J'ai remarqué,
comme tous ceux qui ont été dans un lit d'hôpital ou en arrêt maladie plusieurs mois,
que le monde se portait très bien sans moi,
et que beaucoup des combats dans lesquels je m'étais épuisé n'intéressaient que moi, finalement.
Je trouve finalement très rassurant d'avoir pu constater en direct mon insignifiance,
parce qu'avoir constaté que le monde pouvait très bien se passer de moi, franchement, ça m'arrange.
Ça permet de s'en extirper pour se reposer physiquement ou spirituellement sans le moindre remord
quand on a besoin de vacances, de faire une retraite, un pélerinage ou des choses pour soi.