L'arrogance est méprisable parce que c'est une usurpation,
mais la fierté légitime est noble.
Dans la rencontre avec l'aveugle de naissance Bartimée,
Jésus voit bien qu'il est aveugle, ça saute aux yeux, pour ainsi dire.
Mais il lui demande tout de même ce qu'il veut qu'il fasse pour lui.
De la même façon, il voit bien que nous sommes pécheurs.
Mais il faut lui demander d'être pardonnés si nous voulons qu'il le fasse.
La Volonté de Dieu, c'est que nous nous aimions les uns les autres.
Si on est disposé à accomplir cette volonté, tout ce que propose l'Église a du sens.
Si on n'est pas disposé à s'efforcer de le faire, rien de ce que propose l'Église n'a de sens
et, pire encore, rien ne peut remplacer cette disposition essentielle à notre Salut.
Après le Fils, c'est l'Esprit Saint qui est venu dans le monde, au jour de la Pentecôte.
Pour le recevoir, c'est tout simple, il faut se faire baptiser.
C'est comme les chutes du Niagara : elles sont gigantesques, mais si on veut être mouillé par elles,
à un moment ou à un autre, il va falloir s'en approcher.
Quand quelqu'un se met à hurler subitement lors d'une conversation par ailleur paisible,
c'est plus vraisemblablement parce que quelque chose le touche dans son histoire
que parce que ce que l'on a dit mérite une telle réaction.
Il n'y a donc pas de raison de le prendre personnellement,
parce que bien souvent, l'histoire ne nous concerne pas et on n'y est pour rien.
Tous les auteurs de la collection de livres qu'on appelle la Bible sont inspirés.
Ça signifie que quel que soit le style littéraire que chacun utilise
ou le point de vue, forcément partial, que chacun défend,
tous ces écrits nous disent quelque chose de profondément vrai
sur la relation que Dieu entretient avec nous en tant qu'humanité,
et même avec chacun d'entre nous de façon personnelle.
La Trinité, c'est le Père qui se donne tout entier au Fils, qui se donne en retour tout entier au Père,
ce mouvement d'amour éternel et infini qui procède du Père et du Fils étant le Saint Esprit.
Bref, quand Jésus dit qu'il est Un avec le Père, ce n'est pas seulement qu'il pense comme lui
mais qu'il est uni à lui par ce mouvement d'amour sans commencement et sans fin qu'on appelle Dieu.
Quand il prie pour que nous soyons Un, nous aussi, c'est de cela qu'il s'agit :
pas seulement que tous les chrétiens croient en Dieu ou prient ensemble dans l'Église,
mais que nous soyons unis par un don de soi qui s'approche le plus possible de ce qu'est Dieu,
grâce à l'amour que nous recevons de lui par les sacrements et qui doit circuler entre nous tous.
Il ne faut pas confondre mysticisme et sainteté.
Quand bien même je verrais la Sainte Vierge, ça ne ferait pas de moi un saint.
Et il y a de nombreux saints qui n'ont des révélations divines qu'une fois arrivés au paradis,
celles des Évangiles leur ayant largement suffit ici-bas pour suivre le chemin qui mène à Dieu.
Il n'y a donc pas grand intérêt, quand on est à la recherche de la sainteté,
de se laisser fasciner chaque fois que quelqu'un prétend avoir un rapport direct avec le surnaturel.
Il est beaucoup plus utile de méditer la Parole de Dieu et de s'efforcer de la mettre en pratique.
L'amour de Dieu pour nous est sans limites.
S'incarner pour venir vivre avec nous, c'était déjà dingue.
Mourir pour nous permettre d'accéder à la vie éternelle, c'est un cran au-dessus.
Mais demeurer l'un de nous, une fois ressuscité, pour l'éternité...
Je ne vois pas ce qu'il pourrait faire de plus pour montrer à quel point il tient à nous.
Une vie qui n'a pas ou plus d'objectif tombe vite dans l'ennui.
C'est en général de ça que vient la fameuse crise de milieu de vie, d'ailleurs.
Heureusement, quand on est chrétien, notre objectif ultime se situant après la mort,
il n'est pas possible, tant que l'on continue à s'en préoccuper, de jamais s'ennuyer.
On s'est rendu compte pendant la pandémie qu'avoir à manger ne suffit pas.
L'absolu nécessaire pour vivre ne permet, en réalité, que de survivre.
La vie a aussi besoin de biens intangibles, comme la liberté de circuler ou l'accès à la culture,
mais encore d'être productrice et utile, voire de posséder du superflu,
pour commencer à devenir satisfaisante.
Le malheur du développement fulgurant des réseaux sociaux,
c'est qu'ils diffusent instantanément et mondialement toute sorte de rumeurs,
mais on réfléchit aussi peu qu'avant leur existence sur le bien-fondé de ce que l'on entend.
Pour réfléchir, il faut du temps, et le rythme effréné des annonces qui sont faites n'en laisse aucun.