On était frappé par l'enseignement de Jésus, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Je ne sais pas si tout le monde cherche la vérité... probablement pas, d'ailleurs, mais pour ceux qui la cherchent, on la trouve dans les paroles de Jésus. Est-ce que Jésus nous dit tout sur tout ? Non, ce n'est pas son rôle, il n'est pas un précurseur de Wikipédia ou de l'Encyclopédie Universelle. Par contre, pour ce qui est de Dieu, il est la source la plus autorisée, le prophète annoncé, puisqu'il est lui-même le Fils unique de Dieu, et que personne ne connaît le Père, sinon le Fils et celui à qui il veut bien le révéler. Nous sommes tellement obtus qu'il nous a fallu huit siècles pour comprendre les bases de ce que Jésus nous avait enseigné et de qui il est. Et nous ne cessons pas de découvrir dans les Saintes Écritures un approfondissement de la compréhension de ses enseignements. C'est la raison pour laquelle la Tradition fait partie des piliers de l'Église, c'est-à-dire la compréhension et l'explication par les saints et les saintes des temps passés du dépôt de la Foi. Lire les Saintes Écritures et chercher à les interpréter soi-même, sans tenir aucun compte de la foi vécue par les chrétiens pendant deux mille ans, est au minimum présomptueux. Quand à chercher la vérité sur internet, comme si tout ce qu'on y trouve était parole d'Évangile et digne de foi, c'est carrément idiot. Non, quand on cherche vraiment la vérité, il faut aller vers Jésus, car c'est lui qui a les paroles de la vie éternelle, et on peut aussi trouver dans les écrits des saints l'explication de certaines de ses paroles qui ne sont pas toujours si simples que ça à comprendre, que ce soit pour des raisons culturelles ou parce que notre esprit est obscurci par le péché. On trouvera dans les Évangiles le chemin qui mène à la résurrection et à Dieu. Et si, dans le magistère actuel, on ne trouvait que confusion et sables mouvants (ce qu'à Dieu ne plaise, mais sait-on jamais), alors on peut toujours revenir sur le roc des Saintes Écritures et de la Tradition bimillénaire de l'Église. Dieu nous a envoyé le prophète annoncé dans la première lecture, et c'est son propre Fils. Écoutons-le. Qui écoute Jésus-Christ écoute Dieu le Père, et celui qui demeure fidèle à ses enseignements jusqu'à la fin sera sauvé.
dimanche 28 janvier 2024
samedi 27 janvier 2024
On ne peut pas avoir de hauteur de vue sans la foi dans la Vie Éternelle.
C'est elle qui éclaire notre intelligence quand elle est plongée dans les ténèbres du mal
qui ne cesse de proliférer librement sur terre depuis qu'il a été libéré par le péché du monde.
Sans considération pour la résurrection et le Royaume des Cieux,
rien n'aurait de sens : ni notre existence, ni même celle de Dieu.
vendredi 26 janvier 2024
En France on nous a enseigné depuis l'école, sans même qu'on s'en rende compte,
qu'au nom de la sacrosainte laïcité, toute religion doit être quelque chose de privé,
qui ne se partage pas, ne s'impose pas, et n'a pas sa place dans l'espace public.
Cette façon de voir est parfaitement Française, et n'a rien d'une évidence.
Quand on regarde par exemple chez les Romains, la religion était au contraire
un signe d'appartenance très fort à un peuple, plus encore, à une nation,
au point que les premiers chrétiens qui refusaient de sacrifier aux dieux
était déclarés ennemis de la nation et dangers contre l'ordre public.
Le Christianisme est par définition communautaire : il se vit et se transmet en Église,
mot qui signifie "communauté".
Refuser aux chrétiens toute expression publique de leur foi ou de leur pratique
est un abus de pouvoir, qui met bien en lumière, d'une certaine façon,
que la laïcité n'est pas conçue comme une absence de religion dans l'espace public,
mais comme une religion à part entière qui refuse de partager un espace
qu'elle considère comme lui étant intégralement acquis, dédié et soumis.
jeudi 25 janvier 2024
mercredi 24 janvier 2024
Peut-on être amoureux non pratiquant ?
Prétendre aimer quelqu'un qu'on ne connaît pas, qu'on ne fréquente pas, à qui on ne parle pas,
bref quelqu'un dont on ne sait rien et dont on ne veut rien savoir,
est-ce que c'est vraiment crédible ?
