persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 13 février 2017

Rien de pire qu'un serviteur qui se prend pour le propriétaire.
Ainsi, un président qui pense que son pays et ses habitants lui appartiennent
est un tyran.
Un banquier qui pense que la banque et tout ce qu'elle contient sont à lui
est un voleur.
Un prêtre qui pense que ses paroissiens lui appartiennent
et que leur salut ne dépend que de lui
est un orgueilleux. 
Servir n'est pas posséder.
Jésus soupire, du plus profond de son coeur, devant le manque de foi des pharisiens.
Je connais bien ce soupir, je pense qu'il n'y a pas un prêtre qui ne le connaisse pas.
C'est qu'il y a bien de quoi soupirer, quand on connait le chemin qui mène à Dieu,
que l'on consacre sa vie à accompagner ceux qui veulent y aller,
comme feraient des guides de haute-montagne
qui permettent à tout un chacun d'aller vers le ciel en sécurité,
et que ça n'intéresse qu'une poignée de gens 
parmi ceux qui sont censés être son peuple.

dimanche 12 février 2017

Nul n'est obligé de choisir la vie éternelle avec Dieu,
qu'on appelle le paradis : c'est à dire non pas le lieu où vont tous ceux que Dieu aime,
mais là où vont tous ceux qui aiment Dieu, ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
On n'est donc, en rien, forcés d'y passer notre éternité.
Libre à chacun de l'accepter ou pas.
Mais si on veut y aller, en revanche, on n'est pas libres de choisir le chemin qui y mène.
Seul Jésus Christ le connait, et il nous l'a montré par l'exemple,
quand il est venu parmi nous pour donner sa vie par amour de Dieu et de l'humanité.
Tu veux parvenir à la vie éternelle et à la résurrection ?
Alors agis comme le Christ, dans l'amour de Dieu et du prochain.
Tu n'en veux pas ?
Alors fais comme bon te semble. Tu es libre.
Par contre, ce qui n'est pas possible, c'est de faire ce que bon nous semble,
en ne tenant aucun compte de l'amour de Dieu ni de ses commandements,
et nous retrouver, par miracle, chez Lui pour l'éternité,
en opposition absolue avec notre choix de vie. 
Dieu, parce qu'il nous aime, respecte nos choix. Même quand ils sont stupides.

samedi 11 février 2017

J'ai toujours pensé que si Adam et Eve, après le péché originel,
avaient vite couru demander pardon à Dieu au lieu de se cacher dans les buissons,
Il les aurait pardonnés et l'histoire aurait été bien différente.
C'est là qu'on apprend que le péché a un double effet :
d'abord on le commet, parce que le diable nous suggère que ça va être bon pour nous
et, bêtes qu'on est, on le croit, ou on est trop faibles pour résister à la tentation.
Une fois le péché commis, il revient, et nous fait peur en disant :
"houlala, la boulette, pourquoi t'as fait ça ? Dieu est furieux, il t'en veut à mort !".
Que l'on tombe dans la première tentation, c'est grave mais pas encore mortel.
C'est tomber dans la deuxième qui est gravissime, parce que ça nous éloigne de Dieu, 
parfois pour toute une vie à cause d'un seul péché.

vendredi 10 février 2017

Le site vient de dépasser aujourd'hui les 100.000 pages consultées... merci de votre fidélité, lecteurs en grande majorité anonymes ;-)
Ce qui a fait tomber l'humanité dans le péché originel,
c'est le doute, induit par un mensonge inventé par le diable :
peut-être que Dieu ne nous a pas tout dit, qu'Il ne veut pas notre bonheur,
qu'Il veut nous priver de parvenir au plein épanouissement qu'on mérite,
c'est pour ça qu'Il ne veut pas que nous décidions par nous-mêmes
ce qui est bien ou mal.
En définitive, on a commencé à douter de son amour et de sa bienveillance envers nous.
Ce doute existe toujours, profondément ancré dans l'âme humaine,
et il est aujourd'hui encore le moteur premier de ceux qui haïssent Dieu et la religion.
Quant à la première conséquence du péché originel, qui est de se cacher loin de Dieu,
remplis de honte et de peur envers Lui, toute confiance perdue,
le seul sentiment qui nous lie encore à Lui étant la peur du châtiment, 
elle est toujours, elle aussi, tristement d'actualité.

