persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 14 février 2026

Si tu as choisi un autre maître que Dieu pour diriger ta vie, 

qu'il s'agisse de toi-même, de l'argent, du plaisir, du pouvoir, du foot ou d'un quelconque politicien, 

ne t'étonne pas de ne trouver sur ta route ni amour véritable ni bonheur durable. 

Ce sont des biens que seul Dieu peut procurer. Tout le reste n'en donne que des contrefaçons. 

vendredi 13 février 2026

Notre centre de gravité, notre centre d'équilibre, n'est pas en nous, mais en Dieu. 

C'est de lui que nous venons, à lui que nous allons, 

et seule notre relation avec lui peut nous donner un bonheur qui n'aura pas de fin. 

Chercher son équilibre en soi est une incongruité.

Tout seul, nous n'existerions même pas. 

jeudi 12 février 2026

Ne pas avoir le courage de dire non à un chef qui agit comme un dictateur, 

et je ne parle pas seulement du niveau politique, mais aussi dans le travail 

ou même dans des communautés religieuses ou des paroisses, 

ça revient au même que de faire partie de la troupe qui lui permet d'agir ainsi

parce qu'ils en profitent et en tirent un avantage personnel. 

Bon, par contre, il y a un prix à payer quand on s'oppose frontalement à ces satan en culotte courte, 

mais ça vaut la peine, si on veut pouvoir continuer à se regarder dans la glace chaque matin.

mercredi 11 février 2026

Il n'y a pas d'un côté un catholicisme spirituel, fait de prières, de liturgie et de sacrements, 

et de l'autre un catholicisme "social", qui s'occupe des pauvres, de l'éducation ou de l'enseignement. 

Le commandement du Christ nous dit d'aimer Dieu par-dessus tout et le prochain comme soi-même, 

et il nous dit surtout que c'est une seule et même chose. 

Si nous voulons réellement être les disciples du Christ, on ne peut choisir un commandement

au détriment de l'autre, quel que soit celui qui nous parle le plus. 

L'amour ne se divise pas, il ne se sépare pas, il ne s'oppose pas.

mardi 10 février 2026

Introduction du livret lubilate Deo publié en 1974, à la demande de Paul VI, par la Congrégation pour le culte divin


Dans la Constitution sur la sainte liturgie, le Concile oecuménique Vatican II, après avoir exhorté à ménager dans les célébrations liturgiques l'espace qui convient aux langues nationales, ajoute cet avertissement: «On veillera cependant à ce que les fidèles puissent aussi dire ou chanter ensemble, en langue latine, les parties de l'ordinaire de la messe qui leur reviennent»

Guidé par cette pensée et par cette intention, le Souverain Pontife Paul VI a manifesté à plusieurs reprises dans les derniers temps le désir que le chant grégorien accompagne les célébrations eucharistiques du peuple de Dieu de son agréable harmonie, donnant ainsi à celles-ci force et vigueur, et que les voix des fidèles entonnent des chants aussi bien grégoriens qu'en langue nationale. 

(...) Le chant grégorien restera ainsi le lien qui fera de beaucoup de peuples une seule nation, nation qui, réunie dans le nom du Christ, possédera un seul cœur, une seule pensée, une seule voix. En effet l'élan vers l'unité, exprimé par la consonance des voix dans la variété des langues, des rythmes et des harmonies, rend merveilleusement manifeste le riche accord d'une seule Église: «C'est vraiment un grand lien d'unité - déclare Ambroise - que le chant de toute la multitude du peuple dans un seul chœur! Les cordes de la cithare sont différentes, mais la symphonie est unique. Souvent, sur un petit nombre de cordes, les doigts de l'artiste se trompent; mais l'Esprit artiste dans le peuple ne peut se tromper».

Que Dieu nous accorde que la prière commune obtienne une heureuse réponse et que le coeur de l'Église qui prie résonne avec joie et plus haut, sur toute la terre, de ces doux et pieux accords.


14 avril 1974

Dimanche de Pâques

Résurrection du Seigneur

lundi 9 février 2026

L'intelligence sans humilité fait plus de dégâts que de bien.

Le diable est plus intelligent que nous. Ça lui fait une belle jambe ! 

Ça ne l'empêche pas d'être damné pour l'éternité.

dimanche 8 février 2026

Se croire supérieur à Dieu, on se dit que c'est stupide, ça n'a aucun sens, n'est-ce pas ?

