persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

samedi 5 mai 2018

Juger son prochain n'est pas seulement téméraire, c'est nocif.
Téméraire, parce que qu'est-ce qu'on sait des autres, au fond ? 
On n'est pas Dieu, on ne sait pas ce qu'on aurait fait à leur place, 
et les juger, c'est se juger soi-même.
Mais aussi nocif, parce que quand on passe son temps à regarder chez les autres, 
on n'en a plus pour s'améliorer soi-même. 
Et quand on va arriver au ciel, Dieu ne me demandera pas si mon voisin est saint, 
mais si je le suis, moi. 
Et je ne m'en sortirai pas en lui racontant les derniers cancans du monde. 

vendredi 4 mai 2018

Je me méfie comme de la peste de la gloriole.
Ce n'est par parce qu'on est satisfait de soi
qu'on est satisfaisant aux yeux de Dieu. 
Or, si on se croit parfait, ou au moins tout à fait acceptable tel quel, 
quelle raison aurions-nous de nous efforcer de devenir meilleur, 
c'est à dire plus aimable et plus aimant ? 

jeudi 3 mai 2018

Quand j'avais une dizaine d'années, il m'est arrivé de me demander pourquoi on croyait en Dieu. C'est vrai, après tout, personne ne l'a jamais vu. Abraham l'a entendu, Moïse a vu un buisson ardent, Israël s'est battu avec un être mystérieux, Élie a entendu le souffle ténu d'une brise légère... Tout ça c'est très bien, mais rien de très probant. Du coup j'ai posé la question à mon père : pourquoi on croit en Dieu ? Puisque personne ne l'a jamais vu ? Il m'a alors demandé : "c'est quoi, ta religion ? ". "Chrétien", ai-je répondu. "Bien, alors en qui crois-tu ? Il y a un indice dans le nom de ta religion", ajouta-t-il. Du coup j'ai dit "au Christ". Et il a conclu : "voilà en qui tu crois. Tu crois que le Christ est le fils de Dieu, qu'il est Dieu lui-même. Eh bien, ce Christ, il est venu parmi nous. On l'a vu. On l'a touché. Il a mangé et bu avec nous. Alors, tu vois, on croit en Dieu parce qu'on l'a vu en Jésus. Tu n'est pas déiste, tu es Chrétien. Ta foi, c'est de croire en Jésus Christ, pas en un Dieu là-haut dans les nuages."

Cette conversation m'a fait beaucoup de bien. Après ça, je n'ai plus jamais douté de l'existence de Dieu. Parce que c'est vrai, comme le dit Jésus lui-même à Philippe : "Qui m'a vu a vu le Père". On pourrait dire, bon, d'accord, mais est-ce que Jésus n'est pas un mythe ? Eh bien, il suffit de contempler le monde. S'il n'avait pas existé, d'où viendraient tous ces chrétiens ? Ces églises ? Les sacrements, les communautés, le vatican, d'où viendrait tout ça ? Des hommes ? Si ça venait d'eux, ça serait tombé dans l'oubli depuis longtemps. As-tu déjà entendu parler de Theudas ? Ou de Judas le Galiléen ? Eux aussi se disaient quelqu'un. Mais si Gamaliel n'avait pas parlé d'eux, on aurait oublié jusqu'à leur existence. Ce qui vient des hommes est mortel. Ce qui vient de Dieu est éternel. Jésus n'a pas conquis des territoires. Il n'a pas été un chef de guerre, ni un roi, ni un philosophe. Il n'a pas inventé de théorème, n'a pas écrit de livres. C'était, en son temps, un anonyme pour la majorité du monde. Et on en parle encore aujourd'hui. C'est beaucoup, pour quelqu'un qui a existé. Ça serait du jamais vu, pour quelqu'un qui n'aurait même pas existé. 

