persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 21 octobre 2016

Nombreux sont ceux qui redoutent ou qui détestent la confession.
S'humilier devant un prêtre et reconnaître ses péchés, quelle horreur !
Eh bien, qu'est-ce que ça sera le jour où il faudra le faire devant Dieu,
surtout si, ayant pu sur terre faire pardonner nos péchés avant cette rencontre, 
on ne l'a jamais fait et qu'on n'est du coup absolument pas présentable.

jeudi 20 octobre 2016

Jésus ne fait pas exprès d'apporter la division,
comme le ferait le "diviseur", "diabolos" en grec, le diable en français.
Il ne veut pas semer la zizanie, ni monter les hommes les uns contre les autres.
Mais Il sait bien que c'est pourtant ce qui va se produire
parce que dans un monde dirigé par le mensonge, l'orgueil et l'égoïsme
par le refus de reconnaître ses torts et la responsabilité du mal qu'on a pu faire,
la Vérité qui sort de sa bouche met chacun devant un choix douloureux :
reconnaître ce qu'on a fait de mal, se convertir et désormais chercher à ne plus pécher,
ou tout nier et accabler le Christ, le ridiculiser, le persécuter et chercher à le faire taire.
Et ce choix coupe l'humanité en deux, inévitablement :
ceux qui se convertissent et ceux qui s'endurcissent,
ceux qui abandonnent le péché et ceux qui le font surabonder, 
ceux qui choisissent l'amour de Dieu et ceux qui le haïssent.

mercredi 19 octobre 2016

Un excellent moyen de ne jamais oublier Dieu ? La messe quotidienne.
Quand ce n'est objectivement pas possible, au moins la prière quotidienne.
Et le souci constant de l'amour du prochain,
la prédisposition joyeuse à rendre les services qu'on pourrait me demander.
Fais cela, et la venue du Christ ne te surprendra pas comme un voleur, 
puisque tu vivras de toutes façons chaque jour avec Lui.

mardi 18 octobre 2016

Luc était médecin, métier prestigieux et important pour améliorer ou sauver des vies.
Cependant, l'Evangile et les Actes des Apôtres qu'il a rédigés
sont plus importants encore, et ont sauvé infiniment plus de vies.
Quel que soit notre métier, pour fondamental et essentiel qu'il nous paraisse,
il ne sera jamais plus important que le fait de se mettre au service du Christ, 
et le bien que l'on fera à ce service sera toujours infiniment plus durable.

lundi 17 octobre 2016

Ignace d'Antioche, le saint qui préférait ne pas échapper au martyr
plutôt que de prendre le risque de renoncer à la vie éternelle...
Mais martyr, à l'époque, n'était pas synonyme de terrorisme,
ni de tuer le plus de monde possible avec soi.
Il s'agissait seulement de rendre témoignage au Christ,
même au prix de sa vie si c'était nécessaire,
mais en aucun cas de glorifier la mort, ni de la rechercher comme un but en soi, 
et encore moins de l'imposer à d'autres qui n'ont rien demandé.

dimanche 16 octobre 2016

Crier vers Dieu, quand on est victime d'une injustice, c'est un devoir.
Mais crier pour tout et n'importe quoi, comme un gamin capricieux
qui veut que Dieu fasse ses quatre volontés sinon il se roule par terre, 
c'est stupide.

samedi 15 octobre 2016

"Si tu n'obéis pas à ton confesseur, ma fille,
même s'il te semble que tu travailles beaucoup
et que tu te fatigues à marcher sur le chemin de la perfection,
il t'arrivera la même chose qu'au marcheur qui donne de grandes enjambées,
mais en dehors du chemin véritable.
Plus tu marches, plus tu te fatigues en vain,
parce que tu t'éloignes de ton but ultime."
Comme les enseignements de sainte Thérèse de Jésus sont encore d'actualité!
L'humilité fait plus pour la sainteté que le volontarisme 
et la recherche de grands exploits qu'on accomplit de son propre chef.

vendredi 14 octobre 2016

L'hypocrisie des gens supposés être consacrés à Dieu est la pire.
Qu'un païen ne tienne aucun compte des commandements de Dieu,
voire de ce que lui dicte sa propre conscience, bon, pourquoi pas.
Mais quand il s'agit de quelqu'un consacré par Dieu
et qui jouit de la confiance de l'Eglise et du peuple chrétien,
quelle horreur !
Il ne faut pas cependant que l'arbre cache la forêt :
des hypocrites, il y en a, comme partout.
Mais ils ne constituent pas la majorité du genre, 
même si une brebis galeuse fait plus de bruit que 99 brebis dociles.

jeudi 13 octobre 2016

Quand on est jeune prêtre, on s'attend à recevoir le même respect
qu'on avait soi-même envers les prêtres qu'on a admirés
et qui ont servi, souvent, d'élément déclencheur à notre vocation.
Quelle désillusion quand on voit le mépris de bien des gens pour le sacerdoce!
En même temps, comme le rappelle Jésus,
nombreux sont les prophètes à avoir été persécutés et exécutés, de tous temps.
Rien d'étonnant à ce que les prêtres soient, aujourd'hui encore, 
souvent ridiculisés, méprisés et maltraités.

mercredi 12 octobre 2016

Jésus n'était pas vraiment quelqu'un de facile à inviter
parce que ses enseignements ne sont ni mielleux, ni consensuels, ni complaisants.
Il n'a visiblement pas fait l'école diplomatique.
Encore aujourd'hui, quand on se contente, à l'homélie, de paraphraser ce qu'Il dit,
sans en altérer ou en minimiser le sens ni la forme,
il n'est pas rare que des personnes se sentent personnellement visées et se vexent,
sans qu'on le fasse exprès ni qu'on sache même qui elles sont.
Quand quelque chose dans notre façon de vivre n'est pas conforme à la Vérité,
celle-ci est forcément un peu difficile à entendre et à accepter, 
surtout quand on manque d'humilité ou de lucidité sur notre situation pécheresse.

