persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

jeudi 13 octobre 2016

Quand on est jeune prêtre, on s'attend à recevoir le même respect
qu'on avait soi-même envers les prêtres qu'on a admirés
et qui ont servi, souvent, d'élément déclencheur à notre vocation.
Quelle désillusion quand on voit le mépris de bien des gens pour le sacerdoce!
En même temps, comme le rappelle Jésus,
nombreux sont les prophètes à avoir été persécutés et exécutés, de tous temps.
Rien d'étonnant à ce que les prêtres soient, aujourd'hui encore, 
souvent ridiculisés, méprisés et maltraités.

mercredi 12 octobre 2016

Jésus n'était pas vraiment quelqu'un de facile à inviter
parce que ses enseignements ne sont ni mielleux, ni consensuels, ni complaisants.
Il n'a visiblement pas fait l'école diplomatique.
Encore aujourd'hui, quand on se contente, à l'homélie, de paraphraser ce qu'Il dit,
sans en altérer ou en minimiser le sens ni la forme,
il n'est pas rare que des personnes se sentent personnellement visées et se vexent,
sans qu'on le fasse exprès ni qu'on sache même qui elles sont.
Quand quelque chose dans notre façon de vivre n'est pas conforme à la Vérité,
celle-ci est forcément un peu difficile à entendre et à accepter, 
surtout quand on manque d'humilité ou de lucidité sur notre situation pécheresse.

mardi 11 octobre 2016

Dans un sens, ce sont les pauvres qui nous sauveront.
Mh... Non, à bien y réfléchir, pas "dans un sens", mais au sens littéral.
Qui, en effet, mieux que quelqu'un envers qui on aura eu un geste d'amour,
pourra intercéder en notre faveur envers Dieu, et obtenir de Lui notre salut ?
Et à ce sujet, il est bon de ne pas oublier que le pauvre parmi les pauvres,
celui qui attend de toi des gestes d'amour, jour et nuit, 
c'est Dieu, Dieu lui-même.

lundi 10 octobre 2016

Malheur à qui aime un être humain, quel qu'il soit, plus que Dieu.
Il se prépare inévitablement à un abandon ou à une trahison
dont les conséquences seront à la démesure de cet amour excessif 
parce que soit lui, soit la personne qu'il idolâtre mourra, un jour ou l'autre.

dimanche 9 octobre 2016

Avoir la santé, c'est une bonne chose, indéniablement,
mais être sauvé par le Christ est infiniment plus essentiel :
la mesure de l'importance d'une vie humaine ne se mesure pas à sa feuille de soins,
mais au fait que le Christ a donné sa vie pour la sauver
et, à ce titre, toute vie humaine, en bonne santé ou pas, a une valeur infinie.
C'est la raison pour laquelle on ne peut pas supprimer la vie d'une personne malade
comme si elle n'avait, à cause de la maladie, plus aucune valeur,
parce que ce critère n'est pas celui qui compte le plus pour déterminer sa dignité. 
Ce que Dieu déclare avoir une valeur infinie, ne le compte pas, toi, pour rien.

samedi 8 octobre 2016

La Foi mène au salut, certes.
Encore faut-il s'entendre sur ce qu'est la Foi.
Ce n'est pas juste une vague superstition en un Dieu qui vivrait dans les nuages,
une connaissance approximative d'un être supérieur dont on ne saurait rien.
C'est la mise en pratique des enseignements du Christ
et l'imitation de sa vie,
jusqu'à la résurrection, 
mais en passant par la croix.

vendredi 7 octobre 2016

Tout le monde n'a pas la dévotion du rosaire, et ce n'est pas une obligation.
Mais les personnes qui l'ont risquent moins que les autres
de perdre la foi et l'amour de Dieu,
parce que Marie ne manquera jamais d'interceder 
pour celles et ceux qui lui ont demandé son aide avec une telle insistance.

jeudi 6 octobre 2016

On a le droit de penser que l'Eglise est ringarde
parce qu'elle refuse le divorce et donc, logiquement, les "remariages" à l'église
(par fidélité à l'enseignement explicite et sans équivoques du Christ, soit dit en passant).
Seulement il faut être cohérent.
Si on pense que l'Eglise est ringarde, à côté de la plaque, qu'il faut qu'elle évolue,
que sa façon de penser est périmée etc etc..., 
alors pourquoi vouloir à tout prix s'y marier, et deux fois de suite en plus ?
Ça n'a aucun sens, non ? 
Certainement, la Providence prend soin des disciples du Seigneur
et écoute les appels qu'ils lui font parvenir.
Mais elle n'est pas là pour servir de rustine à nos erreurs ou à cacher nos péchés, 
et encore moins pour permettre un enrichissement personnel.

mercredi 5 octobre 2016

Alors que Pierre a été tenté de faire une différence
entre les chrétiens issus du judaïsme et ceux issus du paganisme,
Paul lui a remis les pendules à l'heure, c'est vrai.
Mais s'il ne l'avait pas fait, Pierre n'en aurait pas moins su qu'il s'était trompé,
car Dieu lui-même a pris les choses en main,
et lui a montré dans une vision sans équivoque qu'il avait mal agit.
Il est bon de savoir que Dieu lui-même guide les papes, qu'on intervienne ou pas.
Ne sois pas présomptueux au point de croire que la sainteté de l'Eglise
ne dépend que de toi et des critiques, légitimes ou non, que tu pourrais avoir 
contre les enseignements, les actes ou les écrits du successeur de Pierre.

