persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 16 décembre 2024

Voler est une activité particulièrement vaine. 

Tout d'abord, c'est un péché grave, et il faut en demander pardon à Dieu en confession.

Ensuite, il faut réparer les conséquences du péché, c'est à dire tout rendre, avec des intérêts parfois.

Du coup, vraiment, c'est un péché qu'il ne sert à rien de commettre, il n'apporte que des ennuis. 

dimanche 15 décembre 2024

Si mes souvenirs sont bons, on apprend à faire une analyse de texte à partir de la 6ème. 

Qui est l'auteur ? À qui s'adresse-t-il ? Pourquoi ? Quelles sont ses autres oeuvres ? etc etc, 

voilà le genre de question qu'il faut se poser avant de prétendre comprendre ce qu'il a écrit.

Aujourd'hui, sur internet, trop de monde fait l'impasse sur ces questions basiques.

Beaucoup regardent ou écoutent n'importe qui et prennent pour parole d'évangile ce qui est dit, 

sans prendre la peine de rien vérifier, à aucun moment : 

"je l'ai vu sur le net", telle est leur justification quand on remet en question leurs "connaissances". 

Il ne faut pas s'étonner, si on écouter n'importe qui sans réfléchir, de finir par croire n'importe quoi. 

samedi 14 décembre 2024

Ça m'amuse toujours quand quelqu'un dit qu'une homélie ne devrait pas faire la morale.

Soyons clairs. Ce que l'on appelle la morale chrétienne, c'est l'imitation du Christ, ni plus, ni moins.

Dans telle ou telle circonstance, comment agirait Jésus ? C'est ça, la morale, 

et non pas une liste interminable de choses interdites ou qui devraient nous remplir de honte. 

Du coup, bien sûr qu'une homélie peut, et même doit faire la morale ! 

Si elle ne nous incite pas à comprendre comment agissait le Christ et à l'imiter, à quoi sert-elle ?

C'est bien le drame qui arrive souvent, d'ailleurs : on ne dit plus que des banalités, des périphrases, 

des explications de texte simplettes, léthargique ou inintéressantes lors de l'homélie. 

Eh bien non ! Parlons du Christ. Au bout d'un moment, qu'est-ce qui pourrait être plus intéressant, 

et surtout, qu'est-ce qu'on fait là, si ce n'est apprendre de Jésus comment lutter contre le péché ? 

vendredi 13 décembre 2024

Ce qui me fait le plus de peine, dans le péché, 

c'est le sort de ceux qui en sont les victimes, 

et aussi le sort de ceux qui le commettent et qui, 

s'il ne se repentent pas et ne font pas pénitence, 

peuvent aller jusqu'à se damner, quand il s'agit de choses graves. 

Hélas, comme nous sommes tous pécheurs, 

nous sommes tous à la fois victimes et bourreaux, 

allant même parfois jusqu'à être victimes de nous-mêmes et de personne d'autre. 

Quel malheur. 

Non, vraiment, il n'y a rien de "mignon" dans le péché, 

c'est une abomination sur toute la ligne, parce que ça fait souffrir tout le monde. 

jeudi 12 décembre 2024

J'ai toujours refusé de faire des messes réservées à une catégorie de personnes. 

La messe des familles ? Une messe d'anniversaire de décès ou de mariage ? La messe des enfants ?

C'est la messe du dimanche, ou celle de chaque jour de la semaine. 

La messe de la communauté chrétienne, quoi, à laquelle chacun est libre de se joindre.

L'Église est catholique. En français, ça se traduit "la communauté est universelle". 

Je ne veux pas de communautarismes décidés arbitrairement à la messe, 

parce que toute messe est célébrée, par définition, "pour la multitude" et non pas pour quelques-uns.

En plus, avoir "sa" messe, ça veut dire souvent que toutes les autres ne nous concernent pas.

Ça n'a aucun sens. 

Ça me semble même être totalement opposé aux enseignements du Christ, pour tout dire.

mercredi 11 décembre 2024

Nous avons joué de la flute et vous n'avez pas dansé, 

nous avons chanté des chants funèbres et vous n'avez pas pleuré... 

C'est vrai que, chaque année, l'Église trouve des thèmes pour nous occuper, 

et qu'il y a des chrétiens que ça n'intéresse absolument pas.

Eh, que voulez-vous. On ne peut à la fois s'intéresser au Christ crucifié

et aux gadgets qu'on nous présente pour nous faire passer le temps à courir après du vent. 

mardi 10 décembre 2024

La mode, c'est ce qui se démode, a dit Jean Cocteau. 

