persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 9 novembre 2022

Attention ! À vouloir juger le monde, on coupe facilement du blé à la place de l'ivraie, 

surtout que les deux se ressemblent tant qu'ils ne sont pas arrivés à l'heure de la moisson. 

mardi 8 novembre 2022

J'en ai connu, des chrétiens qui confondaient dureté et sainteté. 

Pourtant, je n'ai pas souvenir d'avoir entendu Jésus dire 

heureux les durs, car ils recevront la terre en héritage ! 

Il ne faut pas s'y tromper : ça demande bien plus de maturité d'être doux que d'agir avec dureté.

lundi 7 novembre 2022

Durant cette vie terrestre, on ne peut pas gagner la guerre contre le péché, 

on peut juste gagner des batailles. 

La victoire définitive revient au Christ et à ceux qui lui appartiennent. 

Il est donc plus important de se préoccuper de ne jamais s'éloigner de lui, 

plutôt que de perdre son temps à se contempler le nombril pour voir si on est satisfait de soi. 

dimanche 6 novembre 2022

Le pardon et la miséricorde ne semblent plus rien avoir à faire avec notre monde actuel.

Pourtant, la magnanimité est un signe objectif de grandeur d'âme. 

N'y aurait-il plus personne qui ait la dimension spirituelle nécessaire pour la pratiquer ? 

samedi 5 novembre 2022

Rechercher la sainteté par narcissisme, 

juste pour pouvoir se regarder dans la glace en s'aimant un peu plus parce qu'on se trouve parfait, 

ça ne peut pas marcher.

On ne devient pas saint pour soi ni en passant son temps à se regarder, 

mais en aimant Dieu et son prochain.

Il ne s'agit donc pas d'être concentré sur soi-même, en comptant ses défauts ou ses qualités. 

Bien au contraire, il faut sortir de soi pour ne s'intéresser, et sincèrement en plus, qu'aux autres.

L'amour de Dieu pour nous, ce n'est pas juste une phrase ou une vue de l'esprit.

C'est Jésus crucifié, qui prie Dieu : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font". 

Le Fils de Dieu a donné sa vie pour nous, rien de moins. 

C'est à ceci que nous devons tendre, si nous prétendons nous aimer les uns les autres. 

vendredi 4 novembre 2022

À part l'amour de Dieu pour nous, il n'y a pas grand chose dont je sois certain.

jeudi 3 novembre 2022

S'il n'y avait pas de très grands intérêts économiques privés, 

il n'y aurait pas de guerre possible. 

Qu'on le veuille ou non, il y a toujours des gens que les guerres enrichissent énormément, 

et qui n'ont aucun intérêt à ce qu'elles s'arrêtent.

mercredi 2 novembre 2022

Ce qui caractérise les saints, ce n'est pas leur perfection, mais leur opiniâtreté : 

quels que soient leurs défauts ou les péchés qu'ils commettent, 

ils reviennent toujours bien vite demander sincèrement pardon à Dieu, 

et ils refusent de le considérer comme leur ennemi, quoi qu'il puisse leur arriver. 

mardi 1 novembre 2022

            Si l'Église fête aujourd'hui tous les saints, et demain tous les morts, c'est parce qu'il ne suffit pas d'être mort pour être saint. Entendons-nous bien sur ce que signifie être saint, d'ailleurs : il ne s'agit pas nécessairement d'être dans le calendrier, d'avoir une fête liturgique en son honneur, ou son nom cité au cours de la messe. Dieu seul est saint, déjà, pour commencer. C'est la base, que nous rappelle Jésus. Être saint, c'est aimer, et Dieu seul est la perfection de l'amour, puisque l'Amour, c'est son être même. Seul Dieu est un don de soi permanent, éternel, incréé, le Père se donnant tout entier en engendrant le Fils, qui se donne tout entier au Père dans l'obéissance, l'Esprit Saint étant ce don d'amour qui circule depuis toujours et pour toujours du Père vers le Fils et du Fils vers le Père, selon la nature unique qui est la sienne. Alors, ça veut dire quoi, être saint, si ça ne concerne que Dieu ? Eh bien, dans la toute puissance de sa miséricorde infinie, il a voulu faire participer une créature à son amour, et la créature, coup de bol, c'est nous. Nous avons été créés par amour, pour vivre de et dans l'amour, pour l'éternité. Bon, le paramètre hasardeux, c'est le fait qu'il ne saurait y avoir d'amour véritable sans qu'il ne soit librement reçu et donné. Il ne peut être ni forcé, sinon c'est du viol, ni acheté, sinon c'est de la prostitution. Nous avons donc été créés libres, et libres non seulement d'accepter l'amour de Dieu mais aussi de le rejeter, grâce à une capacité unique que l'on appelle le libre arbitre. Dieu, connaissant mieux que personne tout l'intérêt qu'il y a à aimer, pensait que nous l'utiliserions pour le bien, dans la confiance en son amour pour nous, et en sa volonté de nous donner ce qu'il avait de meilleur. Mais il y a eu le grain de sable, en la personne du diable, qui nous a fait douter de ses intentions, et nous a incités à décider par nous-mêmes de ce qui était bon ou mauvais pour nous. N'étant pas équipés pour une telle entreprise, la nature humaine, rien de moins, a été blessée et vit depuis lors dans une confusion qui rend compliqué pour chacun d'entre nous de séparer ce qui est bien de ce qui est mal, ce qui est la volonté de Dieu de ce qui n'est que la nôtre. 