jeudi 9 février 2017

Je n'aime pas faire de psychologie de comptoir pour expliquer la parole de Dieu, mais pour une fois je vais un peu passer par là malgré tout. En effet, l'évangile de la Syro-Phénicienne me rappelle des souvenirs personnels. Quand j'étais missionnaire et que je vivais au milieu des pauvres et à leur service, il m'est déjà arrivé d'agir comme Jésus aujourd'hui. On est fatigué, on veut un peu de calme, on se fait discret. Et voilà que quelqu'un arrive, qui a besoin de nous et qui nous apostrophe, en pleurnichant, en nous flattant ou en exigeant notre aide. Bref, quelle que soit la méthode employée, on n'a pas vraiment envie d'aider, pas maintenant. Et là, j'ai parfois agi comme Jésus, en envoyant les gens voir ailleurs, par des paroles assez dures, voire franchement désagréables. Oui, je sais, au temps du Christ, "chien" n'est pas vraiment une insulte en tant que telle, c'est une façon habituelle d'appeler les non-juifs. Mais bon, même en ajoutant "petits" devant pour atténuer un peu la dureté du mot, ça reste péjoratif. Alors là, la personne peut réagir de deux façons : soit elle se scandalise, pousse de hauts cris et part en proférant des jurons ou des insultes. Soit elle agit comme cette femme : avec humilité et même avec humour. Elle ne se formalise pas. Ce qu'elle veut, c'est l'aide de Jésus, dont elle sait qu'il peut expulser le démon qui pourrit la vie de sa fille et la sienne. Et elle ne partira pas avant d'avoir obtenu ce qu'il est seul à pouvoir donner. Eh bien, quand c'est comme ça, on aide, on sait qu'on n'en sortira pas, et puis c'est mérité, parce que la personne fait preuve d'humilité dans son opiniâtreté, et ça, c'est respectable et même touchant.
Voilà l'attitude qu'il nous faut avoir quand on demande quelque chose à Dieu dans la prière : ne pas se lasser de demander son aide, même si on a l'impression de ne recevoir en retour que du silence ou du désintérêt. Marie ne s'est pas scandalisée, à Cana, quand Jésus a répondu à sa demande "que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore venue". Elle aurait pu, mais elle ne l'a pas fait. Elle ne s'est pas énervée, en fait elle n'a même pas tenu compte de son refus. Elle a dit ce qu'elle voulait, avec gentillesse, et Jésus s'est exécuté, que voulez-vous, on ne peut pas rejeter la douceur et l'humilité. 
Dieu ne sait pas résister à l'amour. Mais l'amour est humble, il est confiant, calme, il a de l'humour, de la patience, de la bienveillance. Il accepte les rebuffades, ne se scandalise pas des refus, mais il insiste, avec douceur. Quand tu pries, fais ainsi et tu t'en trouveras bien.

mercredi 8 février 2017

"Manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal",
ça signifie décider par soi-même ce qui est bien et mal,
sans tenir aucun compte de la Parole de Dieu ou de ses enseignements.
Ça pourrait sembler une bonne chose, une revendication de notre autonomie,
sauf qu'en réalité c'est stupide :
personne mieux que Dieu ne sait comment et pour quoi nous sommes faits,
nul ne connait mieux que Lui ce qui est susceptible de nous rendre heureux,
et Il ne nous a pas caché ce mode d'emploi, au contraire, Il a tout révélé.
Être obéissant à Dieu, s'efforcer de mettre en pratique sa Parole,
ça ne nous enlève pas notre liberté, ça marque juste le périmètre qui est le nôtre
à l'intérieur de l'autonomie relative (nous ne sommes pas infinis)
qui nous a été donnée, et ça facilite infiniment notre recherche du bonheur.
Sans parler du fait que ça rétablit notre droit à manger de l'arbre de vie éternelle,
c'est à dire à retrouver la vie sans mort qui aurait dû être la nôtre 
si Adam et Ève n'avaient pas cédé à la tentation de se prendre pour des dieux...

mardi 7 février 2017

"Dieu créa l’homme à son image,
à l’image de Dieu il le créa,
homme et femme il les créa".
J'aime bien cette première version de la création.
Ensuite, la révision sacerdotale a rajouté l'histoire de la côte
qui induit une différence entre l'homme et la femme,
ce qui n'existait pas dans cette version plus ancienne.
L'être humain est un.
Qu'il soit homme ou femme ne change rien au regard de Dieu, 
et n'a donc aucune raison de changer quoi que ce soit à notre regard non plus.

lundi 6 février 2017

J'aime bien le leitmotiv du début de la Génèse : "et Dieu vit que cela était bon".
Dieu n'est pas difficile, il aime tout ce qu'il a fait.
À nous d'en faire autant, et d'apprendre à aimer son oeuvre,
même si elle est, depuis le péché originel, souvent déformée et abimée. 
Qui est la poterie pour se plaindre au potier de ce qu'il crée ?

dimanche 5 février 2017

Plus on est généreux envers les autres, plus la Providence prend soin de nous.
C'est quelque chose que j'ai souvent expérimenté très concrètement,
et je n'ai jamais eu à me plaindre du soin que Dieu prend 
de ceux qui traitent leur prochain comme s'il s'agissait d'eux-mêmes.