C'est pourtant ce que nous faisons sans rougir chaque fois que nous considérons

que nos pensées sont supérieures aux siennes, et qu'on a bien raison de n'en faire qu'à notre tête

plutôt que d'obéir humblement à ses commandements. 

samedi 7 février 2026

Lorsqu'ils reviennent de la première mission que Jésus leur a confiée, les apôtres ont bien travaillé. Comme il  le leur avait demandé, ils sont allés, deux par deux, visiter les villes et les villages des alentours en prêchant qu'il fallait se convertir. Ils ont expulsé beaucoup de démons, fait des onctions d'huile aux malades et les ont guéris. Puis, leur mission accomplie, les voilà de retour auprès de Jésus pour raconter leurs aventures. On imagine sans peine l'ambiance des longues soirées, où chacun raconte à sa façon, avec force détails, les miracles qu'ils ont accomplis au nom du Seigneur. J'ai assisté deux fois à des onctions des malades qui ont débouché sur des guérisons miraculeuses, et j'en parle encore comme si c'était hier quand l'occasion se présente, alors que c'est arrivé il y a plus de 25 ans, et pourtant ce n'est même pas moi qui les avais administrées, je n'en avais été que le témoin. On imagine donc facilement l'excitation et l'émerveillement de tous au coin du feu. Et pourtant, Jésus décide qu'il leur faut aller dans un endroit désert, pour se reposer. Il ne veut pas battre le fer pendant qu'il est chaud, encourager les apôtres à donner encore et toujours plus sans s'arrêter, les féliciter en leur disant qu'ils font le travail de Dieu, non, rien de tout cela. Alors même que tout le monde est en plein ébullition, il monte sur la barque avec les apôtres et part pour un endroit désert. Comme on est loin de l'espèce d'excitation permanente que l'on essaye de maintenir à notre époque ! Aujourd'hui, tant qu'un prêtre n'a pas fait de burn-out, on a l'impression que c'est un fainéant, un paresseux qui néglige sa mission divine. Et quand il en a fait un et qu'il ne sert plus à rien pendant des mois ou des années, n'en parlons pas, il est carrément laissé pour compte, sans que beaucoup ne se préoccupent de son sort. Mais Jésus n'est pas un stakhanoviste qui attend de tous qu'ils meurent à la tâche. Rien ne presse. De toutes façons, c'est Dieu qui est au travail, les apôtres n'en sont que des instruments parmi d'autres, aucune raison de se croire indispensable. Ceci dit, quand il voit la foule qui l'a précédé sur l'autre rive et qui a besoin de lui, il en prend soin, non par acharnement au travail, mais par compassion. Il ne peut pas les laisser comme des brebis sans pasteur. Apprenons de notre maître, nous tous qui sommes à son service. Sachons lui laisser sa place, et rester à la nôtre. Réjouissons-nous des missions qu'il nous a confiées, mais sachons aussi nous reposer quand c'est nécessaire, restant toujours sauve la compassion et la miséricorde pour s'occuper, à temps et à contre-temps, des malheureux qui cherchent le Seigneur.  

vendredi 6 février 2026

Le diable, parce qu'il ne doute jamais de lui-même et que du coup, il ose tout, 

a cru bon d'essayer de tenter le Fils de Dieu en lui citant ses propres paroles. 

Ça me fait penser à ces témoins de jehovah qui venaient essayer de me convertir

justement parce que j'étais prêtre, ces inconscients.

Savoir citer des bouts de bible à ses propres fins déviantes, c'est facile.

Mais c'est surtout la preuve qu'on n'a rien compris à la Parole de Dieu

que d'essayer de la manipuler à ses propres fins, 

parce qu'on n'a tiré aucun enseignement des reproches de Jésus aux scribes et aux pharisiens.

jeudi 5 février 2026

J'entends parfois des gens qui se posent la question, quand l'un de leur proche meurt, 

de savoir comment c'est possible que ça soit arrivé.

Nous mourons parce que nous sommes mortels. 

Ce n'est pas beaucoup plus compliqué que ça.

Ce qui m'étonne toujours, c'est que des gens puissent passer toute une vie sans jamais y penser, 

sans jamais s'y être préparé, "troupeau parqué pour les enfers, et que la mort mène paître", 

aurait dit le psaume 48. 

mercredi 4 février 2026

Ce n'est pas une bonne chose de vouloir comptabiliser les croyants pour faire des statistiques.

Personne n'est une "ressource humaine" qui appartiendrait à l'Église pour qu'elle s'en vante.

Quand le roi David a voulu recenser son peuple pour faire le malin, il a eu des problèmes.

On devrait en prendre de la graine et ne pas nous obstiner à répéter son erreur encore et encore. 

mardi 3 février 2026

Tiens, un petit cadeau tout simple que l'on peut faire aux gens avec qui on a un désaccord, 

c'est de leur laisser le dernier mot. 

