Nous fêtons aujourd'hui saint Jean-Paul II, dont je n'ai jamais compris qu'il ne passe pas à la postérité sous le nom de saint Jean-Paul II le Grand. Après tout ça s'est déjà vu avec d'autres papes de rajouter "Magnus" à leur nom, et s'il y en a bien un qui le méritait, c'est lui. Était-il sans défauts et absolument parfait ? Eh, à part Jésus et la Vierge Marie, personne ne l'est. A-t-il toujours pris les bonnes décisions dans son gouvernement de l'Église ? Il est permis d'en discuter, si ça nous chante. Aimait-il Jésus comme tout bon successeur de Pierre se doit de le faire, puisque c'est le paramètre décisif pour occuper ce poste ? Oh oui, il l'aimait !, il n'est pas permis d'en douter. Infatigable apôtre missionnaire, il a parcouru le monde pour prêcher l'évangile, en rappeler les enseignements, en développer les points qui concernent le plus notre époque. Avec les JMJ (j'étais sur la place Saint Pierre à Rome le dimanche des Rameaux où il a annoncé qu'il allait les lancer), il a non seulement soulevé la jeunesse du monde et lui a transmis l'amour de Jésus, mais il a aussi semé des vocations qui ont pris d'assaut les séminaires et les monastères. Pour ce qui est de catéchiser le monde, il suffit de constater tout ce qu'il a écrit ou fait réviser, à commencer par le Catéchisme de l'Église Catholique ou le Code de Droit Canonique, avec à la manoeuvre un certain cardinal Ratzinger, et un grand nombre d'encycliques. Pour ce qui est de la croix, ayant survécu à un attentat qui aurait dû lui coûter la vie (il a attribué sa survie à l'intervention miraculeuse de ND de Fatima, dans la couronne de laquelle il a fait sertir la balle qui lui était destinée), il a ensuite continué inlassablement sa mission jusqu'à la mort, donnant par sa vie même l'exemple de la dignité humaine jusque dans la vieillesse la plus avancée. Artisan de paix (on connait son influence dans la chute du mur de Berlin ou la fin de la guerre des Malouines), héraut du Christ qu'il a toujours annoncé sans rien maquiller des difficultés de son message, mais pourvoyeur invincible de joie spirituelle, il fallait bien marquer, aujourd'hui où nous fêtons son ascension au ciel, notre merci pour l'infatigable apôtre qui, tel le saint Paul de notre époque, a sillonné le monde pour annoncer la mort et la résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ.