La plus grande preuve de l'amour de Dieu pour nous, c'est notre existence même.
S'il ne nous aimait pas, nous n'existerions même pas,
car il n'aurait aucune raison de continuer à créer tout ce qui est.
L'Église Chrétienne est, comme son nom l'indique, l'Église qui suit le Christ.
Elle ne suit ni des intérêts partisans, qu'ils soient politiques ou idéologiques,
ni les décisions de qui que soit d'autre que Dieu car elle est, ne l'oublions pas, une théocratie.
La vertu d'obéissance consiste à obéir fidèlement à la Parole de Dieu.
Notre amour de Dieu ne sera jamais aussi désintéressé que le sien pour nous,
parce que nous avons besoin de lui pour exister alors que la réciproque n'est pas vraie.
Mais nous pouvons au moins chercher à nous approcher d'un amour le plus gratuit possible quand,
luttant contre la tentation du péché, nous renonçons à ce qui nous semble agréable
pour privilégier l'obéissance à sa Parole sur notre sentiment immédiat.
Ni Jésus ni les apôtres ne se sont jamais mêlés de politique.
Je ne vois pas pourquoi leur successeurs, les évêques, ou leurs collaborateurs, les prêtres,
devraient le faire aujourd'hui.
Former les consciences en leur enseignant les paroles du Christ, oui.
Mais dire pour qui il faut voter ou qui il faut suivre, franchement, non, ce n'est pas notre mission.
Quand on lit des vies de saints, particulièrement ceux des temps anciens,
on a tendance à prendre pour acquis que ce que l'on raconte d'eux est plein d'exagérations.
Je ne suis pas de cet avis. Les miracles font partie de la vie de l'Église.
Si on en voit peu aujourd'hui, c'est parce que la foi en Dieu n'est plus particulièrement brûlante.
Mais qu'il y en ait eu un certain nombre dans la vie de ceux qui ont tout donné pour suivre le Christ,
franchement, non seulement ce n'est pas étonnant, mais c'est le contraire qui le serait.
Je plains les gens qui n'ont aucune idée de leur raison d'être sur cette terre.
Savoir d'où on vient et où on va, quel est le but du jeu et comment réussir sa vie,
ça ne me semble pas être du luxe.
Mais pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir été éduqués dans la foi chrétienne,
ça va être difficile d'y comprendre quelque chose,
parce que ce n'est pas dans la science, ni même dans la philosophie pure
qu'on trouvera des réponses satisfaisantes.
Nous fêtons aujourd'hui les saints Simon et Jude. Ceux qui sont familiers de la Prière Eucharistique n°1 connaissent bien ces noms, qui font partie du premier chapelet de saints invoqués : Pierre et Paul, André, Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe, Barthélémy et Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Côme et Damien, et tous les saints... Ils font partie des douze apôtres, mais à part ça, on ne sait pas grand-chose d'eux. Oh, sans le moindre doute, il doit bien y avoir un endroit quelque part où on les vénère particulièrement, parce que c'est le lieu où ils ont été martyrs ou que c'est une Église qu'ils ont créée, sans doute que wikipedia raconte ça très bien. Mais ce que j'aime, moi, dans ces saints à la fois très connus et surtout très méconnus, c'est que ça évoque une parole de saint Paul : Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ (Gal 1, 10). Simon et Jude, que nous fêtons aujourd'hui, quoi qu'il en soit de leur "carrière" ecclésiastique ou de leurs faits et gestes, n'ont pas brillé par une vie si exceptionnelle qu'elle soit connue de tous sans avoir à réfléchir. Mais ils sont morts en martyrs, ça, au moins, on en est sûr. Jésus les a choisis personnellement, ils l'ont suivi, ils ont prêché sa mort et sa résurrection, et ils ont donné leur vie pour lui. Tout est dit. Ils ont accompli parfaitement le premier commandement que Jésus nous a laissé, celui d'aimer Dieu par-dessus tout, aimer signifiant, comme il nous l'a enseigné, donner sa vie pour celui qu'on aime. Tous, nous avons été appelés au même amour. Pas aux mêmes modalités nécessairement, parce que ça, ce n'est pas quelque chose que l'on décide. Mais à aimer Dieu par-dessus tout, oui, ça, c'est la vocation générale de tous les baptisés, sans exception. Ne déléguons pas l'amour de Dieu à des "professionnels", dont on imagine qu'ils n'auraient que ça à faire, alors que nous, on a une vie, quoi, on est occupés, on travaille. Dieu nous demande à tous de l'aimer. Nous sommes libres de décider comment. Mais ne décidons pas d'oublier ce commandement, parce que sans lui, notre existence n'a pas de sens.
