persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 13 novembre 2017

La franchise est d'autant plus percue comme agressive
que le puritanisme envahit de plus en plus notre culture.
On peut penser tout ce qu'on veut en privé,
mais on n'est de moins en moins libre de l'exprimer en public,
parce qu'il y a toujours quelqu'un qui va se sentir offensé,
et même ceux qui ne sont pas concernés vont se sentir offensés, par solidarité.
Ce mode de pensée s'appelle, ni plus ni moins, de l'hypocrisie,
et je le trouve parfaitement haïssable, répugnant et méprisable. 
Hein que ça a l'air agressif, quand on dit ce qu'on pense ?

dimanche 12 novembre 2017

La gratuité, c'est la respiration de l'âme.
Fais des choses pour rien, quand c'est possible. 
Tu verras, la vie est plus légère et plus satisfaisante quand on fait ça.

samedi 11 novembre 2017

On vit des temps d'une très grande passivité, où beaucoup de monde attend.
On attend qu'on nous donne un travail, que quelqu'un nous aime,
qu'on nous dise quoi faire, quoi penser ou pour qui voter ou, mieux encore,
que quelqu'un fasse tout ça à notre place.
On dirait des oisillons dans un nid, le derrière par terre et le bec ouvert.
Le fait que tout nous soit toujours servi prédigéré sans qu'on ait à bouger
prédispose sans doute à cette attitude passive.
Le problème, c'est que nous ne sommes pas des oisillons,
et qu'une vie passée à attendre est un effroyable gachis, 
quel que soit le moment à partir duquel on s'en rendra enfin compte.

vendredi 10 novembre 2017

Le fait que la gentillesse soit toujours prise pour de la faiblesse ou de la stupidité
montre que le monde dans lequel on vit est bien plus près de la loi du plus fort 
que d'une civilisation évoluée et raffinée.

jeudi 9 novembre 2017

Le comble de l'individualisme, c'est quand tout le monde a des droits,
mais que plus personne ne pense avoir de devoir.
Je peux avoir tous les droits du monde, si personne n'en a rien à faire de les respecter,
à quoi ça me sert ?
Par exemple, tout le monde a droit au bonheur. C'est très bien.
Mais si personne ne ressent le devoir de faire le bonheur des autres,
alors ce droit restera lettre morte, et tout le monde crève de solitude, 
les uns à côté des autres, au lieu de s'entraider et de se donner mutuellement de l'amour.

mercredi 8 novembre 2017

En Mtt 25, 31-46, Jésus nous donne en exemple d'acte concret de miséricorde
le fait d'accueillir l'étranger, entre autre.
Qu'un pape relaie cet enseignement du Seigneur en nous exhortant à en faire autant,
ça ne me choque pas.
Que des chrétiens soient choqués par la demande insistante du pape, en revanche,
ça me scandalise.
Si c'était une idée personnelle du pape, elle pourrait, éventuellement, être discutable,
après l'avoir considérée avec bienveillance, humilité et esprit d'obéissance.
Mais cette idée n'est pas de lui, elle vient du Christ, dont il est le vicaire sur terre.
Rejeter cette idée, ce n'est donc pas rejeter le porte parole, mais celui qui l'a émise,
c'est un rejet d'un enseignement de Jésus et un refus de l'écouter, ni plus ni moins.
Quand on est chrétien, ne professe-t-on pas qu'on est ses disciples, non ses juges ?
Que c'est lui le fils de Dieu que le Père nous a demandé d'écouter ? 
Comment peut-on en vouloir à un pape de relayer fidèlement le message du Christ ?

mardi 7 novembre 2017

Je suis bien content que le seul prêtre de l'Eglise catholique soit Jésus Christ lui-même,
et que le seul sacrifice qui vaille est le sien, qu'on actualise à chaque messe.
Au moins, comme ça, on ne peut pas se croire indispensable,
ni penser que l'Eglise manquera jamais de prêtre,
puisqu'il est ressuscité pour l'éternité.
Ça remet un peu en perspective nos soucis du lendemain 
et la vanité de notre agitation ministerielle.

