persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 4 mai 2020

messe du lundi 4 mai
Un supérieur religieux qui n'a lui-même ni supérieur,
ni confesseur attitré ou directeur spirituel libre de lui parler comme il veut, 
et qui refuse de rendre des comptes à qui que ce soit, 
court toujours le danger de finir par se prendre pour Dieu. 

dimanche 3 mai 2020

messe du dimanche 3 mai
J'ai un principe simple en paroisse : toute personne qui a une idée géniale
doit être prête à la mettre en pratique elle-même. 
Parce qu'avoir des idées pour faire travailler les autres, non, ça ne va pas. 

samedi 2 mai 2020

messe du samedi 2 mai
L'être humain ne saurait être réduit au fait qu'il est un animal, 
mais il ne faudrait pas oublier pour autant qu'il en est un. 
Ainsi, tout ce qui nous fait ressentir des émotions ou réveille notre intelligence
n'est jamais que ce qui provoque l'excitation, plus ou moins profonde, de nos cinq sens.
Quelqu'un sans odorat, sans vision ou sourd ne ressent pas et ne comprend pas le monde
comme quelqu'un à l'odorat, la vision ou l'ouïe extêmement développés. 
Notre vision et notre compréhension du monde dépendent de ces cinq sens, 
et toute réalité qu'ils ne sont pas en mesure d'appréhender nous dépasse totalement. 
Ce qui ne signifie pas qu'elle n'existe pas, mais juste qu'elle est hors de portée.
Ainsi, l'inaccessibilité à nos sens d'un monde spirituel qui comprendrait Dieu et les anges
ne signifie pas qu'il n'existe pas, mais seulement qu'on n'y a pas accès de façon claire et évidente
tant qu'on est limités par la réalité animale à laquelle nous contraint notre corps humain. 
C'est pour ça que Dieu s'est fait chair, afin qu'on puisse le voir, l'entendre, le toucher, 
et qu'il puisse nous expliquer par des paraboles compréhensibles ce qui nous dépasse absolument.

vendredi 1 mai 2020

messe du vendredi 1er mai
Ce n'est pas parce que quelqu'un est sincère que ce qu'il dit est vrai. 
Être de bonne foi n'empêche pas de pouvoir être dans l'erreur.

jeudi 30 avril 2020

messe du jeudi 30 avril
 La vocation n'est pas vraiment un choix, 
c'est plus la reconnaissance d'un don, d'une facilité à faire quelque chose, et son acceptation. 

mercredi 29 avril 2020

messe du mercredi 29 avril
Le christianisme n'est pas juste un système de valeurs, une morale ou une philosophie de vie, 
parce que Jésus n'est pas un vieux sage, un gourou ou un philosophe, 
il est "Dieu, né de Dieu, lumière, né de la lumière, vrai Dieu né du vrai Dieu".
Du coup, le christianisme ne pouvait être rien d'autre qu'une religion.
Si on ne comprend pas ça, on ne comprend rien à ce qu'il est, ni à qui en est l'origine et le but.

mardi 28 avril 2020

messe du mardi 28 avril
J'ai souvent vu des chrétiens remplacer l'indigence de leur formation théologique 
par une exhubérance mystique qui confine facilement à la superstition.
C'est sans doute pour ça que sainte Thérèse d'Avila disait qu'à choisir entre un mystique et un savant, 
elle préférait avoir un savant comme confesseur. 

lundi 27 avril 2020

messe du lundi 27 avril
Je ne suis pas l'auteur de cette lettre ouverte, qui est un peu longue. J'espère que l'auteur ne m'en voudra pas de la retranscrire ici. Ça vaut l'effort de la lire, je pense.

