persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 16 octobre 2019

Juger les manques d'amour des autres quand on en manque soi-même si souvent, 
ça revient à demander à Dieu de nous condamner fermement pour nos péchés.

mardi 15 octobre 2019

L'injustice souvent dénoncée par les prophètes, par Jésus et par les apôtres, 
ce n'est pas une histoire de tribunal ou de jugement, mais de faire acception des personnes, 
en ne traitant pas équitablement tout le monde, 
favorisant le riche et le puissant et négligeant le pauvre et le petit.
C'est l'attitude du petit chef, gluant devant ses supérieurs mais dur envers ses subordonnés.
S'il y a bien un péché qui met Dieu de travers, c'est celui-ci !

lundi 14 octobre 2019

Le livre de Jonas, dont nous parle Jésus aujourd'hui, n'est pas un livre historique. Il y a un indice pour s'en rendre compte : les gens qui se font manger tout crus par une baleine pour être rejetés en vie trois jours plus tard sur le rivage, ça ne court pas les rues. Ce n'est pas pour ça que c'est un livre sans intérêt, parce qu'il est prophétique. Jonas, c'est, par moments dans cette petite histoire de trois pages, la figure du Christ : jeté à la mer (à la mort, selon la symbolique prophétique) pour sauver ceux qui sont sur le bateau (il vaut mieux qu'un seul homme meure pour tout le peuple), englouti par la baleine pendant trois jours (descendu aux enfers) puis rejeté sur le rivage (et ressuscité), il traverse Ninive (le monde pécheur) en annonçant qu'elle sera détruite dans 40 jours, et tout le monde se convertit, ce qui pousse Dieu à pardonner à la ville ses péchés (et le monde sera sauvé). Donc, quand Jésus annonce aux foules qu'il leur sera donné le signe de Jonas, il leur parle de sa résurrection, accompagnée d'un appel à la conversion, qui doit servir de signe lorsqu'elle sera annoncée à toute la terre. 
Tout ça est très rassurant. Le sacrifice du Christ nous donne le Salut. Mais il y a un petit détail dont il faut tenir compte : Ninive s'est convertie. "Hommes et bêtes, gros et petit bétail ne goûteront rien, ne mangeront pas et ne boiront pas d'eau. On se couvrira de sacs, on criera vers Dieu avec force, et chacun se détournera de sa mauvaise conduite et de l'iniquité que commettent ses mains. Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s'il ne reviendra pas de l'ardeur de sa colère, de sorte que nous ne périssions point?". Dieu vit ce qu'ils faisaient pour se détourner de leur conduite mauvaise. Aussi Dieu se repentit du mal dont il les avait menacés, il ne le réalisa pas (Jon 3, 7-10). Jésus fera lui aussi un appel à la conversion après sa résurrection : proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné (Mc 16, 15-16).
Par la mort et la résurrection du Christ, le Salut est entré dans le monde, les portes du paradis ont été ouvertes à nouveau, et nous sommes appelés, nous aussi, à la vie éternelle et à la résurrection. Mais il faut se convertir. Il faut revenir à Dieu, demander le pardon de nos péchés et nous efforcer de faire désormais sa Volonté de tout notre coeur. Parce que si on ne tient aucun compte de la proclamation de Jonas, si personne ne se convertit, Ninive sera détruite. 

dimanche 13 octobre 2019

Il n'y a nulle part de taux de suicide plus élevé chez la jeunesse que dans les pays riches. 
Rien d'étonnant : vivre sans connaître Dieu et sans l'aimer, ça n'a aucun sens, 
parce qu'on a été créés par amour et pour l'amour, et que l'Amour, c'est Dieu lui-même.
Mais comme l'immense majorité des parents chrétiens ne mettent jamais les pieds à l'église, 
leurs enfants seraient bien en peine de connaître Dieu, de l'aimer et de l'adorer. 
Et être privés de la connaissance de Dieu, c'est être privés de leur propre raison d'être. 

samedi 12 octobre 2019

Si tu veux être du côté de Dieu quand il reviendra dans la gloire, 
défends les petits, les faibles, les pauvres et les laissés pour compte.

vendredi 11 octobre 2019

J'ai très souvent dû aller bénir des maisons parce qu'il s'y passait des "phénomènes bizarres".
En général ce ne sont pas les maisons qui ont un problème, mais ceux qui les habitent :
ils pensent être chrétiens parce qu'il sont baptisés, mais ils vivent comme des païens,
ce qui fait qu'ils ne bénéficient en réalité d'aucune protection contre les esprits mauvais.
Je ne dis pas que c'est toujours le cas, mais c'est une grande majorité.

jeudi 10 octobre 2019

La justice est l'une des vertus que Dieu préfère, à tel point 
qu'il est impossible d'entrer au paradis si on abuse de son prochain.
Celui qui dépouille l'innocent ou le fait condamner injustement
n'a pas sa place dans le royaume de Dieu.

mercredi 9 octobre 2019

Dans le "Notre Père", on affirme qu'on pardonne à ceux qui nous ont offensé. 
Il faudrait que ça soit vrai. 

mardi 8 octobre 2019

Quand on voit des défauts ou des péchés chez les autres, 
il faut en profiter pour se souvenir qu'il faut réformer les siens.
Ce n'est pas en se plaignant des autres qu'on changera le monde, 
mais en s'efforçant de s'améliorer un peu et d'être plus fidèle à Dieu soi-même. 

lundi 7 octobre 2019

Si on n'est pas capable de supporter une personne sur terre, 
il n'y a aucune raison pour qu'on soit capable de la supporter au paradis.
Et si on n'est pas capable de supporter une personne au paradis, 
on n'y entre pas. 
C'est pour ça qu'il faut apprendre à aimer son prochain comme soi-même dès ici-bas.

