persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 25 juin 2018

Pour entrer au paradis, il y a deux portes : 
la porte principale, celle réservée aux saints et aux martyrs, 
à ceux qui ont donné leur vie pour le Christ et pour leur prochain, 
aux disciples fidèles, assidus et en règle avec les enseignements du Christ. 
Eh puis il y a l'entrée des artistes. 
Celle qui ne juge pas ceux qui n'ont pas jugé, 
qui laisse entrer toute personne qui n'a jamais fermé son coeur à personne
et qui n'a jamais jugé son prochain. 
J'aimerais bien entrer par la porte principale. 
Mais, au cas où, il est prudent de se réserver la petite porte. 

dimanche 24 juin 2018

Jean-Baptiste est, selon Jésus, "le plus grand des enfants des femmes, 
et cependant le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus grand que lui" (mt 11, 11).
Ah, mais c'est que c'est Jésus Christ qui nous sauve, par sa passion et sa croix, 
pas nos mérites, aussi grands soient-ils. 
Le salut vient du Christ, et de personne d'autre. Nul ne peut se sauver lui-même. 
Tu cherches le salut ? Alors, cherche le Christ. Puis suis-le. 
C'est lui le chemin, la vérité et la vie. 

samedi 23 juin 2018

Quel est, dans ma vie, le temps réel que je passe à rechercher le royaume de Dieu, 
à Le fréquenter à l'église, à prier, à lire Sa Parole, à recevoir Ses sacrements, etc..., 
par rapport au temps réel que je passe à m'occuper d'affaires matérielles, 
d'argent à gagner, de travail ou de loisirs à faire, de repos à m'accorder, etc... ? 
Le rapport entre ces deux temps me dit à quel point est étroit, pour moi, 
le chemin qui mène à Dieu, et large celui qui ne mène qu'au monde. 

vendredi 22 juin 2018

Nos actes d'amour véritables,  
chaque fois que nous avons donné de notre vie pour ceux que nous aimons, 
chaque fois que nous avons traité les autres comme on se traite soi-même, 
sont la seule chose qu'on emmènera au paradis. 
Il ne tient qu'à nous d'y entrer habillés de pied en cap, 
ou sans rien pour couvrir la nudité et la honte de nos péchés. 

jeudi 21 juin 2018

Dans le "Notre Père", après les demandes réservées à Dieu, 
on Lui demande de nous donner notre pain du jour, 
de remettre nos dettes (c'est à dire pardonner nos péchés), 
de ne pas nous laisser entrer en tentation (quelle que soit la meilleure traduction possible)
et de nous délivrer du mal. 
Jésus nous enseigne là ce qui est important et qui compte vraiment : 
être pardonnés de nos péchés et ne plus en commettre, pour échapper au mal(in). 
La partie "matérielle" est toute petite, juste donner de quoi manger pour aujourd'hui.
Dans notre vie, la chose importante n'est donc pas de posséder ou d'accumuler des choses,
mais de choisir Dieu et son règne en faisant sa volonté. 
C'est là que se trouve notre bien véritable et notre bonheur éternel. 

mercredi 20 juin 2018

Je pense que la désertion des églises vient en grande partie du fait 
qu'à un moment donné, il n'a plus été nécessaire socialement d'être vu à la messe dominicale, 
parce que la religion a été perçue comme obsolète, inutile, voire stupide. 
À une époque, pour inspirer la confiance de ses commensaux, il fallait s'y trouver. 
Puis c'est devenu plutôt le contraire, parce que les modes sont changeantes.
Alors, tous ceux qui ne pratiquaient que pour voir et être vus
on pu s'abstenir de continuer à le faire ici, 
le centre de gravité de la vie sociale s'étant déplacé je ne sais où. 
Je ne suis donc pas tellement certain que nous ayons perdu beaucoup de croyants convaincus, 
même s'il y en a, inévitablement, qui ont été emportés par les flots pour "faire comme tout le monde". 

mardi 19 juin 2018

Aimer son ennemi... 
Voilà la pierre d'achoppement du christianisme. 
Être chrétien, ce n'est pas être l'idiot du village, 
qui aime tout le monde, sans réfléchir, sans efforts, 
parce qu'il est fait comme ça. 
C'est accepter d'aimer son ennemi, 
de prier pour lui, d'intercéder pour son bien, 
de désirer son salut et son amitié. 
Ce n'est pas tant une affaire de coeur tendre, 
que d'esprit qui refuse de se laisser mener par le bout du nez par le péché. 