Lettre ouverte à Mr Castaner
 Monsieur le Ministre,
     L’exercice, je le reconnais, s’avère tout à fait présomptueux. A minima cavalier. Qui suis-je pour vous écrire ? Prêtre de 35 ans dans une paroisse de province, j’appartiens avec mes confrères à une espèce en voie de disparition. Exsangue, parfois divisée, l’Église en France n’a ni le pouvoir ni l’influence qu’elle avait hier. Comment prétendre en ces circonstances atteindre vos oreilles ministérielles et gagner votre assentiment ? 
      Je ne suis, après tout, le porte-parole de personne. Je n’ai ni mission officielle ni mandat canonique pour vous adresser ces lignes. Je ne compte pas d’amis dans votre cabinet ou de proches place Beauvau. Personne n’est en mesure de vous porter ma missive. Sitôt écrits, mes mots se perdront. Et très vite, je le sais, ils seront oubliés. La Foi a beau me susurrer qu’elle déplace les montagnes, la raison me rappelle que le fidèle Moïse n’a pas convaincu Pharaon, ni le Christ lui-même les grands prêtres. Alors, pourquoi prendre ma plume Monsieur le Ministre ? Je vous rassure tout de suite : en aucun cas pour vous demander, à partir du 11 mai et du déconfinement, le droit de célébrer la messe
       Vous en demander le droit ? Le droit ? Non merci ! Depuis de nombreuses années, l’habitude a été prise de s’adresser en haut lieu au nom de prétendus droits. Telle minorité réclame le droit à la diversité. Telle catégorie invoque le droit à l’enfant, telle autre le droit de l’empêcher de naître. Je ne me sens ni l’âme d’un syndicaliste en soutane, ni celle d’un révolté mal à l’aise avec son siècle. Je suis convaincu, du reste, que si l’Église ambitionne d’épouser son époque, elle risque fort de terminer veuve à la prochaine. Or je n’ai pas le goût du veuvage Monsieur le Ministre, j’ai simplement fait vœu de célibat.
En rédigeant cette lettre ouverte, je ne vous réclame rien. Je ne vous demande rien. Je n’implore pas votre mansuétude ou votre compréhension. Je me tourne vers vous, non pour faire valoir un droit mais mû par un devoir. Impérieux et grave. Le devoir de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Le devoir de vous affirmer que l’assistance à la messe fonde la dignité de la personne baptisée, que l’Eucharistie est à la fois la source et le sommet de la vie chrétienne. Le devoir de vous dire qu’elle n’est pas d’abord un rassemblement de personnes mais une rencontre avec quelqu’un. Et que ce Quelqu’un, c’est Dieu lui-même. Le devoir enfin, de vous exprimer publiquement ma grande perplexité devant l’incohérence des décisions qui touchent l’après 11 mai et la liberté du culte public.
      Depuis le mardi 17 mars, vous le savez, les catholiques français ont joué le jeu du confinement avec une loyauté parfaite. Un sacrifice immense a été consenti par des millions de croyants habitués à leur messe du dimanche. Je doute fort que vous mesuriez le prix qu’il nous en a coûté, vous qui aviez déjà du mal on s’en souvient à mesurer que Notre-Dame de Paris soit une cathédrale. Animés par un réel souci du bien commun, les fidèles des églises ont pourtant accepté de vivre la Semaine Sainte – le point d’orgue des célébrations annuelles – dans un dénuement liturgique total. Loin de s’apitoyer sur leur sort, un grand nombre de chrétiens engagés, de mères de familles, de jeunes de mouvements scouts, de communautés religieuses se sont mis au service de leur prochain en distribuant des repas dans les rues, en confectionnant des masques, en réalisant des blouses. Toujours gratuitement. Souvent discrètement. Généreux, priants, obéissants, prudents, gentils, les catholiques n’ont pas à rougir de leur comportement depuis le début du confinement. Mais soyons clairs Monsieur le Ministre, être bon ne commence pas par un « c ». Alors que se dessinent peu à peu les mesures du décloisonnement, nous savons déjà qu’à partir du 11 mai prochain – étant entendus les gestes barrières – nous pourrons aller à l’école, prendre les transports en commun, participer de nouveau à l’activité économique du pays, faire de la trottinette, visiter des voisins, courir en forêt… Mais en revanche, aller à la messe nous serait interdit ? Et nous devrions rester cois, impassibles ? Les bons élèves seraient mis à la retenue et les catholiques auraient vocation à devenir les dindons d’une mauvaise farce ? Devant tant d’incohérences, et d’injustices, il m’est difficile de ne pas voir de l’indécence. Comment ne pas s’indigner devant le mépris des éventuels appétits spirituels des hommes ? Ces derniers appartiendraient à la catégorie des besoins non essentiels. Il n’empêche Monsieur le Ministre, je suis prêtre, et dans une saine distinction des pouvoirs, je ne saurais me considérer comme membre d’une “Église Populaire hexagonale”. La liberté, l’égalité et la fraternité vous sont chères ? Sans que je les érige moi-même en dogmes, je suis prêt à les faire miennes pourvu seulement qu’elles soient vécues en vérité et non en Tartuffe.   