            Mais revenons à nos moutons. On parlait des saints. Alors un saint (ou une sainte, bien évidemment), c'est quelqu'un qui a découvert Dieu (dans le cas des chrétiens, quelqu'un qui a découvert le Christ, Dieu parmi nous), qui l'a écouté, l'a pris au sérieux, et s'est efforcé de suivre ses enseignements et d'imiter sa vie, au mieux de ce que les circonstances de sa propre vie lui permettent. S'étant efforcé d'aimer Dieu et son prochain comme lui-même, il devient ami de Dieu et, après cette vie terrestre, poursuit cette même vie là où demeure le Christ réssuscité, dans l'attente de la résurrection finale et de l'avènement définitif et effectif du Royaume de Dieu. Être saint, c'est aimer Dieu sur terre, au point que même la mort ne peut nous séparer de lui : au contraire, elle rend définitif un choix qui, ici-bas, pouvait toujours être sujet au changement, à l'abandon ou à la trahison, mais qui dans l'éternité devient gravé dans le marbre, si l'on peut dire, l'absence de temps scellant pour toujours notre décision. 

            On le voit, il ne suffit pas de naître pour être saint. Ou d'être baptisé. Ou de venir à la messe. Tout ceci est indispensable (en tous cas, si quelqu'un connait une autre route qui mène de façon certaine au Royaume de Dieu, qu'il la fasse breveter, il va devenir riche), mais ce n'est que le terreau où doit pousser l'amour de Dieu et du prochain, incarné par le don de soi, dans tous les aspects, privés et publics, de notre vie. Nous sommes libres, le choix nous appartient. Alors, pour ou contre l'amour en Jésus Christ, et la confiance en sa parole ? Nous avons toute notre vie terrestre pour nous décider. Mais pas plus. La vie éternelle ne sera que la conséquence logique et inéluctable des actes engendrés par ce choix, et de la réponse que nous lui donnons chaque jour que Dieu fait. 

lundi 31 octobre 2022

Le diviseur, le diable, semble se déchainer comme jamais à notre époque.

Femmes contre hommes, racisme, communautarisme, nationalismes, émigrations massives, 

progressistes contre traditionnalistes, droite et gauche, jeunes contre vieux, etc etc...,

que ce soit sur les réseaux sociaux ou dans la vie courante, 

tout le monde semble devoir être opposé à tout le monde, 

dans une espèce de bouquet final de l'individualisme forcené né au siècle passé. 

Ce qui est étonnant, c'est que ceux qui passent leur temps à diviser l'humanité

pensent tous, sans exception, être dans le camp du bien. 

Alors que ce soit clair : le bien, tel que Jésus le définit, c'est aimer son prochain comme soi-même, 

pas haïr par principe toute personne qui ne penserait pas ou n'agirait pas comme soi-même.

dimanche 30 octobre 2022

Plus on est concerné personnellement par les reproches du Christ, 

moins on comprend ce qu'il nous dit et où il veut en venir. 

samedi 29 octobre 2022

Je ne sais pas pourquoi la NASA a une telle obsession de recherche de vie extraterrestre.

Selon eux, nous devons tous être nécessairement fascinés par cette recherche. 

Je ne sais pas ce qu'ils attendent d'une éventuelle découverte. 

En tous cas, si l'idées sous-jacente est de remettre en question la vision religieuse du monde,

ça n'a aucun sens. 

