persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mardi 25 juillet 2017

Je plains les gens qui ont un complexe d'infériorité.
Ils sont jaloux et envieux de tout le monde
et se sentent toujours obligés de justifier leur existence.
Je plains aussi ceux qui ont un complexe de supériorité.
Même quand tout le monde se moque d'eux ouvertement,
ils sont incapables de comprendre que c'est à cause d'eux
parce qu'ils sont pompeux, ridicules et souvent infantiles.

lundi 24 juillet 2017

On a autorité que sur les gens qui ont été éduqués
à la reconnaître et à l'accepter sans discuter.
Pour les autres, ceux qui ont été seulement nourris et pas éduqués
ou ceux qui estiment qu'elle n'est pas justifiée pour une raison ou pour une autre,
il faut la mériter par compétence et exemplarité,
elle ne peut pas être simplement décrétée.

dimanche 23 juillet 2017

Note pour moi-même : ne traiter personne de "gros connard",
ni de quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs.
On me l'a fait, et ce n'est pas très agréable.
Si ça ne m'a pas plu, j'imagine que ça ne plait pas aux autres non plus.
Et l'une des règles les plus claires que nous a laissées Jésus,
c'est de ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas que l'on nous fasse.


samedi 22 juillet 2017

Il faut aimer son prochain comme soi-même, tout ça, bon.
Mais certaines personnes sont toxiques.
Elles font du mal à qui les approche et, si on est gentil avec elles,
elles prennent ça pour un signe de faiblesse
et deviennent facilement tyranniques.
Alors que faire ?
Eh bien c'est très simple : il faut les fuir.
Parfois, pour aimer son prochain comme soi-même,
il faut ne surtout pas le fréquenter, c'est aussi simple que ça.
Parce que se faire piquer une fois par un serpent, bon, ça peut arriver,
mais se faire piquer deux fois par bonté d'âme et sensiblerie,
parce qu'on l'a repris dans ses bras pour lui faire des bisous,
c'est complètement idiot.

vendredi 21 juillet 2017

Quand j'étais séminariste, on m'a envoyé au vert pendant un an en paroisse.
J'avais plein d'idées merveilleuses pour convertir tout le monde.
La première que j'ai présentée au curé, il m'a dit "ah quelle bonne idée,
on n'y avait jamais pensé, c'est formidable, bon, fais-le."
Je ne m'attendais pas à ça, je voulais qu'il le fasse lui.
La deuxième, il a remis ça.
Curieusement, ça ne convertissait personne, et moi ça me chargeait à chaque fois.
Je me suis bien abstenu d'avoir une troisième idée.
Par contre je n'ai jamais oublié la leçon.
Tu as des idées fantastiques pour améliorer ta paroisse ?
Vas-y, fais-le. Mais ne charge pas ton curé avec ça.

jeudi 20 juillet 2017

J'ai souvent déploré, dans ma propre vie,
le gouffre qu'il y a entre les connaissances et la mise en pratique.
Savoir qu'il faut aimer, c'est relativement vite acquis.
Aimer concrètement, chaque jour, tous ceux qui nous entourent,
c'est une autre paire de manches.
Il faut se fixer des objectifs, sinon quotidiens, au moins hebdomadaires,
en terme d'actes concrets de charité.
Ce n'est que comme ça qu'on progresse.

mercredi 19 juillet 2017

Je comprends la compassion de Jésus devant les "brebis sans pasteur".
J'ai vu des paroisses plus ou moins laissées à elles-mêmes,
où  le feu couve encore sous la cendre,
et où il suffirait qu'un prêtre s'investisse pour qu'elles produisent à nouveau des fruits,
et c'est vrai que ça fait de la peine de laisser en friche de la bonne terre...

