persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 12 septembre 2018

Dans les Béatitudes, Jésus ne fait pas l'apologie du masochisme, 
comme s'il disait que pour être heureux, il faut en baver comme des malades.
Non, ce qu'il dit, c'est que les malheureux qui en bavent sur cette terre
ont des motifs de se réjouir, parce que Dieu ne les oubliera pas dans la vie éternelle, 
et qu'il mettra en premier ceux qui étaient considérés comme les derniers ici-bas. 
Au-delà de ce que nous voyons et imaginons, il les comblera de tous biens. 

mardi 11 septembre 2018

Je n'ai jamais compris ce besoin commun de se comparer les uns aux autres
dans tout ce qui fait la vie quotidienne. 
Si encore c'était pour se réjouir de la réussite des autres ! 
Mais non, c'est pour se trouver plus ou moins bien qu'eux, 
et ensuite les mépriser ou les jalouser en ayant l'impression que c'est mérité. 
Il faut faire attention à ça dans l'Eglise. 
Untel me semble plus ou moins saint, avoir plus ou moins réussi sa vie, 
être plus ou moins obéissant au Christ ou à l'Eglise, prier plus ou moins bien que moi ? 
Et alors ? 
Chacun son rythme, ses faiblesses et ses forces. On marche tous sur le même chemin, 
et ce n'est pas une compétition. 

lundi 10 septembre 2018

Il est dangereux de se mettre en couple avec quelqu'un 
que soit son coeur, soit son esprit n'approuve pas. 
Pour que ça ait une chance de marcher, il faut l'approbation des deux. 

dimanche 9 septembre 2018

Lutter frontalement contre ses propres péchés, c'est une guerre qu'on ne peut pas gagner : 
où tu arriveras à les éliminer à force de volonté pure (ce dont je doute mais sait-on jamais), 
et tu cours le risque bien réel de remplacer par de l'orgueil ce que tu auras vaincu ;
ou tu n'y arriveras pas du tout, 
et tu cours le risque bien réel de t'éloigner de la religion pour ne plus te sentir coupable. 
Ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. 
Si tu veux progresser dans le combat spirituel, 
lutte pour te rapprocher de Dieu et le laisser faire le boulot à ta place. 
Lutte contre la paresse qui t'empêche d'aller à la messe ou de te confesser, 
lutte contre ces mille et une choses que tu as subitement à faire 
au moment même où tu avais décidé de prier ou d'aller à l'église, 
lutte contre toutes ces excuses qu'on s'invente pour ne pas s'approcher de Lui, 
contre cette répugnance habituelle qui nous saisit quand on veut passer du temps avec Dieu.
Ça c'est un combat qu'on peut gagner, et qui fait grandir l'humilité, non pas l'orgueil, 
parce qu'on reconnait fondamentalement que tout seul on ne peut rien faire, 
et qu'on a besoin de Dieu pour s'améliorer. 
Puis quand tu auras réussi à remplir ta vie de Dieu, continue comme ça, avec persévérance.
Patiemment. Sans faire les comptes toutes les cinq minutes pour voir s'il y a des résultats.
C'est Lui qui, de l'intérieur, sans aucun autre effort de ta part, fera le ménage, à son rythme.
C'est Lui, le Sauveur. Ce n'est pas toi. Laisse-toi sauver, 
au lieu de t'efforcer en vain d'être à toi-même ton propre messie. 

samedi 8 septembre 2018

J'en ai connu, des chrétiens qui confondaient sainteté et sinistrose ! 
Pour qui le fait d'être coincé, exigeant, dur, facile à scandaliser, sérieux ou intransigeant
est un signe d'excellence et donc de ce qu'ils imaginent être la sainteté.
Résultat des courses, ils sont pénibles avec tout le monde, ne se détendent jamais, 
ne rient que quand ils se brûlent, parce qu'ils ont remplacé l'amour par la souffrance.
Mais tu sais quoi ? La sainteté, c'est aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même.
Ça n'a rien à voir avec le masochisme, pas plus d'ailleurs qu'avec le sadisme.
Ce n'est pas une question d'exigence envers les autres ou de perfection dans l'insensibilité.
Dieu seul est saint. Or Il est doux et humble de coeur, compatissant, généreux et prompt à pardonner.
L'imiter est bien suffisant. Pas besoin d'en rajouter.

