persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 9 avril 2016

Une grande majorité de l'Eglise primitive est constituée de juifs,
et même de lévites, de docteurs de la loi ou de pharisiens.
Être catholique et antisémite est donc rigoureusement incompatible,
d'autant que Jésus, Marie, Joseph et les apôtres sont tous juifs, bien sûr.
Ça n'a donc strictement aucun sens, c'est scier l'arbre dont notre branche est issue, 
c'est renier la source qui nous a donné accès à Dieu, à la vérité et à la vie éternelle.

vendredi 8 avril 2016

J'aime bien Gamaliel, le maître à penser de celui qui deviendra saint Paul.
C'est un homme sage et pondéré, qui donne des avis sensés.
Cependant, avant sa conversion, Paul, qui se réclame pourtant de Gamaliel,
est un homme violent, extrémiste, qui persécutera l'Eglise avec délectation.
Comme quoi, quelle que soit la sagesse du maître,
on ne peut rien faire si les disciples comprennent tout de travers 
et font l'exact inverse de ce qu'on aurait fait et préconisé soi-même.

jeudi 7 avril 2016

C'est curieux cet endurcissement des membres du grand conseil qui,
au lieu de se remettre en question au vu des évènements,
sont de plus en plus déterminés à persécuter l'Eglise naissante
au lieu de reconnaître leur erreur et de se convertir.
Enfin, curieux, oui et non.
On a connu ça aussi, à certaines périodes, dans l'Eglise :
quand on est nommé à de hautes fonctions religieuses pour des raisons politiques
et non pas en fonction de l'honnêteté et de la profondeur de sa vie spirituelle,
il ne faut pas s'étonner après que ces gens ne soient pas moralement édifiants, 
et que la seule considération qui les anime soit politique, et non religieuse.

mercredi 6 avril 2016

Nicodème a eu de la chance, il a eu droit à une leçon particulière de Jésus,
qui pourtant ne parlait habituellement qu'en paraboles
quand il ne s'adressait pas, en privé, à ses disciples.
La fin de la leçon sera la mort du Christ en croix,
c'est là qu'il verra l'accomplissement de la prophétie de Jésus.
Il a donc probablement été témoin aussi de sa résurrection,
pour que la révélation des Saintes Ecritures lui soit complète et que lui,
le docteur de la Loi, comprenne enfin le sens profond des prophéties messianiques.
Je trouve que c'est un homme intéressant,
parce qu'il ne tient pas compte des préjugés de ses pairs.
Discrètement d'abord, il va voir Jésus et lui demande des explications.
Ensuite au su et au vu de tous, il prend soin de son corps après sa mort.
Ces indices font de lui un homme intègre, à la recherche de la sagesse qui vient de Dieu.
Sa vie doit être un exemple pour nous, pour oser dépasser nos préjugés
et ne pas craindre d'aller à la rencontre de quiconque peut nous approcher de Dieu, 
même quand ce n'est pas politiquement correct ni forcément bien vu.

mardi 5 avril 2016

Ce qui manque à nos communautés chrétiennes, c'est l'enthousiasme. 
Quand on voit celui des premières communautés, ça fait envie.

lundi 4 avril 2016

Lors de l'Annonciation, une chose saute aux yeux :
Marie n'est pas impressionnée par la présence de l'archange Gabriel chez elle,
mais est bouleversée par ses paroles : "pleine de grâce".
Ça montre deux choses.
sa familiarité avec la spiritualité, d'abord :
Pour qu'elle ne soit pas impressionnée, il faut qu'elle ait l'habitude du monde divin,
qu'elle soit familière de la prière, et en dialogue avec Dieu depuis très longtemps.
Et d'autre part sa connaissance de l'attente messianique :
pour reconnaître instantanément que l'archange est là pour ça,
il faut qu'elle soit en mesure d'en reconnaître le vocabulaire, et c'est bien le cas. 
Dieu ne l'a pas choisie au hasard : on voit clairement qu'il l'a préparée depuis toujours.

