persévérance

persévérance
Éloge de la persévérance

Couv

Couv
Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

rcf

rcf 2

aléatoire

mardi 18 mars 2025

Tout le monde est influençable, ce n'est pas une histoire de QI, d'études ni de formation, 

et plus vite nous l'acceptons, plus ça nous aide à nous méfier de nous-même.

Ceux qui pensent qu'ils sont au-dessus de tout ça sont des proies faciles, 

comme il arrive systématiquement à tous ceux qui sous-estiment leur ennemi.

C'est pour ça qu'on trouve tant d'intellectuels et de hauts diplômés qui tombent comme des fleurs

dans toutes les théories du complot ou les mensonges qui nous envahissent de plus en plus : 

ils sont tellement sûrs de leur faculté de raisonnement qu'ils ne se méfient pas assez

de tout ce qui emprunte un autre chemin, comme les émotions, les scandales ou le goût du secret.

lundi 17 mars 2025

L'amour de Dieu pour le monde, ça se manifeste par une proposition d'alliance : 

"suivez mes commandements et vous vivrez" ou, si on les rejette, "faites ceci et vous mourrez". 

Ce n'est pas une menace, mais une constatation : 

la créature qui rejette son créateur ne peut subsister sans lui, et elle cause sa propre perte. 

Prétendre aimer Dieu et lui désobéir, c'est se mentir à soi-même.

Dans une alliance, on est toujours deux : chacun donne quelque chose à l'autre ou même, parfois,

chacun se donne à l'autre, comme par exemple dans le sacrement du mariage. 

Voilà pourquoi l'amour de Dieu ne suffit pas à notre salut, si nous ne faisons pas notre part du marché, 

si nous rejetons ses commandements, si nous refusons de les mettre en pratique, 

si nous choisissons la mort plutôt que la vie, et notre salut n'est plus assuré en aucune façon, 

parce que quand une alliance est rompue, ce qu'elle promettait n'est plus à l'ordre du jour. 

La meilleure assurance au monde n'assure que ceux dont la cotisation est à jour, 

si on veut faire une métaphore. 

dimanche 16 mars 2025

Quand la voix du Père se fait entendre de la nuée, lors de la transfiguration de Jésus, 

pour déclarer : "celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le", 

ça ne signifie pas qu'il aurait choisit un homme pour en faire son fils, 

mais qu'il a choisi son Fils unique de toute éternité, 

celui qu'il engendre depuis toujours et pour toujours, 

Dieu le Fils, pour qu'il soit incarné, engendré par la Vierge Marie, 

afin de donner la possibilité du Salut à toute l'humanité 

(pour peu que l'on devienne son disciple et que l'on reçoive le baptême). 

Bref, Jésus n'est pas un homme fait Dieu, mais Dieu fait homme. 

En effet, le Salut ne pouvait venir que de Dieu. 

Tous les hommes qui s'y sont essayés avant lui se sont cassé les dents,

car étant eux-même pécheurs et agents actifs de la dissémination du mal, qu'ils l'aient voulu ou non,

ils étaient bien incapables d'enlever le péché du monde. 

samedi 15 mars 2025

Il y a des gens qui pensent que tout le monde va au paradis, 

qu'il n'y a ni enfer ni encore moins de purgatoire, 

dont tout le monde répète sans avoir jamais rien vérifié que c'est une invention du moyen âge. 

Ok. Très bien. Tout le monde va au paradis. Mouiiiii, bien sûûûûr. 

Alors qu'on m'explique pourquoi on célèbre des messes d'enterrement, pourquoi on pleure,

pourquoi on célèbre des messes pour les défunts, pourquoi on prie pour eux ? 

Pourquoi on met des cierges à leur intention ? Pourquoi on bénit leurs tombes ?

Si tout le monde est sauvé quoiqu'il arrive, à quoi bon ? Ça ne servirait strictement à rien, 

prier pour que quelqu'un qui est déjà avec Dieu soit sauvé n'aurait aucun sens, 

les saints ne peuvent pas être plus heureux ni avoir une vie plus parfaite qu'ils ne l'ont déjà, 

ce ne sont pas eux qui ont besoin de nos prières, mais nous qui avons besoin des leurs.

Non, si l'Église prie et célèbre des messes pour les défunts, 

c'est bien parce qu'elle ne sait pas où ils sont, à moins qu'ils n'aient été canonisés, 

auquel cas on ne demande plus pour leur salut mais pour leur intercession.

