persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 13 juillet 2018

On meurt tous, tôt ou tard, c'est comme ça, pas moyen de faire autrement. 
Donc la question n'est pas de savoir si on va mourir ou pas. 
Ce n'est pas non plus où, quand ou comment, 
parce que ça ne change rien au fait qu'on va mourir, 
même si on aimerait autant que ça soit dans la paix et sans douleur.
Non, moi, ce qui m'inquiète, c'est de savoir si je serai prêt. 
Est-ce que j'aurai assez aimé pour pouvoir me retrouver devant l'Amour sans rougir de honte ?
Est-ce que, quand Dieu me demandera si je l'aime, je pourrai répondre oui sincèrement ? 
Est-ce que j'aurai assez fait la paix avec tout le monde pour ne pas entendre, 
depuis le paradis, quelqu'un crier "on ne veut pas de lui, on ne s'entend pas avec lui" ?
Est-ce que mon coeur sera assez ouvert pour accepter l'amour de Dieu et des saints ? 
L'objectif de la vie, c'est de pouvoir répondre oui à toutes ces questions. 
C'est donc l'objectif de chaque jour. 

jeudi 12 juillet 2018

Quand tu as communié, ne cherche pas Dieu au ciel, ni même dans le tabernacle : 
c'est toi, maintenant, le tabernacle. 
Alors recueille-toi, et prie le Seigneur qui est là, en toi. 

mercredi 11 juillet 2018

Le "respect de la dignité" est souvent invoqué pour revendiquer un droit à tuer une personne. 
Comment la dignité humaine peut-elle être opposée à la vie ? 
La vie en elle-même n'est-elle pas la dignité la plus haute de l'être humain ? 
Qu'y a-t-il de digne à mourir, à être éliminé, à devenir un cadavre que tout le monde fuit ? 
Les mots ont un sens et ici, ce sens a été perverti sciemment.
En réalité, ce n'est pas la dignité qu'on recherche, 
parce que le simple fait d'être en vie est la dignité la plus haute que l'on puisse trouver.
Non, ce qui est en jeu, c'est la revendication du droit à refuser le don de Dieu, 
en décidant par nous-même qui doit vivre et qui doit mourir, 
même si ça signifie rejeter le seul bien qui nous soit essentiel. 
Pas la peine d'aller chercher le péché originel dans le Genèse : 
la mort est bien la conséquence dramatique du rejet de Dieu, ici et maintenant. 

mardi 10 juillet 2018

En vouloir à Dieu quand un proche meurt, 
c'est reconnaître implicitement qu'on pense que toute vie est dans sa main. 
Eh bien, s'il a un pouvoir sur notre vie, 
alors comment ne pas imaginer qu'il garde ceux qu'on aime en vie, d'une autre façon, 
lui qui est le Dieu des vivants et non pas des morts ? 
Lui qui a la vie éternelle, qui a tout créé à partir de rien, 
qui est venu donner sa vie pour que nous sachions à quel point il nous aime, 
comment pourrait-il se résoudre à voir retourner au néant 
un seul de ces humains pour lesquels il a créé l'univers et qu'il a racheté de son sang ?
Tu crois que toute vie est dans la main de Dieu ? Tu as raison. 
Mais alors crois aussi qu'il va tous nous ressusciter, comme il nous l'a annoncé. 
Que ta foi ne s'arrête pas en chemin. 

lundi 9 juillet 2018

L'intransigeance du monde des réseaux sociaux fait froid dans le dos. 
Aujourd'hui, le moindre mot, le moindre geste peut être filmé, copié, diffusé,
détourné, amplifié, multiplié à l'infini, jusqu'à faire la une des journaux, 
rendant monumentals des non-évènements sans intérêt. 
Au passage, ils se chargent de jugements, d'insultes, de menaces, de haine, 
et pour trois fois rien on peut se retrouver cloué au pilori. 
Quand on voit l'immense réservoir de haine qui frémit juste sous la surface du monde, 
comment s'étonner qu'il y ait des guerres et des injustices toujours et partout ? 

dimanche 8 juillet 2018

Il y a 17 ans aujourd'hui, j'étais ordonné prêtre.
Priez pour moi. 

Merci ! 

samedi 7 juillet 2018

L'Eglise a toujours eu besoin de conversion, d'améliorations, de consolidation, de réparations, 
depuis le début de son existence jusqu'à aujourd'hui. 
Mais il y a deux façons de la réformer : en tapant dessus, en dénonçant haut et fort ses péchés, 
en n'y voyant qu'un champ de ruines, pourri jusqu'à la moelle, qui ne mérite que la destruction, 
bref, au bout du compte, en la quittant pour aller tenter sa petite aventure de son côté avec ses potes.
Ou alors en priant pour elle, en prenant notre part de son fonctionnement, 
en se réformant soi-même pour ne pas aggraver les difficultés par des scandales, 
en l'aimant, malgré ses défauts, comme on aime une vieille maison, même si elle n'est pas parfaite. 
Je choisis la deuxième façon. 
Ce n'est pas en tapant sur l'oeuvre de Dieu qu'on va l'améliorer. 

