persévérance

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Éloge de la persévérance

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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dimanche 11 septembre 2016

Nouveau livret à charger : "La confession, pourquoi faire?"

La confession, pourquoi faire? (cliquer)
Tu connais des gens qui vivent dans le péché ?
Au lieu de jeter l'anathème sur eux ou de les rayer de ton carnet d'adresse,
prie pour eux, et traite-les avec amour :
on n'attire pas les mouches avec du vinaigre.
Et il y a plus de joie au ciel pour un seul pécheur qui se convertit 
que pour cent justes qui n'en ont pas besoin.

samedi 10 septembre 2016

Sans eucharistie, pas de communion avec le Christ,
pas de communion non plus avec la communauté chrétienne.
C'est pour ça que la foi du chrétien qui ne va jamais à la messe 
est en danger de mort.

vendredi 9 septembre 2016

Saint Paul compare la recherche de la sainteté à une course athlétique. J'aime bien cette comparaison, parce que c'est bien de ça qu'il s'agit. En effet, si un athlète est très bon pendant des années, tant mieux pour lui, mais ce qu'on lui demande, c'est de gagner le jour de la course officielle. S'il bat tous les records du monde dans son garage, c'est bien, mais c'est le jour de la course qu'il faut les battre. Chaque entrainement n'est que celà : un entrainement, dans l'attente de la course qui le mènera sur le podium.

Eh bien c'est exactement pareil pour la recherche de la sainteté : chaque jour, tant qu'il n'est pas notre dernier jour, n'est qu'un entrainement, et rien de plus. En effet, on pense parfois qu'on peut thésauriser nos "bonnes actions", nos prières ou tout ce qu'on fait pour Dieu et pour les autres, comme si on pouvait faire des réserves d'amour dont Dieu tiendrait compte au jour de notre jugement.

"Est-ce que tu m'aimes ?", nous demandera Dieu le jour où on ira le rejoindre, et on se dit qu'on pourra compter sur nos réserves, et dire "ah oui, tu vois, pendant des années j'ai fait ci ou ça, j'allais à la messe, j'ai fait ma communion, j'ai été au catéchisme, j'ai été enfant de choeur, etc etc...". "Très bien, dira Dieu, mais est-ce que tu m'aimes ?". Parce que ce qui l'intéresse, Lui, c'est le présent, pas ce qu'on a fait hier. "Ah oui, répondrons-nous, d'ailleurs j'avais prévu de faire un pélerinage un de ces jours, enfin peut-être, parce que je n'ai pas beaucoup de temps." "D'accord, insistera Dieu, mais est-ce que tu m'aimes ?". Parce que ce qui l'intéresse, ce n'est pas ce qu'on a prévu de faire éventuellement demain. "Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t'aime", répondrons-nous alors, à cours d'arguments, en espérant que ça passe. Ce n'est que si c'est vrai que nous entendrons alors "Entre dans la joie de ton maître, serviteur bon et fidèle", si nous sommes effectivement prêts au jour et à l'heure de notre rencontre avec Dieu.

Il faut savoir une chose : l'amour ne se thésaurise pas, on ne peut en faire des réserves, il ne vaut que pour aujourd'hui et, comme le mana dans le désert, c'est chaque jour qu'il faut le rechercher. En amour, on ne peut pas compter sur ses lauriers, ni sur des bons points qu'on aurait accumulés, ni sur notre réputation. Ici et maintenant, Dieu t'attend. Pas hier, pas demain. C'est ça, courir de manière à l'emporter. Chaque jour est un entrainement, rien de plus. La course qui comptera, c'est le jour de notre rencontre avec Dieu. Et on ne sait pas quand ça sera.
  
Ne te repose pas sur des lauriers que tu n'as pas encore acquis.

jeudi 8 septembre 2016

On ne fête pas beaucoup de nativités dans la liturgie chrétienne :
celle de Marie, de Jean-Baptiste et de Jésus,
bref, celles en rapport directe avec la venue du Messie.
Sans Marie, pas d'incarnation. 
C'est une raison suffisante pour la remercier jusqu'à la fin des temps.

mercredi 7 septembre 2016

Jésus parle de fin du monde, Paul aussi,
et depuis, on n'a jamais cessé d'en parler.
L'important n'est pas de savoir quand ça va arriver,
mais d'être prêts.
Or la préparation n'est pas matérielle mais spirituelle :
aimes-tu Dieu par dessus tout et ton prochain comme toi-même ?
Tu es prêt(e).
Ce n'est pas le cas ?
Tu n'est pas prêt(e). 
C'est simple.

mardi 6 septembre 2016

L'injustice est incompatible avec le Royaume de Dieu,
et les injustes n'y entreront pas.
C'est tellement évident !
Dieu serait bien fou de laisser entrer chez Lui 
quiconque serait prêt à abuser de quelqu'un d'autre pendant l'éternité !

lundi 5 septembre 2016

Le jour du sabbat, pourtant réservé à Dieu, Jésus n'hésite jamais à guérir qui en a besoin.
Voilà bien l'illustration du fait que l'amour de Dieu et l'amour de son prochain
sont une seule et même chose, 
et que prétendre aimer Dieu sans aimer son prochain n'est que de l'hypocrisie.

