persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 18 août 2017

On croit communément que le mariage est fait pour le plus grand nombre,
que c'est, sauf exception, le moyen habituel pour parvenir au bonheur.
Eh bien, ce qui est fait pour tous, c'est de trouver le bonheur par l'amour,
c'est à dire par le don de sa vie à ceux qu'on aime.
Le mariage n'en est qu'une modalité possible parmi tant d'autres,
et comme toute vocation, il rencontrera lui aussi des difficultés et des limites,
il sera confronté aux tentations et aux infidélités mineures ou majeures,
il aura toujours à la patte le fil du péché originel
qui voudrait qu'on s'aime d'abord soi-même avant d'aimer qui que ce soit d'autre.
Bref, c'est une vocation ni plus facile qu'aucune autre, ni plus difficile,
si tant est qu'on demande la grâce de Dieu pour l'accomplir, 
comme pour toutes les autres.

jeudi 17 août 2017

Nul n'est bon sinon Dieu seul, a dit Jésus.
Bon. Du coup, ça règle l'affaire :
inutile de se faire des illusions sur nos mérites ou nos perfections,
ça ne suffira pas à atteindre le paradis par nous-même.
Non, sans le pardon de Dieu, pas moyen d'y arriver.
Seulement voilà, pour recevoir ce pardon,
il faut être capable de le donner soi-même,
parce que la mesure du pardon de Dieu,
c'est celle qu'on est disposés à donner nous-même aux autres.
Heureusement, il existe une grâce du pardon, sans quoi nous serions perdus. 
Encore faut-il la demander quand on en a besoin.

mercredi 16 août 2017

Eh ! Si on avait une foi totale en Dieu et en sa parole,
on ne pécherait pas.
Le péché, c'est s'octroyer à soi-même les biens
dont on trouve que Dieu met trop longtemps à nous les donner,
c'est essayer de grapiller ce qu'on croit être du bonheur par nous-même,
sans tenir compte du chemin que Dieu nous a indiqué pour y parvenir. 
C'est le fruit du manque de foi, ni plus ni moins.

mardi 15 août 2017

Personne plus que Marie n'a eu confiance dans la Parole de Dieu,
gardant comme un trésor le message de l'ange
et ne mettant jamais en doute sa promesse, durant toute sa vie,
même quand elle ne comprenait pas,
quand tout semblait aller de travers,
quand elle devait marcher, comme à l'aveugle, au milieu des contradictions,
debout au pied de la croix, quand tout semblait être fini.
Qu'il est juste et bon que Dieu l'ai déjà faite venir auprès de Lui
en corps et âme, qu'elle soit déjà ressuscitée comme il l'avait promis !
Personne mieux qu'elle ne méritait d'inaugurer le royaume de cieux 
à la suite de son fils et avant tout le reste du peuple de Dieu.

lundi 14 août 2017

On a toujours tort de sous-estimer les autres.
Même si quelqu'un n'est pas très doué dans un domaine,
ça ne veut pas dire qu'il en va de même pour tout le reste,
et chacun a quelque chose à apporter au monde, 
si on veut bien prendre la peine de s'y intéresser.

dimanche 13 août 2017

Je trouve tout à fait regrettable cette nouvelle mode
qui consiste à faire des baptêmes aussi coûteux que des mariages,
avec des dizaines d'invités, restaurant, salle réservée et tout le toutim.
Du coup, beaucoup retardent le baptême, parfois de plusieurs années,
le temps de faire des économies,
d'autres ne le font tout simplement pas "parce qu'ils n'ont pas les moyens".
Et l'intérêt de l'enfant dans tout ça ?
N'est-il pas le premier concerné ?
La priorité ne devrait-elle pas être qu'il devienne enfant de Dieu,
au lieu que ça soit les invités et les dépenses somptuaires ?
J'espère que cette mode passera, et qu'on reviendra bientôt à plus de raison,
pour le bien des enfants.
Les parents, l'enfant, le parrain et la marraine, deux ou trois amis et famille, 
c'est plus qu'il n'en faut pour faire un baptême.

