persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

jeudi 8 novembre 2018

La conversion du pécheur est difficile à avaler, 
surtout quand le pécheur en question nous a fait du mal auparavant.
Et pourtant c'est ce que veut Dieu, et c'est ce que nous devons rechercher nous aussi : 
la mort ne résolvant rien, puisque nous allons tous ressusciter, 
si nous voulons vivre ensemble en présence de Dieu, il va bien falloir se réconcilier, tôt ou tard.
Et ça sera quand même plus facile à faire si le méchant a renoncé à sa méchanceté.
Prie pour la conversion de tes ennemis. Pour qu'ils renoncent au mal, définitivement. 
Ça ne peut pas te faire de tort. Vraiment.

mercredi 7 novembre 2018

Ne pas se plaindre,  
que c'est dur, surtout quand on est Français ! 
Voilà une pénitence facile à essayer de faire : 
ne pas se plaindre une journée entière. 
Essaye, tu verras. C'est bien plus difficile à faire qu'à dire.
Mais voilà un sacrifice qui plait à Dieu, si tu en cherchais un. 

mardi 6 novembre 2018

Un pauvre, quand il perd tout, ne perd pas grand-chose.
Un riche, en revanche, a énormément à perdre.
Eh bien Jésus, riche d'être le Fils de Dieu, a tout perdu pour nous. 
Quelle perte vertigineuse, de passer de Fils de Dieu à crucifié !!!
Il nous serait bien impossible d'en faire autant pour lui, 
pauvres que nous sommes de n'être que des créatures pécheresses. 

lundi 5 novembre 2018

Estimer tout le monde supérieur à soi, soyons honnêtes, c'est difficile.
Surtout quand le "tout le monde" est quelqu'un que l'on considère comme particulièrement idiot.
Mais ce ne sont pas nos qualités qui font de nous quelqu'un de bien ou pas, 
puisqu'elles nous ont été prêtées gratuitement par Dieu et que nous n'y sommes pour rien : 
c'est l'amour de Dieu pour chacun de nous qui fait notre valeur intrinsèque. 
Et qui te dit que Dieu n'aime pas les simples d'esprit plus que n'importe qui d'autre ? 

dimanche 4 novembre 2018

N'aie pas peur de Dieu : ça n'a pas de sens, personne ne t'aime plus que Lui.
Mais respecte-le. 
Ce n'est pas parce qu'il t'aime qu'il faut le traiter comme un larbin. 

samedi 3 novembre 2018

L'évangile du jour, avec la remarque de Jésus sur les premières places, pose la question de l'humilité dans la vie chrétienne. Jésus n'est pas venu "pour être servi, mais pour servir". Il s'est fait "le serviteur de tous", alors qu'il est "maître et Seigneur". Lui, "de rang divin, s'est anéanti, prenant la condition de serviteur". Il enseigne que "celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur". Il lave les pieds des apôtres comme un esclave. Il refuse qu'on l'affuble de titres ronflants, il interdit à ses apôtres de divulguer qu'il est le messie, il fuit quand on veut faire de lui un roi, il est "doux et humble de coeur". Bref, en un mot comme en cent, il nous incite à prendre toujours la dernière place, lui qui donnera sa vie pour nous à une place de honte et de déchéance, de moquerie et de souffrance. 
Qu'il faille rechercher l'humilité, l'aimer et la vivre ne fait donc aucun doute. 
Cependant, il ne faudrait pas la confondre avec la fausse humilité. Celle où on dit "ah, je suis moche aujourd'hui", pour que quelqu'un nous dise "mais non, tu es superbe". Celle du léchage de bottes dans l'attente de la prise de pouvoir. Celle aussi, plus subtile, qui consiste à croire qu'on ne sait rien, qu'on ne vaut rien, qu'on ne sert à rien, alors que c'est toujours faux. 
J'en ai connu, des gens qui passent leur vie à se dénigrer, réduisant à néant l'apport dont ils pourraient faire profiter le monde, au nom d'une humilité mal comprise.
Voyons ce qu'est la véritable humilité avec saint Grégoire le grand. Inventeur, sauf erreur de ma part, du titre de "serviteur des serviteurs de Dieu" pour le pape qu'il était, resté profondément humble après avoir été élu contre sa volonté, il n'en a pas moins agi en homme qui connaissait sa mission. Il a été un chef, restaurant une Eglise tombée sous la tutelle de l'état depuis Justinien. Il combat les Lombards qui envahissent l'Italie du nord, les hérésies arienne et donatiste, il envoie Augustin de Cantorbéry évangéliser la Grande-Bretagne, il réforme l'administration pontificale, bref, à la fin de sa vie, il aura donné à l'Eglise une autorité qu'elle n'avait jamais eue, tant spirituelle que temporelle.
Aimer l'humilité ? Oui ! Ne pas se prendre pour plus que l'on est ? Bien sûr ! Mais être humble ne signifie pas être timoré, timide, frileux, silencieux ni béni-oui-oui. Ce n'est synonyme ni d'inefficacité ni d'incompétence.
Dieu t'a donné des qualités ? Fais-en profiter le monde. Puis rends lui les merci, s'il y en a. Humblement.