vendredi 6 juillet 2018

Quand les fêtes du Seigneur, à commencer par la messe du dimanche, nous ennuient, 
que reste-t-il vraiment de l'amour de Dieu en nous ? 
Ne se réjouit-on pas naturellement des fêtes des gens que l'on aime sincèrement ? 
Ne prend-on pas plaisir à leur faire des cadeaux et à les voir heureux ?
Comment prétendre aimer Dieu, si tout ce qui vient de Lui nous ennuie et nous contrarie ? 

jeudi 5 juillet 2018

Annoncer la Parole de Dieu, c'est toujours difficile : 
personne n'aime se faire reprendre, personne n'aime les mauvaises nouvelles. 
Alors quand on doit dire que si on ne se convertit pas, 
si on ne choisit pas l'amour de Dieu par dessus-tout et de son prochain comme soi-même, 
on va se damner, c'est à dire passer notre éternité loin de Dieu parce qu'on l'aura méprisé sur terre,
c'est aussi compliqué pour celui qui le dit que pour celui qui l'entend.
Et pourtant il faut le dire, parce que c'est la vérité. 

mercredi 4 juillet 2018

Le péché, ça a l'air rigolo au début, sinon personne ne pècherait. 
Mais en fait, c'est comme un poison à retardement, 
et à terme, ça conduit à la tristesse, à la déprime, à la honte et au dégoût. 
Ça fait perdre la paix, l'espérance et la charité. 
Ça fait perdre la foi en Dieu et en l'amour humain. 
Ça isole et ça laisse un goût d'amertume, 
et plus on pèche pour se rassasier, plus on a faim et soif, 
parce qu'on ne se nourrit pas d'amour, mais d'un placebo toxique. 
Si tu ne luttes pas contre le péché par amour de Dieu, 
au moins lutte contre lui par amour de toi. 
Combien de temps le laisseras-tu te détruire et te désespérer ? 

mardi 3 juillet 2018

Aujourd'hui nous fêtons saint Thomas. Tu sais, celui qui a douté de la résurrection du Christ. Eh bien moi, Thomas, je l'aime bien. Parce que, grâce à lui, je sais que Jésus est vraiment ressuscité d'entre les morts, que ce n'était ni une hallucination collective, ni une imposture : Thomas a mis ses doigts dans les trous des clous, il a mis sa main dans son côté. Je ne vois pas comment on aurait pu le tromper, lui qui ne s'est pas contenté de prendre ses désirs pour des réalités.
Il y a quelques années circulaient des théories farfelues, qui disaient que la résurrection du Christ n'avait pas vraiment d'importance, qu'il soit réssuscité ou pas, bof, ça ne changeait pas grand chose à la validité de ses enseignements. Ha ! Quelle idiotie ! Comment !? La résurrection, pas importante ? Mais c'est la pierre angulaire de la révélation du Christ, des enseignements de Dieu, de la fondation de l'Eglise, et le fait le plus important, toutes catégories confondues, de l'intégralité de l'histoire humaine ! Un homme est ressuscité, pas d'une résurrection au rabais, une où on re-meurt après. Il était mort, bien mort à fond, on lui avait même mis un coup de lance dans le coeur pour être sûr qu'il ne faisait pas semblant, et il est ressuscité. Et d'une résurrection jamais vue ni avant ni après (à l'exception de la Très Sainte Vierge Marie) : oui, parfois, des gens reviennent à la vie. Mais comme ils étaient avant : ils mourront de nouveau, et leur corps n'a pas acquis de changement particulier. Jésus ressuscité, ça n'a rien à voir : son corps est à la fois le même, et plus vraiment. Il est à Emmaüs, et en même temps à Jérusalem. Il apparait et disparait. Cependant il peut manger et boire, et on peut mettre les doigts dans les trous de son supplice. On le reconnait, mais pas au premier abord, il faut qu'il se fasse reconnaître. Et un jour il monte au ciel, devant toute une foule. Non, la résurrection du Christ n'a rien à voir avec les "petites" résurrections, parce qu'elle mène non pas à un rétablissement de la vie d'avant, mais à la vie éternelle, la vie en Dieu. 
Cette résurrection, Jésus nous l'a promise à nous aussi, à toute personne de bonne volonté qui accepte d'aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même, qui accepte de donner sa vie pour ceux qu'elle aime. À toi, à moi, à tous ceux que ça intéresse et qui s'efforcent de vivre en conformité avec leur foi. 
Merci, saint Thomas, d'avoir été difficile à convaincre. Ton doute a permis à ma foi d'être solidement enracinée sur la résurrection du Christ. Merci ! Et intercède pour nous. Amen.

lundi 2 juillet 2018

Suivre Jésus, c'est renoncer à soi-même. 
Rien d'étonnant, parce que c'est le coeur de son enseignement : 
qui veut garder sa vie pour soi la perdra, 
qui la donne la gagnera. 
Eh bien, donner sa vie pour le Christ 
vaut bien autant que la donner pour qui que ça soit d'autre, 
puisque c'est ça, la vocation chrétienne : 
apprendre à donner sa vie pour ceux qu'on aime. 

