persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 9 août 2017

Les communautés religieuses méprisent assez facilement les paroisses,
je sais de quoi je parle, ayant été moi-même religieux à une époque.
On pense que les curés de paroisse sont mal formés, peu actifs voire absents,
exigeants sur certaines choses et laxistes sur d'autres,
que ce sont avant tout des gratte-papier et des gestionnaires
plus que des héraults de la foi,
bref tout ça n'est pas bien reluisant.
En réalité, la paroisse est un endroit indispensable pour l'annonce de l'évangile :
on y rencontre énormément de monde, plus ou moins près de Dieu, certes,
mais qui trouvent là un contact facile avec l'Eglise et une occasion de s'en rapprocher,
et c'est aussi l'occasion de fréquenter tous ceux
dont les communautés religieuses ne s'occupent pas
parce que ça ne rentre pas dans leur charisme.
Les deux styles de présence au monde sont importants,
c'est comme chez les médecins : il faut des généralistes et des spécialistes, 
chacun complétant l'autre.

mardi 8 août 2017

Je n'ai jamais particulièrement aimé les fêtes,
parce que je ne supporte pas la foule, ni le bruit, ni les repas interminables.
Mais, si un ami fête quelque chose d'important pour lui, j'y vais tout de même,
parce que c'est un ami, et que ça vaut le coup de faire un effort pour lui faire plaisir.
Eh bien la messe, c'est pareil, sauf que l'ami qui nous invite, c'est Jésus.
Si on l'aimait vraiment, on ne se poserait même pas la question d'y aller 
parce qu'on irait au moins pour lui, à défaut de le faire par plaisir personnel.

lundi 7 août 2017

Le christianisme, quand il est réduit à une connaissance intellectuelle,
non seulement ça ne sert pas au salut, mais c'est même néfaste :
on croit que, parce qu'on sait ce qu'il faudrait faire, c'est suffisant.
Savoir que si on mangeait quelque chose de bon, ça nous ferait plaisir,
ce n'est pas la même chose que le manger.
Savoir que, si on aimait Dieu et son prochain, on serait sauvés,
ce n'est pas la même chose que les aimer. 
Et les aimer juste dans sa tête, ce n'est pas suffisant.

dimanche 6 août 2017

Si une situation d'origine religieuse
(un changement d'affectation, une nomination à un poste dans l'Eglise,
un nouveau supérieur, etc...)
te fait perdre ta bonne humeur habituelle,
méfie-toi.
Bien sûr, on peut être face à des situations, dans la vie, où c'est dur
et où on ne passe pas son temps à rire et à chantonner.
Mais ce n'est pas normal que ces situations durent trop longtemps,
ni qu'elles soient provoquées par des gens censés appartenir au Christ.
Il faut donc garder l'oeil ouvert et son libre arbitre en éveil, 
parce que nul être humain n'a le droit de pourrir la vie d'un autre au nom du Christ.

samedi 5 août 2017

Être généreux envers son prochain comme envers soi-même est à la portée de tous,
puisqu'on ne nous demande pas de donner plus que ce qu'on se donne à soi-même.
Ce n'est donc pas une question de moyens, 
mais de générosité.

vendredi 4 août 2017

Je m'étonne que des gens soient scandalisés par le fait
que, parmi ceux qui vont à la messe tous les dimanche,
quelques-uns soient peu fréquentables et hypocrites.
Jésus n'est pas venu pour les justes et les bien portants,
mais pour les malades et les pécheurs,
c'est à dire, soit dit en passant, pour toute l'humanité.
Ce ne sont pas les bien portants qui vont à l'hôpital,
et ça n'étonne personne ? Eh bien là c'est pareil.
Quant aux hypocrites, oui, il y en a, comme partout. 
Ni plus, ni moins qu'ailleurs.

jeudi 3 août 2017

On dit qu'on reconnait ses vrais amis quand on est dans le besoin.
D'accord. Mais pas que.
Un vrai ami, c'est aussi quelqu'un qu'on fréquente quand on n'a besoin de rien,
qu'on appelle pour avoir des nouvelles gratuitement,
avec qui on passe du temps libre et des bons moments, 
à qui on peut tout dire sans crainte que ça se retourne contre nous.  
Bref c'est quelqu'un qu'on aime et qui nous aime,
et pas seulement quand ça va mal.

mercredi 2 août 2017

Dans les séminaires espagnols, ou du moins dans celui où j'ai été formé,
on apprend des manuels, et on a une formation théologique en béton.
On peut donner la définition précise de n'importe quelle notion religieuse,
et on maîtrise les Saintes Ecritures, la Tradition et le Magistère.
En revanche, pour ce qui est de la casuistique, du cas par cas,
rien ou pas grand chose.
Dans les séminaires français, ou du moins dans celui où j'ai été formé,
on apprend à penser par soi-même, la casuistique, la logique,
la morale spéciale (c'est à dire au cas par cas),
et on a une formation cartésienne en béton.
En revanche, pour ce qui est de l'assimilation des définitions théologiques,
ça laisse sérieusement à désirer : rares sont les jeunes prêtres
capables de donner une définition claire et nette du péché mortel, par exemple.
Je rêve d'une formation où les deux spécialités seraient réunies :
maîtriser sur le bout des doigts les manuels et les dictionnaires,
et savoir mettre cette connaissance au service
de la personne concrète qu'on a en face de soi, par une adaptation nécessaire,
juste et finement réglée selon les cas particuliers.

mardi 1 août 2017

Prudence, Justice, Force, Tempérance...
Ah, si on s'efforçait de vivre chaque jour les vertus cardinales,
comme le choix de vivre selon les préceptes du Christ en serait facilité !

