persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

mercredi 18 octobre 2017

Autant il faut éviter l'exhibitionisme de la prière
(le Christ nous met assez en garde contre ça),
autant ne jamais montrer à personne que l'on prie n'est pas bon non plus,
pour tout chrétien et, à fortiori, pour le prêtre qui a une charge pastorale. 
Ce n'est pas une question de pharisaïsme mais de transparence.

mardi 17 octobre 2017

Si le corps a besoin de détente et de repos, en dehors du sommeil,
c'est aussi le cas pour l'esprit.
Il est important, parfois, d'avoir non seulement rien à faire mais rien à penser,
si on veut éviter la surcharge et diminuer son niveau de stress.

lundi 16 octobre 2017

J'ai souvent été témoin de la sidération des gens à l'intelligence très affutée
quand ils sont confrontés à des imbéciles qui les attaquent
alors qu'ils ne comprennent même pas ce qu'on leur a dit
mais qui se sentent quand même insultés au cas où,
et qu'ils n'ont d'autre argument que les cris et les imprécations
pour exprimer l'incohérence de leur esprit furieux sans savoir pourquoi.
Les prophètes ont connu ça, Jésus aussi, ainsi qu'un grand nombre de saints. 
Faire partie des vociférateurs n'est jamais un bon signe.

dimanche 15 octobre 2017

On ne peut être disciple de quelqu'un que l'on méprise
ou qu'on considère inférieur à soi.
Si on ne reçoit pas avec humilité les enseignements de Jésus,
en ne cherchant ni à les juger ni à les corriger,
on ne peut être disciple du Christ 
puisqu'on pense être plus intelligent et plus malin que lui.

samedi 14 octobre 2017

Qu'un catholique puisse en traiter un autre de "papolâtre" est aussi ridicule
que s'il le traitait de "disciple de Jésus" ou de "fidèle à l'Eglise du Christ".
C'est aussi stupide que de se mettre une balle dans la tête 
pour qu'elle arrête de nous suggérer des pensées qu'on n'a pas envie d'entendre.
Je dis ça parce que le pape est la tête visible de l'Eglise. 

vendredi 13 octobre 2017

Il est difficile d'avoir une conversation constructive
quand l'une des deux partie insulte l'autre chaque fois qu'elle est à court d'arguments.
L'insulte, à mon sens, ne disqualifie que celui qui la profère.

jeudi 12 octobre 2017

On répète facilement l'adage selon lequel "nul n'est indispensable".
Pourtant, il est faux, déjà, pour commencer.
Si Dieu nous a créé, c'est pour une raison, qu'on en soit conscient ou pas.
Chaque être humain est indispensable à l'humanité, en tant qu'être.
Ensuite, on le dit mais on le vit rarement :
il est difficile de laisser les gens faire ce qu'ils veulent sans mettre son grain de sel,
sans se mêler de leurs affaires ou au moins leur dire ce qu'on en pense.
Parfois il faut apprendre à se taire et à se mettre en retrait :
si on est indispensable en tant qu'être, notre opinion, elle, le monde peut s'en passer.
Ce qu'il a à savoir est déjà contenu dans la Parole de Dieu. 
Qu'il l'écoute.

mercredi 11 octobre 2017

La Loi de Moïse, à l'époque de Jésus, s'efforce de couvrir tous les aspects de la vie,
pour que personne n'y apporte ni interprétation personnelle ni changements,
et se contente de suivre ce mode d'emploi exhaustif pour plaire à Dieu.
La loi du Christ, au contraire, nous donne un principe absolu et intangible :  
l'amour de Dieu et du prochain qui consiste à donner notre vie pour ceux qu'on aime,
mais son application est laissée au libre arbitre et aux possibilités de chacun,
parce qu'elle ne rentre pas dans les mille détails de notre vie pour la museler,
mais est ouverte à tous les temps, tous les lieux et toutes les consciences.
C'est toujours une tentation, même dans l'Eglise, de revenir à une loi "dure",
qui nous dit ce qu'on doit faire en décidant à notre place ce que doit être notre vie
dans les mille détails qui la constituent
et qui régissent nos relations aux autres et à Dieu.
Mais c'est opposé à la volonté et à l'enseignement du Christ :
la loi qu'il nous a transmise est une loi de liberté, pas de coercition.
Son application ne peut être que librement consentie, jamais obtenue par force.
Si on la vit comme ça, elle mène à la douceur et l'humilité du coeur, 
non à l'orgueil et au mépris d'une classe de "parfaits" contre les "mécréants".