lundi 6 novembre 2017

Les spoliations dont a été victime l'Eglise de France à la révolution et en 1905
ont eu une conséquence bénéfique, c'est étrange à dire mais c'est comme ça :
grâce à ce vol institutionnel, l'Eglise, dans notre pays, est pauvre.
Elle a dû recommencer deux fois à zéro, et ne peut vivre de ses rentes.
Elle ne subsiste, littéralement, que grâce à la charité des chrétiens qui la fréquentent.
C'est une protection fantastique contre la tentation
d'avoir des "chrétiens professionnels", largement rémunérés par l'Eglise
parce qu'ils travaillent pour elle, que ce soit dans la liturgie ou les services diocésains, 
avec toutes les dérives de pharisaïsme, de jalousies et de veulerie que ça comporte.

dimanche 5 novembre 2017

Il y a un grand nombre de maisons qu'on me demande de bénir
parce qu'il s'y déroule des phénomènes paranormaux qui effraient leurs habitants.
Sans foi en Jésus Christ et sans pratique, on laisse le champ libre aux esprits mauvais.
On a oublié ce qu'était le monde avant le christianisme, 
mais là où celui-ci a quasiment disparu, on se rend compte qu'il était effrayant.

samedi 4 novembre 2017

Peu de compétences sont nécessaires pour vivre en chrétien,
mais une est indispensable : l'humilité.
Heureusement, ce n'est pas une qualité mais une vertu,
ce qui signifie que tout le monde peut l'obtenir et la travailler. 
C'est n'est ni une question de caractère ni un don inné.

vendredi 3 novembre 2017

Si, en dehors de ton "travail", tu est totalement désoeuvré et ne sais pas quoi faire,
alors il y a un problème.
Par "travail", j'entends un boulot, s'occuper des autres ou vivre ta vocation.
Dieu nous a créés pour nous-même, pas seulement pour être des instruments
à son service ou au service des autres ou du dieu travail.
Alors, s'il est juste et bon d'effectuer ce service une bonne partie de notre temps,
il faut aussi savoir juste apprécier sa vie pour ce qu'elle est de temps en temps,
pour se ressourcer, se retrouver et aussi trouver le temps de l'action de grâce,
de l'étude, du repos physique et psychologique ou de la prière.
Comment saurai-je quelle est la juste mesure de l'amour du prochain, 
si je suis totalement incapable de savoir m'occuper, gratuitement, de moi-même ?

jeudi 2 novembre 2017

S'il suffisait de mourir pour devenir saint,
on n'aurait pas besoin de faire un jour la fête des saints et le lendemain celle des morts.
Dieu seul est saint, et seuls ceux qui vivent collés à ses volontés sur cette terre 
seront réunis à Lui au ciel et mériteront ce titre à leur tour.

mercredi 1 novembre 2017

Jésus ne s'est jamais énervé contre les pécheurs,
mais souvent contre les "hommes de Dieu",
du moins ceux qui ne vivaient pas ce qu'ils prêchaient,
qui détournaient la parole de Dieu à leur profit
ou qui se remplissaient les poches en profitant de la foi du peuple.
Du coup, ils ont décidé sa perte.
Le pape François n'a jamais fustigé les pécheurs,
mais souvent les hommes de Dieu,
du moins ceux qui agissent de la même façon que les ennemis du Christ.
À même action, même réaction :
rien d'étonnant à ce qu'ils veuillent se débarasser de lui, 
comme leurs pères avant eux l'ont fait avec Jésus.

mardi 31 octobre 2017

C'est essentiel de prendre du temps pour Dieu, chaque jour.
Après tout, on est censés l'aimer par-dessus tout, non ?
Seulement voilà, depuis Jésus, on sait que prendre du temps pour Dieu
c'est aussi prendre du temps pour aimer son prochain.
Alors si, quand tu es en train de prier, quelqu'un a vraiment besoin de toi,
n'hésite pas : aimer Dieu par dessus-tout ou aimer son prochain comme soi-même, 
c'est le même commandement.