mardi 18 juillet 2017

Nombreux sont ceux qui pensent que pour que l'amour soit authentique,
il faut qu'il soit nourri par des sentiments affectifs clairs et nets,
qu'on le "ressente", que ça nous fasse "quelque chose",
sans quoi on est dans l'hypocrisie.
C'est une erreur.
Ce qu'on ressent, ça vient de notre instinct, pas nécessairement de notre coeur.
Faire du bien à quelqu'un qu'on n'apprécie pas particulièrement,
traiter comme soi-même quelqu'un pour qui on n'éprouve rien de particulier,
voilà ce qui distingue l'homme de l'animal, qui lui ne peut suivre que son instinct
et pas une décision volontaire basée sur un choix personnel
indépendant des stimulis extérieurs.
À plus forte raison le chrétien décide d'aimer quoi qu'il arrive,
sans s'arrêter aux sensations ou à l'instinct.
Le christ ressentait-il un grand amour pour les soldats qui l'ont crucifié ?
Était-il ému et gratifié par les hurlements haineux et méprisants de la foule ?
Je ne pense pas.
Pourtant il a choisi de les aimer quand même, et de donner sa vie pour leur salut.
C'est cet exemple que doit suivre le chrétien, sans s'arrêter à son ressenti. 
Ce n'est pas de l'hypocrisie. C'est le choix d'aimer quoi qu'il arrive.

lundi 17 juillet 2017

Il n'y a pas besoin d'attendre après la mort
pour que le christianisme porte ses fruits.
Être entouré de personnes qu'on aime et qui nous aiment, 
n'est-ce pas déjà le paradis sur terre ?

dimanche 16 juillet 2017

Ce n'est pas parce qu'on sait ce que font les gens 
qu'on sait qui ils sont.

samedi 15 juillet 2017

Si tous les gens de bonne volonté
qui sont scandalisés par les agissements de certains paroissiens
ne mettent jamais les pieds à l'église à cause de ça,
il ne faut pas qu'ils s'étonnent qu'il n'y ait dans les paroisses
que des gens dont les comportement ne sont pas satisfaisants.
Être scandalisé, d'accord, il y a parfois matière.
Mais pour y remédier, il faut accepter de s'impliquer, 
sinon ça ne va pas s'arranger tout seul.

vendredi 14 juillet 2017

Beaucoup de chrétiens sont perdus, mais il y a parfois de bonnes raisons :
beaucoup de prêtres le sont aussi, soit parce qu'ils ont eu la malchance
de subir une formation déficiente ou idéologique,
soit parce qu'ils sont au bout du rouleau. 
Quand la tête est touchée, c'est tout le corps qui en pâtit.

jeudi 13 juillet 2017

Croire que la conversion du monde dépend d'une méthode,
d'une formation, d'un plan pastoral, d'une structure, etc etc...
c'est se tromper sur l'enjeu fondamental auquel on est confrontés.
La conversion, c'est échapper au diable pour se jeter dans les bras de Dieu.
Ça dépend du don de l'Esprit Saint, de la prière, de l'intercession des saints,
du sacrifice de la messe, etc etc...
Les moyens humains ne valent que pour les enjeux humains, 
et la conversion des âmes n'appartient pas à cette catégorie.
À enjeu spirituel, moyens spirituels.

mercredi 12 juillet 2017

-"Bonjour monsieur, je vous appelle parce qu'on voudrait se marier tel jour telle heure,
est-ce que c'est possible ?
- bonjour, attendez je regarde... ah non, ça ne va pas être possible, c'est déjà plein ce jour-là, mais c'est libre la semaine d'avant ou celle d'après si vous voulez.
- ah ben non alors ça va pas être possible, on a tout réservé pour cette date. Vous êtes sûr que c'est pas possible ?
- si c'est possible, juste pas à cette date-là...
- ah bon ben tant pis alors, ça fait rien, ça nous aurait fait plaisir de passer à l'église mais c'est pas grave, au-revoir monsieur".
Des conversations téléphoniques comme celle-ci, j'en ai au moins deux par an. 
Quand le mariage religieux ne tient qu'à ça, mieux vaut ne pas se marier à l'église, effectivement...

mardi 11 juillet 2017

C'est étonnant, on vit dans une civilisation qui cache la mort et qui refuse d'en parler
(essayez de lancer le sujet lors d'un diner pour voir ce que ça donne...),
et pourtant les journaux sont remplis de photos de personnes mortes
même si on les montre en vie (et à leur avantage si les journalistes les appréciaient).
En même temps, toutes ces photos de gens décédés qui ont l'air en bonne santé,
ça contribue peut-être aussi à cacher la mort, la vraie, celle qu'on ne veut pas voir, 
un peu plus, et à la rendre irréelle.