lundi 18 juin 2018

Combien de gens prêts à tuer pour acquérir ou protéger la possession d'argent ! 
L'argent est un moyen nécessaire pour vivre, 
mais il n'est pas la vie. 
Quand on confond le moyen et la fin, 
on n'arrive jamais au but. 
On reste à tournicoter, comme un chien qui court après sa queue, 
sur le chemin qui aurait pu nous y mener. 

dimanche 17 juin 2018

Pour comprendre les paraboles, 
il faut avoir l'esprit ouvert à accepter les enseignements du Christ, 
sans préjugés, sans jugement, sans "oui mais", sans esprit de contradiction. 
Il faut avoir l'esprit contemplatif, en résumé.
Alors, quand on aime Jésus, qu'on a confiance en lui, qu'on prend plaisir à l'écouter
et qu'on est prêt à accueillir avec bienveillance tout ce qu'il nous dit et, le cas échéant, 
à se remettre en question, 
elles sont claires comme de l'eau de roche. 

samedi 16 juin 2018

Dire "oui", quand c'est "oui", "non", quand c'est "non"... 
Ça n'a l'air de rien, comme ça, 
on se demande même pourquoi Jésus le mentionne.
En fait, ça n'a rien d'évident. 
À cause du mensonge. De la fierté. De l'orgueil. De la faiblesse. Du péché.
Du remodelage constant de la réalité que nous faisons quand ça nous arrange. 
Alors, au début, il faut un peu se forcer pour que nos "oui" soient "oui", nos "non" soient "non".
Après, quand on s'est habitué à dire la vérité telle quelle, ça vient tout seul. 

vendredi 15 juin 2018

J'aime bien que Dieu soit présent dans le murmure d'une brise légère, 
pas dans l'ouragan, le tremblement de terre ou le feu. 
Il y a des hommes pour penser que Dieu, c'est une histoire de puissance militaire, 
de foudre qui tombe sur les pécheurs, d'injonctions à obéir sous peine de mort qui tombe du ciel.
Mais non.
Dieu, c'est le murmure d'une brise légère. 
C'est une invitation toute douce. 

jeudi 14 juin 2018

Les gens qui pensent que tous ceux qui ne pensent pas comme eux
sont nécessairement diaboliques, pervers, apostats ou dégénérés, 
bref des gens à éliminer, de toutes façons, d'une façon ou d'une autre,
je trouve ça effrayant.
Que certains de ces intransigeants se prétendent défenseurs de ma religion 
ne les absout absolument pas, ça serait même plutôt le contraire. 
Dieu est Amour. 
Pas terreur qui impose au monde de penser comme Lui sous peine de mort. 
Lui n'impose rien. 
Il ne menace pas. 
Ne détruit pas. 
Ne tue pas. 
N'humilie pas. 
Ne méprise pas.
Il ne veut pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse, et qu'il vive. 
Et il n'a demandé à personne de juger qui que ce soit sur terre à sa place. 
Au contraire, Il nous a dit que 
ce n'est pas aux serviteurs de décider ce que le propriétaire du champ doit faire de l'ivraie, 
ni à la poterie de dire au potier comment il doit façonner ce qu'il crée. 
Dieu est assez grand pour savoir ce qu'Il a à faire, merci pour Lui. 
Il n'a pas besoin d'une bande de furieux qui se prennent pour Lui pour s'occuper de ses affaires. 
Qu'ils s'occupent déjà de leur cas, ça fera des vacances à tout le monde.

mercredi 13 juin 2018

Antoine de Padoue est le seul frère à qui saint François d'Assise a permis d'étudier la théologie. 
Il l'appelait d'ailleurs "mon évêque". 
Le pape Grégoire IX l'appelera, quant à lui, "l'Arche du Testament". 
Mais ce qui fait sa gloire, au-delà de ses qualités indéniables de prédicateur de l'Evangile, 
c'est son ardeur pour la dévotion et l'oraison, son zèle pour l'amour de Dieu, 
qui le fera mourir d'épuisement, après avoir préché chaque jour du carême 1231, à Padoue. 
La théologie, c'est nécessaire, et il faut des maîtres en théologie, 
capables de conserver intact et d'explorer toujours davantage le dépôt de la Foi. 
Mais la sainteté est un bien encore plus précieux : 
que servirait à un homme de sauver tous les autres, s'il venait à se perdre lui-même
pour avoir négligé de vivre ce qu'il enseignait aux autres ? 