dimanche 3 avril 2016

La miséricorde de Dieu ne profite qu'à ceux qui s'efforcent de suivre sa Parole.
En effet, ils ont besoin d'elle pour avancer sur le chemin de la vie éternelle
malgré leurs trahisons, les erreurs, les chutes et la fatigue.
Et quand Dieu leur pardonne, ils se saisissent de cette chance, se relèvent
et reprennent la route avec Lui.
Ceux qui méprisent Dieu, sa Parole et ses promesses, en revanche,
n'ont rien à faire de sa miséricorde, parce qu'ils n'ont rien à faire de Lui
(et comment le pourraient-ils ? ils ne croient même pas en son existence),
et quand bien même Il leur offre, ils ne s'en saisissent pas, et ne voient que faiblesse 
là où se trouve l'unique force qui leur permettrait de se convertir.
J'aime bien la conclusion de l'évangile de saint Jean :
il ne nous raconte pas tous les prodiges accomplis par Jésus Christ après la résurrection,
le but n'est pas de satisfaire notre curiosité, l'évangile n'est pas Paris Match.
Par contre il contient tout ce dont nous avons besoin pour choisir la vie éternelle 
et pour parvenir, comme le Christ, à la résurrection.

samedi 2 avril 2016

Si une génération n'annonce pas la nouvelle de la résurrection du Christ à la suivante,
la chaine ininterrompue de témoins qui nous ont fait parvenir cette nouvelle est cassée,
et c'est comme si cette annonce n'était jamais parvenue jusqu'à nous.
C'est comme ça qu'on se retrouve dans des pays de vieille tradition chrétienne
en terre de mission, où il y a autant de travail d'évangélisation à faire qu'au Ier siècle 
parce qu'il faut pour ainsi dire repartir de zéro.

vendredi 1 avril 2016

Pierre n'est peut-être pas le plus instruit ni le plus fin des apôtres,
mais c'est le plus passionné, et celui qui est le plus éclairé par l'Esprit Saint.
C'est peut-être cet enthousiasme qui fait que Jésus l'a choisi pour fonder son Eglise :
la chair ne suit pas toujours l'esprit, mais au moins l'esprit est ardent à s'engager, 
et à tout laisser pour le suivre.

jeudi 31 mars 2016

Après la résurrection du Christ,
les disciples n'avaient pas prévu de fonder une Eglise
et d'aller annoncer la nouvelle de cette résurrection jusqu'aux confins du monde connu :
c'est Jésus lui-même qui le leur a demandé.
L'Eglise n'est pas née d'une volonté d'homme, mais de la volonté du Christ ressuscité.
Les apôtres n'ont pas décidé de devenir missionnaires, c'est le Christ qui les a envoyés. 
Persécuter l'Eglise et ses apôtres, c'est persécuter le Christ.

mercredi 30 mars 2016

De même que c'est à la fraction du pain qu'on a reconnu le Christ ressuscité, 
c'est à l'assistance assidue à cette fraction du pain qu'on reconnait les chrétiens...

mardi 29 mars 2016

La recherche de la sagesse est incompatible
avec la morgue de ceux qui sont bardés de certitudes
et qui distribuent des points aux façons d'agir ou de penser des autres,
comme s'ils étaient eux-mêmes les maîtres à penser de l'humanité
et que tout le monde soit naturellement inférieur à eux, en tout.
Quand on n'apprend rien des autres, jamais, ça doit faire résonner un signal d'alarme :
ça veut dire qu'on fait partie de ces m'as-tu-vu qui savent tout mieux que tout le monde.
Mais seuls les ignorants croient tout savoir. 
Plus on grandit en sagesse, plus on a une conscience aigüe de tout ce qu'on ne sait pas.
Il faut que Marie-Madeleine se "retourne", pour reconnaître Jésus ressuscité.
On aurait tout aussi bien pu écrire qu'elle s'est "convertie",
puisque ça signifie la même chose.
En effet, pour accepter l'évènement de la résurrection du Christ,
il faut une conversion du coeur,
il faut retrouver la confiance en la toute-puissance de Dieu,
cette confiance qui a été mise à mal par le péché originel 
et qui nous fait douter de Lui chaque fois qu'on est confrontés à la mort.