On est entre de bonnes mains, quand on met sa vie entre celles de Jésus Christ. Qui le connait connait le Père. Rencontre le Christ. Écoute le Christ. Aime le Christ. Suis le Christ. Alors ta vie sera entre les mains de Dieu, et tu n'auras plus rien à craindre.

mercredi 2 mai 2018

Quand tu ressens du mépris pour quelqu'un, 
ne laisse pas cette tentation s'installer en toi, 
lutte contre elle le plus vite possible. 
Ça doit devenir un réflexe.
En effet, il est très difficile d'aimer quelqu'un qu'on méprise, 
or toi, chrétien, tu dois t'efforcer d'aimer tout le monde. 

mardi 1 mai 2018

Ce n'est pas parce qu'on comprend la façon d'agir de quelqu'un
qu'on l'approuve nécessairement pour autant.

lundi 30 avril 2018

Le rejet massif de Dieu de la part du monde affecte tous les chrétiens. 
Du coup, on ne cesse d'en chercher les causes à l'intérieur de l'Eglise, 
se rejetant la faute les uns sur les autres : ne serait-ce pas la faute de Vatican II ? 
Du changement liturgique ? Du pape, des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses ? 
Du catéchisme défaillant ? Des intégristes ? Des progressistes ? Des paroisses ? 
D'un manque de formation des chrétiens, d'un enseignement inexistant, etc etc... 
Tout ça n'a pas de sens. L'Eglise a déjà connu des périodes 
où elle était en bien pire état qu'elle ne l'est maintenant : 
il fut un temps où la formation des prêtres était inexistante ; 
où les laïcs n'avaient même pas accès aux Saintes Écritures ; 
où on a eu jusqu'à trois papes en même temps, sans parler de leurs moeurs discutables ; 
où la morale interne à l'institution était beaucoup plus décousue qu'aujourd'hui ; 
où on célébrait n'importe comment, personne, du prêtre à l'assemblée, ne s'en rendant compte, etc... 
Pour moi, ce n'est pas tant ad intra qu'il faut chercher d'où vient le problème qu'ad extra. 
Le monde n'aime pas Dieu. Point. 
Et nous sommes les témoins impuissants de cette apostasie massive, volontaire et assumée. 
S'en rejeter la faute les uns sur les autres ne sert à rien, 
c'est juste rajouter de l'auto-flagellation à nos pleurs.
On ferait mieux de prier pour le monde que de se taper dessus ou de perdre l'Espérance, 
comme si on croyait que la conversion dépendait de nous ou de nos méthodes humaines, 
alors qu'elle vient de Dieu. 

dimanche 29 avril 2018

Savoir se réjouir du bonheur de quelqu'un d'autre sans que ça nous rapporte rien, 
sans y être impliqué en aucune façon, sans en faire partie ou en tirer le moindre bénéfice, 
ça commence à ressembler à de l'amour, parce que c'est désinteressé. 

samedi 28 avril 2018

Connaître le christianisme et être chrétien, ce n'est pas la même chose. 
Pour connaître le christianisme, il suffit d'avoir été formé par le catéchisme. 
Pour être chrétien, il faut mettre en pratique les préceptes du Christ, 
vivre comme il me l'a demandé dans les Évangiles. 
Il faut faire très attention à ça, parce que beaucoup de catéchisés croient que ça y est, 
ils ont tout fait, Dieu ne pourra rien leur demander de plus, 
alors qu'en réalité ils n'ont même pas encore mis la main à la pâte. 

vendredi 27 avril 2018

Il est courant de confondre "sérieux" et "sinistre".
Mais on peut parfaitement être sérieux tout en étant joyeux et heureux de vivre, 
en racontant des blagues et en riant de bon coeur, 
tout comme on peut être sinistre sans pour autant être cohérent dans ses choix, 
dans sa manière de vivre ou dans ses pensées. 
Soit sérieux. Soit solide. Soit quelqu'un en qui on peut avoir confiance, sur qui on peut s'appuyer.
Mais ne sois pas sinistre. Laisse ça à ceux qui n'ont pas la chance de connaître Dieu. 

jeudi 26 avril 2018

On le sait avec internet : une amitié purement virtuelle, 
d'une personne qu'on ne rencontre jamais, tôt ou tard, dans la vraie vie, 
ça finit toujours par s'estomper puis par ne rester qu'un souvenir. 
Avec Dieu, on court le même risque : après tout, on ne le voit pas, 
on ne peut pas le toucher, le prendre dans ses bras ou boire un coup en blaguant. 
Du coup, si on ne se met pas, tôt ou tard, à le fréquenter régulièrement et souvent à la messe, 
l'amour de Dieu s'estompe, petit à petit, puis finit par disparaitre sans même qu'on s'en rende compte.