vendredi 2 novembre 2018

Quand on est mort, on ne peut plus ni demander pardon à Dieu de nos péchés
ni réparer ceux que l'on a commis sur terre autrement qu'en souffrant au purgatoire.
Mais les vivants, eux, peuvent intercéder pour nous, par leurs prières et leurs demandes, 
et surtout en offrant le saint sacrifice de la messe en notre faveur. 
C'est pour ça que c'est un grand acte de charité que d'offrir des messes pour les âmes du purgatoire.

jeudi 1 novembre 2018

Si on ne reconnait de quelqu'un qu'il est saint seulement après sa mort, 
parce qu'être saint signifie vivre en présence de Dieu
et qu'on ne peut le faire pleinement qu'après avoir quitté cette terre, 
en revanche il ne suffit pas d'être mort pour être déclaré saint. 
Dieu n'obligera jamais quelqu'un qui le hait
à vivre en sa présence pour l'éternité. 

mercredi 31 octobre 2018

Penser qu'en créant la division dans l'Eglise
quelqu'un puisse faire la volonté de Dieu, 
c'est oublier que "diable" signifie "diviseur". 
Ce que Jésus demande, au contraire, c'est que nous soyons "un", 
comme Lui et le Père sont "un". 

mardi 30 octobre 2018

Plus on connait Dieu de près, 
plus apparait évident le décalage 
entre ce que devrait être notre vie 
si on mettait en pratique tout ce qu'on sait
et ce que l'on fait vraiment. 
C'est là que l'on apprend vraiment, si on en doutait, 
que nous sommes pécheurs.

lundi 29 octobre 2018

Jésus a été clair : on ne peut jamais, au nom de la religion, 
refuser de faire du bien à quelqu'un. 
Rien ne justifie l'indifférence envers son prochain 
de quiconque prétend aimer Dieu. 

dimanche 28 octobre 2018

Le Christ peut intervenir dans notre vie, 
mais encore faut-il le lui demander, 
parce que, s'il est prêt à nous aider, 
il n'est, en revanche, pas interventionniste
et ne s'impose jamais là où on ne veut pas de lui. 

samedi 27 octobre 2018

Nombreux sont ceux qui ont de l'Eglise une image caricaturale :
ils croient que, quand on est chrétien, tout ce qui est rigolo est interdit, 
et que tout ce qui est pénible est obligatoire.
En réalité, tout ce qui mène au bonheur véritable et à la vie éternelle est enseigné,
et tout ce qui mène au malheur et à la mort éternelle est dénoncé clairement. 
Ensuite, chacun est parfaitement libre d'agir comme bon lui semble.
Je ne pense pas que le fait d'être informé sur les conséquences de nos actes
puisse être considéré comme une contrainte épouvantable. 