vendredi 7 septembre 2018

Tiens, j'ai entendu un truc intéressant dans un film coréen : 
"en politique, oui veut dire peut-être, 
peut-être veut dire non. 
Quant à celui qui ose dire non, 
il n'aurait pas dû faire de politique."
Pas faux. 
Et tellement opposé au 
"que ton oui soit oui, que ton non soit non" de saint Paul ! 

jeudi 6 septembre 2018

Seul celui qui vient de Dieu peut nous mener à Dieu.
Tu veux être sauvé ? 
Alors accroche-toi au Christ. 
Écoute sa parole.
Imite sa façon d'agir.
Mets en pratique ses enseignements.
Le voilà, le chemin sûr et éprouvé qui mène à Dieu.

mercredi 5 septembre 2018

Jésus n'a que faire du témoignage des possédés. 
Ils savent qu'il est le messie, le Fils de Dieu ? 
Oui, ils le savent, et ils tremblent.
S'il ne veut pas de leur témoignage, 
c'est parce que le démon a l'habitude de mêler le vrai au faux, 
afin qu'on ne puisse plus discerner l'un de l'autre, 
et qu'il puisse semer discrètement les germes du doute, de la discorde et de la rebellion. 
C'est le prince du mensonge, menteur dès l'origine. 
À cause de ça, Jésus n'a que faire de ce que dit le diable, quelle qu'en soit la teneur.
On serait bien inspirés de l'imiter au lieu de chercher des réponses
auprès des shamans, marabouts, voyants et autres médiums, 
dont on ne sait pas qui les inspire, au nom de qui ils parlent, 
ni si ce qu'ils disent n'est pas un subtil entremêlement de vrai et de mensonges éhontés.

mardi 4 septembre 2018

Tu veux connaître les mystères insondables de ce qui se passe dans la tête de Dieu ? 
Alors lis ce qu'a fait et enseigné Jésus Christ. 
Il est la Parole de Dieu, et il connait son Esprit mieux que personne. 

lundi 3 septembre 2018

Oh, dans l'Evangile d'aujourd'hui, Jésus appuie là où ça fait mal... Déjà le livre d'Isaïe enseigne que le prophète a été envoyé pour les pauvres, les captifs, les aveugles et les opprimés. Très bien, mais qu'en est-il des gens qui sont fidèles à Dieu, qui le servent, qui recherchent sa faveur ? Non, rien, pas de trace. Ensuite Jésus en remet une couche : Élie n'a pas aidé les veuves d'Israël, mais une païenne, une étrangère. Élisée n'a guéri personne de la lèpre en Israël, mais un étranger, presque un ennemi. Cette fois, c'en est trop : l'assemblée, qui était d'abord charmée par ses enseignements, est à présent scandalisée, et cherche à se débarasser de lui en le jetant dans un précipice, rien de moins. Ses paroles valaient-elles une tentative de meurtre ?
Pour comprendre, il faut se remettre dans le contexte. À l'époque de Jésus, il y a des gens qui, en leur temps, ont essayé de faire la volonté de Dieu : ce sont les pharisiens, les scribes, les grands prêtres, etc... Mais ça, c'était avant. Ils se sont fatigués de leurs efforts qui ne les conduisaient nulle part, de cette sainteté qui n'arrivait pas, et surtout de ne pas recevoir de Dieu les fruits de leurs efforts, par des bénédictions simples à comprendre comme la richesse, le pouvoir, la santé, la gloire, la réussite, etc etc... Du coup, déçus par le peu de réponse de Dieu, ils ont pris ce qu'Il ne leur donnait pas : pouvoir, richesse et gloire. Ils ont privatisé la religion de leurs pères à leur bénéfice, ils ont substitué leurs actions à celles de Dieu, jusqu'à se prendre pour Lui...
Jésus est venu sur terre pour remettre les choses à leur place : Dieu seul est Saint, nous dit-il. Il n'a que faire des sacrifices ou des actes extérieurs de religiosité, mais il demande un coeur contrit, un esprit humilié, de la justice, de la bienveillance et de la paix. Il n'est pas venu pour les bien-portants ni pour les riches, mais pour les pauvres et les pécheurs qui mettent leur espérance en Dieu et non en leurs propres forces ou leurs qualités personnelles. Il nous rappelle que le salut ne consiste pas à faire du commerce avec Dieu (je te donne une prière, tu me donnes telle ou telle chose...) mais à aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même, gratuitement. Il nous apprend le sens du seul sacrifice qui plait à Dieu : être capable de donner sa vie pour ceux qu'on aime. 
Ce n'est une Bonne Nouvelle que pour ceux qui aiment Dieu pour lui-même, et non pour les bénéfices qu'ils en attendent.
C'est donc une Bonne Nouvelle pour nous tous, mh... ?