mercredi 25 avril 2018

On est obligés, quand on est prêtre, d'avoir un certain détachement
devant le manque d'amour et de recherche de Dieu des gens. 
Si on laissait l'indifférence du monde face à l'amour de Dieu nous affecter pleinement, 
on n'y survivrait pas. 

mardi 24 avril 2018

Autant je peux aider quelqu'un qui a le coeur ouvert et qui cherche Dieu à le trouver, 
autant je ne peux rien pour quelqu'un que Dieu n'intéresse pas et qui est satisfait comme ça. 
Dieu lui-même n'a pas la clé des coeurs, et ne peut contraindre personne à l'aimer.
Eh bien, ce que Dieu ne peut pas faire, je ne le peux pas non plus. 

lundi 23 avril 2018

Je n'arriverai jamais à me faire à l'idée qu'on puisse accepter froidement, 
comme si c'était quelque chose de peu d'importance, 
d'interdire à un être déjà conçu de naître.
S'il y a bien un endroit où le péché originel, 
c'est à dire choisir ce qui est bien et mal sans tenir compte de la volonté de Dieu, 
se manifeste dans toute sa terreur, 
c'est là. 

dimanche 22 avril 2018

Tant qu'un problème ne nous concerne pas directement, 
on le trouve généralement de peu d'importance. 

samedi 21 avril 2018

Je crois que la chose qui me fait le plus de peine au monde
est la dureté de coeur :
quand quelqu'un n'a aucun amour de Dieu,
au mieux une indifférence polie, au pire de la colère ou de la haine, 
ou aucun amour du prochain, sous prétexte que celui-ci
n'a pas la bonne religion, la bonne origine, nationalité, couleur de peau, etc...
Seul l'amour passionné de Dieu ouvre à l'amour du prochain,
à l'amour de la vie et au respect de tout ce qu'Il a créé par amour.

vendredi 20 avril 2018

Plus on est impliqué dans la vie spirituelle, 
plus il est important d'avoir les pieds sur terre. 
Parce que c'est impossible de transmettre notre foi
si on a l'air complètement perdu dans les alleluias en permanence. 
Eh puis, jusqu'à la résurrection, on fait partie de cette terre, comme tout le monde,  
alors il serait prématuré de faire comme si ça n'était pas le cas.

jeudi 19 avril 2018

Y a-t-il des gens assez méchants pour aller finir en enfer ? 
Oui, il y en a. 
Mais il n'y a pas besoin d'être un monstre pour y aller. 
Refuser d'aimer Dieu ou son prochain est à la portée de n'importe qui.
C'est même très facile : on ne peut aimer deux maîtres, 
or ceux qui décident d'aimer l'argent, le pouvoir ou les plaisirs par dessus tout,
en ne pensant qu'à leur intérêt personnel, au détriment de tout le monde, 
n'aiment ni Dieu ni ses commandements. 
Comment pourraient-ils alors choisir de passer leur éternité avec Lui, 
après l'avoir méprisé et rejeté avec ardeur toute leur vie ici-bas ? 
Or l'enfer, ce n'est ni plus ni moins que la vie éternelle sans Dieu. 
Non, vraiment, il est large, et largement parcouru, le chemin qui y mène.  
Hélas.

mercredi 18 avril 2018

Quand on est avec des gens qu'on aime, le temps passe toujours trop vite.
Quand on est avec des gens qu'on n'aime pas, il passe toujours trop lentement.
C'est pour ça qu'on ne s'ennuyera pas un instant au paradis, 
puisque ne pourront y entrer que ceux qui, lors de leur vie sur terre,
ont accepter d'aimer et d'être aimés en donnant leur vie les uns pour les autres,
et que l'amour de Dieu les unira tous dans un même amour mutuel,
alors que le temps semblera désespérément long en enfer,  
puisque ceux qui iront ont refusé l'amour.

mardi 17 avril 2018

Je ne sais pas si c'est parce qu'on appelle les prêtres "père"
que parfois certains paroissiens se comportent avec eux comme des enfants,
voire comme des adolescents capricieux.
Si c'est à cause de ça, alors j'aimerais autant qu'on m'appelle autrement.

lundi 16 avril 2018

Pour qu'il sache vivre, 
l'oisillon a besoin que ses parents lui apprennent à voler ; 
le prédateur, qu'ils lui apprennent à chasser ;  
l'humain, qu'ils lui apprennent à aimer.