lundi 31 juillet 2017

Le matin, on pense à tout un tas de choses.
Les infos, la météo, le travail, les problèmes,
ce qu'on va gagner, ce qu'on va dépenser, les courses à faire,
les douleurs, ce qu'on va regarder à la télé, etc etc...
Si au lieu de ça on s'habituait à penser à qui on va aimer aujourd'hui,
avec qui on va être généreux, patient, attentif, à l'écoute,
qui on va pardonner, aider, avec qui on va être généreux ou délicat,
traiter comme soi-même, de qui on va prendre des nouvelles, etc...
alors on serait sur la bonne voie pour parvenir à la sainteté.

dimanche 30 juillet 2017

Qu'il est agréable de discuter avec quelqu'un qui n'est pas borné,
qui ne se cache pas derrière des banalités ou des préjugés,
mais accepte de réfléchir et de changer d'idée
si elle considère que c'est justifié et logique.
Bien sûr, il faut avoir soi-même une attitude identique,
sinon aucune discussion constructive n'est envisageable.


samedi 29 juillet 2017

Moins on a de besoins, plus on est riche.

vendredi 28 juillet 2017

Ceux qui attendent de l'autre qu'il fasse leur bonheur
ne devraient pas se marier :
un égoïsme à deux, ça trouve très vite ses limites.
Le mariage, c'est quand chacun des deux
veut le bonheur de l'autre.
Le mariage parfait, quand chacun veut le bonheur de l'autre
avec la même intensité et le même engagement,
en donnant sa vie chaque jour et en étant prêt à le faire jusqu'à sa mort
dans une réciprocité complète.


jeudi 27 juillet 2017

Lors de ma formation de pilote d'ulm,
j'ai appris à faire la distinction entre les angoisses justifiées
et celles qui ne sont que le fruit de notre imagination.
C'est quelque chose de très utile dans la vie de tous les jours.
Certaines angoisses proviennent de risques réels,
que l'on peut minimiser en faisant toutes les vérifications nécessaires
avant de se lancer dans quoi que ce soit.
D'autres viennent uniquement de l'habitude d'imaginer le pire,
et ne sont basées sur rien d'autre que ce qu'on appelle la "loi de Murphy",
qui dit que tout ce qui peut mal se passer va mal se passer.
Seulement, si on base nos décisions sur cette "loi",
alors on n'ose même plus sortir de chez soi et on ne fait plus rien dans la vie.

mercredi 26 juillet 2017

Je déteste la mièvrerie chez les chrétiens :
ça donne l'impression que, pour être chrétien,
il faut être un peu simplet, un peu nunuche,
ce qui est loin d'être la vérité,
le christianisme demande au contraire une très grande force d'âme.
Mais je déteste aussi la méchanceté :
un païen méchant, bon, il ne connait pas le Christ, alors pourquoi pas.
Mais un chrétien méchant, envers qui que ce soit,
mais plus encore envers un frère chrétien,
c'est une abomination parce que ça décourage de suivre le Christ,
et ça fait du mal bien au-delà de ce qu'on peut imaginer.



mardi 25 juillet 2017

Je plains les gens qui ont un complexe d'infériorité.
Ils sont jaloux et envieux de tout le monde
et se sentent toujours obligés de justifier leur existence.
Je plains aussi ceux qui ont un complexe de supériorité.
Même quand tout le monde se moque d'eux ouvertement,
ils sont incapables de comprendre que c'est à cause d'eux
parce qu'ils sont pompeux, ridicules et souvent infantiles.

lundi 24 juillet 2017

On a autorité que sur les gens qui ont été éduqués
à la reconnaître et à l'accepter sans discuter.
Pour les autres, ceux qui ont été seulement nourris et pas éduqués
ou ceux qui estiment qu'elle n'est pas justifiée pour une raison ou pour une autre,
il faut la mériter par compétence et exemplarité,
elle ne peut pas être simplement décrétée.

dimanche 23 juillet 2017

Note pour moi-même : ne traiter personne de "gros connard",
ni de quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs.
On me l'a fait, et ce n'est pas très agréable.
Si ça ne m'a pas plu, j'imagine que ça ne plait pas aux autres non plus.
Et l'une des règles les plus claires que nous a laissées Jésus,
c'est de ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas que l'on nous fasse.


samedi 22 juillet 2017

Il faut aimer son prochain comme soi-même, tout ça, bon.
Mais certaines personnes sont toxiques.
Elles font du mal à qui les approche et, si on est gentil avec elles,
elles prennent ça pour un signe de faiblesse
et deviennent facilement tyranniques.
Alors que faire ?
Eh bien c'est très simple : il faut les fuir.
Parfois, pour aimer son prochain comme soi-même,
il faut ne surtout pas le fréquenter, c'est aussi simple que ça.
Parce que se faire piquer une fois par un serpent, bon, ça peut arriver,
mais se faire piquer deux fois par bonté d'âme et sensiblerie,
parce qu'on l'a repris dans ses bras pour lui faire des bisous,
c'est complètement idiot.

vendredi 21 juillet 2017

Quand j'étais séminariste, on m'a envoyé au vert pendant un an en paroisse.
J'avais plein d'idées merveilleuses pour convertir tout le monde.
La première que j'ai présentée au curé, il m'a dit "ah quelle bonne idée,
on n'y avait jamais pensé, c'est formidable, bon, fais-le."
Je ne m'attendais pas à ça, je voulais qu'il le fasse lui.
La deuxième, il a remis ça.
Curieusement, ça ne convertissait personne, et moi ça me chargeait à chaque fois.
Je me suis bien abstenu d'avoir une troisième idée.
Par contre je n'ai jamais oublié la leçon.
Tu as des idées fantastiques pour améliorer ta paroisse ?
Vas-y, fais-le. Mais ne charge pas ton curé avec ça.