Dieu fait bien ce qu'il veut, et si ça lui prend l'idée de mettre de la vie ailleurs qu'ici, pourquoi pas ?

Je ne vois pas en quoi ça changerait quoi que ce soit, 

ni à l'affirmation de son existence, 

ni dans la foi en son Fils incarné venu au milieu de nous pour nous sauver, 

ni dans l'attente de la vie éternelle et de la résurrection qui est la nôtre. 

vendredi 28 octobre 2022

Les médias donnent vraiment l'impression de vouloir nous noyer,  

chaque jour que Dieu fait, sous des flots de mauvaises nouvelles. 

Quand il n'y en a pas dans le pays, ils nous en donnent d'ailleurs, 

pour que nous ne passions pas une journée sans être affectés par au moins une catastrophe. 

Je sais bien que les mauvaises nouvelles se vendent mieux que les bonnes. 

Mais gagner de l'argent en déprimant tout le monde, 

à force d'insister uniquement sur les aspects effrayants, démoralisants ou affreux de la vie, 

ce n'est pas quelque chose de moralement bon, ni même de simplement amoral, 

mais ça semble être profondément immoral, en réalité, 

parce que c'est une participation active à la banalisation et à la prolifération du mal. 

jeudi 27 octobre 2022

Aimer Dieu, ça devrait être gratuit. 

Qui en attend des avantages sonnants et trébuchants n'a pas compris ce qu'est l'amour. 

C'est pour ça que dans le Notre Père, on prie pour que sa volonté soit faite, 

parce que quand on aime quelqu'un, on espère de la réussite dans ses projets, 

et non pas qu'il oublie les siens pour ne s'occuper que des nôtres. 

mercredi 26 octobre 2022

C'est triste le monde hypersexualisé dans lequel on vit. 

La présomption d'amitié a disparu, 

et on ne peut plus voir deux personnes se promener ensemble, quel que soit leur sexe, 

sans s'imaginer spontanément quelque relation horizontale que la morale réprouve. 

Pourtant, quoi qu'il en soit de sa présomption, l'amitié est toujours possible, Dieu merci ! 

Et rien n'oblige qui que ce soit à vivre selon les obsessions de son époque.

mardi 25 octobre 2022

Le monde a soif de témoins du Christ, 

pas de fonctionnaires au service d'une institution. 

lundi 24 octobre 2022

L'avenir de l'Église, c'est aujourd'hui, comme ça l'a toujours été au long de l'histoire, 

de revenir aux sources de l'Évangile et des enseignements du Nouveau Testament.

Ça n'a jamais été de s'adapter aux modes changeantes du monde, 

ni aux slogans des peuples, et encore moins de ceux qui les dirigent.

L'Église se suffit à elle-même, dans le sens où elle a une mission personnelle à accomplir :

"allez annoncer l'Évangile dans toutes les nations 

et baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit". 

Nul besoin de lui agréger des concepts étrangers pour faire plaisir à qui que ce soit, 

en diluant le message du Christ dans un vocabulaire étranger qui ne la concerne pas directement.

dimanche 23 octobre 2022

Autant les vieilles branches d'arbre sèches de l'Église ne cessent de tomber à terre, 

autant on constate l'arrivée de nouvelles pousses vertes qui viennent d'un appel de Dieu lui-même.

Passer tout son temps, quand on est prêtre, à entretenir les gloires du passé, je n'en vois pas l'intérêt. 

Par contre, passer tout son temps à former ces jeunes appelés par le Christ que Dieu nous envoie, 

qui demandent le baptême ou même de leur enseigner à suivre Jésus dans leur vie de tous les jours,

là oui, c'est vraiment un travail sacerdotal, qui ne doit pas être délégué, 

et qui peut légitimement prendre la place prise jadis par d'innombrables réunions 

toutes plus interminables, mais stériles et inutiles, les unes que les autres. 

samedi 22 octobre 2022

Je n'ai jamais pensé que ma petite personne puisse affecter le Plan de Dieu, ni en bien ni en mal.

Pas par humilité, mais par esprit pratique : si je ne fais pas la volonté de Dieu, 

il trouvera quelqu'un de plus docile que moi qui la fera, mais son plan n'en souffrira pas.

Cependant, Jésus m'a donné la grâce de convertir parfois des personnes par mon intermédiaire. 

Avoir le privilège d'être aux premières loges du retour à Dieu de quelqu'un, c'est beau. 

Voir quelqu'un qui ouvre son coeur à la Parole et qui vient ou revient vers le Père, quel bonheur !