Ce n'est pas bien compliqué et ça fait toujours plaisir. 

lundi 2 février 2026

Nous fêtons aujourd'hui la Présentation de Jésus au temple. L'habitude de racheter le premier fils de la famille date de la sortie d'Égypte : "comme Pharaon multipliait les obstacles pour nous laisser partir, le Seigneur fit mourir tous les premiers-nés au pays d’Égypte, du premier-né des hommes au premier-né du bétail. C’est pourquoi j’offre en sacrifice au Seigneur tous les premiers-nés de sexe mâle ; mais le premier-né de mes fils, je le rachète" (Ex 13, 15). Ce "rachat" se fait en offrant un animal en sacrifice à la place de son fils, en fonction des moyens de chaque famille. Les riches offrent un taureau ou un bélier, les pauvres "un couple de tourterelles ou deux petites colombes", comme l'ont fait Joseph et Marie. Ce rituel sert à rappeler que c'est grâce à Dieu que le peuple a été libéré de l'esclavage et de la mort. Avant la sortie d'Égypte, le pharaon avait décidé de faire exécuter tous les fils des Hébreux. Cette injustice cruelle a été à l'origine de la sortie d'Égypte, à qui Dieu a envoyé Moïse, ironiquement sauvé par la soeur du pharaon, pour libérer ce peuple qui était voué, sinon, à disparaître. Mais il y a un autre sens à toute cette histoire de mort et de rachat. Si le Fils de Dieu s'est incarné et est devenu Homme, c'est pour s'offrir lui-même en sacrifice, en rachat des péchés qui sont, en fin de comptes, les vrais responsables de la mort de toute l'humanité. En réalité, l'Égypte symbolise le péché. Les enfants mâles du peuple élu symbolisent l'humanité, que le péché fait périr. Et les animaux qui servent à racheter ces enfants préfigurent Jésus, Dieu fait homme, qui va nous racheter du péché et de la mort en offrant sa vie pour nous. C'est pour cela qu'on l'appelle "l'agneau de Dieu". En effet, la nuit de la sortie d'Égypte, la première nuit de Pâques, Dieu avait demandé à chaque famille de son peuple d'offrir un agneau, puis de mettre son sang sur le linteau de la porte, pour que l'ange exterminateur ne s'en prenne pas aux premiers-nés de cette maison. Ça peut nous sembler barbare et cruel, mais là encore, il faut voir, au-delà du fait historique, ce qu'il préfigure : parce que Jésus a offert pour nous son sang sur la croix, nous sommes rachetés de la mort éternelle, et promis désormais à la résurrection. C'est pour ça que nous l'appellons "l'agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde", chaque jour pendant la messe.  

dimanche 1 février 2026

On a bien compris qu'il fallait aimer son prochain comme soi-même à notre époque, 

au point que l'Église semble parfois plus s'occuper de politique que de religion

quand elle s'obnubile sur des sujets de société dont les Évangiles ne parlent absolument pas, 

même du bout des lèvres, et pas seulement parce que ces sujets n'existaient pas encore, 

mais surtout parce que le message principal des Évangiles tourne autour de 

l'amour de Dieu, du pardon de nos péchés, de la rédemption et du Salut du monde.

Par contre, que l'amour de Dieu par-dessus tout soit le premier des commandements, 

ça, on l'a largement oublié, pour ne rien dire du sens du sacré ou de l'adoration qui lui est due. 

C'est dommage, parce que voilà bien le sujet qui devrait être au coeur des préoccupations de l'Église. 

Or, dans le meilleur des cas, il est bien souvent oublié; dans le pire, il arrive même à être dénigré. 

samedi 31 janvier 2026

Le plan de Dieu parviendra à ses fins, quoi que nous fassions. 

Il lave ce qui est sale, abreuve ce qui est aride, guérit ce qui est malade, 

assouplit ce qui est rigide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est tordu, 

et de tout mal sait fait sortir du bien, car il est au-dessus de tout, il comprend tout, il peut tout. 

L'amour prévaudra, quoi qu'il arrive et quoi que nous fassions, avec ou sans nous. 

Autant être de son côté, du coup, parce qu'on sait déjà qui gagne à la fin, il n'y a aucun suspens. 

vendredi 30 janvier 2026

Il n'y a pas plus de Christ sans l'Église que d'Église sans le Christ.

Sans l'Église qu'il a voulue et institué, nous n'aurions même plus les Saintes Écritures : 

ce sont des générations de moines copistes qui les ont conservées et transmises 

aux heures les plus noires de l'Histoire, quand l'Europe était régulièrement pillée et brûlée. 