Par contre s'ils sont au purgatoire, c'est à dire promis au Salut mais qu'il leur reste des dettes, 

on puise dans le trésor du Sacrifice du Christ pour les aider à les payer s'ils le veulent, 

et ça, ça a du sens. 

vendredi 14 mars 2025

L'examen d'entrée au paradis, ce n'est pas Dieu qui nous demandera : 

"est-ce que tu veux entrer au paradis ?", mais "est-ce que tu m'aimes ?". 

Et on ne pourra pas mentir ni tricher, on sera bien obligés de dire le fond de notre coeur.

Si donc on répond "non", parce qu'on ne s'est jamais préoccupé de Dieu de toute notre vie, 

Dieu tiendra compte de notre réponse, parce que ce n'est pas un tyran, il ne nous force à rien. 

Lui ne condamne personne, c'est nous qui nous condamnons quand nous refusons de l'aimer.

Sa miséricorde, c'est d'avoir envoyé son fils pour nous guider vers lui. 

Si nous n'en avons rien à faire ici-bas, il ne faudra pas faire appel à elle quand il sera trop tard, 

et que l'heure du jugement, qui vient après la miséricorde, sera venue.

samedi 8 mars 2025

L'époque à laquelle nous vivons n'est pas très prompte à pardonner, c'est le moins que l'on puisse dire. Au contraire, dès que n'importe qui rapporte que quelqu'un a dit ou fait quelque chose qui nous scandalise, nous énerve ou nous déplait, bref produit en nous une réaction instinctive négative, on "cancel" l'accusé, on l'élimine de notre vie. Si c'est sur internet, on ne le suivra plus, et les plus agressifs feront connaître sur leurs réseaux sociaux qu'il faut que tout le monde fasse comme eux, parce qu'en plus d'être facilement irritables, nous aimons transmettre notre colère autour de nous, et on exige que tout le monde fasse comme nous. Peu importe la vérité, d'ailleurs. Peu importe l'histoire, qui peut toujours être "réinterprêtée". Peu importe la présomption d'innocence, peu importe la justice, peu importe la raison ou l'étude sérieuse des personnes que l'on condamne. On nous a dit telle ou telle chose scandaleuse, le moins que l'on puisse faire est bien de le croire sans discuter, et d'agir sans réfléchir. Tout à l'instinct, voilà ce qu'il faut faire aujourd'hui. Laisser nos tripes régner en maître sur notre cerveau. D'ailleurs, n'y a-t-il pas des neurones aussi dans notre ventre, mh ? Ah ben voilà, c'est la preuve qu'on a bien raison de faire comme ça, je l'ai lu sur internet. Alors, quand même, pour ceux que ça intéresserait, Jésus n'agit pas comme ça. Pas du tout, même. Il ne condamne personne à priori, ni à postériori, d'ailleurs. Il peut rencontrer une femme prise en flagrand délit d'adultère, un collecteur d'impôts, forcément voleur et vendu aux Romains, un chef de collecteurs d'impôts, même, un centurion de l'armée romaine, un chef de synagogue, un lépreux ou n'importe qui d'autre, il aura pour chacun le temps de les écouter, avec bienveillance, sans jamais juger aucun d'entre eux. Jésus ne "cancel" personne. Même pas le pécheur endurci. Il ne dit rien de mal contre Judas, alors qu'il sait qu'il est en train de le trahir. Il ne se venge pas après la triple trahison de Pierre. Il ne reproche pas aux apôtres de l'avoir tous abandonné la nuit de son arrestation. Il n'est pas venu pour nous juger, encore moins pour nous condamner. Il est venu nous sauver, en donnant sa vie pour que nous parvenions, derrière lui, à la résurrection. Enfin, derrière lui... Si nous agissons comme lui. Si nous ne jugeons pas. Si nous ne condamnons pas. Si nous avons, pour les pécheurs, la même miséricorde que la sienne. 

vendredi 7 mars 2025

On ne devrait jamais faire de pénitences pendant le carême 

sans en parler d'abord à son père spirituel et sans avoir son aval, 

afin de ne pas se fatiguer en vain, sur une route qui n'est pas nécessairement la bonne.

Un père spirituel, c'est quoi ? Un prêtre (ou moine, ou religieux voire religieuse ou moniale), 

qui a de l'expérience (pas un jeune, par pitié), qui est savant dans les affaires de Dieu, 

et qui nous aide à progresser, en respectant notre rythme, sur le chemin de la vie éternelle, 

par ses conseils et surtout pas par des ordres à suivre comme des militaires. 