vendredi 26 octobre 2018

Aimer quelqu'un ou aimer le souvenir qu'on en a, ce n'est pas la même chose. 
On ne peut s'engager envers une personne que selon ce qu'elle est aujourd'hui, 
si on veut s'éviter de cruelles désillusions. 

jeudi 25 octobre 2018

Ne pas aimer le changement n'a rien à voir avec le fait d'être fidèle à quelqu'un ou quelque chose.
Ce n'est pas parce que quelqu'un n'aime pas les changements dans l'Eglise
(changements qui ont eu lieu en tous temps et de multiples façons depuis sa création)
qu'il y est plus fidèle que ceux qui l'adaptent aux temps et aux lieux
afin de lui permettre de continuer à délivrer, fidèlement et intégralement, 
son message et les grâce de Dieu qui lui sont associées pour tous et partout.
Tant qu'on apprécie le vin, qu'il soit jeune ou vieux, peu importe l'outre.

mercredi 24 octobre 2018

L'Eglise est missionnaire par définition, 
parce qu'elle croit qu'il n'y a pas de différence entre les peuples, 
et que nous sommes tous appelés à être frères et soeurs dans le Christ. 
Il est donc légitime d'aller annoncer à ceux qui ne le connaissent pas encore
le message d'amour universel et de paix que nous a enseigné Jésus.
Faire des différences entre les peuples ou entre les soi-disant "races"
(je le met entre guillemets parce que le terme est abusif, il n'y a qu'une race humaine, pas 36), 
c'est absolument incompatible avec l'esprit même de l'Evangile et des enseignements du Christ.

mardi 23 octobre 2018

La paix de notre siècle, enfin là où elle existe, est plus dûe à l'équilibre de la terreur
qu'à l'amour et la fraternité entre les peuples.
Alors bon, la paix c'est toujours bon à prendre, quelle que soit la façon dont on l'obtient.
Mais tout de même. 
Quelle distance entre le fait de ne pas attaquer quelqu'un par peur de se faire casser la figure,
et le fait de ne pas l'attaquer parce que je l'aime et que cet amour est réciproque et véritable !

lundi 22 octobre 2018

Quand on se dit catholique, 
les décisions d'un pape ne se jugent pas, 
elles se méditent. 

dimanche 21 octobre 2018

Quand on imagine Dieu, deux écueils nous guettent : 
l'imaginer selon le prisme de la philosophie, donc avec des attributs obligatoires : 
il doit être infini, éternel, intangible, tout-puissant, bref un moteur immobile qui régente tout. 
L'autre écueil est l'anthropomorphie, qui consiste à le voir comme un genre de super-humain :
on le voit alors sujet aux émotions, préoccupé par son plan, pleurant ou riant selon nos actions.
Pour tout dire, je pense qu'aucune représentation humaine de Dieu n'est la bonne. 
Il dépasse les concepts, les projections, les images et l'imagination la plus débridée.
D'ailleurs, si nous connaissons bien Jésus, parce que les apôtres ont vécu avec lui, 
nous ne savons de son Père que ce qu'il nous en a dit, 
c'est à dire qu'il nous aime et pas grand chose de plus. 
Et c'est la seule chose qui importe vraiment, d'ailleurs. 
Pour ce qui est de découvrir qui Il est vraiment, nous aurons toute l'éternité, 
et ça ne suffira pas à en faire le tour, mais au moins ça nous tiendra occupés. 

samedi 20 octobre 2018

Dans notre famille, surtout quand on a une famille très nombreuse, 
on prend pour acquis les gens de notre sang : on est, à priori, amis, 
même si en réalité on se connait à peine et qu'on ne sait rien de la vie les uns des autres.
Eh bien avec Dieu, c'est pareil quand on a été baptisé enfant : 
il fait partie du décor, à priori on a une certaine tendresse pour lui, 
mais souvent en réalité on ne le connait pas et on ne le fréquente pour ainsi dire jamais.
C'est dommage, dans les deux cas on perd l'occasion d'une amitié 
qui pourrait dépasser les simples liens familiaux que l'on n'a pas choisis.