dimanche 2 septembre 2018

N'ajoute pas d'exigences là où l'Eglise n'en demande pas : 
ça ne sert à rien d'être plus papiste que le Pape. 
Mais ne retranche rien non plus à ce qu'elle enseigne : 
il n'est pas raisonnable de faire cavalier seul dans la recherche de la Vérité. 

samedi 1 septembre 2018

Dieu aime bien ceux que le monde n'aime pas. 
Ne t'avise donc pas de détester qui que ce soit,
même pour faire comme tout le monde ou pour faire plaisir à ton entourage : 
ça serait idiot de te retrouver en guerre contre Dieu juste pour te faire bien voir du monde. 

vendredi 31 août 2018

Aimer, ça va au-delà du raisonnable, ça le dépasse infiniment.
Par exemple, si l'amour n'accompagne pas la raison, 
alors il est impossible de connaître quelqu'un à fond, 
parce que seul l'amour peut sonder jusqu'au fond de l'être. 
Et là où la raison sera découragée, dégoutée ou dépassée, 
l'amour trouvera toujours un passage et une solution. 
Ne suis pas que ta raison, si tu veux aimer. 
La raison peut t'emmener jusqu'à la porte de l'amour, mais elle est incapable de l'ouvrir seule.

jeudi 30 août 2018

L'idée de ce que c'est qu'aimer, et aimer quelqu'un pour de vrai, 
ce sont deux choses différentes.
Eh bien c'est pareil avec l'amour de Dieu. 
Qu'on se l'imagine, qu'on sache qu'il faut l'aimer, d'accord.
Mais l'aimer pour de vrai, autant de coeur qu'en actes, c'est tout autre chose. 

mercredi 29 août 2018

D'un côté, il y a la théorie : ce que nous devrions être, comment on aurait dû nous éduquer, 
ce que nous devrions savoir, puis mettre en pratique, bref comment nous devrions vivre
pour correspondre parfaitement au plan de Dieu sur nous et sur l'humanité.
De l'autre côté, il y a la réalité : les tares, handicaps ou maladies avec lesquels nous sommes nés, 
la façon dont nous avons été éduqué, ou pas, selon les parents qu'on a eu, 
le fait d'être né dans un pays libre ou pas, riche ou pauvre, chrétien ou pas, 
ce qu'est notre famille, qui sont nos amis, à quel point le péché est entremêlé dans notre vie, etc...
Une vie au cordeau, pleinement conforme à la théorie, ça n'existe pas : 
c'est un plan qui, dans notre vie, ne sera jamais parfaitement réalisé, à cause de notre réalité.
Ce qu'il faut s'efforcer de faire, c'est de tendre vers ce qu'on sait être bon, 
à la mesure de nos moyens et de nos faiblesses, avec bonne volonté,
selon ce qu'on en comprend et qui est à notre portée.
Mais alors, me diras-tu, comment devenir saint ?
Heureusement, la sainteté n'a rien à voir avec notre perfection, sinon personne ne serait sauvé.
Dieu seul est saint. Tu veux le devenir aussi ? Aime-Le, puis colle-toi à Lui, 
par la prière, les sacrements et la lecture des Evangiles, à la mesure de tes possibilités.
Et laisse-le te transformer de l'intérieur, laisse l'Esprit Saint t'indiquer ce que tu peux faire de bon. 
Lui te connait mieux que toi-même, il connait ta situation, tes possibilités et tes limites.
Il saura t'indiquer la route à suivre, et mettra sur ta route des gens capables de t'aider. 

