persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

vendredi 23 janvier 2015

Les gens qui détestent plein de monde,
en réalité et souvent sans même s'en être rendu compte, 
détestent en fait leur propre vie.

jeudi 22 janvier 2015

Être subversif, aujourd'hui, est-ce encore possible?
Oui, c'est même très simple.
On est subversif quand on ose penser par soi-même,
même si ça ne correspond ni au politiquement correct,
ni aux courants dominants du prêt-à-penser,
et qu'on ose assumer ses idées et ne pas retourner sa veste en fonction du vent, 
quoiqu'en pensent le monde, les modes, les critiques ou les commentaires.
Est-ce qu'on peut être une star, ou avoir un fan club, quand on est subversif?
À moins d'un accident imprévisible et improbable, à priori non,
et en tout cas certainement pas dans la durée ou dans la quantité.
Sans doute parce que c'est basiquement incompatible, en fait :
la société humaine a toujours détesté, depuis la nuit des temps,
ceux qui ne pensent pas comme elle, et plus encore
ceux qui osent en dénoncer les erreurs, les mensonges ou les incongruités
acceptées pourtant par le plus grand nombre comme des choses normales et bonnes.
Elle se liguera toujours spontanément pour les faire taire ou les disqualifier, tôt ou tard.
Du coup, les humoristes "subversifs" qui ont colonisé la télé, qui ont pignon sur rue
et dont le compte en banque est aussi fourni que leur agenda mondain,
ça me fait bien rigoler, tiens. 
Mais pas pour la raison qu'ils revendiquent.
Je ne crois pas qu'aucun bien puisse sortir de la moquerie ni du manque de respect.
Essayer de se faire des amis en insultant ou en ridiculisant des gens
ou ce en quoi ils croient ou qu'ils tiennent pour sacré, 
c'est tout sauf la bonne méthode.

mercredi 21 janvier 2015

La "crainte de Dieu" n'a rien à voir avec la peur de Dieu.
Il s'agit de respect, 
du même respect que l'on doit avoir envers ses parents.

mardi 20 janvier 2015

Je suis toujours surpris par l'aprêté du caractère
des gens qui se sont auto-proclamés protecteurs ou gardiens de l'orthodoxie religieuse.
Ils sont souvent en colère, ont des jugements définitifs et sans pitié,
et quand ils parlent entre eux, c'est pour se congratuler de penser pareil,
d'avoir bien raison de penser ce qu'ils pensent,
et pour inonder de leur mépris ou de leur pitié ceux qui ne pensent pas comme eux.
Ça fait un peu de peine de les voir dans cet état :
rien ni personne ne trouve grâce à leurs yeux, à part eux-mêmes,
l'océan de bile et de fiel dans lequel ils vivent semble bien peu confortable,
et on dirait qu'ils ne rient que quand ils se brûlent...
Pourtant, l'homme peut-il, parce qu'il s'en préoccupe,
changer la course des nuages ou ajouter un jour à sa vie?
Tous ces soucis, toutes ces mines amères et méprisantes pour rien, pour rien du tout, 
comme si Dieu n'existait pas
ou qu'Il n'était pas capable d'écrire droit avec nos lignes courbes, 
comme si toute vie n'était pas dans sa main...
Depuis la semaine sainte, je crains les foules,
parce qu'elles peuvent crier "hosanna au fils de David!" un jour
et "crucifie-le!" quelques jours plus tard
à propos de la même personne. 
C'est la même raison qui me fait craindre le politiquement correct.

lundi 19 janvier 2015

C'est dangereux de faire le bravache,
et de demander à Dieu des épreuves,
que ce soit pour lui prouver notre amour ou par héroïsme juvénile,
parce qu'on finit toujours par les obtenir.
Et une épreuve, qu'elle arrive par amour ou pour n'importe quelle autre raison,
ça reste une épreuve : ça fait mal, et on est content quand ça s'arrête.
Enfin, ce genre d'histoire a au moins quelques vertus :
ça apprend l'humilité à ceux qui ont eu l'imprudence de s'y essayer,
et aussi à se méfier de ce qu'on demande, puis, si on en doutait, 
ça nous montre que Dieu nous écoute et nous exauce plus souvent qu'il n'y parait...

dimanche 18 janvier 2015

Réduire l'Eglise à ses positions sur la morale sexuelle,
c'est une façon de la disqualifier à bas coût :
chacun peut facilement se sentir visé ou même jugé voire attaqué,
et arrêter là toute investigation de ce que l'Eglise est ou révèle d'autre.
Pourtant la morale sexuelle n'en est qu'une part certes importante mais non centrale,
et si les médias laissent à penser que c'est son unique obsession,
c'est très loin de la réalité, 
tant au niveau de la révélation que de l'action de l'Eglise.

samedi 17 janvier 2015

Ça y est, c'est arrivé.
Deux non-baptisés m'ont demandé un mariage à l'église.
Ce n'était qu'une question de temps.
L'église n'est plus perçue, par beaucoup de monde, que comme de l'évènementiel,
la cerise sur le gateau, l'écrin pour faire joli.
Ça ne serait pas si grave,
si ce n'était pas le cas aussi pour un grand nombre de baptisés.
Mais pour sortir de cette image de musée,
l'implication des parents est essentielle :
s'ils ne transmettent pas la Foi, une Foi pratiquante, leurs enfants resteront ignorants, 
et c'est cette ignorance qui se propagera désormais de génération en génération.
Il y a un combat spirituel, parfois très violent, au moment de la mort.
Avoir quelqu'un qui prie à ses côtés aide beaucoup le mourant, 
d'une façon qui nous est invisible mais qui a pourtant des effets très concrets.