mardi 10 octobre 2017

Je me méfie toujours des gens qui font leur propre publicité,
qui se vantent de leurs formidables qualités,
leurs compétences hors du commun,
qui expliquent à quel point c'est des gens biens.
Selon mon expérience personnelle, ça a toujours caché anguille sous roche. 
Rien d'étonnant, d'ailleurs, puisque c'est comme ça que fonctionne l'hypocrisie.

lundi 9 octobre 2017

L'autre jour, on a eu une réunion des prêtres du diocèse.
Nous avons prié l'office de milieu du jour ensemble,
et c'était magnifique, parce que nous avons spontanément chanté à plusieurs voix.
Il y a des gens qui aiment bien l'unisson, je préfère la polyphonie.
C'est tellement plus vivant, quand chaque prêtre, en union avec les autres,
chante sa propre partition et ajoute à la beauté de la prière par sa spécificité !
Bien entendu, ce qui vaut pour le chant vaut pour la façon d'être de chacun de nous.

dimanche 8 octobre 2017

Pour moi, la fidélité au Christ et à l'Eglise est une seule et même chose.
Prétendre être fidèle à Jésus et à son enseignement
en dédaignant le fait qu'il ait nommé Pierre pour paître ses brebis,
qu'il ait expressément voulu une Eglise et des apôtres, choisis un par un,
qu'il irrigue cette Eglise quotidiennement par les sacrements et l'Esprit Saint,
ça n'a pas de sens.
Quand on commence à choisir chez Jésus ce qui nous plait ou pas,
qu'on fait le tri et qu'on ne retient que ce qui trouve grâce à nos yeux,
ce n'est plus son enseignement qu'on suit,
mais notre goût personnel qu'on justifie par des citations prises ici ou là,
dans l'évangile comme dans toute autre source qui nous conforte dans nos choix
et notre façon d'être. 
On ne suit pas Dieu, on se prend pour Lui. Ça n'a rien à voir.

samedi 7 octobre 2017

Il est essentiel d'avoir dans l'Eglise des intellectuels à la formation théologique pointue,
qui aient l'intelligence et la connaissance, couplées à la fidélité aux Saintes Ecritures,
à la Tradition et au Magistère, pour savoir répondre à tous ceux qui attaquent l'Eglise,
ad intra comme ad extra.
En effet, l'Eglise, comme à chaque époque de son existence,
est continuellement attaquée.
On s'en prend au dogme, au pape, aux prêtres et aux évêques, à la bible,
au Christ, à la liturgie actuelle, aux communautés paroissiales, aux signes religieux,
à la foi, à l'obéissance, aux concepts de salut ou de vérité, etc etc...
bref ce ne sont pas les attaques qui manquent.
Pour les contrer, les bons sentiments ne suffisent pas. 
Il faut aussi des gens à la fois formés et fidèles au Christ et à son Eglise.

vendredi 6 octobre 2017

L'accompagnement spirituel exige, de la part du prêtre, du discernement.
Nous ne somme, sauf cumul de formation ou vocation particulière,
ni psys, ni docteurs, ni assistante sociale, ni les restos du coeur, ni sos amitié.
Notre mission est d'abord et avant tout d'annoncer le Christ mort et ressuscité,
d'enseigner le chemin qu'il nous a transmis pour parvenir à la vie éternelle,
et de donner les sacrements qu'il nous a confiés pour avoir la force de le parcourir.
Alors tout le reste, pourquoi pas, on peut le faire,
mais il ne faudrait pas le confondre avec la mission
que le Christ et l'Eglise nous ont confié, 
et surtout il ne faudrait pas que ça en prenne toute la place et le temps.

jeudi 5 octobre 2017

L'indissolubilité du mariage n'est pas quelque chose à prendre à la légère.
Pour l'avoir défendue, Jean Baptiste a été emprisonné puis assassiné.
Pour l'avoir défendue, l'Eglise a perdu un pays tout entier.
Que l'on ait de la compassion pour les pécheurs, oui, toujours.
Mais pas pour le péché, qu'il consiste à dédaigner cette indissolubilité 
ou en quelque autre manque d'amour que ce soit.