L'Église est l'épouse bien-aimée du Christ, pour qui il a donné sa vie.
Toute personne qui essaye de la défigurer, de la salir, de la trainer dans la boue,
de la détourner à son profit ou de la maltraiter d'une façon ou d'une autre
aura affaire à Jésus, au jour du jugement final.
Il vaudrait mieux pour cette personne ne pas être née.
Je suis reconnaissant à Dieu d'avoir laissé pousser le bon grain au milieu de l'ivraie.
Il y a des gens vraiment bêtes, méchants et d'une cruauté abominable, sur terre, c'est vrai.
Mais il y a aussi des gens d'une bonté exquise et d'une générosité sans bornes.
Et ne serait-ce que pour eux, l'univers vaut le coup d'être sans cesse créé.
La science ne peut pas détecter Dieu, elle n'en a pas les capacités, pour une raison très simple :
l'univers, le temps, l'espace, la matière, les ondes, le boson de higgs, les éléments etc etc...,
tout ça a été créé par Dieu.
Il est donc infiniment au-delà de tout ce qui est observable, découvrable, expérimentable.
Si notre esprit peut le concevoir, et de manière raisonnable et intelligente, qui plus est,
aucune expérience scientifique ne pourra cependant jamais en rendre compte.
Ce n'est pas pour être sauvé que le chrétien fait des oeuvres de charité :
c'est parce qu'il est sauvé qu'il les fait.
Ça n'a l'air de rien, mais ça change tout, de mettre les choses dans le bon ordre.
Dans le premier cas, on croit qu'on peut se sauver tout seul, sans avoir besoin de Dieu;
mais dans le deuxième, on reconnaît que le salut vient de Dieu, et on ne fait que lui rendre grâce.
Ils sont nombreux, les prophètes de la fin du monde, à notre époque.
Mais quand ce qu'ils prédisent n'arrivent pas, et jusqu'à ce jour, rien n'est arrivé, soyons honnêtes,
c'est que ce qu'ils ratiocinent ne vient pas de Dieu.
Point. Fin de l'histoire. Il n'y a pas de "presque", de "oui mais" ni de "la prochaine fois" qui tiennent.
C'est une très grand consolation de savoir que l'on n'est pas Dieu,
et de pouvoir se permettre le luxe de faire confiance en son action.
Il sait ce qu'il fait, même quand nous n'y comprenons rien.
Tiens, par exemple, beaucoup de chrétiens sont inquiets pour l'avenir de l'Église.
Certains se démènent même pour la "sauver", à coups de pamphlets ou de prophéties anonymes.
Tsk tsk. Comme si Dieu n'était pas capable d'en prendre soin lui-même.
Peut-être pas quand nous le voulons, ni comme nous le ferions. Mais tout de même,
pourrait-il abandonner celle qui est pour lui comme une épouse bien-aimée ?
Même si beaucoup de chrétiens l'abandonnaient, lui, il ne l'abandonnera pas.
Un peu de confiance, saperlipopette !
Qu'est-ce que nous n'avons pas compris, dans la croix du Christ et la résurrection ???
Tu penses que Dieu t'a oublié parce qu'il ne répond pas à tes prières ni à tes besoins ?
Si Dieu t'oubliait, tu cesserais d'exister.
On peut parfois penser qu'il vaudrait mieux ne pas exister que de souffrir, mais c'est faux.
L'existence est un bien incommensurable, et même quand elle n'est pas parfaite,
elle demeure infiniment supérieure au néant.