Qui d'autre que Dieu pourrait nous donner l'éternité ?
Lui seul est éternel.
Être "gentil" n'a jamais été un remède contre la mort éternelle.
Le seul remède, c'est Jésus Christ ressuscité,
qui se donne à nous dans les sacrements.
Si on aime tellement les scandales, c'est parce qu'ils justifient nos propres péchés.
Si telle personne tellement connue a fait ça, alors ça m'autorise à le faire aussi,
ou ça me disculpe si je le faisais déjà, puisque ça donne l'impression que "tout le monde le fait".
La seule attitude qui devrait nous servir de mètre étalon, c'est celle de Jésus.
Ce n'est que par rapport à lui que l'on sait si notre manière d'être est bonne ou mauvaise.
Pour savoir si on est humble ou orgueilleux, c'est très simple :
si on obéit aux commandements de Dieu sans discuter et de bon coeur, alors on est humble.
Si on ne leur obéit pas, parce qu'on sait mieux que Dieu ce qui est bon pour nous,
et qu'on a d'excellentes excuses pour faire comme on fait, quoi que Dieu ou l'Église en pensent,
alors on est orgueilleux.
La fin ne justifie jamais les moyens, parce que les moyens influencent la fin.
C'est pourquoi même quand on a un but tout à fait louable,
utiliser des moyens immoraux ou discutables pour y parvenir le rendrait immoral ou discutable,
et disqualifierait de surcroit la bonne intention de qui s'autoriserait à les utiliser.
Ce n'est pas la peur que le Christ propage, mais toujours l'espérance.
Certes, il n'élude pas les problèmes, mais s'il parle régulièrement de la géhenne de feu,
c'est pour donner des solutions simples, avec un langage simple, pour y échapper,
et pour nous rappeler que Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu'il se convertisse et qu'il vive.
Les personnes qui, soit-disant au nom du Christ, ne cherchent qu'à exalter la peur de l'enfer,
en ne donnant aucune solution suffisament simple pour être pratiquable par n'importe qui,
sont des imposteurs.
C'est une bonne habitude, quand on cite quelqu'un, de savoir qui on cite,
ainsi que le contexte de la citation, l'auditoire visé, les circonstances, etc...
"Ils" ont dit ci ou ça, ça ne vaut pas un clou comme argument.
Ce "ils", personne ne l'a jamais rencontré, en vrai,
parce que c'est juste le contenant pratique des idée préconçues.
C'est étonnant qu'en France le catholicisme soit devenu la religion de la classe moyenne - haute,
alors qu'à la base, Jésus est plutôt entouré de voleurs, de prostituées ou de gens du peuple,
et que c'est sur leur conversion et leur témoignage valeureux que l'Église a été fondée.
Le christianisme n'est pas une religion de bourgeois du XVIème arrondissement de Paris,
contrairement à la caricature fréquente que l'on trouve trop souvent chez nous.
Il ne faudrait pas que ça empêche ceux qui sont appelés par le Christ depuis les bas-fonds
d'entendre son appel, et de se sentir bienvenus et aimés à l'église,
parce que c'est pour eux que Jésus est venu parmi nous, pas pour les riches et les bien-portants
qui n'ont pas besoin de lui et qui le considèrent comme un serviteur plutôt que comme leur maître.
Tiens, je me suis rendu compte que ce qui est le plus difficile à entendre en homélie, apparemment,
(mais aussi dans le Notre Père, et de nombreuses autres prières),
ce sont les exhortations à pardonner ceux qui nous ont fait du mal.
Beaucoup ne viennent plus à la messe pour y échapper, qu'ils en aient conscience ou pas.
Mais ceux qui persévèrent et finissent par recevoir la grâce du pardon ne le regrettent pas,
parce que c'est une véritable libération, comme s'ils avaient été en apnée depuis des années
et que tout d'un coup ils pouvaient à nouveau respirer normalement.
Personne ne demande à la lune d'être une étoile, ni de produire sa propre lumière.
Refléter celle du soleil pour éclairer nos nuits, c'est déjà pas si mal et ça nous suffit.
De la même façon, personne ne demande aux chrétiens de prendre la place de Dieu.
Le transmettre au monde et faire briller son amour pour tous, c'est déjà pas si mal.
L'amour de Dieu par-dessus tout est essentiel pour aimer son prochain,
parce que bien souvent, si ce n'était par amour de Dieu,
nous n'aurions aucune raison d'aimer des gens qui ne sont pas toujours aimables.
Mais il est tout aussi essentiel pour s'aimer soi-même,
parce qu'on se connait trop pour s'aimer vraiment, si on est un tantinet lucide sur soi-même,
et pourtant, quand il nous voit, Dieu, lui, a le coeur rempli d'amour pour nous comme au premier jour,
avant que nous ne connaissions le péché.
Et si Dieu lui-même m'aime, qui suis-je, moi, pour me détester ?
Il faudrait être drôlement imbu de soi-même pour croire notre opinion plus juste que celle de Dieu.
Il y aura toujours entre Dieu et nous une différence abyssale.
Nous, nous sommes capables d'aimer, parce qu'il nous a créés à son image.
Mais lui est amour. L'amour n'est pas son activité, mais son être même.
Ce n'est pas une différence de proportion, de capacité ou de générosité,
mais une différence de nature.
C'est la raison pour laquelle il est parfaitement raisonnable d'avoir plus confiance en lui
qu'en notre propre raisonnement, nos propres valeurs ou nos capacités personnelles,
en toutes circonstances,
parce qu'il nous aime infiniment plus que nous ne serons jamais capables de nous aimer nous-même.
Les gens qui souhaitent "une bonne guerre" pour mater la jeunesse me désespèrent.
Une "bonne guerre", ça n'existe pas,
et ce n'est pas ça qui va faire du bien à qui que ce soit, qu'on soit jeune ou vieux.
Qu'un abruti dise un jour une incongruité, c'est une chose,
mais on n'est pas obligé de la répéter, et encore moins de croire que ça nous donne l'air intelligent.