L'autre jour j'ai entendu dire quelqu'un à la radio que son mot-clé c'était "joie".
Je me suis dit que le mien c'était "Jésus".
Je trouve plus important d'être toujours avec lui
que d'éprouver de la joie ou quoi que ce soit d'autre.
Les gens qui veulent défendre la terre me font penser à ceux qui veulent défendre Dieu.
C'est comme si une amibe, toute seule avec ses petits flagelles musclés,
voulait défendre un éléphant.
Pas plus Dieu que la terre n'ont besoin de nous pour les défendre, merci bien.
Avec ou sans nous, ils réagiront quand ils auront à le faire, de toutes façons, inévitablement.
Qu'on les respecte du mieux que l'on peut, ça oui, d'accord.
Ça nous évitera de nous prendre des catastrophes cataclysmiques sur le coin de la courge.
Mais se prendre pour leurs sauveurs, c'est tellement présomptueux que ça en devient risible.
On sait que le diable utilise toujours les trois mêmes vieux trucs, puisque ça marche :
la soif de plaisirs, la soif de possessions, la soif de pouvoir.
Pour contrer ces tentations, l'Église a les remèdes adéquats :
la chasteté, la pauvreté et l'obéissance aux commandements de Dieu.
Il est à noter que la tentation la plus maléfique, celle qui fait le plus de dégâts,
est la tentation du pouvoir.
Elle s'exprime aussi dans la tentation d'avoir des pouvoirs, en particulier magiques ou occultes,
et à travers l'égo surdimensionné, qui nous fait croire qu'on est quelqu'un de spécial,
meilleur que les autres, plus doué, plus intelligent, plus saint, qu'on est un gagnant,
ou qu'on sait manipuler les autres ou les diriger mieux que personne, qu'on est supérieur à tous.
Attention à cette tentation, c'est la plus vicieuse, et celle que Dieu déteste le plus.
Dieu, c'est lui, il n'y en a pas d'autre. Malheur à qui se prend pour lui, ou se fait passer pour lui !
Tu veux mieux connaître qui est Jésus ? Lis le Nouveau Testament.
Tu l'as déjà lu, et tu voudrais en savoir plus ? Relis-le.
Non mais, vraiment, tu sais déjà ce qu'il y a dedans, et tu voudrais de la nouveauté ? Relis-le.
Dans les Évangiles se trouve tout ce dont nous avons besoin pour notre Salut, nous dit st Jean.
Faisons-lui confiance, au lieu d'aller chercher chez des auteurs qui s'autoproclament mystiques
des détails qui ne sont que de la curiosité, et qui ne proviennent, dans le meilleur des cas,
que de leur imagination.
Quand on prêche l'évangile tel qu'il est écrit, sans l'édulcorer, sans trier dedans ce qui nous plait,
mais en parlant aussi de ce qui ne nous plait pas et nous met en cause,
il peut arriver que des personnes soient mal à l'aise, aient l'impression d'être jugées,
ou même sortent carrément de l'église (si si, ça arrive).
Qu'est-ce que ce sera le jour où elles entendront ces paroles de la bouche même de Dieu !
Réconcilions-nous avec lui tant qu'il en est encore temps,
si l'on entend des reproches qui nous concernent dans ses paroles.
Une fois qu'on sera mort il sera trop tard.
La justice institutionnelle nous dit qu'on est présumé innocent
tant qu'il n'est pas prouvé qu'on est coupable.
Du coup les médias en font des caisses sur la présomption d'innocence, en particulier
quand quelqu'un de connu est accusé, surtout si c'est une personnalité politique,
même dans les cas où toutes les preuves irréfutables de sa culpabilité sont visibles aux yeux de tous.
Par contre la justice populaire n'a que faire de la présomption d'innocence :
dès que quelqu'un est soupçonné de quelque chose, surtout si c'est des abus sexuels,
alors le soupçon tient lieu de preuve définitive, et une accusation, sans la moindre preuve,
suffit amplement à faire discréditer aux yeux de tous une personne, qu'elle soit coupable ou non.
Les abus de prudence de la justice me semblent avoir un rapport
avec les abus de violence des foules, anonymes sur internet ou réunies en collectifs d'activistes.
Si on arrêtait de prétendre à l'innocence de gens dont les preuves de culpabilité sont publiques,
peut-être que la justice populaire lèverait un peu le pied sur la présomption de culpabilité
de ceux dont la seule chose que l'on puisse leur reprocher est d'avoir été dénoncés sans preuves.
Par quelque bout qu'on le prenne, l'amour de l'argent est incompatible avec l'amour de Dieu.
La recherche de l'argent justifie n'importe quelle action, en dehors de toute morale.
Pourquoi y a-t-il des guerres ? Pour l'argent. De la pornographie ? Idem. La criminalité pareil.
Vous voulez détruire une famille ? Mettez un héritage au milieu.
L'argent possède ceux qui l'idolâtrent, il leur prend tout leur temps et toutes leurs pensées.
Une fois qu'il les a séduit, il peut leur faire faire n'importe quoi, c'est juste une question de prix.
L'amour de Dieu, lui, est gratuit. Comme le paradis. Comme les sacrements.
Après, bien sûr, de l'argent, on est bien obligés d'en avoir un peu pour vivre.
