dimanche 12 avril 2020
samedi 11 avril 2020
vendredi 10 avril 2020
Faire la volonté de Dieu, ce n'est ni sauver le monde ni "faire des trucs" pour Dieu.
Faire la volonté de Dieu, c'est souvent faire contre mauvaise fortune bon coeur,
et être content d'être là où il nous a mis, que l'on ait l'impression d'y être utile ou pas.
Le peintre n'a pas à se justifier envers son pinceau, qu'il l'utilise ou pas, et où qu'il le pose.
jeudi 9 avril 2020
mercredi 8 avril 2020
La toute-puissance de Dieu, c'est sa capacité à aimer même ceux qui ne sont pas aimables,
d'aimer même les pécheurs, ceux qui le haïssent ou qui le trahissent.
Ce n'est pas une puissance dans le sens où le monde l'entend, qui chercherait à se faire respecter
par la force, la manipulation, l'intimidation ou la violence.
mardi 7 avril 2020
Je ne sais pas si l'humanité a déjà eu l'occasion de constater comme maintenant
à quel point nous sommes tous liés, au delà de notre origine géographique, religieuse ou culturelle.
Si des pays ne sont pas en mesure de lutter contre la pandémie par pauvreté,
c'est tout le monde que ça menace.
Si des pays utilisent leurs moyens économiques pour s'accaparer des masques prioritairement,
c'est tout le monde que ça menace.
Le maillon faible n'est pas celui qu'il faut sortir du jeu, mais celui qu'il faut renforcer au plus vite,
sans quoi tous les maillons habituellement forts ne s'en sortiront pas tout seuls.
On ne peut vaincre une pandémie que tous ensemble, ou pas du tout.
Un peu comme l'histoire du salut, en fin de comptes :
ce n'est qu'en aimant tout le monde qu'on est sauvés,
pas en se tirant dans les pattes.
lundi 6 avril 2020
La vocation, c'est une facilité à trouver notre bonheur en faisant quelque chose
qui nous intéresse plus que toute autre activité au monde.
C'est pour ça que je plains ceux qui ne pourront jamais accomplir leur vocation au sacerdoce
parce que leurs parents ne les auront jamais emmené à la messe ni éduqués dans la foi,
alors que ça aurait été pour eux une satisfaction profonde et durable de devenir prêtres.
dimanche 5 avril 2020
Le dimanche des rameaux que nous vivons aujourd'hui est... inédit. Nous ne pourrons pas faire bénir nos rameaux, ni nous rassembler physiquement, ni être présents, au-delà de l'espace et du temps, par la liturgie, à l'entrée messianique de Jésus à Jérusalem, ni l'accompagner lors de sa passion. Ah, mais en fait, si. Nous allons pouvoir être à ses côtés. Pas en suivant la liturgie à l'église, puisque nous ne pouvons pas nous réunir en communauté. Mais nous allons cependant, par les contraintes du confinement, vivre en notre chair, oh à notre petit niveau bien sûr, quelque chose de dur, nous aussi. Et nous allons pouvoir unir nos difficultés aux siennes, parce que les siennes, ça a toujours été les nôtres, de toutes façons. Les coups de fouet, ce sont ces personnes qui se retrouvent malades, dans l'angoisse voire la panique de ne pas en ressortir vivants. La croix, ce sont tous ceux qui n'étaient pas préparés à tous ces sacrifices, et qui les vivent de façon aigûe et douloureuse, à cause de leurs conditions d'hébergement, de la famille, absente si on est confiné seul, ou trop présente si on est confinés ensemble. Du travail, pour ceux qui n'ont pas le choix et qui continuent, la peur au ventre, de servir les autres. Oui, vraiment, d'une certaine façon, nous avons aujourd'hui la possibilité inédite de porter nos souffrances et nos angoisses avec le Christ. Il ne portera pas la croix tout seul, nous serons avec lui, même si pour nous, ça n'a pas été un choix libre et pleinement consenti.
Tout dérèglement dans le monde est, d'une façon ou d'une autre, la conséquence du péché du monde. Pas nécessairement des nôtres, mais nous sommes tous dans la même barque, et les péchés des uns rejaillissent, par-delà l'espace et le temps, sur tous, comme les nôtres rejailliront sur d'autres.
Mais nous ne sommes pas seuls. Le Christ est là, avec nous. C'est presque lui qui nous accompagne, aujourd'hui, au lieu que ça soit nous qui l'accompagnions, comme les autres dimanches des Rameaux. C'est lui qui est là à nos côtés, souffrant avec nous, souffrant pour nous, portant sur son dos tout ce que nous ne pouvons pas porter nous-mêmes, parce que le péché nous dépasse et que, bien qu'y participant, nous n'avons pas la capacité de l'assumer pleinement.
Le Christ est là. Avec nous. Pour nous. Ne nous laissons pas aller au désespoir, à la colère ou au découragement. Le chemin de croix est dur, il est pénible, il est long. Mais au bout, il y a la résurrection, et nous ne sommes jamais seuls devant l'épreuve, ni même devant la mort : Dieu est avec nous quoi qu'il nous arrive.
samedi 4 avril 2020
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