mardi 11 octobre 2016

Dans un sens, ce sont les pauvres qui nous sauveront.
Mh... Non, à bien y réfléchir, pas "dans un sens", mais au sens littéral.
Qui, en effet, mieux que quelqu'un envers qui on aura eu un geste d'amour,
pourra intercéder en notre faveur envers Dieu, et obtenir de Lui notre salut ?
Et à ce sujet, il est bon de ne pas oublier que le pauvre parmi les pauvres,
celui qui attend de toi des gestes d'amour, jour et nuit, 
c'est Dieu, Dieu lui-même.

lundi 10 octobre 2016

Malheur à qui aime un être humain, quel qu'il soit, plus que Dieu.
Il se prépare inévitablement à un abandon ou à une trahison
dont les conséquences seront à la démesure de cet amour excessif 
parce que soit lui, soit la personne qu'il idolâtre mourra, un jour ou l'autre.

dimanche 9 octobre 2016

Avoir la santé, c'est une bonne chose, indéniablement,
mais être sauvé par le Christ est infiniment plus essentiel :
la mesure de l'importance d'une vie humaine ne se mesure pas à sa feuille de soins,
mais au fait que le Christ a donné sa vie pour la sauver
et, à ce titre, toute vie humaine, en bonne santé ou pas, a une valeur infinie.
C'est la raison pour laquelle on ne peut pas supprimer la vie d'une personne malade
comme si elle n'avait, à cause de la maladie, plus aucune valeur,
parce que ce critère n'est pas celui qui compte le plus pour déterminer sa dignité. 
Ce que Dieu déclare avoir une valeur infinie, ne le compte pas, toi, pour rien.

samedi 8 octobre 2016

La Foi mène au salut, certes.
Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est la Foi.
Ce n'est pas juste une vague superstition en un Dieu qui vivrait dans les nuages,
une connaissance approximative d'un être supérieur dont on ne saurait rien.
C'est la mise en pratique des enseignements du Christ
et l'imitation de sa vie,
jusqu'à la résurrection, 
mais en passant par la croix.

vendredi 7 octobre 2016

Tout le monde n'a pas la dévotion du rosaire, et ce n'est pas une obligation.
Mais les personnes qui l'ont risquent moins que les autres
de perdre la foi et l'amour de Dieu,
parce que Marie ne manquera jamais d'interceder 
pour celles et ceux qui lui ont demandé son aide avec une telle insistance.

jeudi 6 octobre 2016

On a le droit de penser que l'Eglise est ringarde
parce qu'elle refuse le divorce et donc, logiquement, les "remariages" à l'église
(par fidélité à l'enseignement explicite et sans équivoques du Christ, soit dit en passant).
Seulement il faut être cohérent.
Si on pense que l'Eglise est ringarde, à côté de la plaque, qu'il faut qu'elle évolue,
que sa façon de penser est périmée etc etc..., 
alors pourquoi vouloir à tout prix s'y marier, et deux fois de suite en plus ?
Ça n'a aucun sens, non ? 
Certainement, la Providence prend soin des disciples du Seigneur
et écoute les appels qu'ils lui font parvenir.
Mais elle n'est pas là pour servir de rustine à nos erreurs ou à cacher nos péchés, 
et encore moins pour permettre un enrichissement personnel.

mercredi 5 octobre 2016

Alors que Pierre a été tenté de faire une différence
entre les chrétiens issus du judaïsme et ceux issus du paganisme,
Paul lui a remis les pendules à l'heure, c'est vrai.
Mais s'il ne l'avait pas fait, Pierre n'en aurait pas moins su qu'il s'était trompé,
car Dieu lui-même a pris les choses en main,
et lui a montré dans une vision sans équivoque qu'il avait mal agit.
Il est bon de savoir que Dieu lui-même guide les papes, qu'on intervienne ou pas.
Ne sois pas présomptueux au point de croire que la sainteté de l'Eglise
ne dépend que de toi et des critiques, légitimes ou non, que tu pourrais avoir 
contre les enseignements, les actes ou les écrits du successeur de Pierre.

mardi 4 octobre 2016

Une chose tout à fait remarquable dans les enseignements de François d'Assise
consiste à ne jamais juger personne : ni les évêques qui rejeteraient les frères,
ni les prêtres durs ou méprisants, ni les gens vaniteux, superficiels ou mauvais,
ni ceux d'une autre religion, ni ceux-là même qui appartiendraient au diable.
"Chacun ne jugera et ne méprisera que soi-même", enseigne-t-il dans sa Règle.
Il est souvent passé pour un fou aux yeux du monde,
mais par cette règle qui réduit à néant toute tentation d'orgueil ou de superbe,
il s'est pourtant attaqué frontalement à la racine de tous les maux.
Il serait bon de suivre, nous aussi, au moins cette partie de sa Règle,
parce que ce n'est pas en se scandalisant de la paille dans l'oeil du voisin 
qu'on trouvera la sainteté ou le salut, ni qu'on y participera en aucune façon.

lundi 3 octobre 2016

"Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ",
dit saint Paul.
J'ai toujours aimé cette phrase.
À une époque où l'appréciation des masses devient le seul critère du bien,
il est nécessaire de l'entendre à nouveau, et de s'en imprégner.
Chrétien, ne cherche pas tant l'approbation du monde que celle de Dieu.
Prêtre, méfie-toi des acclamations, des applaudissements et des félicitations : 
c'est comme ça qu'ont toujours été appréciés les faux prophètes.