Mais pour paraphraser Molière, en avoir pour vivre, soit, mais vivre pour en avoir, non.
Il n'est pas rare de voir des chrétiens se tromper de cible sur le chemin de la sainteté.
Au lieu de chercher le Christ pour l'adorer, l'écouter et mettre en pratique ses conseils,
ils ne recherchent au fond qu'eux-mêmes, ce qui leur plait, ce qui les fait se sentir bien.
Le chemin de la sainteté n'est pas une recherche de soi, mais une recherche de Dieu.
Il ne s'agit pas de devenir parfait, mais d'adorer le seul qui le soit vraiment.
Que les défauts de quelqu'un nous amusent, voire nous fassent rire, c'est une chose.
Mais humilier quelqu'un en public, pour lui faire du mal,
pour détruire sa réputation, son honneur ou sa dignité,
ça n'a strictement rien à voir, parce que ça a les mêmes racines
que n'importe quelle tentative de meurtre.
Le problème avec les sites de vidéos genre youtube ou odyssee,
c'est que l'algorythme cherche à enfermer les gens dans des thèmes.
Si on a le malheur de regarder une fois une vidéo sur un sujet religieux,
on va être abreuvé de propositions de vidéos religieuses, en vrac,
mélangeant les religions, le vrai et le faux, le fanatique et le bibliste, sans aucun discernement.
C'est pareil si on regarde une vidéo sur l'espace, on va avoir plein de vidéos de "preuves" d'aliens.
Une vidéo sur la politique ? Plein de vidéos sur des gens qui donnent leur opinion politique
ou qui cherchent à nous convaincre d'une "vérité" unique et définitive qui n'appartient qu'à eux.
Tout ce qui favorise le complotisme sera systématiquement mis à l'honneur,
tous les "on ne nous dit pas tout" vont déferler sur le site si on en regarde un seul,
parce que c'est ce qui rapporte le plus en publicité à ces plateformes.
C'est le royaume des "chercheurs" autoproclamés et des gourous de tout poil,
des donneurs de leçons et des moralisateurs à l'indignation sélective et ciblée.
Il faut donc, quand on fréquente ce genre de site, vérifier en permanence
si on n'est pas en train de se faire enfermer dans une mentalité en boucle fermée,
qui ne fait que remettre de l'huile sur le feu du
"quand on sait c'qu'on sait, on a bien raison d'penser c'qu'on pense",
éloignant petit à petit ceux qui tombent dans ce piège de la réalité et de toute vérité objective.
Trouver des gens qui veulent privatiser l'Église pour l'utiliser à des fins personnelles, c'est facile.
En trouver qui veuillent aider le prêtre là où il a réellement besoin d'aide pour la paroisse,
même s'il s'agit de tâches ingrates, humbles, invisibles ou répétitives,
c'est beaucoup plus difficile.
La hierarchie catholique n'est pas le fruit du hasard, ni une usurpation, ni une recherche de gloriole,
mais le choix explicite et répété du Christ, qui a choisi lui-même ses apôtres
leur a confié l'évangélisation du monde, le pouvoir de remettre les péchés,
et le devoir de répéter à l'infini ce qu'il a fait lors de la dernière Cène.
S'en prendre à l'institution du sacerdoce, c'est attaquer le Christ frontalement, en vérité.
Et invoquer une prétendue lutte contre le cléricalisme ne change rien à l'affaire.
Je n'ai personnellement jamais rencontré de gens plus cléricaux
que des laïcs qui avaient usurpé la place de leur curé,
et qui exigeaient de tous un respect et une obéissance absolue à leurs fantaisies
bien plus que le plus strict des curés n'aurait jamais osé le faire.
Je me suis ainsi retrouvé un jour avec des laïcs qui m'ont interdit de célébrer une messe,
un dimanche et dans ma paroisse d'origine, parce que ça ne correspondait pas à leur agenda.
Qu'on ne vienne pas me parler de lutte contre le cléricalisme après ça.
J'ai lu une fois dans un roman qu'en fait, le premier de tous les commandements de Dieu,
c'est : "écoute, Israël".
C'était dit comme une sorte de blague,
et pourtant j'ai trouvé ça très pertinent :
si on n'écoute pas Dieu, il peut bien nous donner tous les commandements qu'il veut,
ça ne nous servira pas à grand chose.
On demande souvent aux chrétiens d'êtres "tolérants".
Alors pour commencer, le mot "tolérance" n'appartient pas au vocabulaire biblique,
on ne le trouve pas dans la bible, pas une seule fois.
Le Christ nous demande d'être charitables, de savoir pardonner,
mais à aucun moment il ne nous demande d'être "tolérants" envers qui que ce soit.
Ensuite, si on demande d'être tolérant c'est, par définition,
parce que certaines situations sont intolérables, non ?
Prier pour la conversion de ceux qui commettent des péchés, oui.
Chercher à les aider à sortir d'une situation qui leur fait du mal, oui.
Les accueillir avec charité quand ils en sont sortis, oui.
Mais déclarer que leurs péchés n'en sont pas pour ne pas leur faire de peine, non.
Si je vois quelqu'un prêt à se jeter d'un pont,
la charité consiste à chercher à l'en dissuader,
pas à être tolérant parce que c'est son choix,
afin de ne pas lui faire de peine pendant qu'il tombera pour s'écraser en bas.