justes ?
Est-ce que leur culpabilité réduit la mienne ? Certainement pas.
Je suis responsable de tout ce qui résulte de mon intelligence et de ma volonté.
Non, crois-moi, cette recherche est stérile.
Il vaut mieux la remplacer par la recherche de Dieu, de sa volonté,
et de la façon de la mettre en pratique à chaque instant de ta vie. 
Ça, ça sert à quelque chose.

mardi 7 avril 2015

Je suis toujours sidéré quand je rencontre des chrétiens,
à fortiori des consacré(e)s, des prêtres ou même des évêques,
qui pensent que "l'enfer est vide".
C'est bien gentil, de prendre nos désirs pour la Parole de Dieu,
mais il faudrait commencer par relire ce que Jésus dit à ce sujet.
Je me demande bien pourquoi il parle de l'enfer si souvent,
parle de géhenne de feu, de pleurs et de grincements de dents,
de condamnations et d'éternités sans Dieu, d'abîme infranchissable,
si c'est juste histoire de raconter des mythes de comptoir autour d'un verre de blanc.
N'est-il pas Fils de Dieu ? N'est-il pas vrai qu'il ne peut ni se tromper, ni nous tromper ?
N'est-il pas la Parole de Dieu, celui qui nous révèle la Vérité toute entière ?
N'est-ce pas une folie que de supprimer ou de transformer, dans les Evangiles, 
ce qui ne nous plait pas ou qu'on ne comprend pas ?

lundi 6 avril 2015

Quand quelqu'un réussit là où on échoue,
c'est qu'il fait quelque chose mieux que nous.
Au lieu de s'énerver contre lui,
il faut se servir de ses qualités pour apprendre, et s'améliorer. 
Mais pour ça, il faut accepter d'être humble.

dimanche 5 avril 2015

Si la personne avec qui tu vis ou avec qui tu sors n'est pas l'amour de ta vie,
si tu t'es contenté(e) d'un "deuxième choix",
que tu es avec parce que tu n'as pas trouvé mieux,
ou juste parce que tu ne voulais pas être seul(e)
et que c'est la seule personne qui t'a accepté(e)
ou la première qui t'es tombée sous la main,
bref si ce n'est pas ton âme soeur, ton autre toi-même, la prunelle de tes yeux,
la personne que tu aime et qui t'aime plus que tout,
avec laquelle tu as une complicité et une connivence réelles,
alors il n'est pas très raisonnable de te marier avec.
Réussir sa vie avec la personne qu'on aime le plus au monde,
ça n'est déjà pas si facile que ça en a l'air.
Mais la réussir avec quelqu'un qu'on n'aurait même pas regardé
si on avait eu la personne que notre coeur désirait vraiment, 
ça tient du miracle.

samedi 4 avril 2015

La méchanceté, ça se paye.
Bien sûr, ça met déjà notre vie éternelle en danger.
Mais il n'y a pas besoin d'attendre si loin pour en voir les effets délétères :
ça transforme ceux qui s'y adonnent,
ça les rend acides et amers, comme s'ils étaient dévorés de l'intérieur,
ça change même leur visage et leur aspect, avec le temps,
ça les rend malades, moralement et physiologiquement,
et le vide abismal qui règne en eux est aussi profond 
que celui qu'ils font régner autour d'eux est étendu.

vendredi 3 avril 2015

Sur cette terre, on ne peut pas parler d'amour entre deux êtres 
s'il n'y a pas une réciprocité de choix, de sentiments, d'investissement et d'action.

jeudi 2 avril 2015

Savoir qu'on n'est pas Dieu, bon, ça va, on le sait à peu près tous, normalement.
Mais en tenir compte dans la façon dont on traite les autres? Ce n'est pas si évident.
Combien traitent Dieu d'égal à égal, comme si c'était un simple collègue,
dans leur façon de pratiquer quand ça leur chante ou de se tenir à l'église,
de communier sans être en état de grâce, de dédaigner son pardon dans la confession,
de trainer des années avant de faire baptiser leurs enfants...
Combien se croient investis des qualités requises pour sauver le monde,
sauver l'Eglise, imposer leurs idées à tous, tout décider pour leur entourage,
exiger d'eux une soumission, une approbation et une reconnaissance constantes...
Combien pensent qu'ils sont immortels, que rien ne peut leur arriver,
qu'ils sont tout-puissants ou que le monde tourne autour d'eux,
qu'ils sont indispensables et que sans eux rien ne peut marcher comme il faut... 
Tu sais que tu n'es pas Dieu, vraiment? Alors tiens-en compte. Vraiment.

mercredi 1 avril 2015

Je comprends la réticence du prophète Jérémie à dire aux autres ce qui n'allait pas.
Ce n'est jamais amusant d'être celui qui ne parle que des catastrophes
que le fait de ne pas vivre en accord avec la volonté de Dieu peut provoquer.
On passe pour un oiseau de mauvais augure, un empêcheur de tourner en rond,
et quand les catastrophes arrivent, le comble c'est qu'on nous les attribue,
comme si des les avoir prophétisées les avait provoquées,
alors que leur annonce n'avait pas d'autre but que de permettre de les éviter... 
Non, ce n'est pas le beau rôle de dire la vérité à des gens qui ne veulent pas l'entendre.
Il n'y a pas une seule époque, depuis le Christ jusqu'à aujourd'hui,
où il n'y a pas eu de chrétiens, quelque part, qui aient dû payer leur foi de leur vie.
C'est que, quand on est chrétien, on craint moins la mort que le reniement, 
puisque le Christ est ressuscité, et que Lui seul peut nous donner la vie éternelle.

mardi 31 mars 2015

Être amoureux d'un bout de papier, même s'il y a écrit "100€" dessus, c'est idiot.

lundi 30 mars 2015

Si quelqu'un fait un malaise, prier pour lui et, le cas échéant,
appeller un prêtre pour le sacrement des malades, d'accord.
Mais être chrétien ne doit pas nous enlever le sens commun : 
il faut commencer par appeller un médecin avant tout ça !
Si tu penses que tout le monde est idiot sauf toi, ce n'est pas bon signe. 
Il y a de fortes chances que ce que tu attribues aux autres ne concerne que toi, en fait.

dimanche 29 mars 2015

Prêtre, ne te prends pas pour le Christ.
Certes, il te laisse agir en son nom, lui qui est le seul véritable prêtre.
Certes, lors des sacrements, tu as la grâce d'agir, véritablement, "in persona Christi".
Mais n'exige pas pour toi l'adoration et la reconnaissance qui ne sont dues qu'à Dieu.
Et si quelqu'un te prend pour le Christ en dehors des sacrements et de la liturgie,
aie l'humilité, comme saint Jean-Baptiste, de le détromper :
nous ne sommes pas dignes de défaire la courroie de ses sandales.
Ah ! Moi, je ne suis même pas digne de défaire celle de saint Jean-Baptiste ! 
C'est ça, la vérité.

samedi 28 mars 2015

Il y a peu de choses importantes dans la vie.
Seul l'amour et ses conséquences, ou le manque d'amour et ses conséquences, 
comptent vraiment.