persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 5 février 2018

À partir de quel âge faut-il emmener ses enfants à la messe ?
À partir de leur conception.
Plus tôt on est en contact amical et régulier avec Dieu,
plus il fera partie de notre vie, plus il sera collé à notre âme et à notre esprit.
On n'a pas besoin de comprendre pour apprendre.
Et puis les enfants ont un contact simple et direct avec Dieu,
parce qu'ils n'ont pas encore blindé leur esprit de préjugés et de peurs, 
ce qui fait qu'ils l'entendent très facilement.

dimanche 4 février 2018

Le seul moyen que je connaisse de faire grandir sa foi,
c'est de vivre en accord avec elle,
d'en suivre les principes dans nos décisions quotidiennes
et d'en mettre en pratique les enseignements dans nos choix de vie.
Si on ne vit pas selon sa foi,
alors elle va se dessécher
puis finir par tomber comme une branche morte
parce qu'elle ne sert à rien.
Et on sera tout surpris, le jour où on en aura besoin, 
de constater qu'on l'a perdue sans même s'en rendre compte.

samedi 3 février 2018

On a le droit d'être qui on est, si on veut.
Mais il y a un prix à payer.
Le monde pardonne rarement
à ceux qui sortent du conventionnel et du socialement admis 
d'oser être différents de lui et de ne pas en ressentir de gêne ni de honte.

vendredi 2 février 2018

Je comprends parfaitement qu'on puisse être susceptible :
il est toujours désagréable d'être confronté à la critique et à la contradiction,
ou simplement d'avoir à se justifier, à transiger ou à accepter d'autres façons de faire
que celles avec lesquelles on se sent naturellement à l'aise.
Cependant, j'ai connu des gens dont la susceptibilité dominait la vie.
Résultat des courses, ils vivent absolument seuls, sans le moindre ami,
enfermés en eux-mêmes, parce qu'ils ont systématiquement coupé tout lien
avec qui les contrariait, c'est à dire, tôt ou tard, avec tout le monde.
On ne peut pas se contenter d'être susceptible en disant que c'est notre caractère.
Il faut lutter contre ce défaut autant qu'on le peut, 
si on ne veut pas finir totalement misanthrope, et seul.

jeudi 1 février 2018

Si on réagit dès les premiers symptômes,
il est bien plus facile de se sortir de n'importe quel problème
que quand on attend de ne plus en pouvoir pour réagir.
Ça vaut pour la santé physique ou mentale, bien sûr,
mais aussi pour les tentations, pour le désamour,
pour le manque de foi, d'espérance ou de charité,
pour l'éloignement de Dieu et de l'Eglise,
pour tout ce qui est connu comme entrainant des addictions.
On le sait.
Il faut juste apprendre à en tenir compte.

mercredi 31 janvier 2018

Avoir des idées formidables, surtout pour "les autres", c'est facile.
Encore faut-il les tester soi-même pour savoir ce qu'elles valent :
si on peut les mettre en pratique facilement et si elles servent à quelque chose.
Si tout le monde faisait ça, on donnerait moins de conseils à tort et à travers.
On ne peut pas donner à porter aux autres des fardeaux 
qu'on ne bouge pas soi-même du petit doigt.

mardi 30 janvier 2018

Tiens, j'ai vu un film avec des policiers, où leur chef leur disait
de ne "pas rapporter avec eux leur boulot à la maison",
à cause des divorces, de l'alcoolisme ou des suicides que ça pouvait provoquer.
On serait bien avisés, nous les prêtres, de tenir compte de ce conseil.
Oh, je sais bien, "sacerdos in aeternum", tout ça,
"on est prêtre à vie", tout le temps, pour l'éternité, sans pauses.
Pourtant Jésus emmenait ses disciples à l'écart sur la montagne de temps en temps,
et lui-même le faisait très souvent pour son compte.
Peut-on le soupçonner d'avoir ignoré qu'il était non seulement prêtre,
mais le seul et unique prêtre de l'Eglise, le modèle même du sacerdoce ?
Ne sois pas plus christique que le Christ. C'est absurde. 
Apprends à décrocher. Pour ton bien, et pour celui de ceux que Dieu t'a confiés.

lundi 29 janvier 2018

Croire que Dieu ne peut pas se passer de nous pour agir à sa place,
c'est ignorer l'incarnation du Fils.
Je l'ai déjà dit, mais je me répète : 
quand Dieu veut que quelque chose soit fait comme il faut, il le fait Lui-même.

dimanche 28 janvier 2018

Je connais bien des prêtres qui pensent que
moins ils prennent soin de leur santé, plus ils sont saints.
Ils pensent sans doute aux pères du désert,
qui ne mangeaient quasiment rien et vivaient n'importe comment,
ou à ce genre d'histoires.
Seulement voilà, tout le monde n'a pas la même vocation,
et penser que plus je maltraite le corps que Dieu m'a donné,
plus je fais sa volonté, c'est toujours une erreur.
Tout au plus, obnubilé par la recherche de la sainteté, 
je peux en arriver à oublier mes besoins les plus élémentaires,
mais si je deviens saint, ça sera malgré ce déséquilibre
et non grâce à lui. 
S'ils avaient un directeur spirituel ou au moins un confesseur régulier
sage et expérimenté,
il le leur dirait, j'imagine,
parce que c'est quand même l'une des premières choses 
qu'on nous enseigne au séminaire... normalement.