dimanche 1 juillet 2018

Bien sûr que Dieu n'aime pas la mort des êtres humains : 
il ne nous a pas créés pour nous voir disparaître, 
mais pour nous faire profiter d'une éternité d'amour. 
C'est pourquoi toute décision de mise à mort d'un être humain, 
fusse-t-il non encore né, malade ou très âgé,
est profondément en contradiction avec la volonté divine. 
En langage théologique, c'est ce qu'on appelle un péché mortel, 
parce que c'est un manque d'amour qui conduit à la mort 
non seulement la victime, qui y perdra son corps, 
mais aussi le bourreau, qui y perdra sa vie éternelle en présence de Dieu, 
qu'on appelle le paradis. 

samedi 30 juin 2018

Jésus a souvent parlé du lieu éternel où seront "les pleurs et les grincements de dents". 
N'en tenir aucun compte, professer "qu'on ira tous au paradis", c'est rejeter l'Evangile, 
parce qu'on l'ampute alors de la part de révélation qui ne nous arrange pas. 
Il est légitime de ne pas tout comprendre à l'Evangile,
mais pas de le trafiquer pour que tout ce qu'on n'en comprend pas ne nous dérange plus.

vendredi 29 juin 2018

Saint Pierre et Saint Paul avaient des origines, 
un caractère, une histoire personnelle, des qualités et des défauts, 
une mission et une compréhension du mystère du Christ
aussi différents qu'on peut l'imaginer. 
Mais ils ont tous deux donné leur vie pour l'annonce de l'Evangile : 
Pierre parce qu'il aimait Jésus de tout son coeur, 
Paul parce qu'il l'aimait de tout son esprit. 
C'est bien, qu'ils soient fêtés ensemble : 
ce qui compte, ce n'est pas notre origine, notre caractère ou notre formation, 
la vocation qui est la nôtre ou les erreurs qu'on a pu commettre. 
Non, ce qui est important, c'est ce qui nous unit et nous fait vivre :
l'amour du Christ, maintenant et pour l'éternité. 

jeudi 28 juin 2018

J'aime bien saint Irénée, entre autre parce qu'il a lancé l'idée
de faire sa généalogie d'ordination pour remonter au Christ. 
Intuition géniale ! 
Tout remonte au Christ, et c'est à Lui que nous devons toujours nous référer, 
car c'est Lui qui donne à tout prêtre, mais aussi à tout chrétien, sa légitimité. 
Sans Lui, nous ne pouvons rien faire, 
alors, tout ce que nous faisons de bien, c'est à Lui qu'il faut en rendre grâce.

mercredi 27 juin 2018

Tiens, c'est amusant, j'ai lu la biographie d'un célèbre auteur français, 
qui a reçu le prix nobel pour l'ensemble de son oeuvre
et une condamnation papale l'année suivante pour l'ensemble de son oeuvre. 
Il était, nous dit-on, considéré comme une autorité morale de premier ordre, 
alors qu'une de ses femmes a fait une tentative de suicide à cause de ses infidélités, 
et qu'une autre a réussi sa tentative, parce qu'il courait allègrement le jupon. 
Être quelqu'un de connu ne suffit pas à être quelqu'un de recommandable. 

mardi 26 juin 2018

Trouver le chemin qui conduit à la vie, 
chemin qui consiste à donner sa vie pour ceux qu'on aime, 
ce n'est déjà pas donné à tout le monde. 
Mais ceux qui le suivent, en vivant selon ce principe chaque jour, 
c'est encore plus rare. 
C'est que le péché, qui veut que l'on garde sa vie pour soi, 
est bien présent dans le monde, 
et il faut une confiance totale en Dieu pour s'en détourner. 

lundi 25 juin 2018

Pour entrer au paradis, il y a deux portes : 
la porte principale, celle réservée aux saints et aux martyrs, 
à ceux qui ont donné leur vie pour le Christ et pour leur prochain, 
aux disciples fidèles, assidus et en règle avec les enseignements du Christ. 
Eh puis il y a l'entrée des artistes. 
Celle qui ne juge pas ceux qui n'ont pas jugé, 
qui laisse entrer toute personne qui n'a jamais fermé son coeur à personne
et qui n'a jamais jugé son prochain. 
J'aimerais bien entrer par la porte principale. 
Mais, au cas où, il est prudent de se réserver la petite porte. 

dimanche 24 juin 2018

Jean-Baptiste est, selon Jésus, "le plus grand des enfants des femmes, 
et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui" (mt 11, 11).
Ah, mais c'est que c'est Jésus Christ qui nous sauve, par sa passion et sa croix, 
pas nos mérites, aussi grands soient-ils. 
Le salut vient du Christ, et de personne d'autre. Nul ne peut se sauver lui-même. 
Tu cherches le salut ? Alors, cherche le Christ. Puis suis-le. 
C'est lui le chemin, la vérité et la vie.