Il peut y avoir des "fais ceci, et tu agiras bien".
Mais s'il est bon de donner des conseils,
ils ne doivent pas se transformer en ordres impératifs
sous peine d'être totalement contre-productifs.
Savoir et croire, ce n'est pas la même chose.
La connaissance n'implique pas l'action,
alors que la foi, si.
"Croyant non pratiquant", ça ne veut rien dire d'autre
que de savoir qu'il existe un Dieu,
mais qu'on n'en tient aucun compte,
puisque ça n'a strictement aucune influence sur notre mode de vie.
Total, si on ne croyait pas qu'il existe, au bout d'un moment,
on ne verrait pas tellement la différence.
C'est marrant, les wokes.
Personne n'a le droit de les juger, ou de faire quelque commentaire que ce soit sur eux.
Par contre, eux ont le droit de juger tout le monde, et d'appeler au boycott social
de toutes les personnes qui ne leur plaisent pas parce qu'ils ne pensent pas comme eux.
Bref, au nom de la tolérance et de l'amour universel qui leur sont dûs,
ils se comportent comme des dictateurs.
Mais eux ont le droit, bien sûr, parce qu'ils ont décrêté que ce sont eux, les gentils,
puisqu'ils n'imposent violemment leur opinion personnelle,
par la dénonciation publique et l'interdiction de penser autrement,
qu'au nom du bien.
Du bien qui leur est dû, naturellement.
On meurt parce qu'on est mortel.
C'est quelque chose qui se passe parfaitement de l'intervention de Dieu.
Quand on dit que "Dieu a rappelé à lui" quelqu'un,
on signifie que l'on croit qu'il nous appelle, depuis la mort, à entrer dans son Royaume
pour ressusciter à la fin des temps et vivre éternellement en sa présence.
Dieu n'appelle pas l'humanité à mourir, mais à vivre.
En fait il n'y en aura même pas un, et la ville sera détruite, histoire d'illuster où mène le péché.
Mais en réalité, Dieu s'est contenté d'un seul juste pour pardonner toute l'humanité,
et comme il ne l'a pas trouvé parmi nous, il a envoyé son fils unique pour être ce juste.
Libre à nous d'imiter la justice du Christ pour être sauvés.
Le fait d'avoir été évangélisés très tôt, du temps même des apôtres,
est pour les chrétiens des pays concernés un motif de gloire et de réjouissance.
Je ne comprends pas pourquoi la mode est aujourd'hui à regretter d'être devenus chrétiens
pour des pays qui n'ont pu recevoir l'annonce de l'Évangile que beaucoup plus tardivement.
On ne peut pas remettre impunément en question des parties du dogme chrétien
professé par tant de saints et transmis fidèlement par le peuple chrétien pendant 2000 ans,
juste parce que quelqu'un met en doute des choses pour se faire remarquer
ou pour se faire aimer des ennemis, internes ou externes, de l'Église.
La Foi chrétienne est basée sur les Saintes Écritures, la Tradition et le Magistère.
Attaquer l'un ou l'autre de ces piliers, en partie ou dans leur ensemble,
c'est attaquer la Foi toute entière, et attaquer la Foi chrétienne,
c'est s'en prendre à Jésus Christ et à l'héritage qu'il nous a confié.
Il faut accorder vraiment peu de crédit au fait du Jugement Dernier pour oser faire ça.
Tu ne pratiques pas les sacrements ? Tu ne vas pas à la messe tous les dimanches ?
Tu n'as ni vie spirituelle, ni vie de prière, ni connaissance ou recherche de Dieu et de sa volonté ?
Marie-toi à la mairie autant que tu veux, mais ce n'est pas prudent de te marier à l'église en l'état.
Tu t'engagerais à réussir une tâche dont tu n'as pas idée,
et pour laquelle tu n'as ni les outils, ni la formation.
Rien ne t'interdit de t'y mettre, et de devenir chrétien ou chrétienne avant de te marier.
Mais pour ton propre bien, ne mets pas la charrue avant les boeufs.
Dans un couple marié,
les relations chevalier blanc / princesse-exigeante ; infirmière / malade ;
mère-poule / enfant ou gentleman / demoiselle-en-détresse,
c'est bien gentil pour s'amuser un peu au début,
mais sur la durée, il est rare que ça tienne la route.
On ne se marie pas avec quelqu'un seulement parce qu'il ou elle a besoin de soi,
mais aussi parce qu'on a besoin de lui ou d'elle, et qu'on peut compter dessus.
Sinon ce n'est pas une relation amoureuse, mais de charité chrétienne,
et ce n'est pas ce que l'on est en droit d'attendre du mariage.
On se marie pour trouver une aide qui nous soit appropriée.
Si ce que l'on cherche, c'est des pauvres à sauver, autant entrer dans les ordres.
L'une des caractéristiques qui permet de reconnaître quand une amitié est authentique,
c'est qu'elle est vertueuse, c'est à dire qu'elle ne dégrade pas les personnes impliquées,
mais qu'elle les améliore.
On ne saurait attendre moins d'une relation amoureuse que d'une relation d'amitié :
si elle n'améliore pas ceux qui s'aiment, alors de l'amour elle n'a que l'apparence.
Avoir Foi en la révélation qui nous vient de Jésus-Christ
n'est pas un signe de naïveté, de superstition ou de stupidité.
Bien au contraire, c'est un signe d'humilité et d'intelligence :
en effet, par la Foi nous acceptons de recevoir de Jésus des connaissances
qui resteraient, sans ça, inaccessibles aux capacités naturelles de notre intelligence.
Ça nous donne accès à une sagesse qui va bien au-delà de ce que nos sens nous enseignent,
un peu comme un téléscope qui capte dans l'infrarouge voit bien plus loin que nos yeux nus.
Ce n'est pas parce que quelqu'un souffre que c'est forcément une victime.
On peut souffrir pour plein de raisons : être le jouet de la malchance ; de l'ignorance ;
de l'âge ou de la maladie ; d'un mode de vie inadapté à notre entourage ou à notre propre bien ;
à cause de mauvaises décisions, d'addictions ou de mauvaises habitudes,
voire juste parce qu'on est con comme une pelle et que ça nous porte préjudice, tôt ou tard.
Ce n'est pas nécessairement la faute "des autres", Dieu y compris,
et il est même tout à fait possible, dans certains cas,
que personne ne puisse rien faire pour nous soulager malgré leur bonne volonté
tant qu'on ne fait pas soi-même ce qu'il est en notre pouvoir d'améliorer pour aller mieux.
C'est amusant. Il semblerait, si on s'intéresse un peu au monde des réseaux sociaux,
qu'il y a un camp du bien, qui est celui de la nouveauté, de la modernité, et particulièrement
de l'imposition de la façon de voir de toutes les minorités, forcément opprimées, à tout le monde ;
et un camp du mal, qui est celui de ceux qui aiment les traditions et les acquis intellectuels,
et qui considèrent que la façon d'agir du plus grand nombre est ce qui définit la normalité.
Ce qui est drôle, c'est que ceux qui sont les plus intransigeants,
quitte à faire des procès à tous ceux qui ne pensent pas comme eux, sont les soi-disant "bons",
tandis que ceux qui n'ont pas le droit à la parole ni même à la pensée sont les soi-disant "mauvais".
C'est curieux, non, que les "bons" soient, en définitive, les plus aggressifs et les plus autoritaristes,
alors que les "mauvais" sont, tous comptes faits, ceux qui sont dénigrés en permanence ?