samedi 12 août 2017

Dans les maisons de retraite, j'ai déjà rencontre des personnes âgées adorables,
et aussi d'autres avec un caractère épouvantable.
Je ne crois pas que la vieillesse nous change :
elle nous dépouille juste de nos filtres et de nos faux-semblants,
elle retire le masque sous lequel on se protégeait quand on en avait les moyens.
Quand on perd cette protection, ce qu'il y a dessous apparait aux yeux de tous,
et on voit l'être intérieur, qui on est en vérité.
J'ai déjà remarqué la même chose pour les gens en train de mourir.
Du coup, là, on sait qui est vraiment bon et qui ne l'est pas, on ne peut plus tricher.
C'est autre chose quand on souffre énormément, c'est une autre sorte de masque 
qui peut déformer de façon terrible même les coeurs les plus aimants.

vendredi 11 août 2017

Juger la situation de gens qu'on ne connait que par ce qu'on nous raconte d'eux
mais qu'on ne connait pas personnellement,
c'est s'exposer à manquer de la bienveillance qu'on aurait
si leur sort nous concernait de près à cause de liens amicaux ou amoureux.
Et un jugement sans amour a bien peu de chances d'être juste.
Il suffit de se souvenir de la foule qui criait "crucifie-le !" à Pilate
alors que la majorité ne savait même pas pourquoi elle criait ça. 
Enfin si : pour faire comme tout le monde, rien de plus.

jeudi 10 août 2017

Prétendre faire respecter la morale chrétienne par la violence,
c'est totalement antinomique
puisque le premier commandement de cette morale,
c'est de nous aimer les uns les autres.
Un amour qui chercherait à s'imposer à coups de gourdins, 
ce n'est vraiment pas crédible.

mercredi 9 août 2017

Les communautés religieuses méprisent assez facilement les paroisses,
je sais de quoi je parle, ayant été moi-même religieux à une époque.
On pense que les curés de paroisse sont mal formés, peu actifs voire absents,
exigeants sur certaines choses et laxistes sur d'autres,
que ce sont avant tout des gratte-papier et des gestionnaires
plus que des héraults de la foi,
bref tout ça n'est pas bien reluisant.
En réalité, la paroisse est un endroit indispensable pour l'annonce de l'évangile :
on y rencontre énormément de monde, plus ou moins près de Dieu, certes,
mais qui trouvent là un contact facile avec l'Eglise et une occasion de s'en rapprocher,
et c'est aussi l'occasion de fréquenter tous ceux
dont les communautés religieuses ne s'occupent pas
parce que ça ne rentre pas dans leur charisme.
Les deux styles de présence au monde sont importants,
c'est comme chez les médecins : il faut des généralistes et des spécialistes, 
chacun complétant l'autre.

mardi 8 août 2017

Je n'ai jamais particulièrement aimé les fêtes,
parce que je ne supporte pas la foule, ni le bruit, ni les repas interminables.
Mais, si un ami fête quelque chose d'important pour lui, j'y vais tout de même,
parce que c'est un ami, et que ça vaut le coup de faire un effort pour lui faire plaisir.
Eh bien la messe, c'est pareil, sauf que l'ami qui nous invite, c'est Jésus.
Si on l'aimait vraiment, on ne se poserait même pas la question d'y aller 
parce qu'on irait au moins pour lui, à défaut de le faire par plaisir personnel.

lundi 7 août 2017

Le christianisme, quand il est réduit à une connaissance intellectuelle,
non seulement ça ne sert pas au salut, mais c'est même néfaste :
on croit que, parce qu'on sait ce qu'il faudrait faire, c'est suffisant.
Savoir que si on mangeait quelque chose de bon, ça nous ferait plaisir,
ce n'est pas la même chose que le manger.
Savoir que, si on aimait Dieu et son prochain, on serait sauvés,
ce n'est pas la même chose que les aimer. 
Et les aimer juste dans sa tête, ce n'est pas suffisant.

dimanche 6 août 2017

Si une situation d'origine religieuse
(un changement d'affectation, une nomination à un poste dans l'Eglise,
un nouveau supérieur, etc...)
te fait perdre ta bonne humeur habituelle,
méfie-toi.
Bien sûr, on peut être face à des situations, dans la vie, où c'est dur
et où on ne passe pas son temps à rire et à chantonner.
Mais ce n'est pas normal que ces situations durent trop longtemps,
ni qu'elles soient provoquées par des gens censés appartenir au Christ.
Il faut donc garder l'oeil ouvert et son libre arbitre en éveil, 
parce que nul être humain n'a le droit de pourrir la vie d'un autre au nom du Christ.

