persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 10 janvier 2014

J'aurai toujours plus confiance en Dieu qu'en moi-même
pour aimer parfaitement et combler en toutes choses
les gens que j'ai aimé et dont j'ai souhaité le bien
quand ils étaient encore de ce monde...
Si un plein d'essence nous coûtait une semaine de jeûne,
est-ce qu'on ne trouverait pas ça cher payé?
C'est pourtant le principe des biocarburants,
qui transforment de l'alimentation en essence.
Ça serait sans doute une très bonne idée,
mais seulement dans un monde parfait où la faim n'existerait plus.

jeudi 9 janvier 2014

Quand on est submergé par les difficultés, les épreuves
ou les simples mauvaises nouvelles de la vie ordinaire,
il est indispensable de prendre de la hauteur,
et de tout remettre dans la perspective de la vie éternelle.
Sans ça, parfois, rien ne semble plus avoir aucun sens,
et le poids du fardeau quotidien peut finir par nous faire oublier
le sens même de la vie terrestre
et le bonheur éternel qui nous attend bientôt auprès de Dieu.

Ce qui nous rassure est bon,
tant que ça ne devient pas une entrave
qui nous empêche d'évoluer et de grandir.
Un crabe qui refuserait de muer,
de quitter l'abri confortable de sa vieille coquille devenue trop exigüe
le temps d'en reconstituer une autre, plus adaptée à son âge,
est condamné à mourir étouffé dans ce qu'il pensait être une protection...

mercredi 8 janvier 2014

Je comprends que Dieu soit triste parfois.
Moi non plus,
je n'aime pas quand les gens que j'aime ne s'aiment pas entre eux.
Certains ne retiennent que ce qu'ils ont aimé, d'autre que ce qu'ils ont détesté,
chacun selon son caractère.
Comme notre mémoire est sélective,
il est important de savoir relativiser ce que nous y trouvons,
sachant que ce dont on se souvient ne rend jamais compte, en vérité,
de ce qui s'est véritablement passé dans notre vie.

mardi 7 janvier 2014

J'aime beaucoup la réflexion de François Mauriac
à propos de la légion d'honneur :
"ça ne se demande pas, ça ne se refuse pas et ça ne se porte pas".
Voilà une attitude équilibrée face aux honneurs,
qui ne laisse aucune place à l'orgueil ni à la vanité,
en particulier parce qu'elle ne les refuse pas plus
qu'elle ne les cherche ou ne les montre.


C'est une folie de mettre tout son bonheur dans une personne mortelle.
Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas le faire,
mais il faut être conscients que c'est une folie.
À moins que cette personne ne soit le Christ...
parce que Lui est ressuscité, et maître de la vie éternelle.

lundi 6 janvier 2014

On est tous "perméables" : on attire à soi des gens qu'on apprécie,
et on les influence, qu'on le veuille ou non, pour le meilleur ou pour le pire.
Ça fait toujours bizarre, ensuite, de retrouver chez eux
des défauts avec lesquels on les a contaminés,
surtout quand ce sont des défauts cachés qu'ils ne savent même pas qu'on a.

dimanche 5 janvier 2014

Si on voulait notre propre salut autant que Dieu le veut pour nous,
on serait tous saints.
Quand on veut se débarasser de quelqu'un
parce que sa vie, son handicap, sa maladie, sa vieillesse nous est intolérable,
et que ça fait ou fera peser un poids immense sur notre vie,
au moins il faut avoir la décence de ne pas prétendre que c'est par amour
qu'on veut être libéré de cette charge :
ce n'est que par amour de soi-même, pour avoir l'esprit tranquille.
Si on ne peut pas ou plus assumer ce fardeau, ce qui est tout à fait compréhensible,
la solution ne consiste pas à éliminer la personne dont la vie nous est insupportable,
mais à la confier à quelqu'un d'autre, qui pourra en prendre soin.
Evidemment, ça coûte, mais c'est surtout l'amour propre qui en prend un coup,
ce n'est pas si grave que ça.
En tout cas, il n'y a pas mort d'homme.
Littéralement.