Il ne faudrait pas croire que ça soit différent dans l'Église.

Ceux qui succombent à la tentation de suivre les modes au lieu de suivre le Christ

ne devront s'en prendre qu'à eux-mêmes quand ils deviendront inévitablement ringards. 

lundi 9 décembre 2024

Pas besoin d'être monomaniaque pour aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même.

Il suffit, chaque matin, de se fixer un objectif facile à atteindre pour ces deux façons d'aimer. 

Je ne sais pas moi, des prières, la messe, le chapelet, la lecture de la parole de Dieu, 

et pour le prochain un coup de fil, un sourire, un service, une aumône, un pardon, ou autre chose.

Et chaque soir, on vérifie si on a rempli notre objectif. 

Si oui, on rend grâce à Dieu. Si non, on lui demande pardon. 

Et le lendemain, on remet ça. Un pas à la fois, chaque jour. 

C'est comme ça qu'on devient saint. 

dimanche 8 décembre 2024

Aujourd'hui nous entendons l'appel de Jean le Baptiste mais, comme nous ne sommes pas nécessairements familiers avec le langage prophétique, voilà une rapide explication. Rendez droits ses sentiers signifie que vos agissements soient obéissants aux commandements de DieuTout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées; Le ravin c'est l'humble, le pauvre, le faible, celui que l'on ne regarde pas : sa dignité sera rétablie. Les montagnes et les collines, ce sont les orgueilleux et les grands de ce monde, ceux qui provoquent les guerres ou qui font peser sur le peuple leur volonté : ils seront abaissés, c'est à dire que leur pouvoir leur sera enlevé, ils ne pourront plus nuire à personne. Les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis : la justice sera rétablie et respectée, ceux qui s'opposaient à la Parole de Dieu ne pourront plus le faire. Quant à tout être vivant verra le salut de Dieu, il s'agit, comme dans toute prophétie, à la fois de quelque chose de messianique et de quelque chose de plus lointain : le salut de Dieu, c'est son messie qui vient nous sauver, et ça sera même son Fils, son unique, mais ça, personne ne peut encore l'imaginer. Et ce salut ne sera complet qu'au retour du Christ, aux derniers temps, mais ça aussi, il est encore trop tôt pour que ceux qui entendent Jean le comprennent. Toujours est-il qu'en attendant Jean prêche, comme nous le dit saint Luc, le pardon des péchés : il nous demande de mettre notre vie en conformité avec le plan de Dieu, afin que nous soyons prêts quand il viendra, que notre façon d'agir soit compatible avec sa façon de penser, qu'il y ait une reconnaissance mutuelle. Nous seront son peuple, il sera notre Dieu, une nouvelle alliance est sur le point d'arriver. Personne ne peut faire alliance de façon unilatérale. Une alliance, ça se consent mutuellement ou ça n'existe pas. C'est pourquoi Dieu fait appel à notre bonne volonté. Oui, il vient nous sauver, mais si nous rejetons notre sauveur, quel bien cela nous fera-t-il ? Oui, il nous montre son amour, mais si nous le rejetons, à quoi bon ? Rien de pire que de dire à quelqu'un : je t'aime, et d'entendre en retour : pas moi. Préparons les chemins du Seigneur, préparons notre coeur, rendons droits nos chemins : il vient, notre sauveur !

samedi 7 décembre 2024

Il est inconcevable qu'en paroisse on use de coercition pour forcer qui que ce soit à quoi que ce soit.

Dieu nous a donné le libre arbitre, et il joue le jeu : il tient compte de nos décisions et les respecte.

Certes, il aimerait qu'on l'utilise pour parvenir à la liberté, c'est à dire au choix du bien, 

mais si on l'utilise pour devenir esclaves du péché, il nous laisse faire comme bon nous semble, 

bien qu'il nous supplie tout au long des Écritures de choisir la vie, qui est à notre portée. 

Toujours est-il que ce que Dieu a permis, l'homme ne peut l'interdire. 

Forcer les gens à venir à la messe, par exemple en l'imposant comme condition sans concessions

pour obtenir des sacrements auxquels ils ont pourtant droit par volonté divine, 

c'est un abus pur et simple. 

Certes, on aimerait qu'ils profitent pleinement des dons de Dieu et qu'ils viennent le recevoir. 