lundi 30 octobre 2017

En Français, il est d'autant plus facile de confondre l'amour avec l'instinct
qu'on dit "j'aime" chaque fois qu'on devrait dire "ça me plait".
Du coup, on pense spontanément que l'amour c'est quand quelqu'un me plait,
et pas nécessairement quand je traite quelqu'un avec bonté, miséricorde,
bienveillance, compassion, magnanimité, générosité ou équité.
Certains vont même jusqu'à penser que si mon instinct n'est pas titillé,
alors il n'y a pas d'amour mais que c'est de l'hypocrisie.
C'est drôle, parce que l'amour est, au contraire, la force qui surpasse l'instinct,
pour aimer les autres non pas comme je le ressens, mais comme je le dois,
parce que nous sommes tous frères et soeurs en Dieu 
et qu'on traite bien son propre sang et sa propre chair.

dimanche 29 octobre 2017

L'amour rend dépendant.
Il rend vulnérable.
Il rend sensible.
Il rend responsable.
Il révèle nos imperfections et nos limites.
Mais il rend aussi fort.
Il rend courageux.
Il rend meilleur.
Il rend humain.
Il révèle des capacités dont on ne soupçonnait pas l'existence.
Alors, ça vaut la peine ou bien ?
Eh bien, quand on l'a connu, pour dire les choses simplement,
on découvre que rien d'autre que ça ne vaut vraiment la peine, au fond. 
Ça répond à la question ?

samedi 28 octobre 2017

Si l'intégralité de l'humanité décidait d'aimer Dieu par-dessus tout
et si on décidait sérieusement de tous s'aimer les uns les autres,
tous les problèmes qui nous écrasent disparaitraient comme par enchantement.
Sur terre, c'est une vue de l'esprit.
Mais au ciel, ça deviendra réalité. 
Notre royaume n'est pas de ce monde.

vendredi 27 octobre 2017

Quand on voit des soldats honorés par la France, plein de médailles, en beaux habits,
dans des défilés ou à des places prestigieuses, on pourrait être tentés de les envier,
parce qu'on ne voit que l'aspect brillant de leur fonction.
Mais pour en arriver là, il faut être passé par la sueur et le sang,
par des douleurs, des pertes éprouvantes, la peur, la souffrance et la peine,
les nuits de cauchemards et de sueurs froides et les séquelles à porter toute leur vie.
Ça me fait penser aux prêtres dont on peut penser, lors de belles célébrations,
qu'ils ont bien de la chance d'être aux meilleures places, revêtus d'habits magnifiques,
honorés par tous et traités comme des gens importants et délicats.
On oublie le temps douloureux du séminaire, les nuits de prière et de jeûne,
le renoncement à une famille, à des enfants et à une situation,
le mépris, le rejet et l'exigence auxquels ils sont confrontés bien souvent,
le sentiment d'impuissance constant, l'impression fréquente d'être un usurpateur,
la souffrance de notre inutilité et la remise en question permanente de nos actions.
Je ne me plains pas, je ne laisserais ma place pour rien au monde. 
Mais il faut se garder d'envier ce qui brille, quand on n'a pas vécu ce que ça a coûté.

jeudi 26 octobre 2017

Les prêtres sont souvent les témoins de l'oeuvre du péché dans l'humanité,
du désamour envers Dieu, de la peur et de la méfiance à son encontre,
des trahisons, des faiblesses et de la tiédeur envers le Christ et ses enseignements.
Mais nous sommes aussi les témoins privilégiés de retours à Dieu
dans lesquels nous ne sommes bien souvent pour rien du tout,
de grâces exceptionnelles et même, à l'occasion, de miracles purs et durs. 
Nos sommes les témoins du pire mais aussi du meilleur de l'humanité, et ça, 
ça vaut toutes les peines du monde.

mercredi 25 octobre 2017

Si l'humanité n'avait jamais accepté de remettre en cause ce qu'elle tenait pour acquis, 
nous en serions toujours à chasser des animaux à coups de gourdins pour vivre.