persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 23 décembre 2016

Jean signifie "Dieu fait grâce".
Il fallait bien que le prénom de Jean le baptiste vienne de Dieu lui-même,
car c'est Lui qui l'a choisi dès avant le ventre de sa mère pour annoncer son Fils, 
c'est par Sa volonté qu'il est venu au monde, lui, le nouvel Elie.

jeudi 22 décembre 2016

Dieu aime les petits et les humbles, on le voit bien dans le Magnificat. 
Rien d'étonnant à ce qu'il soit venu au milieu de nous petit et humble lui-même.

mercredi 21 décembre 2016

La foi n'est pas juste une simple connaissance, elle est active et produit des fruits.
La foi de Marie a permis à Dieu de naître parmi nous. 
La nôtre aussi doit permettre au Seigneur de faire le bien au milieu de son peuple.

mardi 20 décembre 2016

Je suis toujours surpris quand des chrétiens ricanent à propos de la conception de Jésus,
en plaignant "le pauvre Joseph", en laissant sous-entendre graveleusement qu'il y a truc,
que tout ça est bien sympathique mais pas crédible si on veut être sérieux.
Quel crédit accorde-t-on à Dieu, quand on ne croit pas qu'Il puisse engendrer son Fils
en qui bon Lui semble, Lui, l'auteur de la vie,
Lui qui a tout créé à partir de rien, l'univers visible et invisible,
Lui qui est éternel et tout-puissant ?
Ils pensent que Dieu est un incapable, qu'Il est soumis aux lois de la nature,
Lui sans qui la nature n'existerait pas, Lui qui est au-dessus de tout ce qui existe ?
Quelle méconnaissance ! Quel mépris ! Quel suffisance !,
de penser qu'on sait mieux que Lui ce qui est possible ou pas, 
ce qu'Il peut faire ou pas !

lundi 19 décembre 2016

C'est arrivé plusieurs fois dans l'histoire du peuple saint
qu'un ange ou Dieu lui-même vienne annoncer qu'une femme stérile était enceinte :
avec Sarah, avec la mère de Sanson, avec Elizabeth ou bien sûr avec Marie.
Notre Dieu n'est pas le dieu de la mort, mais de la vie.
Toute vie, même quand on ne l'a pas prévue ou qu'elle nous dérange, vient de Dieu,
et la respecter, c'est reconnaître Dieu comme notre Dieu,
c'est se définir comme ses serviteurs et ses servantes, 
comme ses disciples et comme son peuple.

dimanche 18 décembre 2016

Emmanuel, "Dieu avec nous", n'était pas un prénom mais une prophétie :
avec Jésus, Dieu est véritablement venu parmi nous,
il ne s'est pas contenté d'appeler un homme pour être son messie.
Jésus, "Dieu sauve", est aussi une prophétie :
c'est bien pour nous sauver que le Fils de Dieu s'est incarné 
et non pas pour nous juger ni pour nous condamner.

samedi 17 décembre 2016

Il était impératif que Dieu s'incarne dans une généalogie,
qu'il soit, sans conteste possible, humain aussi bien qu'il est Dieu.
En effet, si le Christ n'était pas Dieu, alors il ne pourrait pas nous sauver,
car nul homme n'a ce pouvoir.
Mais s'il n'était pas aussi vrai homme, alors nous ne pourrions pas l'imiter
car nous ne sommes pas Dieu.
Il fallait donc bien qu'il soit à la fois vrai Dieu et vrai homme, 
pour devenir l'unique médiateur entre l'humanité et Dieu.

vendredi 16 décembre 2016

Les saints, ce n'est pas que du blabla, de la publicité ou de la communication.
Leurs actes les précèdent au paradis.
L'amour de Dieu n'est pas juste un concept : 
il doit être accompagné d'effets concrets qui rejaillissent pour le bien du monde.