Mais s'ils sont trop faibles pour venir alors il faut, comme saint Paul, se faire faible pour les faibles, 

afin de donner à tout le peuple de Dieu, même à ceux qui ne comprennent rien 

ou qui n'ont pas les mêmes priorités que nous dans la vie, 

l'opportunité de recevoir malgré tout les dons de Dieu. 

Qui sait, peut-être qu'alors la grâce sera en mesure de donner à la nature le coup de pouce

dont nous avons tous besoin pour accomplir de notre mieux les commandements de Notre Seigneur ?

vendredi 6 décembre 2024

J'ai toujours eu une tendresse particulière pour le psaume 126 : 

Si le Seigneur de bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain; 

si le Seigneur ne garde la ville, c'est en vain que veillent les gardes. 

En vain tu devances le jour, tu retardes le moment de ton repos, tu manges un pain de douleur : 

Dieu comble son bien-aimé quand il dort

Je trouve ça rassurant et réconfortant qu'au fond, tout dépende de Dieu. 

Gloire à Dieu ! Tout est dans sa main, et il nous aime plus que nous ne nous aimons nous-même, 

que pourrions-nous y ajouter, sinon nos actions de grâce ? 

jeudi 5 décembre 2024

Reconnaître que l'on n'est pas Dieu, c'est la base d'une relation saine entre nous et lui. 

Ça a l'air idiot, dit comme ça. On se dit : "bien sûr que je sais que je ne suis pas Dieu !", 

et pourtant, combien de fois agissons-nous comme si tout dépendait de nous ? 

Comme si, par exemple, le plan de Dieu ne pouvait être parfait sans nos efforts ? 

Combien de fois ne pensons-nous pas que c'est de nous que dépend la vie de telle ou telle personne, 

ou que personne n'est en capacité de faire aussi bien que nous dans tel ou tel domaine ? 

Que nous sommes le salut de l'Église (oui oui, même ça, ça ne nous fait pas peur !), 

ou que nos idées personnelles sont bien supérieures à celles de n'importe qui d'autre ?

Ah ça, prétendre que l'on sait parfaitement que l'on n'est pas Dieu, c'est facile à dire.

Reste encore à agir et penser, ensuite, comme si on était réellement convaincu de notre vraie place. 

La dernière fois que j'ai vérifié, la place en question, si mes souvenirs sont bons, c'était : 

tu es poussière, et tu redeviendras poussière

Ou encore : L'homme ! Ses jours sont comme l'herbe, comme la fleur des champs, il fleurit; 

dès que souffle le vent, il n'est plus, même la place où il était l'ignore

mercredi 4 décembre 2024

La foi catholique est fondée sur les Saintes Écritures, 

expliquées et vécues par les Pères Apostoliques et les saints et saintes, ce qu'on appelle la Tradition, 

et par le magistère de l'Église, qui doit nécessairement être fidèle à la bible et à la Tradition. 

Il n'y a aucunement besoin de révélations privées pour avoir l'intégralité de la foi catholique, 

parce que celles-ci n'ajoutent rien, n'enlèvent rien et ne changent rien à la foi. 

Elles en sont juste des illustrations données à des personnes privées pour leur édification personnelle, 

mais dans la mesure où on savait déjà ce qui leur est montré, 

ça n'a pas d'influence sur le dépot de la foi. 

mardi 3 décembre 2024

Il ne viendrait à l'idée de personne, quand on attend un bébé, de ne rien préparer, 

et d'attendre qu'il soit né pour se décider à acheter peut-être un berceau, des couches ou des habits.

Eh bien, nous attendons tous un bébé, qui va naître le 25 décembre.

Ne le laissons pas arriver nu et cru sans avoir rien préparé. 

Multiplions les actes concrets d'amour de Dieu et du prochain, rien ne saurait lui faire plus plaisir, 

afin qu'il puisse s'installer dans des coeurs moëlleux et confortables, 

et que nous ayons en réserve pour lui la seule chose qu'il attend de nous, 

notre amour pour répondre à son amour. 

lundi 2 décembre 2024

On ne peut pas sauver quelqu'un qui ne veut pas être sauvé. 

Peut-être arrivera-t-on, pour un temps, par la force, à faire quelque chose.

Mais dès que la personne retrouvera sa liberté, sa situation redeviendra comme avant.