mardi 4 octobre 2016

Une chose tout à fait remarquable dans les enseignements de François d'Assise
consiste à ne jamais juger personne : ni les évêques qui rejeteraient les frères,
ni les prêtres durs ou méprisants, ni les gens vaniteux, superficiels ou mauvais,
ni ceux d'une autre religion, ni ceux-là même qui appartiendraient au diable.
"Chacun ne jugera et ne méprisera que soi-même", enseigne-t-il dans sa Règle.
Il est souvent passé pour un fou aux yeux du monde,
mais par cette règle qui réduit à néant toute tentation d'orgueil ou de superbe,
il s'est pourtant attaqué frontalement à la racine de tous les maux.
Il serait bon de suivre, nous aussi, au moins cette partie de sa Règle,
parce que ce n'est pas en se scandalisant de la paille dans l'oeil du voisin 
qu'on trouvera la sainteté ou le salut, ni qu'on y participera en aucune façon.

lundi 3 octobre 2016

"Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ",
dit saint Paul.
J'ai toujours aimé cette phrase.
À une époque où l'appréciation des masses devient le seul critère du bien,
il est nécessaire de l'entendre à nouveau, et de s'en imprégner.
Chrétien, ne cherche pas tant l'approbation du monde que celle de Dieu.
Prêtre, méfie-toi des acclamations, des applaudissements et des félicitations : 
c'est comme ça qu'ont toujours été appréciés les faux prophètes.

dimanche 2 octobre 2016

C'est par la fidélité au milieu des épreuves et des tentations 
que se mesure l'amour qu'on a pour Dieu et pour notre prochain.

samedi 1 octobre 2016

Je ne suis pas excessivement inquiet quand l'Eglise dévie un peu de sa mission,
parce qu'alors Dieu se charge d'envoyer les saints dont elle a besoin
pour retrouver ce qu'elle est et se renouveler, aussi souvent que nécessaire.
Ainsi, à l'époque de sainte Thérèse de l'enfant-Jésus et de la sainte Face,
on avait oublié que l'amour était au coeur de la révélation chrétienne,
et on cherchait la sainteté à force de vexations, de privations et de pénitences.
Mais grâce à la "petite Thérèse", on a retrouvé cette vérité première,
qui est devenue une voie de sainteté aimable, douce et humble.
Ne panique pas dans la tempête, quand la barque de l'Eglise est secouée :
ne sais-tu pas que Jésus donne des ordres aux éléments, 
et que même les démons les plus effrayants lui sont soumis ?

vendredi 30 septembre 2016

On dit de saint Jérôme qu'il connaissait la bible par coeur,
lui qui a été le premier à la traduire intégralement en latin,
dans une édition qui continue à faire référence dans l'Eglise, seize siècles plus tard.
Si tous les chrétiens actuels pouvaient connaître ne serait-ce que les Evangiles, 
on serait déjà contents, de nos jours...

jeudi 29 septembre 2016

Les démons sont semblables aux virus : ils ont besoin d'un hôte pour être dangereux,
et ils ne vivent pas vraiment quand ils n'en trouvent pas.
Le problème, c'est que des hôtes, ce n'est pas ça qui manque,
surtout dans un monde qui n'aime pas Dieu.
Si chaque humain rejetait le mal pour accepter, à sa place, l'Esprit Saint, 
alors le diable n'aurait aucun pouvoir et ne pourrait rien contre nous.

mercredi 28 septembre 2016

Pour suivre Jésus, il faut accepter de tout perdre.
Ce n'est pas une fatalité mais une liberté :
celui qui a Dieu a tout,
et il sait désormais que tout ce qu'il possédait avant n'était rien.
Il peut désormais voir le monde depuis une perspective d'éternité.
Certains devront attendre la mort pour s'en rendre compte,
alors que les disciples du Christ n'ont pas besoin d'attendre d'être au pied du mur.
C'est ainsi que ceux qui semblent perdre au change sont, en réalité, les plus riches
même si, ici-bas, cette richesse est bien inconfortable,
comme les ailes de l'albatros qui le gênent sur terre 
mais font delui, une fois en l'air, le maître des cieux.

mardi 27 septembre 2016

Je trouve que saint Vincent de Paul a beaucoup en commun avec saint Paul :
deux hommes qui font profession d'être au service de Dieu pour servir leurs ambitions,
et qui, soudain touchés par ce Dieu qu'ils ne connaissaient pas en réalité,
perdent tout pour être désormais réellement au service de sa Parole. 
Puisse-t-il arriver la même chose à toutes celles et ceux qui ont suivi Dieu par intérêt.

lundi 26 septembre 2016

Le livre de Job est essentiel pour comprendre les épreuves qui nous arrivent ici-bas.
Le cantique des cantique est mon livre préféré sur l'amour entre Dieu et l'humanité,
celui de Job est mon livre préféré pour garder confiance en Dieu au milieu des épreuves,
ainsi que les paroles du Salve Regina.
Il faut subir bien des épreuves pour parvenir à Dieu, 
quand on vit dans un monde qui, à l'exemple du diable, ne l'aime pas...

dimanche 25 septembre 2016

Dieu ne se comprend bien qu'en prenant en compte l'éternité.
Sans vie éternelle, il y aurait beaucoup à redire sur sa justice,
mais au regard de l'éternité, tout ce que nous avons à subir ici sera comme rien. 
Enfin, en attendant, il faut le vivre dans la foi et l'espérance...