         La République parle de liberté ? Alors qu’un prêtre célébrait récemment sa messe dominicale en toute légalité, et conformément aux règles du confinement, des policiers armés se sont introduits dans son église pour y faire cesser la cérémonie *. Et ce, en violation de la loi qu’ils prétendaient défendre. On a peine du reste à imaginer la même scène dans une mosquée à Colmar… Le dédain avec lequel sont traités les ministres du culte et leurs légitimes aspirations montre à quel point la laïcité républicaine s’est transformée irrésistiblement en un athéisme d’État, sournois puis menaçant.                                                 
       La République nous parle d’égalité? Les amendes à géométrie variable entre le jogger sur une plage et les rodéos dans les banlieues pouvaient déjà laisser pantois. Mais lorsque l’on constate que la police intervient dans les églises tandis que le préfet des Bouches-du-Rhône autorise la célébration du Ramadan entre voisins ou qu’une note interne appelle les policiers du Calvados à la retenue à l’endroit des musulmans, les bras nous en tombent. Certains verront une soumission de la République à l’Islam, liée à un rapport de force différent. Sans aller nécessairement jusque-là, il est au moins permis de voir, dans cette inégalité de traitement, l’aveu d’une injustice profonde. L’indifférentisme cultuel prôné par la République ne peut se départir de l’Histoire de France. Réduire une majorité déchue, le catholicisme, à une minorité parmi d’autres revient à refuser de prendre en compte ce que les différentes religions, présentes sur notre territoire national, ont effectivement apporté au corps social et à la patrie charnelle.
          La République enfin nous parle de fraternité ? Un mot sublime qui aura sonné douloureusement creux tous ces derniers jours. Savez-vous Monsieur le Ministre, ce que cela fait de célébrer des obsèques dans les conditions qui nous ont été imposées ? Le drame indigne de voir des membres d’une famille contraints de rester à la grille du cimetière, les autorités ne permettant qu’à douze personnes d’accéder aux sépultures ? Ce qui est révoltant, ce n’est pas tant de subir ces contraintes pour des motifs sanitaires que de voir dans le même temps des supermarchés en libre accès ou des avions de ligne chargés de passagers. A la sortie, il y aura des comptes à rendre!                                                                    
        Monsieur le Ministre, la vie chrétienne n’est pas affaire de fricotage électoral ou d’opinion publique. Je suis prêtre, au crépuscule de ma vie il me faudra répondre de mes actes devant Dieu. C’est au nom de ces comptes à rendre que je vous écris ces mots. Ne vous méprenez pas, s’il vous plaît, sur leur vigueur. Le Christ n’invite pas ses disciples à devenir le miel de la terre, mais le sel. Or, comme le dit Bernanos, « du sel sur une peau à vif, ça brûle. Mais ça empêche aussi de pourrir ! ». Le bien commun et l’intérêt général sont à ce prix-là. Un discours transparent, sans langue de bois.                                     Que la vie ecclésiale puisse retrouver son rythme au même titre que la vie scolaire, sociale et économique du reste du pays à partir du 11 mai ne relève pas du lobbying mais du droit strict de l’Église et de la plus élémentaire des justices.
              Il ne saurait donc s’agir ici, vous l’aurez compris, de vous quémander un droit, mais de vous rappeler à votre propre devoir. Un devoir d’État. Puisse au moins ces quelques lignes vous le faire savoir.
Mr l'abbé Danziec

dimanche 26 avril 2020

Messe du dimanche 26 avril
Chronologiquement, le premier commandement a été de croitre et de se multiplier, 
et le dernier, de porter l'Évangile à toutes les nations et de les baptiser pour leur porter le Salut.
Dieu a toujours eu à coeur notre bien, qu'il s'agisse de développer l'humanité
ou de la racheter quand elle lui a tourné le dos et qu'elle est allée à sa perte. 

samedi 25 avril 2020

Il ne faut jamais oublier qu'être poussé à faire les choses dans l'urgence ou la panique, 
"vite vite, dans dix minutes ou demain il sera trop tard", 
ça cache toujours quelque chose de pas net, voire une franche arnaque. 
C'est d'ailleurs l'une des armes favorites du démon pour nous faire faire n'importe quoi. 

vendredi 24 avril 2020