samedi 4 février 2017

Être félicité n'est pas toujours quelque chose de positif :
on peut l'être pour de mauvaises raisons,
par exemple par des personnes qui se réjouissent
qu'on agisse ou qu'on parle d'une façon qui leur plait
bien que ça ne soit pas fidèle à la vérité ni à l'enseignement du Christ.
De la même façon, être critiqué ou mal jugé n'est pas nécessairement négatif :
tout dépend de qui porte ce jugement ou cette critique
et des raisons profondes qui les fondent.
Être vilipendé par des personnes malhonnêtes,
ennemies de la vérité, du bien commun ou de Dieu, 
ça peut parfois même être parfaitement réjouissant.
J'aime bien quand Jésus veut emmener les disciples à l'écart pour qu'ils se reposent.
On ne peut pas être tout le temps au four et au moulin.
Il faut, de temps en temps, savoir s'arrêter et prendre un peu de temps pour soi. 
Si on ne le fait pas de soi-même, notre corps se chargera de nous l'imposer, tôt ou tard.

vendredi 3 février 2017

Si Hérode ne s'était pas échauffé les sangs avec son banquet
et le spectacle de sa belle-fille, qui a achevé de l'enflammer,
lui faisant perdre tout sens commun et le rendant excessif, bravache et orgueilleux,
aurait-il fait assassiner Jean-Baptiste? 
Probablement pas. 
Les excès conduisent aux excès, visiblement.
Et éventuellement, à la mort.

jeudi 2 février 2017

Syméon et Anne rencontrent Jésus parce qu'ils sont venus dans le temple. 
Tu veux le rencontrer, toi aussi? Va à l'église.

mercredi 1 février 2017

Ce n'est pas tellement étonnant que la "famille" de Jésus ne comprenne pas,
qu'ils n'aient pas saisi qu'il est le Fils de Dieu.
Ce n'est pas le genre de chose qui se devine.
Seuls Marie et Joseph le savent.
C'est bien à ça, d'ailleurs, qu'on constate que les termes de "frères" et "soeurs"
sont employés ici au sens large, comme c'est le cas dans certaines cultures :
ça signifie des gens de sa famille, probablement des cousins et cousines,
voire des gens qu'il connait depuis qu'il est tout petit mais sans aucun lien de sang. 
S'ils étaient vraiment ses frères et soeurs, ils seraient, eux aussi, dans le secret.

mardi 31 janvier 2017

L'ordre naturel qui vient de Dieu, c'est d'aimer Dieu, puis son prochain, puis soi-même.
L'ordre naturel du péché, c'est s'aimer soi-même, puis son prochain si j'en ai besoin,
et éventuellement Dieu si j'en trouve le temps ou si je suis dans une mouise noire.
Rien d'étonnant à ce qu'il y ait une lutte entre le péché,
qui est fondamentalement basé sur l'égoïsme et l'égocentrisme,
et la sainteté, qui est basée sur l'amour comme don de soi.
Le péché me dit que je suis le centre du monde et la seule personne qui compte,
alors que la grâce me dit que le centre du monde, c'est Dieu,
puis la périphérie c'est les autres et enfin moi.
Et curieusement, qui veut garder sa vie par égoïsme la perd, parce qu'il se retrouve seul,
alors que celui qui la donne par amour la gardera,
parce qu'il est entré dans la façon de faire de Dieu, 
et qu'il fait donc désormais partie de Lui et du grand peuple de tous ceux qui l'aiment.

lundi 30 janvier 2017

C'est très mystérieux, les cas de possession.
Il ne faudrait pas croire que ce sont juste des façons de parler,
ou de vieilles croyances dues à l'ignorance scientifique des gens du temps du Christ.
J'ai eu un cas dans ma paroisse, avec exorcisme et tout le toutim,
la personne qui se roule par terre, que l'eau bénite brûle, bref le grand spectacle.
L'exorciste a réussi son oeuvre, les deux esprits ont été chassés,
après s'être beaucoup disputés entre eux et s'être défendus autant qu'ils l'ont pu.
Je ne sais pas pourquoi certaines personnes sont possédées,
mais il me semble que ça a à voir avec de la magie, produite ou subie.
Toujours est-il qu'il ne faut pas jouer avec ce qui peut permettre d'être possédé
parce que, même si on peut en être libéré, ça fait froid dans le dos. 
Mais heureusement la puissance du Christ est toujours efficace, aujourd'hui comme hier.

dimanche 29 janvier 2017

Le fait que Dieu aime particulièrement les petits, les oubliés, les pauvres, les souffrants,
ne signifie pas qu'Il souhaite que nous soyons tous dans ces situations pénibles,
c'est même tout le contraire : ce qu'Il veut, justement,
c'est leur réserver une place de choix dans son royaume
parce qu'ils ont souffert de nombreuses injustices sur cette terre 
et qu'Il ne supporte pas le mal dont souffrent ces petits qui sont les siens.

samedi 28 janvier 2017

Quand la lettre aux hébreux parle de la foi, en commençant par celle d'Abraham,
elle parle toujours d'une foi agissante, qui transforme la vie de ceux qui l'ont.
La foi n'est pas juste une idée dans la tête, ce n'est pas avoir un ami imaginaire :
c'est quelque chose qui change notre vie et notre façon d'agir, 
qui nous fait faire bien des choses et renoncer à d'autres.