Non, parce que la relation que le chrétien est censé entretenir avec le Christ, normalement,
devrait être une relation d'amour, encore plus : d'adoration.
Mais si je ne sais rien de lui, que je ne tiens compte d'aucun de ses enseignements,
et que je ne me déplace jamais pour aucune des fêtes qui le concernent,
comme celle de sa résurrection chaque dimanche, par exemple,
à quel moment peut-on parler d'amour ?
mardi 23 janvier 2024
Si on veut qu'une relation amoureuse dure,
c'est chaque jour qu'il faut dire et montrer qu'on s'aime.
On ne peut pas faire de réserves,
et si on ne fait rien pour l'autre chaque jour on dérive vite loin l'un de l'autre.
Ça vaut pour les relations amoureuses entre homme et femme,
ça vaut aussi pour les relations amoureuses envers nous et Dieu.
Le seul jour qui compte pour l'amour, c'est aujourd'hui.
lundi 22 janvier 2024
Jésus n'a pas été baptisé parce qu'il avait besoin du baptême,
mais pour donner aux eaux le pouvoir de nous le transmettre.
L'Esprit Saint n'est pas apparu sous forme de colombe pour lui,
mais pour que nous sachions qui nous recevons lors de notre baptême.
De même, c'est à nous que s'adresse la voix du père qui dit "celui-ci est mon fils bien-aimé",
afin que nous sachions ce que nous devenons par le baptême.
dimanche 21 janvier 2024
Quelle est la logique quand un gouvernement fait de la natalité une cause nationale,
alors que dans le même temps il veut inscrire le droit à l'avortement dans sa constitution,
sachant qu'il y a eu cinq fois plus d'avortements que de naissances dans l'année écoulée ?
Sans même évoquer la morale, la simple comptabilité mathématique ne fait aucun sens.
samedi 20 janvier 2024
Si Jésus a bâti son Église, c'est pour qu'elle porte sa Parole jusqu'aux confins de la terre,
qu'elle transmette la Bonne Nouvelle de l'Évangile et de la résurrection des morts,
et qu'elle donne au monde la grâce nécessaire pour parvenir au Royaume de Dieu
par les sacrements qu'elle célèbre en mémoire de lui.
Son "coeur de métier" (pour prendre une expression qui ne vient pas de nous),
sa "vocation" (pour prendre une expression que tout le monde nous a volé aujourd'hui),
ce n'est ni de devenir une spécialiste de l'écologie (Jésus ne faisait pas de permaculture),
ni de devenir une spécialiste de "l'inclusion" devant lutter contre le méchant cléricalisme patriarcal.
Se tromper sur la finalité de l'Église, la détourner de sa raison d'être,
ce n'est pas obéir au Christ, même si on le fait au nom de la gentillesse universelle
parce qu'on croit très très fort que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil,
tout le monde il est sauvé avec ou sans Jésus Christ.
vendredi 19 janvier 2024
Si on est parfaitement libres de ne pas tenir compte des enseignements de Jésus
alors qu'il nous explique le chemin qui mène à la Vie Éternelle
et qu'il nous explique les règles à suivre pour y parvenir,
on ne peux pas du tout changer ces règles selon nos caprices, en revanche.
"Dieu, tu as dit que pour être sauvés il fallait faire comme-ci comme-ça ?
Ah ben nous on a décidé qu'on va plutôt faire ce qui nous chante, ça te dérange pas trop ?",
ça ne marche que dans notre imagination, pas dans la réalité.
On peut agir comme on veut, mais on ne peut pas décider des conséquences de nos actes,
pour aussi arrangeantes et simples qu'on ait pu les rêver.
jeudi 18 janvier 2024
S'il est vrai qu'à la base, l'enfer a été préparé pour le diable et ses anges (Mt 15, 40),
on peut malgré tout tomber dans la même condamnation que le diable (1Tm 3, 6),
parce que ceux qui cherchent à réaliser les mêmes convoitises que le diable
lui appartiennent, et Jésus les appelle même les fils du diable (Jn 8, 38-47).
Pour penser que l'enfer puisse être "vide",
il faut tout de même oublier une grande partie de la Parole de Dieu,
qui ne cesse de nous mettre en garde et de nous appeller à la conversion,
sans laquelle, il ne faut pas se bercer d'illusions, nous n'aurons pas accès au Royaume de Dieu
(1 Co 6, 9-20; Rom 1, 18-32; Ap 21, 8; Ap 22, 14-15, etc etc...).
mercredi 17 janvier 2024
Je vois de plus en plus de gens préoccupés par la fin des temps.