jeudi 15 décembre 2016

Quel mystère, Jean le Baptiste, le plus grand des enfants des hommes selon Jésus,
l'annonciateur du messie que le peuple attendait depuis toujours,
a été rejeté et abandonné par les autorités de sa propre religion :
ils ne l'ont pas reconnu comme légitime, et ne sont pas intervenus en sa faveur
quand Hérode l'a jeté en prison.
C'est effrayant, quand on y pense, et en même temps pas si étonnant que ça :
Dieu seul est absolument digne de confiance. 
"Là où il y a des hommes, il y a de l'hommerie", comme disait le curé d'Ars...

mercredi 14 décembre 2016

Je me méfie comme de la peste de la soi-disant fraternité chrétienne
qui est censée faire de n'importe quel baptisé le frère ou la soeur de tous les autres,
en particulier quand c'est présenté comme une lettre de recommandation
pour éveiller notre bienveillance ou notre solidarité matérielle.
Le frère et la soeur de Jésus, selon sa propre parole,
ce sont ceux qui font la volonté de son père qui est aux cieux,
non ceux qui ont des papiers en règle ou des lettres de mission,
comme le rappelle saint Paul aux Corinthiens.
Les "frères en religion" de saint Jean de la Croix l'ont emprisonné, battu et affamé
et traité comme un misérable parce qu'il était fidèle à la parole de Dieu. 
Si ça, ce sont des frères, alors autant ne pas avoir de famille.

mardi 13 décembre 2016

Ce qui compte, pour le Christ, ce ne sont pas nos origines ou notre généalogie.
Non, ce qui est important, c'est l'adhésion du coeur à Dieu
et la bonne volonté de suivre son message,
si nécessaire en changeant ce qui n'y est pas conforme dans notre vie.
Ce n'est pas un certificat de baptême qu'il nous demandera à la porte du paradis, 
mais que nous ayons vécu en chrétiens, fidèles à sa parole et à son exemple.

lundi 12 décembre 2016

Jésus n'a jamais cherché à convaincre les pharisiens et les scribes qu'il était le messie,
il a même fait tout le contraire : il dit ce qu'il a à dire, il fait ce qu'il a à faire,
sans se soucier de ce qu'ils vont en penser ou de comment ils vont le prendre.
Par contre il guérit, libère, relève, ressuscite ceux qui le reconnaissent comme messie,
même parfois contre son gré ou sans qu'il le veuille consciemment.
Je ne suis pas sûr que, dans les paroisses, il faille toujours se plier en quatre
pour satisfaire toutes les personnes qui n'ont pas du tout la foi
et qui ne font appel à nous que pour satisfaire à une "tradition"
(qui est tellement la leur qu'ils ne mettent jamais un pied à l'église de l'année),
à une vague superstition ou à une envie de beaux souvenirs et de belles photos.
Par contre, ceux qui aiment le Christ, qui croient vraiment qu'Il est Dieu
et qui cherchent sincèrement à le suivre le plus fidèlement possible dans leur vie,
voilà qui devraient être les centres prioritaires de toute notre attention,
de notre temps et de notre disponibilité généreuse.
Concrêtement, c'est trop souvent le contraire qui se passe :
on n'a pas assez de temps pour ceux qui recherchent sincèrement Dieu,
pour les confessions, la direction spirituelle, la formation individuelle,
trop occupés qu'on est à essayer de séduire ceux qui n'ont rien à faire de Lui. 
C'est très injuste, et surtout ce n'est pas la manière de faire de Jésus.

dimanche 11 décembre 2016

Quand on n'a pas conscience d'être perdu, on n'a pas besoin d'être sauvé.
Jean le Baptiste est là pour faire prendre conscience à tous de leurs péchés,
afin qu'ils soient disposés à recevoir favorablement Celui qui pourra les pardonner.
Mais celui qui a trop d'orgueil pour se reconnaître pécheur,
même le Christ ne peut rien pour lui, parce qu'il pourrait bien envoyer grâce sur grâce, 
elle glisse sur l'orgueilleux comme de l'eau sur les plumes d'un canard.

