Avoir envie de quelqu'un, ce n'est pas encore l'admirer.
Avoir de l'admiration pour quelqu'un, ce n'est pas encore en être amoureux.
Être amoureux de quelqu'un, ce n'est pas encore l'aimer.
Pour qu'on puisse parler d'amour, il faut un peu plus de conditions que ça.
Il faut qu'il soit réciproque, sans quoi c'est plutôt de la philantropie ou du sacrifice.
Qu'il concerne non pas seulement mon instinct, mais mon intelligence et ma volonté,
et que je sois capable de sortir de mon intérêt personnel
pour m'investir dans celui de quelqu'un d'autre.
Alors seulement, quand en toute connaissance de cause et parce qu'elles le veulent,
deux personnes décident de se donner réciproquement leur vie s'il s'agit d'amour conjugal,
ou de se donner l'un à l'autre une part de leur vie s'il s'agit d'amitié ou d'amour platonique,
on peut réellement parler d'amour, et pas juste d'un mésusage du terme.
La philantropie ou le sacrifice restent une forme d'amour digne d'admiration, mais imparfaite,
parce qu'il y manque la réciprocité.
C'est pourquoi, d'une certaine façon, pour que la boucle de l'amour de Dieu soit bouclée,
il est essentiel que nous rendions à Jésus l'amour qu'il nous a donné par son sacrifice sur la croix.
Sans quoi sa proposition d'amour mutuel n'aboutirait qu'à être un voeu pieux,
ce qui serait d'une tristesse infinie.
Complétons par notre amour ce qu'il manque au sacrifice du Christ pour que son amour soit complet.