dimanche 6 octobre 2019

On demande souvent des comptes à Dieu, et quand Il ne fait pas notre volonté, on Lui en veut.
Mais, de Dieu ou de nous, qui a créé l'autre ? Qui a donné sa vie par amour ? 
Qui se préoccupe le plus du bien-être, du bonheur et de la vie de l'autre ? 
Qui est en droit d'attendre foi, fidélité, espérance et obéissance de la part de l'autre ? 

samedi 5 octobre 2019

Il ne faut jamais oublier que la vie spirituelle est un combat de tous les jours, 
et que la routine et l'ennui sont des armes très efficaces dans les mains de l'ennemi. 
Heureusement, nous ne manquons pas d'armes pour les contrer : la prière et la confession. 
Encore faut-il nous en servir, si on ne veut pas se faire faucher comme des bleus. 

vendredi 4 octobre 2019

J'ai perdu un frère prêtre, et j'ai été très affecté et très triste, quand je l'ai appris.
Ensuite, j'ai réfléchi un peu, et je me suis rendu compte que j'étais triste pour moi-même,
parce que je ne le verrai plus et qu'il va me manquer. 
Mais pour lui, qu'est-ce qu'il pouvait lui arriver de mieux que de voir enfin Dieu en face à face ? 
Il n'y a pas, quand on est chrétien, à fortiori quand on est prêtre, de plus grand bonheur que celui-ci. 
Alors je me suis réjoui pour lui puis, dès que je l'ai pu, j'ai célébré la messe pour lui.
La mort de ceux qui aiment Dieu n'est pas un malheur pour eux, même si elle l'est pour nous. 

jeudi 3 octobre 2019

Une fleur ne poussera pas plus vite en tirant sur ses feuilles ou sur sa tige. 
De même, un chrétien n'aimera pas plus Dieu en lui faisant des reproches incessants.
Il faut laisser le temps, pour la fleur comme pour l'amour du chrétien, de pousser à leur rythme. 

mercredi 2 octobre 2019

Ce qu'on veut obtenir des hommes, 
il faut commencer par le demander à Dieu
ou par l'intercession des saints. 

mardi 1 octobre 2019

Le Salut Éternel ne vient ni de nos pensées, ni de nos actes : il vient de Jésus-Christ.
Mais pour le recevoir et l'accepter, pour qu'il nous soit utile et qu'on lui soit fidèles, 
alors il faut accorder nos pensées et nos actes aux enseignements de Jésus-Christ.

lundi 30 septembre 2019

On n'a pas besoin d'être d'accord sur tout pour aimer quelqu'un.
Mais si on n'est d'accord sur rien, ça va quand même être compliqué de s'aimer. 

dimanche 29 septembre 2019

On a moins besoin que jamais de Dieu aujourd'hui qu'au cours de toute l'histoire humaine, 
(en apparence) au moins dans les pays riches, politiquement stables et en paix,
parce que, qu'on lui rende un culte ou pas, ça ne changera rien à nos conditions de vie : 
on ne compte plus sur lui pour avoir de quoi manger ou pour guérir, 
on a la politique et la science pour ça, les allocs et la sécu, la retraite et les ehpads. 
Du coup ceux qui ne lui rendaient un culte que pour obtenir de lui des avantages concrets
n'ont plus aucune raison de le faire : si on obéit à Dieu aujourd'hui, c'est gratuitement,
par amour et non par intérêt, et ça, c'est inédit dans l'histoire de l'humanité. 
Bien sûr, il reste la question de la mort, mais elle est massivement éludée dans nos sociétés
(mais ceux qui y pensent se tournent plus facilement vers Dieu que ceux qui n'y pensent jamais).
Pas étonnant, du coup, s'il n'y a qu'un petit reste disposé à l'adorer et à lui rendre un culte : 
l'amour de charité envers Dieu, c'est à dire avoir la volonté de l'aimer gratuitement, 
ce n'est pas, on le constate chaque jour, une ambition ni une préoccupation qui va de soi. 

samedi 28 septembre 2019

Le différentiel entre l'amour que Dieu nous porte et celui qu'on lui rend est abyssal : 
il nous a donné la vie, l'existence et l'être. Il nous a donné sa vie, aussi, sur la croix ;
il prend patience avec nous, et nous laisse le temps du repentir ;
il ne condamne pas le méchant, mais l'implore de se convertir et de revenir à lui ;
prisonnier d'amour, il reste caché au coeur des tabernacles pour être proche de nous ; 
il se donne dans les sacrements, l'Esprit Saint vient demeurer en nous pour nous aider
au lieu de rester tranquillement dans l'amour parfait et entier de la Trinité ; 
uni à nous dans la chair, Jésus demeure humain pour l'éternité pour nous être proche ; 
enfin, Dieu prendra soin de nous pour l'éternité, c'en est fini définitivement
de la paix bienheureuse dont il jouissait en lui-même avant la création de tout ce qui est. 
Et nous... qu'est-ce qu'on fait pour lui ? 

vendredi 27 septembre 2019

Le scandale des églises vendues pour faire des restaurant ou des magasins de chaussures n'est rien,
comparé au scandale d'un peuple chrétien qui a massivement déserté le culte de Dieu, 
et qui ne vient plus à l'église que pour ses propres demandes personnelles et ponctuelles. 
On veut bien que Dieu s'occupe de nous quand on a besoin de lui et qu'on lui en fait la demande,
au jour et à l'heure qu'on a choisis (et si ça n'est pas possible, bien souvent, ça chauffe pour le curé).
Mais le reste du temps, quand il s'agit de l'adorer, de l'aimer par-dessus tout et de lui rendre un culte,
Dieu peut toujours se brosser.