samedi 27 janvier 2018

"Ne te moque jamais des vieux ni des riches,...", m'a toujours enseigné mon père, 
"...tu ne sais jamais ce que tu peux devenir".

vendredi 26 janvier 2018

Si on n'oublie jamais le but de la vie,
et qu'on reste focalisé sur la recherche active et pleinière de la vie éternelle, 
alors beaucoup d'absurdités du monde ne nous atteignent pas.

jeudi 25 janvier 2018

Pour les prêtres, il y a une bonne fatigue,
celle que l'on a après avoir confessé pendant des heures, prêché une retraite,
enseigné les choses de Dieu à des gens qui le recherchent,
fait de la direction spirituelle, célébré la messe devant une foule recueillie et priante, etc.
Mais il y a aussi une mauvaise fatigue,
celle d'avoir dû assister à plein de réunions inutiles,
d'avoir dû s'occuper de gens exigeants et que Dieu n'intéresse absolument pas,
celle de courir dans tous les sens pour annoncer un Christ que personne ne veut,
ou d'avoir fait le psy, l'assistante sociale, l'homme à tout faire ou la décharge publique.
Chaque fatigue demande du repos, mais la mauvaise fatigue demande, en plus,
des temps de prière quotidiens, des temps de retraite et de ressourcement,
parce que rien n'est pire que l'impression de donner sa vie pour rien, 
et seule la communion intime avec Dieu peut alors donner un sens à notre vocation.

mercredi 24 janvier 2018

Tiens, une citation de Kaamelott, Livre VI, d'Alexandre Astier,
qui justifie à elle seule qu'on aime cette série et qu'on en admire l'auteur :
"Les grands chefs n'ont qu'un point commun :
ils ne se battent que pour la dignité des faibles."
C'est tellement beau, tellement profond !
On devrait pouvoir dire la même chose des chrétiens. 
La sagesse, d'où qu'elle vienne, est toujours de la sagesse, 
et voilà une perle qui mérite sa place dans le trésor de la sagesse humaine.

mardi 23 janvier 2018

Aucune vertu ne sert à rien, si elle n'est pas unie à la persévérance.
Tu as fait quelque chose de bien une fois dans ta vie ?
Tu étais gentil quand tu étais petit ?
Eh, la belle affaire !
Qu'en est-il de tout le reste de tes actions ?
Courage ! Ce que tu as fait de bien, tu dois le refaire. 
Encore, encore, et encore.

lundi 22 janvier 2018

Tu veux être populaire et plaire à tout le monde ?
Alors prépare-toi à devoir renoncer à l'amour de la vérité.
Maintenant, si tu préfères être fidèle à la vérité, 
prépare-toi à déplaire à beaucoup de monde et à être impopulaire.

dimanche 21 janvier 2018

Moins sa propre vie est intéressante, 
plus on porte d'intérêt aux détails de la vie des autres.

samedi 20 janvier 2018

La chasteté, c'est savoir se réjouir de ce qui est beau à voir et désirable
sans pour autant vouloir le posséder, l'utiliser ou le garder pour soi.
C'est une forme de gratuité qui rapproche de l'amour véritable :
apprécier les biens ou les personnes pour eux-mêmes, 
et non pour les annexer à son intérêt personnel.

vendredi 19 janvier 2018

Vouloir de l'argent parce qu'on pense que ça va nous rendre heureux,
que ça nous protègera et que ça nous rendra plus maîtres de notre vie ? 
C'est de l'idolâtrie, c'est tout.

jeudi 18 janvier 2018

J'ai souvent remarqué que seuls les gens exigeants sont pris au sérieux.
Quand on n'est pas difficile, qu'on accepte facilement de se faire avoir,
qu'on fait toujours tout gratuitement,
qu'on n'ose pas protester quand quelqu'un agit mal envers nous,
qu'on ne demande rien à personne, même pas ce à quoi on a droit,
on n'est pas pris pour quelqu'un de noble et de fiable, non,
mais pour un imbécile facile à berner et facile à manipuler,
pour une bonne pomme, quoi.
Sois un peu exigeant envers les autres.
Pas trop, mais au moins un peu, sans devenir invivable bien sûr.
Tu verras, le regard des autres changera,
et on ne te traitera plus comme si tu n'existais pas.
Puis ajuste le curseur de ton exigence au niveau de respect qui te convient. 
Ça ne fait pas du mal d'être bien traité.

mercredi 17 janvier 2018

Parce que nous sommes chrétiens, nous avons tous la même vocation à aimer.
Ton mari ou ta femme d'abord, c'est la seule personne
que tu te sois engagé à aimer devant Dieu et devant témoins.
Puis tes enfants, parents, frères et soeurs, famille, etc... :
un chrétien en guerre contre sa propre famille ne serait pas très crédible.
Puis tes voisins et collègues, relations et amis, puis tout le monde.
Plus tu aimeras de gens, plus tu auras donné ta vie largement,
plus il y aura des gens, au paradis, qui te garderont une place.
Tout ça n'est pas très difficile à comprendre. 
Il ne reste donc qu'à le mettre en pratique.