Nous aurions perdu la légitimité donnée par la transmission apostolique, et les sacrements 

qui ne sont valides et licites que par cette succession ininterrompue d'ordinations.

Sans le Christ, il est bien évident que l'Église n'aurait plus aucune raison d'être, 

elle qui n'existe que pour prêcher la bonne nouvelle de sa résurrection 

et pour transmettre fidèlement ses enseignements et la façon d'agir qu'il nous a transmise.

Il y en a qui ont essayé de séparer le Christ de son épouse bien-aimée l'Église, 

en cherchant une philosophie dérivée de l'amour du prochain mais déconnectée de l'amour de Dieu.

Ils ont erré dans des révolutions politiques qui ont fait et font encore le malheur de bien des peuples.

Bref, si on aime le Christ, aimons aussi l'Église, parce que lui, il l'aime et s'est livré pour elle.

Si on aime l'Église, restons inébranlablement fidèles au Christ, sans lequel elle n'est rien.

jeudi 29 janvier 2026

Tout remettre en question, ça donne l'air intelligent : on ne s'en laisse pas conter, 

comme les autres qui sont des moutons et qui croient tout ce qu'on leur dit, pense-t-on.

Mais quand cette remise en question n'est pas basée sur des compétences objectives, 

acquises au mieux par de longues années d'étude dirigées par des professeurs qualifiés, 

au minimum par de longues années de lecture d'ouvrages écrits par des gens du même acabit, 

mais seulement sur des impressions personnelles ou, pire, sur celles de n'importe qui

picorées de-ci de-là sur internet, au gré des algorythmes qui nous disent qui écouter, 

alors non seulement ce n'est pas intelligent, mais c'est même complètement idiot. 

Ça me fait penser à ces gens qui ont lu un article sur "psychologie magazine" chez le dentiste

et qui croient qu'ils sont devenus des psychologues d'expérience qui ont tout compris de la vie, 

habilités à abreuver de leur "expertise" tous ceux qui ont la patience d'écouter leurs divagations.

Si seulement on ne se sentait autorisé à parler 

que des sujets qui sont réellement dans notre domaine de compétence, 

la plupart du temps, on se tairait. 

Celui qui se tait peut avoir une chance de passer pour un sage.

Celui qui parle à tort et à travers ne laisse aucun doute sur le fait qu'il n'en est pas un.

mercredi 28 janvier 2026

Attention au culte de la personnalité dans l'Église.

Il n'y a qu'un seul Jésus Christ. 

Tu veux adorer quelqu'un ? Adore le lui, c'est le seul qu'on peut adorer sans être idolâtre. 

Envers les saints, la vénération. 

Envers les vivants, éventuellement l'admiration, mais c'est trop tôt pour la vénération, 

et l'adoration, jamais, elle est réservée exclusivement à Dieu. 

mardi 27 janvier 2026

Chaque fois qu'il y a eu, dans l'Histoire, des tentations de faire une Église de "parfaits", 

ça a mal tourné et ça a fini en attitudes sectaires qui ont toujours fini par être condamnées. 

L'Église terrestre, c'est un peuple de pécheurs qui cherchent ensemble à suivre le Christ. 

Ce n'est pas un groupe de "purs" qui prétend guider le monde à la place de Jésus,

en distribuant les bons points à ceux qui les suivent et le mépris envers ceux qui ne les suivent pas. 

lundi 26 janvier 2026

Quand j'étais servant de messe, particulièrement quand j'étais maître de cérémonie, 

mon plus grand plaisir était d'être invisible, tout en étant celui qui gérait toute la célébration, 

un peu comme un majordome parfait qui gère tout sans fausse note mais qu'on ne voit pas.

Quand on est le prêtre qui célèbre, ce plaisir peut encore exister, 

à condition de s'efforcer de ne pas écraser de notre personnalité la liturgie de l'Église Romaine, 

afin de donner au peuple de Dieu la messe à laquelle il a droit, 

et qui doit être la même que celle que célébre aussi bien le pape que le dernier vicaire au monde. 

S'effacer derrière les rubriques et le missel pour laisser le Christ en charge de tout, 

lui prêter notre corps, notre voix et notre intention tout en disparaissant soi-même, 

le laisser prendre toute la place en s'efforçant de rendre invisibles nos marottes et nos préférences, 

c'est me semble-t-il une source intarissable de joie et de sens du travail bien fait. 

L'unique protagoniste important de la messe doit être le Christ, pas le père Bidule ou le père Truc.