samedi 5 août 2017

Être généreux envers son prochain comme envers soi-même est à la portée de tous,
puisqu'on ne nous demande pas de donner plus que ce qu'on se donne à soi-même.
Ce n'est donc pas une question de moyens, 
mais de générosité.

vendredi 4 août 2017

Je m'étonne que des gens soient scandalisés par le fait
que, parmi ceux qui vont à la messe tous les dimanche,
quelques-uns soient peu fréquentables et hypocrites.
Jésus n'est pas venu pour les justes et les bien portants,
mais pour les malades et les pécheurs,
c'est à dire, soit dit en passant, pour toute l'humanité.
Ce ne sont pas les bien portants qui vont à l'hôpital,
et ça n'étonne personne ? Eh bien là c'est pareil.
Quant aux hypocrites, oui, il y en a, comme partout. 
Ni plus, ni moins qu'ailleurs.

jeudi 3 août 2017

On dit qu'on reconnait ses vrais amis quand on est dans le besoin.
D'accord. Mais pas que.
Un vrai ami, c'est aussi quelqu'un qu'on fréquente quand on n'a besoin de rien,
qu'on appelle pour avoir des nouvelles gratuitement,
avec qui on passe du temps libre et des bons moments, 
à qui on peut tout dire sans crainte que ça se retourne contre nous.  
Bref c'est quelqu'un qu'on aime et qui nous aime,
et pas seulement quand ça va mal.

mercredi 2 août 2017

Dans les séminaires espagnols, ou du moins dans celui où j'ai été formé,
on apprend des manuels, et on a une formation théologique en béton.
On peut donner la définition précise de n'importe quelle notion religieuse,
et on maîtrise les Saintes Ecritures, la Tradition et le Magistère.
En revanche, pour ce qui est de la casuistique, du cas par cas,
rien ou pas grand chose.
Dans les séminaires français, ou du moins dans celui où j'ai été formé,
on apprend à penser par soi-même, la casuistique, la logique,
la morale spéciale (c'est à dire au cas par cas),
et on a une formation cartésienne en béton.
En revanche, pour ce qui est de l'assimilation des définitions théologiques,
ça laisse sérieusement à désirer : rares sont les jeunes prêtres
capables de donner une définition claire et nette du péché mortel, par exemple.
Je rêve d'une formation où les deux spécialités seraient réunies :
maîtriser sur le bout des doigts les manuels et les dictionnaires,
et savoir mettre cette connaissance au service
de la personne concrète qu'on a en face de soi, par une adaptation nécessaire,
juste et finement réglée selon les cas particuliers.

mardi 1 août 2017

Prudence, Justice, Force, Tempérance...
Ah, si on s'efforçait de vivre chaque jour les vertus cardinales,
comme le choix de vivre selon les préceptes du Christ en serait facilité !

lundi 31 juillet 2017

Le matin, on pense à tout un tas de choses.
Les infos, la météo, le travail, les problèmes,
ce qu'on va gagner, ce qu'on va dépenser, les courses à faire,
les douleurs, ce qu'on va regarder à la télé, etc etc...
Si au lieu de ça on s'habituait à penser à qui on va aimer aujourd'hui,
avec qui on va être généreux, patient, attentif, à l'écoute,
qui on va pardonner, aider, avec qui on va être généreux ou délicat,
traiter comme soi-même, de qui on va prendre des nouvelles, etc...
alors on serait sur la bonne voie pour parvenir à la sainteté.

dimanche 30 juillet 2017

Qu'il est agréable de discuter avec quelqu'un qui n'est pas borné,
qui ne se cache pas derrière des banalités ou des préjugés,
mais accepte de réfléchir et de changer d'idée
si elle considère que c'est justifié et logique.
Bien sûr, il faut avoir soi-même une attitude identique,
sinon aucune discussion constructive n'est envisageable.