samedi 4 janvier 2014

"Tuer quelqu'un par amour"...
Je crains fort que, dans ce cas, le mot "amour" ne soit dévoyé.
La définition de l'amour, c'est de donner sa vie pour ceux qu'on aime,
et non pas de les priver de la leur...

vendredi 3 janvier 2014

La justice des hommes porte, en son intitulé, son défaut.
Parce que là où il y a des hommes, il y a de "l'hommerie", comme disait le curé d'Ars.

jeudi 2 janvier 2014

Je comprends les "engeance de vipères!" de Jean-Baptiste
ou les "sépulcres blanchis!" de Jésus.
Quand on donne toute sa vie à Dieu, sans rien garder pour soi,
et qu'on s'efforce de l'aimer de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces,
il est tout à fait logique qu'on ne ressente que courroux et irritation
envers ceux qui prétendent l'aimer juste pour en retirer un intérêt personnel,
qu'il soit économique, honorifique ou pour avoir tout le monde sous sa botte.
Ils se présentent comme des justes, ils cherchent à occuper les premières places,
et ils entrainent dans leur ruine une multitude de gens,
à cause de leurs tromperies ou du scandale permanent qu'ils provoquent.
Il est inévitable que la vision d'une telle perversité provoque cette terrible colère.

mercredi 1 janvier 2014

La liturgie est plus fidèle que jamais à ses sources et à son but depuis Vatican II.
C'est depuis là qu'elle a enfin pris en compte des éléments
qui avaient pourtant été décidés dès le concile de Trente, 400 ans plus tôt,
mais n'avaient jamais été mis en pratique,
et certains autres qui remontent rien moins qu'à l'époque des apôtres.
Penser qu'elle n'est pas "valide" parce qu'elle ne serait pas "traditionnelle"
c'est une vision de la Tradition qui est, il faut le dire et c'est malheureux, bien indigente. 

mardi 31 décembre 2013

Ceux qui pensent que tout leur est dû ne connaissent, en cette vie, que des frustrations.
Et ceux qui pensent que rien ne leur est dû, des actions de grâce.

lundi 30 décembre 2013

Chaque jour qui passe nous rapproche de notre rencontre avec Dieu,
et pourtant on en éprouve rarement de la joie.
On est plus souvent crispés sur le souvenir des joies supposées de notre jeunesse
que sur celles, incommensurables, à venir
quand on sera enfin réunis avec l'être qui nous aime le plus au monde. 

dimanche 29 décembre 2013

Il est plus valorisant d'être missionnaire, surtout dans un pays du tiers-monde,
quand on est prêtre ou consacré,
plutôt que d'être un simple curé de paroisse dans son propre pays,
surtout quand celui-ci est profondément déchristianisé
et qu'il s'agit d'accompagner un "petit reste" qui avance comme il peut.
Et pourtant, dans l'absolu, chacune de ces missions se vaut,
parce qu'il s'agit dans les deux cas de représenter le Christ,
et Il est partout où deux ou trois sont rassemblés en son nom.

samedi 28 décembre 2013

Nous n'avons parfois de la vie qu'une appréciation mitigée.
Heureusement que Dieu ne doute pas, Lui, de sa valeur éternelle,
allant même jusqu'à naître parmi nous pour nous la rappeler. 
Quand je demande aux gens à quoi ça sert d'être chrétien, lors des baptêmes,
il est bien rare que quelqu'un sache quoi répondre, sauf exception.
C'est assez logique, dans la mesure où, pour la majorité des gens qui sont là,
je ne les ai jamais vus avant, et je ne les revois jamais après.
Comment pourraient-ils savoir à quoi sert quelque chose qui ne leur sert, à eux, de rien?