lundi 28 mars 2016

Jésus ressuscité n'est apparu qu'à ses disciples,
à toutes les personnes qui l'avaient suivi depuis trois ans.
C'est qu'il était inutile d'apparaître à ceux qui l'ont tué :
ceux qui n'écoutent pas les commandements de Dieu,
un mort pourrait bien ressusciter pour venir les convaincre, 
ils ne l'écouteraient pas.

dimanche 27 mars 2016

J'aime bien, chaque année, me laisser surprendre par la joie de la résurrection.
Après avoir suivi Jésus jusqu'à la croix, la joie de pâques est incomparable :
finalement non, c'est pas tout foutu, les affaires reprennent, comme on dit,
Dieu, qui s'est laissé manger par la mort comme un hameçon par un poisson
l'a bien attrapée, et maintenant rien ne sera jamais plus pareil,
la mort n'est plus définitive.
Elle ne le sait pas encore, ce n'est pas encore monté au cerveau, mais elle est finie. 
Ça vaut la peine de l'annoncer au monde entier !

samedi 26 mars 2016

On a tous souvent entendu "qu'est-ce que fait Dieu ?"
chaque fois qu'il arrive une catastrophe, une injustice ou un malheur.
Eh bien Dieu, ce qu'il fait, c'est d'assumer la responsabilité de tous les péchés du monde,
de les porter et de les clouer, avec lui, sur une croix.
Ce qu'il fait, c'est de pardonner nos péchés, de prendre sur lui
la part de responsabilité de tout être humain dans tout ce qui ne va pas.
Ce qu'il fait, c'est d'offrir sa vie, de donner son fils unique pour nous sauver.
Après, libre à chacun de se laisser sauver,
d'accepter le salut, l'amour de Dieu et la vie éternelle, ou pas. 
Il a donné sa vie. Comment faire plus que ça ?
Aujourd'hui, il n'y a rien à faire, juste à attendre...
Au fait, il avait pas parlé de résurrection ou j'sais pas quoi ? 
Bah, on verra bien, qu'est-ce qu'on peut faire de plus de toutes façons...

vendredi 25 mars 2016

Après l'office de la croix, il n'y a plus rien à faire : Dieu est mort.
Du coup j'ai toujours l'impression que c'est comme si l'Eglise aussi était dissoute,
comme si le sacerdoce était devenu inutile, puisqu'on entre dans un jour aliturgique,
comme si toute la religion n'était qu'une illusion qui aurait déçu.
Mais en fait, ce n'est pas la fin de tout, c'est juste une attente.
Comme quand Jésus dit de la petite qu'il va ressusciter : "elle n'est pas morte, elle dort".
D'ailleurs, après ces jours, on n'appellera plus jamais l'endroit où on enterre les gens 
"thanatopolis" : "la ville des morts", mais "cimetière" : "le dortoir"...

jeudi 24 mars 2016

L'institution du sacerdoce coincide avec l'institution de l'eucharistie.
Qu'il est important, quand on est prêtre, de ne pas négliger la messe !
De la célébrer tous les jours, qu'il y ait du monde ou pas,
et de la célébrer dans la fidélité scrupuleuse à ce qu'il y a dans le missel,
pour que ça soit la messe de l'Eglise, et non celle du père machin ou du père truc.
Il y va de notre identité, mais aussi de notre raison d'être :
un prêtre qui ne célèbrerait jamais la messe, à quoi cela sert-il qu'il soit prêtre ? 
Ce qu'il fait, n'importe quel laïc ne pourrait-il pas le faire tout aussi bien ?