mercredi 4 octobre 2017

Je préfère un silence de Dieu à une réponse du diable.
Dieu, même quand il se tait, nous aime, Lui,
alors que le diable nous hait de tout son être, 
tout comme il hait Dieu et se hait lui-même.

mardi 3 octobre 2017

Dieu aime tout le monde, mais tout le monde n'aime pas Dieu.
Le Christ nous invite tous à le suivre, mais peu nombreux sont ceux qui le font.
Quand on n'aime pas Jésus, quel que soit l'amour de Dieu pour nous,
on est isolé par notre manque d'amour 
qui fait comme une cage invisible qui nous sépare de Lui.

lundi 2 octobre 2017

Il faut régulièrement se recentrer sur l'essentiel
si on ne veut pas passer à côté de sa vie.
Où en suis-je de l'amour de Dieu et du prochain ?
Qu'est-ce que je vais faire, concrêtement, aujourd'hui, par amour ?
Tout le reste n'est pas sans importance, 
mais c'est infiniment moins important que ça.

dimanche 1 octobre 2017

Le christianisme sans l'Eglise, après tout, pourquoi pas ?
Une fois qu'on a compris qu'il faut aimer Dieu et son prochain,
pourquoi s'encombrer d'une religion, de sacrements, d'une hierarchie,
et de tout un tas de paperasses ?
Alors en fait, si le Christ a pris la peine de fonder,
en toute connaissance de cause, une Eglise,
de mettre à sa tête un pape et des évêques,
de nous laisser des sacrements en nous disant de les transmettre
jusqu'aux extrémités de la terre,
c'est parce que toute cette structure est absolument nécessaire.
Son message est le coeur de la révélation, d'accord.
Mais sans l'Eglise et ses copistes, ce message aurait déjà disparu depuis longtemps.
Sans les sacrements, on n'a pas la force de le mettre en pratique.
Sans le sacerdoce, on n'aurait aucune garantie
de la transmission intégrale du message et des sacrements
et de son interprétation authentique et fidèle à l'Esprit Saint
que chaque chrétien reçoit par le baptême.
Le christianisme sans l'Eglise c'est comme une huile précieuse
qui, faute de manufacture, de contenant et de soins, 
est répandue à terre et que tout le monde foule aux pieds sans s'en préoccuper.

samedi 30 septembre 2017

Les prophètes ont rarement été mis sur un piedestal.
Au contraire, ils étaient persécutés, villipendés, attaqués de toutes parts,
voire torturés et assassinés, parce que ce qu'ils disaient ne plaisait pas toujours,
et qu'ils avaient souvent tout le peuple contre eux
à cause de leur fidélité à la Parole de Dieu et à son message.
Je crois sincèrement que le pape, s'il est certes élu par des hommes
est aussi choisi par le Christ, et inspiré par l'Esprit Saint.
S'en prendre violemment et publiquement à lui
parce qu'on n'est pas d'accord avec ce qu'il dit ou écrit,
quel que soit le prétexte invoqué,
c'est prendre le risque de se retrouver en guerre contre Dieu.
Pardon de faire mon Gamaliel, et de redire quelque chose de tellement évident,
mais si ce qu'il dit vient de Dieu, alors ça tiendra et personne n'y pourra rien.
Si ce n'est pas le cas, alors ça tombera tout seul sans qu'il n'y ait rien à faire.
Lui faire la leçon publiquement en lui disant qu'il est au mieux un incapable, 
au pire un traitre, quelle horreur !!! Et quel orgueil...

vendredi 29 septembre 2017

Tu crois que Dieu t'aime ?
Félicitations, tu as raison.
Tu crois que c'est à cause de ta religion, de tes qualités ou de tes bonnes actions ?
Alors là, désolé de te décevoir, mais s'Il t'aime, ce n'est pas à cause de toi, mais de Lui.
Il aime inconditionnellement tout ce dont Il est à l'origine,
or Il est à l'origine de ta vie.
Mais alors, me diras-tu, à quoi bon être Chrétien, et bien agir ?
Eh bien...
À quoi bon aimer ceux qui nous aiment ?
À quoi bon être aimable avec eux, profiter de notre amour mutuel, et être heureux ?
À quoi bon leur rendre leur amour, pour qu'il soit fructueux et complet ?
Tu as les réponses à ces questions ?
Alors pas la peine que je t'explique.
Tu ne les as pas ? 
Alors ça ne sert à rien que je t'explique.