Sainte Thérèse d'Avila disait qu'il fallait choisir un entre mille, 

mais que comme on n'a pas 1000 prêtres sous la main, il faut choisir ce que l'on peut. 

jeudi 27 février 2025

Nous n'avons pas tous la même vocation dans l'Église et dans le plan de Dieu, 

et nous n'avons surtout pas à avoir tous la même vocation, d'ailleurs. 

Parfois on est tenté, en voyant celle des autres, de la trouver plus intéressante que la nôtre, 

et de vouloir, nous aussi, faire telle ou telle chose qui semble plus gratifiante ou généreuse. 

Mais c'est effectivement une tentation, c'est à dire quelque chose qui ne cherche pas notre bien, 

mais au contraire à nous perdre, même si on croit suivre une meilleure voie que d'habitude. 

Que chacun se contente de faire ce pour quoi il est doué, et même si ça ne paye pas de mine, 

ce qui compte, c'est que ça convienne à Dieu, qui nous a donné cette vocation pour une raison.

mercredi 26 février 2025

Jusques à quand Dieu devra-t-il supporter que nous lui demandions de faire notre volonté, 

au lieu de nous efforcer de faire la sienne comme nous le professons dans le Notre Père ?

Au moins, finissons chaque prière de demande par "mais que ta volonté soit faite, pas la mienne", 

ce sera toujours ça... 

mardi 25 février 2025

C'est difficile de savoir aimer comme Jésus nous a aimés, de façon totalement gratuite. 

C'est pour ça que nous avons besoin de lui pour y arriver, 

parce que sans lui, nous en sommes parfaitement incapables. 

dimanche 23 février 2025

Jésus ne nous demande jamais quelque chose qu'il n'ait pas d'abord fait lui-même, 

plus encore, il ne nous demande jamais quelque chose qu'il ne puisse nous aider à faire. 

Si nous le prions de nous donner le discernement et la force d'agir comme il nous le demande, 

notre prière sera exaucée, à n'en pas douter. Encore faut-il le lui demander. 

mardi 18 février 2025

Dans l'histoire de Noé, on nous dit que Dieu s'est repenti de nous avoir créés, 

parce que nous passons nos journées à fomenter le mal.

Ça se comprend que nous voir utiliser si mal notre libre arbitre doit être désespérant.

Cependant, il suffit qu'il trouve une personne de bonne volonté dans toute l'humanité

pour nous laisser à nouveau une chance.

Aucun de nous n'est bon, Dieu seul est bon. Mais si nous nous efforçons malgré tout de faire du bien, 

alors tout n'est pas perdu, parce que, par cette entrée que nous lui laissons dans notre vie, 

Dieu peut faire des miracles et même faire de nous des saints.

Ne désespérons pas de nous-même, jamais. Dieu est là pour nous sauver, 

au premier signe de bonne volonté de notre part. 

samedi 15 février 2025

Il vaudrait mieux ne jamais être né que de se retrouver en enfer, 

non pas à cause de l'imagerie qu'on en a, avec les diablotins et les chaudrons, 

mais parce que là, personne n'aime personne, tout le monde déteste Dieu, les autres et soi-même, 

et subir cet état de fait pour l'éternité, quelle horreur ! 

jeudi 13 février 2025

On dit parfois qu'il faut savoir distinguer entre une personne et son oeuvre, 

en particulier quand la personne en question a eu des comportements discutables.

Mais cette distinction ne vaut pas pour Jésus et l'Église, même si dans ce cas 

c'est plutôt l'oeuvre qui a eu des comportements contestables au cours de l'Histoire.

Jésus aime l'Église, il s'est livré pour elle, elle n'est pas seulement son oeuvre ou son héritage

mais son épouse bien-aimée. 

Alors la partie de l'Église encore terrestre est imparfaite et pécheresse ? 

Sans le moindre doute, mais n'est-ce pas pour les malades et les pécheurs 

que Dieu est venu parmi nous ? 

Attaquer l'Église tout en se disant l'ami du Christ, ça ne tient pas.

Prions pour la conversion des pauvres pécheurs qui la défigurent, ça d'accord, autant qu'on voudra. 

Mais ne risquons pas de nous retrouver en guerre contre Dieu 

en attaquant aveuglément ce à quoi il tient comme à la prunelle de ses yeux. 

mercredi 12 février 2025

On ne peut pas laisser le message du Christ être obscurci par nos particularismes, 

par diverses façons de célébrer dans un même pays ou plusieurs pays de même langue.

Alors oui, se mettre d'accord sur une seule façon de faire, c'est réducteur. 

Oui, on peut regretter l'apauvrissement liturgique que ça comporte inévitablement. 