vendredi 16 janvier 2015

L'impatience est un signe extérieur de richesse : 
quand on est pauvre, c'est un luxe qu'on ne peut pas s'offrir.

jeudi 15 janvier 2015

Il y a des problèmes qui n'ont pas de solution, du moins à vue humaine,
à court, moyen, long terme, voire même définitivement.
Curieusement, il est souvent plus difficile d'accepter cette limite
pour ceux qui essayent d'aider les personnes qui y sont confrontées
que pour ceux que ça concerne directement 
et qui sont bien forcés d'apprendre à "faire avec".

mercredi 14 janvier 2015

Se choisir un guide ou un maître, qui nous enseigne toutes sortes de choses
et qui nous aide à faire les bons choix dans la vie, au moins à ses débuts,
ça peut être une excellente chose.
Encore faut-il le choisir avec discernement :
si on ne sait ni qui il est, ni d'où il vient ou quelles sont ses intentions,
Dieu seul sait où il nous mènera.
C'est pourtant ce qu'on fait quand on lit les avis de n'importe qui sur n'importe quoi,
et qu'on en tient compte dans sa vie ou qu'on les diffuse autour de soi 
comme si c'était parole d'Evangile.

mardi 13 janvier 2015

J'ai réservé à Dieu plein de trucs pour la vie éternelle :
une île, une piscine, une montagne, une forêt, une piste privée avec un avion,
des grottes sous-marine à explorer, un cinq étoiles pour recevoir les amis, etc etc...
En même temps, je me demande si c'est vraiment une bonne idée :
j'ai beaucoup plus confiance en Dieu qu'en moi-même pour faire mon bonheur, 
et ses idées me plairaient sans doute infiniment plus que tout ce à quoi je peux penser...

lundi 12 janvier 2015

Tout ce qu'on a pu dire à d'autres sur la maladie ou la souffrance,
en évoquant l'esprit de pénitence, la passion du Christ ou toutes autres choses
qu'on pensait alors admirables, encourageantes et bienveillantes,
semble particulièrement vain, arrogant et prétentieux, 
quand on y est confronté soi-même.

dimanche 11 janvier 2015

Le Christ a sauvé le monde,
parce que sur la croix,
il n'a pas perdu l'amour de Dieu alors qu'il se sentait abandonné par Lui,
et il n'a pas perdu l'amour de l'humanité alors qu'ils le crucifiaient...
Il a refusé la haine, il a rejeté le péché qui est, basiquement, tout manque d'amour,
et en le faisant, il a réconcilié définitivement Dieu et le monde
et il a scellé cette alliance de son sang.
C'est ça, le chemin qui mène au salut du monde,
c'est ça, la sainteté :
c'est ce refus absolu d'abandonner l'amour,
au-delà même de toute raison,
quelles que soient les circonstances.
Voilà ce qui fait de toute personne qui l'imite son disciple,
son frère, sa soeur,
sa famille de coeur,
et le co-rédempteur ou la co-rédemptrice de l'humanité. 
Voilà ce que tu peux faire si tu veux, toi aussi, sauver le monde.

samedi 10 janvier 2015

C'est l'une des conséquences les plus remarquables du péché originel
que d'avoir donné à l'humanité une tendance naturelle à l'égoïsme.
Pour éviter de tomber dans ce travers, il ne suffit pas de ne rien faire contre personne. 
Encore faut-il leur faire du bien, et faire passer ce bien avant le nôtre.

vendredi 9 janvier 2015

C'est très fatiguant, quand on est prêtre diocésain,
d'entendre des gens qui ne sont pas sur le terrain
nous donner des conseils en nous expliquant avec paternalisme
tout ce qu'on fait mal, ou pas, ou pas assez, en tout cas pas comme il faudrait.
J'ai toujours envie de leur dire la même chose :
venez, prenez ma place pendant le temps que vous voudrez,
ça me fera des vacances, et nul doute que vous ferez bien mieux que moi.
Mais, les rares fois où je n'ai pas pu me retenir de le dire,
personne n'est jamais venu tout faire enfin comme il faut pour mes paroissiens.
C'est dommage, pour une fois que quelqu'un savait ce qu'il fallait faire 
pour remplir les églises et pour que tout le monde parvienne au salut...

jeudi 8 janvier 2015

J'ai arrêté de chercher la raison des difficultés ou des malheurs qui nous arrivent
il y a longtemps, alors que j'étais entre le marteau et l'enclume,
quand j'ai compris que ça ne servait à rien,
parce que ça n'empêchait ni la dureté des coups ni la douleur qu'ils causaient.
Du coup, pourquoi ajouter un problème spirituel à tous ceux qu'on peut déjà avoir
quand on se retrouve dans un désert, quand la tempête s'abat sur la maison 
ou quand on est en train de fondre au creuset?

mercredi 7 janvier 2015

Avant mon ordination sacerdotale,
mon évêque m'a demandé, en privé, si j'étais digne d'être ordonné.
Ça m'a fait rire, et j'ai répondu "bien sûr que non!".
Mais il m'a dit, un peu agacé, que ce n'était pas la bonne réponse,
qu'il fallait que je lui dise oui, alors j'ai dit oui, puisqu'il avait l'air d'y tenir...
Ceci dit, personne n'est "digne" d'être ordonné,
pas plus qu'on ne peut l'être d'être choisi, sauvé ou aimé par Dieu.
Les choix de Dieu ne sont pas motivés par nos hypothétiques "mérites",
mais uniquement par son amour, qui est éternel 
et qui couvre une multitude de péchés.