Ça vaut pour les addictions ou les maladies, mais ça vaut aussi pour le péché : 

si nous n'avons pas la bonne volonté de nous en sortir, Dieu ne peut pas plus nous aider

que nous ne pouvons aider ceux que nous aimons mais qui veulent s'auto-détruire. 

dimanche 1 décembre 2024

Quelle est la différence entre quelqu'un qui ne peut pas supporter ceux qui ne sont pas comme lui, 

et entre ceux qui ne peuvent pas supporter ceux qui ne peuvent pas supporter les autres ? 

(je vous laisse du temps pour relire, parce que ces histoires mènent facilement à la confusion). 

Réponse : aucune. 

Dans les deux cas, on a des gens qui ont peur de la contradiction et de la différence, 

et qui considèrent que tous ceux qui ne sont pas comme eux 

ou que tous ceux qui ne pensent pas comme eux

ne devraient pas exister ou, à minima, ne devraient pas avoir droit à la parole. 

Il faut vraiment être peu sûr de soi pour avoir une telle intransigeance, quelle que soit la cible visée. 

samedi 30 novembre 2024

Je ne sais pas comment font ceux qui pensent que la vie n'est que le fruit du hasard pour le supporter.

La vie, si elle n'a pas de sens, n'a pas non plus d'intérêt, ni vraiment de valeur, d'ailleurs. 

vendredi 29 novembre 2024

Tout ce que l'on fait dans l'Église, 

on ne le fait ni pour une paroisse, ni pour un diocèse, ni pour l'Église, 

parce que tout ça c'est des concepts, des mots.

Tout ce que l'on fait dans l'Église, on le fait pour Jésus Christ. 

Il n'est pas une idée, une tradition ou une inspiration, mais une personne existante, 

que l'on va rencontrer lors de son retour. 

C'est de lui que nous sommes les serviteurs.

jeudi 28 novembre 2024

Autant dans la première lecture que dans l'évangile, on a des annonces qui glacent le sang. Ce n'est que destructions, terreur, désarroi, fuites, colère, épée, affolement... Remarque, ça fait ton sur ton avec les médias de notre époque. Bien sûr, ça ne concerne pas que notre époque. Des grandes détresses et des tribulations ahurissantes, le monde en a déjà connu. La destruction du temple de Jérusalem en 70, ça a dû être quelque chose. Les grandes épidémies de peste et de cholera qu'il y a eu au fil des siècles aussi. Alors par contre, ce qui est tout à fait saisissant, c'est la fin de l'évangile du jour : quand ces évènements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. Dieu est présent même quand on a l'impression qu'il dort, comme Jésus dans la barque pendant la tempête. La rédemption n'est jamais très loin du châtiment. Par châtiment, je ne pense pas à une punition envoyée par Dieu, mais à la simple conséquence du péché de tous les jours : à force de vivre sans Dieu, sans écouter ses commandements, sans suivre sa Parole, au gré de notre fantaisie et de nos tentations, il nous arrive des bricoles, c'est inévitable. Celui qui a le "mode d'emploi" du monde, c'est son créateur. Il nous a transmis ce mode d'emploi par les prophètes, mais nous préférons bricoler le monde à notre guise, sans suivre les indications, sans faire confiance à celui qui l'a imaginé, voulu et créé. Si on monte un meuble Ikéa avec la même méthode, complètement au pif, surtout un qui serait bien compliqué, avec tout un tas de vis différentes et de bouts de contreplaqué de toutes sortes, il aura tôt fait de se retrouver par terre dès que l'on voudra s'en servir. Le monde, c'est pareil. On fait n'importe quoi et on s'attend à ce qu'il nous rende heureux et épanouis, mais ça ne marche pas comme ça. Heureusement, quand il voit qu'on ne s'en sort pas, Dieu, comme un bon Père qu'il est, reprend les choses en main et finit la construction lui-même. C'est ce qu'il a fait en détruisant la mort par la résurrection du Christ. C'est ce qu'il fera quand Jésus reviendra parmi nous pour régner définitivement sur le monde. Ne craignons pas les gesticulations du diable. Dieu a déjà gagné. Il nous reste juste à choisir notre camp.

mercredi 27 novembre 2024

La vie ici-bas semble n'être qu'une suite de problèmes à résoudre ou d'épreuves à survivre.

C'est vrai que ça nous tient occupés, on n'a pas le temps de s'ennuyer, mais vraiment, 

si ce n'est pas trop demander, pour ma part j'aimerais autant qu'il n'y ait ni problèmes ni épreuves, 

car il me semble que vivre sans batailles à gagner doit être tout à fait supportable.