dimanche 4 septembre 2016

Jésus ne dit pas qu'il faut détester tout le monde pour le suivre,
mais qu'il faut le préférer à tout, ce qui n'est absolument pas la même chose.
Ne dit-il pas lui-même qu'il faut "aimer Dieu par-dessus tout,
et son prochain comme soi-même", et que c'est un seul et même commandement ?
Le choix qui doit être fait concerne la priorité que l'on donne à l'amour de Dieu,
ce n'est pas une licence pour se désintéresser de l'humanité ni, à fortiori,
de sa propre famille ou de ses amis.
L'amour de Dieu, quand il est équilibré, mène à l'amour de ses créatures,
non à leur rejet, au mépris envers eux ou à leur abandon.
Que personne ne s'avise d'essayer de justifier son manque d'amour 
au nom de l'Evangile !

samedi 3 septembre 2016

L'humilité véritable, ce n'est pas de dire qu'on ne vaut rien.
D'abord parce que ce n'est pas vrai : si tu existes, c'est que Dieu t'a voulu,
et qui es-tu pour dire à Dieu qu'il a fait n'importe quoi en te donnant la vie ?
Ensuite, nous avons tous été rachetés par le sang du Christ,
et nous valons donc, au minimum, ce que vaut l'amour de Dieu pour nous.
Non, l'humilité véritable ne consiste pas à se déprécier,
mais à rendre grâce à Dieu de ce que nous lui devons.

vendredi 2 septembre 2016

Il est téméraire de juger les autres,
parce qu'on sera jugés à l'aune de notre propre jugement, avec la même rigueur.
Mais il est tout aussi téméraire de se juger soi-même,
parce que c'est un excellent moyen de passer de la recherche de la volonté de Dieu
à celle d'une perfection personnelle
qui conduit plus vite à l'orgueil qu'à la sainteté.

jeudi 1 septembre 2016

Le "sensus fidei", le (bon) "sens de la foi" de la communauté chrétienne,
ne peut se vivre qu'en communauté, et une communauté rassemblée.
Nul dans l'Eglise ne détient la vérité toute entière à lui tout seul,
et quand bien même ça serait le cas, il serait alors de son devoir de la partager avec tous.
C'est pour ça que la foi chrétienne se reçoit, grandit et se multiplie en Eglise,
en particulier grâce à la messe du dimanche
qui est le lieu de rencontre par excellence des chrétiens,
parce que c'est là qu'ils célèbrent leur foi 
et qu'elle passe d'une simple connaissance intellectuelle au vécu.

mercredi 31 août 2016

Il faut adapter l'enseignement théologique à son auditoire :
donner de la viande à un nourisson ne sert à rien,
pas plus que "donner des perles aux cochons", comme dit l'expression.
L'homélie la plus parfaite au monde, si elle n'est pas comprise
ou si elle est reçue dans l'hostilité ou le désintérêt,  
ne sert à rien, à tel point que parfois, la meilleure chose qu'on puisse faire, 
c'est se taire, comme a dû le faire Jésus lui-même à l'occasion.

mardi 30 août 2016

Prendre une parole du diable pour parole d'Evangile, c'est évidemment une folie.
Mais prendre n'importe quoi, qu'on a lu ou entendu n'importe où,
pour parole d'Evangile, ça ne vaut pas mieux.
C'est bien d'être innocent, mais il faut avoir du bon sens critique : 
"croyant" ne signifie pas "crédule".

lundi 29 août 2016

Il ne viendrait à l'idée de personne de considérer la médecine
comme responsable de nos maladies ou de nos accidents :  
on a bien conscience que c'est nous qui avons des problèmes
et que la médecine n'est là que pour nous soigner.
Alors pourquoi est-ce que beaucoup de monde considère que la religion chrétienne
est la source de tous les maux et de beaucoup des problèmes du monde,
quand ces maux et ces problèmes viennent en fait de nous, 
et qu'elle n'est là que pour nous aider à les vaincre et à nous sentir mieux ?
Jésus crucifié, c'est une parabole vécue,
l'ultime révélation de l'amour de Dieu pour nous,
celle que ne surpasse nul écrit, nulle réflexion intellectuelle.
Ceux qui rejettent la croix du Christ
rejettent aussi la connaissance de Dieu tel qu'Il est, 
souvent au profit d'un dieu inventé, tel qu'ils voudraient qu'il soit.

dimanche 28 août 2016

Dieu aime l'humilité et la générosité,
mais il a en horreur l'hypocrisie et le calcul
qui sont incompatibles avec l'amour, 
donc avec Lui.

samedi 27 août 2016

Nul ne peut s'enorgueillir devant Dieu
parce que la sainteté ne s'obtient pas à la force de la volonté
mais uniquement en acceptant la grâce qui vient de Lui 
et en la faisant multiplier.

vendredi 26 août 2016

Saint Paul a bien eu raison de penser qu'une explication scientifique ou rationelle
n'était pas nécessaire à l'annonce de la résurrection du Christ :
il laisse pour ainsi dire le mystère nu et entier, à prendre ou à laisser.
Pourquoi a-t-il eu raison ?
Parce que la science et la philosophie évoluent
et qu'un argument de son époque nous ferait sans doute rire aujourd'hui.
La croix et la résurrection du Christ, en revanche, ne changent pas
et leur acceptation ou leur rejet ne dépend pas de nos connaissances intellectuelles, 
mais de la foi qui, elle, est toujours la même, quelle que soit l'époque où on vit.

jeudi 25 août 2016

L'hypocrite, c'est celui qui veut bien obtenir toutes les promesses de Dieu
mais sans rien faire de ce que Dieu demande en échange,
ou alors juste le strict minimum.
C'est celui qui prétend aimer Dieu, et qui se présente ainsi devant le monde, 
alors que la seule personne qu'il aime, c'est lui-même.