samedi 10 décembre 2016

Elie aurait beau revenir sur terre sur son char de feu,
ceux qui ne veulent pas de Dieu ne le reconnaîtraient pas :
il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
C'est peut-être pour ça que Jésus ressuscité s'est soustrait à notre vue :
au moins, certains pourront dire que, ne l'ayant pas vu,
c'est pour ça qu'ils n'ont pas cru, 
et Dieu pourra peut-être en sauver quelques-uns grâce à ça.

vendredi 9 décembre 2016

On ne peut arriver au ciel sans suivre le chemin tracé par Dieu.
On est parfaitement libre de ne pas suivre ce chemin, personne n'y est forcé.
Mais alors on n'arrivera pas au paradis, c'est une évidence : 
ce n'est que dans les rêves que nos choix n'ont aucune conséquence sur la vraie vie.

jeudi 8 décembre 2016

On ne peut nier ou se moquer de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie
sans porter atteinte au pouvoir et à l'amour de Dieu pour la mère de son Fils.
Ne convenait-il pas qu'Il préservât du péché originel celle qu'Il avait choisi
pour engendrer son Fils afin d'apporter le salut du monde ?
N'avait-il pas les moyens de cette préservation, Lui, Dieu, créateur du ciel et de la terre ?
Si ça convenait, et qu'Il en avait les moyens, pourquoi ne l'aurait-Il pas fait ?
Et comment penser qu'Il ne l'ait pas fait sans sous-entendre qu'Il serait stupide ?
Mais non ! Dieu pouvait préserver Marie, il convenait qu'Il le fasse, donc Il l'a fait. 
C'est Dieu, quand même. C'est pas Jo le clodo.

mercredi 7 décembre 2016

C'est Dieu, l'auteur de la grâce, c'est Lui qui convertit les coeurs endurcis.
Nous, prêtres, n'avons aucun pouvoir pour convertir qui que ce soit,
mais, s'Il le veut, Dieu peut nous utiliser pour toucher les coeurs,
comme il l'a fait avec saint Ambroise de Milan pour convertir saint Augustin. 
Quel joie d'être parfois l'instrument, même inconscient, de la grâce de Dieu !

mardi 6 décembre 2016

Il faut des bergers pour courir après les brebis égarées, ok.
Mais il en faut aussi pour garder celles qui ne se sont pas échappées,
sous peine d'en perdre 99 pour en retrouver une.
Grâce à Dieu, il y a diverses vocations dans l'Eglise, 
et toutes sont nécessaires au bien de son peuple.

lundi 5 décembre 2016

Dieu seul peut pardonner les péchés,
par l'intermédiaire de ceux entre les mains desquels il a remis ce pouvoir,
c'est à dire des apôtres, de leurs successeurs, les évêques,
et de leurs collaborateurs, les prêtres.
Les politiques aimeraient bien s'arroger ce droit, et ils le font parfois,
en disant que des choses interdites par Dieu sont permises
parce qu'ils ont fait une loi pour,
et qu'on peut donc les faire en toute tranquilité d'esprit et la conscience nette.
Depuis quand devient-on Dieu par des élections ?
Depuis quand la politique définit-elle ce qui est moral ou non ?
Depuis quand considère-t-elle qu'elle a un droit de police sur les consciences ?
Si une loi peut décider de ce qui devient légal,
elle ne peut en aucun cas décrêter de ce qui deviendrait moral 
juste parce qu'elle en aurait décidé ainsi.

dimanche 4 décembre 2016

Celui qui ne se reconnait pas pécheur n'a pas besoin d'un Dieu sauveur,
puisqu'il se considère innocent et sans tâche, parfait à ses propres yeux.
C'est pourquoi la reconnaissance lucide de ses propres péchés
est un préalable à la réjouissance d'accepter Dieu dans sa vie :
ce n'est que quand on admet avoir besoin de Dieu pour se sortir du mal 
qu'on accepte sa venue avec enthousiasme et gratitude .