lundi 10 juillet 2017

Je comprends bien la lassitude des prêtres et la tentation de passer à autre chose,
tant est grand parfois le sentiment d'inutilité, de solitude ou de fatigue, entre autre.
Bien.
Mais alors il faut trouver des choses intéressantes à faire, se faire des amis, et se reposer.
Ce n'est pas en abandonnant le sacerdoce qu'on résoudra quoi que ce soit,
mais en lui donnant les conditions de l'épanouissement humain
sans lequel aucune vocation n'est supportable, quelle qu'elle soit.
En tout cas, je ne crois pas que la solution soit dans l'abandon de sa vocation :
je ne vois rien qui ne puisse sembler fade et sans intérêt, à terme,
quand on a cotoyé Dieu, qu'on l'a tenu dans ses mains, qu'on a donné l'Esprit Saint, 
qu'on a fait venir le Christ sur terre à la messe et qu'on a donné le pardon de Dieu,
quand on a passé tant de temps à méditer sa Parole et à Le prier,
quand on a veillé avec Lui et qu'on a été son intime.
On peut fuir, bien sûr, mais trouver le bonheur loin de l'intimité avec Dieu ?
Franchement, je ne crois pas que ça soit viable.
Courage ! Il a vaincu le monde, et nous vaincrons avec Lui 
si nous ne L'abandonnons pas en chemin.  

dimanche 9 juillet 2017

La recherche du bien-être est l'un de plus puissants moteurs qui soient.
Tout le monde le cherche, mais on n'espère pas tous le trouver de la même façon,
ce qui explique la multiplicité des activités humaines :
certains le cherchent dans la richesse, le travail, le sport, la satisfaction des instincts,
les distractions, les voyages, les plaisirs, le sentiment du devoir accompli, etc etc...
Pour moi, je ne connais pas de bien-être plus profond
que celui qui provient de l'amour de Dieu,
c'est à dire quand on Le trouve et qu'on s'attache à Lui, 
ou quand on se laisse aimer par Lui de bon coeur.

samedi 8 juillet 2017

Les nominations de curés de paroisse, c'est comme le scrabble.
Si on pouvait poser le nombre de lettres qu'on veut n'importe où,
on ferait des mots magnifiques.
Mais on n'a que 7 lettres à poser où on peut,
et ça ne donne pas du tout le même résultat.
Eh bien avec les prêtres c'est pareil,
si on en avait pléthore et qu'on puisse mettre chacun là où ça lui convient le mieux,
ça donnerait satisfaction tant au prêtre qu'à l'endroit où il serait nommé.
Mais on en a peu et les paroisses ont des besoins,
du coup on nomme curé des prêtres qui auraient été mieux à leur place ailleurs, 
et ce n'est pas comme si on avait le choix de faire autrement.

vendredi 7 juillet 2017

Donne un conseil une seule fois, c'est un conseil.
Donne le même conseil deux fois, c'est de la pression.
Donne-le jusqu'à ce qu'il soit accompli, c'est un ordre.  

jeudi 6 juillet 2017

Si on enlève le Christ de l'équation, le mariage chrétien n'a pas de sens.
Pourquoi un seul homme et une seule femme, jusqu'à ce que la mort les sépare ?
Pourquoi pas un homme et plusieurs femmes, une femme et plusieurs hommes,
plusieurs hommes avec plusieurs femmes,
un homme et un homme, une femme et une femme,
un mariage pour une nuit, une semaine, un mois ou sept ans ?
Parce que quelqu'un a posé la question à Jésus, et qu'il a répondu
"n'avez-vous pas lu ceci ? Dès le commencement, le Créateur les fit homme et femme,
à cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme,
et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas !"
Bien entendu, si je ne crois ni en Dieu, ni en Jésus Fils de Dieu,
tout ça n'a aucun sens et est révocable à tout moment.
Rien d'étonnant donc qu'un monde qui s'efforce avec constance de nier Dieu
et de faire sortir son influence de nos vies par tous les moyens possibles
pense que le mariage chrétien est obsolète
et qu'il est urgent de trouver des nouvelles formules basées non pas sur Dieu 
mais sur les désirs des gens, quels qu'ils soient.