mardi 28 août 2018

C'est rarement une bonne idée de donner son avis quand personne ne le demande,
en particulier sur des sujets douloureux que l'on n'a jamais vécus soi-même
ou dont on n'a jamais eu à subir les conséquences. 

lundi 27 août 2018

L'Eglise a une raison d'être : 
transmettre fidèlement la Parole de Dieu, en particulier celles du Christ, 
à toutes les générations et jusqu'aux extrémités de la terre. 
Annoncer la résurrection de Jésus, qui préfigure la nôtre, 
avec le mode d'emploi pour parvenir au paradis qu'Il nous a promis. 
Et donner au monde les sacrements dont il a besoin pour avoir la force, avec la grâce de Dieu, 
de mettre en pratique tout ce que le Christ nous a enseigné. 
Au cours des siècles, l'Eglise a accumulé toute sorte d'habitudes et de traditions,
que l'on aime et auxquelles on tient, mais qui tiennent plus de la décoration que de rien d'autre.
Si ce folklore, à un moment ou en un lieu, devient un frein à l'annonce de l'Evangile, 
alors il est légitime de s'en passer, 
tant que le but consiste à transmettre fidèlement le message de Jésus
ainsi que les sacrements licites et valides qui l'accompagnent, quel que soit leur habillage local. 
Il ne faut pas que les traditions culturelles ou cultuelles des hommes soient un frein à l'extension 
du message salvifique de l'Evangile du Christ,
qui n'a aucune raison d'être gravé dans le marbre d'une époque ou d'un lieu 
alors qu'il est, par essence, universel et intemporel. 

dimanche 26 août 2018

"Servir Dieu"... 
Je ne sais pas ce que ça veut dire. 
Je sais ce que c'est qu'aimer Dieu par-dessus tout, enfin quand je dis "je sais"...
je le sais dans la limite de mes capacités et de ce que j'ai déjà fait dans ce sens, quoi. 
Mais "servir Dieu" ? 
Ça voudrait dire que Dieu a besoin de mes services ? 
Que sans moi Il ne peut pas faire ce qu'Il a à faire ? 
Qu'il est coincé dans son projet tant que je refuse de collaborer ? 
Non, vraiment, je trouve que ça n'a pas de sens. 
Je ne me souviens pas avoir été consulté quand Il a créé l'univers à partir de rien. 
La seule chose qui dépende véritablement de moi, 
c'est le choix d'aimer, ou de refuser d'aimer. 
Ça, d'accord, personne ne peut le faire à ma place, même pas Dieu. 
Mais pour les bricoles, honnêtement, je pense qu'Il peut parfaitement se passer de mon aide.
C'est moi qui ai besoin de Lui, pas le contraire. 

samedi 25 août 2018

On est juste un petit peu de terre avec du souffle divin, si on en croit la Genèse.
On est si fragiles... 
C'est sans doute pour ça que Dieu est si miséricordeux avec nous, 
parce que, quoi qu'on en pense, on n'est pas grand-chose en fait. 
Un pas grand-chose que Dieu a choisi d'aimer, 
parce qu'Il est grand. 

vendredi 24 août 2018

L'Eglise est l'épouse bien-aimée du Christ. 
L'Eglise céleste, déjà parfaite, et l'Eglise terrestre, toujours perfectible.
Toujours est-il que s'en prendre à elle et prétendre rester ami avec Dieu, 
c'est parfaitement illusoire. 
Qui resterait ami avec quelqu'un qui dénigre en permanence celle qu'il aime plus que tout, 
à fortiori celle pour laquelle il a donné sa vie par amour ?