On peut alors, comme à Lyon, Milan ou Tolède, garder, dans un endroit prévu à cet effet, 

la façon de faire propre au lieu, dont sont les gardiens quelques prêtres qui le veulent.

Mais pour le bien de tous, et particulièrement de l'Évangile, célébrer tous la même chose ailleurs, 

ça aide à garder la paix dans les communautés chrétiennes, 

et c'est un bien infiniment supérieur à la satisfaction de voir préservées des préférences personnelles.

mardi 11 février 2025

Si nous, qui sommes chrétiens, ne transmettons pas la foi à notre entourage, 

alors nous n'avons pas le droit de déplorer d'être de moins en moins nombreux.

Personne ne devient chrétien en recevant une bible sur le coin du ciboulot en marchant dans la rue.

Si le Christ n'a plus des témoins qui acceptent de transmettre son message, 

comme ça a été le cas depuis 2000 ans, comment trouvera-t-il la foi sur la terre à son retour ? 

samedi 8 février 2025

C'est souvent que Jésus se retire dans des endroits déserts pour prier, et dans l'évangile du jour, il veut même emmener ses apôtres avec lui pour qu'ils se reposent. Les paroles de l'Évangile ne résonnent pas de la même façon selon les époques, mais aujourd'hui, alors que tout le monde a l'impression que le temps passe à toute vitesse parce qu'on court dans tous les sens, tout le temps, cette invitation de Jésus à prendre un peu le large et à se reposer est particulièrement importante. Quand on lit la vie de saint Antoine du désert, que l'on appelle le père de tous les moines, parce qu'il est le premier à avoir mené une vie réellement retirée loin de tout, on voit que lui aussi, bien que s'imposant une vie austère, permettait à ses frères de se reposer, de temps en temps, pour qu'ils ne craquent pas, et qu'ils puissent continuer sereinement sur la voie de la perfection évangélique. Il peut y avoir une tentation, particulièrement entre ceux qui recherchent la sainteté, d'une sorte d'émulation prétentieuse qui fait qu'on se vante de ne jamais prendre de repos, ni même de vacances, pour bien montrer comme on est fidèle au Christ. En réalité, si on était fidèles à l'évangile, on irait à l'écart, dans un endroit désert, se reposer quand c'est nécessaire, puisque Jésus lui-même nous invite à le faire. Il ne s'agit pas de paresse, puisque le but est de retrouver la force et la disponibilité nécessaires à la mission. Preuve en est que, quand Jésus voit que la foule les a précédés là où il voulait se reposer, il se mit à les enseigner longuement, parce qu'il fut saisi de compassion envers eux. Donner notre vie pour nos frères comme nous le demande le Christ, c'est une mission qui concerne tous les baptisés. Mais pour donner sa vie, il faut d'abord en être le maître, et non l'esclave. Si ma vie m'appartient, je suis libre de la donner à qui bon me semble. Si elle ne m'appartient pas, parce que je suis incapable de lui imposer les décisions qui seraient bonnes pour elle, comme celle de me reposer quand il le faut, alors je ne peux rien en faire, ni pour les autres, ni pour moi. Pour aimer en vérité, il faut pouvoir parfois dire non, afin que notre oui soit oui quand, en toute souveraineté, on décide de prendre soin des autres. 

Pour celui qui a soif d'apprendre, 

n'importe qui a quelque chose à lui enseigner. 

vendredi 7 février 2025

Tant qu'à être fâché avec quelqu'un, 

il vaut mieux que ce soit avec ceux qui n'ont que le pouvoir de donner la mort, 

et pas avec le seul qui a le pouvoir de donner la vie. 

jeudi 6 février 2025

Dieu est infiniment plus grand que tout ce que l'on peut imaginer.

Nous savons qu'il est Amour, mais nous ne savons pas exactement ce que ça signifie, 

parce que notre amour à nous est limité, défectueux, mélangé d'égoïsme et plein de manquements.

Nous avons qu'il est éternel, mais nous ne savons pas exactement ce que ça signifie, 

parce que nous sommes non seulement mortels mais notre vie n'est qu'un souffle qui s'en va.

Nous savons qu'il est infini, mais nous ne savons pas exactement ce que ça signifie, 

parce que nous sommes limités dans l'espace et le temps, et même notre imagination a des limites.

Bref, nous avons des mots pour le définir, mais nous n'avons pas l'expérience pour les comprendre.

Alors penser que l'on a tout compris à Dieu, c'est toujours, hors de toute autre possiblité, 

une erreur irrémédiable.