Ils cherchent des indices, interprêtent ce qui leur semble être des symboles,
ils accumulent tout ce qui leur semble aller dans leur sens,
et certains n'hésitent pas à jouer les prophètes auto-proclamés.
Tout ça me semble être une agitation bien inutile.
Que ça soit la fin des temps ou pas, le commandement du Christ reste le même :
il s'agit d'aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme soi-même, chaque jour.
Si on fait ça, quoi qu'il arrive, on est prêt, et ça ne sert à rien de s'angoisser dans le vide.
mardi 16 janvier 2024
Il n'y a pas de sainteté sans humilité.
L'humilité ne consiste pas à se mépriser soi-même ou à penser qu'on est nul,
mais à reconnaître ce en quoi on est bon, et en rendre grâce à Dieu,
et ce en quoi on ne l'est pas, et lui en demander pardon
chaque fois que ça nous a fait agir en contradiction avec ses commandem
lundi 15 janvier 2024
Il peut arriver que notre connivence avec le péché
obscurcisse notre compréhension des Saintes Écritures et de la Parole de Dieu.
En cas de doute sur ce que nous en comprenons tout seuls,
rien ne nous empêche de vérifier ce qu'en ont compris les saints et les saintes
qui nous ont précédés depuis deux mille ans.
Il n'y a pas de honte à se faire aider dans l'intelligence des Écritures,
surtout quand c'est par des gens dont on est sûrs qu'ils sont désormais auprès de Dieu,
ce qui garantit qu'ils n'avaient pas tout compris de travers.
dimanche 14 janvier 2024
samedi 13 janvier 2024
Nous ne sommes pas totalement autonomes : personne n'a choisi de naître,
et personne ne peut rajouter une seule seconde à sa vie.
Mais nous avons tout de même une certaine autonomie.
Dieu nous laisse libres de nos choix, qu'il s'agisse de nos pensées ou de nos actions.
Et c'est une vraie liberté : nous n'avons ni à demander à Dieu une autorisation pour tout,
ni à nous justifier perpétuellement de nos choix.
Bien sûr, Dieu nous suggère ce qui est bon pour nous dans ses commandements,
mais il ne réduit pas en cendres d'un coup d'éclair ceux qui ne l'écoutent pas.
Cette vraie liberté qu'il nous a donnée, nul n'a le droit de nous la retirer,
et encore moins en son nom.
C'est à chacun de savoir s'il préfère donner sa confiance à Dieu ou pas.
Et c'est à chacun de vivre avec les conséquences de ses choix.
vendredi 12 janvier 2024
jeudi 11 janvier 2024
Jésus a dit à Simon : tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église.
Il n'a pas dit : tu es Pierre, et sur cette pierre tu bâtiras ton Église.
Il n'y a pas de place pour le doute. L'Église appartient au Christ :
c'est lui qui en est l'architecte, le bâtisseur, le prêtre et le chef incontesté.
mercredi 10 janvier 2024
Tiens, j'ai vu dans une vidéo youtube quelqu'un qui disait qu'il fallait toujours obéir au pape,
parce que c'est lui le chef de l'Église.
Alors, sans vouloir faire du jésuitisme, le chef de l'Église c'est et ça a toujours été Jésus-Christ.
Le pape est son disciple, son apôtre, son lieutenant, le primus inter pares, entre autres appelations,
mais il n'est pas celui qui décide à la place du Christ ce qui est vrai ou ce qui est faux,
ce qui est moral ou ce qui ne l'est pas.
Sa tâche consiste à conserver intact le dépôt de la Foi, mais pas à le changer ;
à transmettre les commandements du Christ, mais pas à en inventer des nouveaux.
Ce qui vaut pour lui vaut d'ailleurs pour l'ensemble du peuple chrétien, soit dit en passant.
Ainsi, oui, c'est entendu, il faut obéir au pape,
mais seulement dans la mesure où il obéit lui-même parfaitement aux enseignements du Christ.
Et si le moindre doute devait, sait-on jamais ?, apparaître un jour,
alors c'est à Jésus-Christ qu'il faut d'abord et avant tout se référer et obéir,
ce qui ne devrait pas poser problème,
puisqu'ils sont de toutes façons censés dire la même chose tous les deux, n'est-ce pas. ?