Confier des prières à faire à un prêtre,
c'est s'assurer qu'elles parviendront bien jusqu'à Dieu.
Ce qui nous rend humains,
c'est le fait de ne pas toujours réagir à un stimulus par une réaction pré-programmée,
bref de ne pas réagir obligatoirement guidés par notre instinct, notre nature ou même notre cerveau.
On peut faire preuve d'imagination, de fantaisie, de bienveillance, de pardon, etc etc...
C'est en cela que nous sommes créés à l'image de Dieu.
C'est cette liberté d'action et de réaction (limitée dans notre cas, illimitée dans le sien)
qui fait la gloire de Dieu et qui nous rend capables de salut comme de condamnation.
Faire telle ou telle chose parce que je le veux bien, d'accord.
C'est ce qui donne toute la valeur à mes actes, surtout aux actes d'amour.
Mais les faire parce qu' "il faut", parce que "c'est comme ça et pas autrement",
sans que mon intelligence ou ma volonté ne soient même consultées, ça n'a rien d'humain,
et ça ne peut en aucun cas être un but à atteindre, même et surtout dans la vie spirituelle.
Je ne comprends pas que l'on puisse vivre sans la crainte de Dieu,
expression biblique qui, dans le language actuel, serait mieux traduit par "respect prudent".
Dieu est infini, éternel, tout-puissant, créateur et sauveur.
Nous, nous ne sommes qu'un grain de poussière aussi vite oublié qu'il disparaitra.
Et cependant, il y en a qui ne craignent pas Dieu, mais qui font les malins, jusque dans les églises,
en se comportant comme des soudards avinés, pleins d'arrogance, de moqueries et de mépris.
S'ils n'arrivent pas devant Dieu dans de meilleures dispositions le jour de leur mort,
je crains bien que l'entretien d'entrée au paradis ne tourne à leur désavantage définitif.
Notre besoin d'admiration, autant le garder pour Dieu, au moins on ne sera jamais déçu.
Admirer quelqu'un de pécheur, c'est prendre le risque de sentir notre confiance trahie, tôt ou tard.
Mais si on met toute notre admiration en Jésus ou Marie, qui n'ont jamais péché de leur vie,
alors on n'a rien à craindre.
S'il y a bien une thème qui mérite toute notre attention, c'est celui de la résurrection.
La seule certitude absolue qu'on a en cette vie, c'est qu'on va mourir.
Jésus est ressuscité des morts, pour devenir éternel.
Il se trouve qu'il nous a laissé le mode d'emploi afin que nous puissions faire pareil.
Il faudrait être fou pour s'en moquer ou pour n'en avoir rien à faire,
comme si cette histoire ne devait concerner que quelques grand-mères pratiquantes.
Ne pas accepter de ne pas être aimé, et faire une crise chaque fois que l'on sait
que quelqu'un a dit du mal de nous ou nous rejette,
c'est une attitude infantile, me semble-t-il.
On n'a pas que des qualités, loin s'en faut. Que des gens nous détestent, c'est légitime.
S'efforcer de faire la volonté de Dieu et d'aimer notre prochain, voilà ce qui compte.
Et si on n'a rien à se reprocher, et que l'on est détesté quand même,
eh bien ! On expérimente ce par quoi Jésus est passé sur le chemin de croix, voilà tout.
Certains de ceux qui en voulaient à la vie de Jésus croyaient en lui,
c'est à dire qu'ils pensaient bien qu'il était le messie annoncé par les prophètes,
mais ça ne les a pas empêché de comploter pour le tuer.
La foi, c'est bien, mais si ce n'est pas suivi d'actions cohérentes avec elle,
ça ne sert pas à grand chose.