mardi 12 juin 2018

Un chrétien ne peut pas dire que quelque chose de noir est blanc
juste pour faire plaisir et pour dire comme tout le monde. 
Être bienveillant, compréhensif et accueillant, c'est une chose. 
Cesser de dire la vérité pour être bien vu en est une autre. 

lundi 11 juin 2018

Barnabé est un homme à la hauteur d'âme peu banale : 
il accepte de faire confiance à Paul, l'ancien persécuteur de chrétiens. 
Il acceptera aussi de se laisser dépasser par lui, 
et de le laisser diriger la mission ad gentes qui leur a été confiée. 
Dans le conflit qui oppose Marc et Paul, 
il prendra la première fois le parti de la mission, pour le bien des âmes, 
la deuxième fois le parti de son neveu, malgré la décision de Paul. 
C'est un homme équilibré, juste, et bon, qui suit sa conscience avec application, 
et au-dessus de sa conscience, Dieu sans jamais vaciller. 
Puisse-t-il intercéder pour que nous ayons 
ne serait-ce que la moitié des vertus qui sont les siennes ! 

dimanche 10 juin 2018

Adam et Ève, après le Péché Originel, courent se cacher, 
parce qu'ils ont peur de Dieu et de ce qu'ils imaginent qu'Il va leur faire pour avoir désobéi. 
Insensés ! 
Alors qu'il aurait suffi qu'ils se jettent à ses pieds en pleurant
et en demandant pardon pour leur péché ! 
Mais non, ils ne l'aiment plus comme avant, parce qu'ils ont perdu confiance en Lui. 
Ne fais pas comme eux, quand tu pèches : 
cours te jeter aux pieds de Dieu dans le sacrement de confession : 
alors, au lieu de te bannir, Il te pardonnera de bon coeur. 

samedi 9 juin 2018

L'amour authentique n'est pas compatible avec la recherche permanente de nouveauté. 
Si tu recherches de nouvelles sensations, de nouvelles émotions, 
un flot permanent d'adrénaline ou d'hormones, 
les frémissements et les obsessions du début du sentiment amoureux, 
alors en fait, tout ce que tu recherches, c'est toi-même. 
Ne t'étonnes pas, dès lors, si on te fait le reproche d'être incapable d'aimer. 
Si tu aimes tes sensations plus que tout au monde, 
alors c'est juste la vérité.

vendredi 8 juin 2018

Quand on commence à juger le pape, 
on ne sait pas où ça s'arrête. 
L'histoire nous a montré que, souvent, ça conduit à des schismes. 
Juger le pape, c'est juger l'homme choisi par Dieu pour diriger son Eglise. 
N'y a-t-il pas alors un risque de juger Dieu lui-même ? 
Qu'il est téméraire de prendre le risque de se retrouver dans cette situation ! 
Qu'en dira Dieu, quand ça sera à son tour de nous juger ? 
Le chrétien est le disciple du Christ. Pas son maître. 
Quand on ne comprend pas ce qu'Il fait, 
on est toujours libre de méditer tout cela dans notre coeur, 
mais pas de hurler à tort et à travers
comme si on en avait la légitimité, 
comme si on était au-dessus de Dieu et de ses choix. 

jeudi 7 juin 2018

Aimer quelqu'un plus que les autres,
ce n'est pas un problème en soi. 
Jésus n'avait-il pas un disciple qu'il aimait plus que les autres ? 
Pierre n'aimait-il pas Jésus plus que les autres apôtres ? 
Non, aimer n'est pas un problème. 
Le problème, c'est quand on n'aime plus qu'une personne, 
aux dépends de toutes les autres, 
ou quand on attend de cette personne une exclusivité d'attention, 
bref quand on la veut pour soi, et qu'on veut être tout pour elle. 
N'aie pas peur d'aimer les autres pour eux-mêmes, 
en étant disponible pour tout le monde,
mais crains de les aimer pour toi, 
comme un avare son or. 

mercredi 6 juin 2018

J'aime bien la façon dont Marie demande à Jésus son premier miracle, à Cana. 
"Ils n'ont plus de vin". 
Elle ne lui dit pas quoi faire, elle lui fait confiance, il sait bien ce qu'il a à faire. 
Je me dis qu'on devrait s'en inspirer quand on prie. 
Au lieu de demander à Dieu de faire tout un tas de choses, 
ne suffirait-il pas de porter à son attention simplement les faits, rien que les faits ? 
Mr Truc est malade. Machine va être opérée aujourd'hui. Bidule n'a pas le moral, etc...
Il saura quoi faire de ça, tout seul, comme un grand.