persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 5 septembre 2016

Le jour du sabbat, pourtant réservé à Dieu, Jésus n'hésite jamais à guérir qui en a besoin.
Voilà bien l'illustration du fait que l'amour de Dieu et l'amour de son prochain
sont une seule et même chose, 
et que prétendre aimer Dieu sans aimer son prochain n'est que de l'hypocrisie.

dimanche 4 septembre 2016

Jésus ne dit pas qu'il faut détester tout le monde pour le suivre,
mais qu'il faut le préférer à tout, ce qui n'est absolument pas la même chose.
Ne dit-il pas lui-même qu'il faut "aimer Dieu par-dessus tout,
et son prochain comme soi-même", et que c'est un seul et même commandement ?
Le choix qui doit être fait concerne la priorité que l'on donne à l'amour de Dieu,
ce n'est pas une licence pour se désintéresser de l'humanité ni, à fortiori,
de sa propre famille ou de ses amis.
L'amour de Dieu, quand il est équilibré, mène à l'amour de ses créatures,
non à leur rejet, au mépris envers eux ou à leur abandon.
Que personne ne s'avise d'essayer de justifier son manque d'amour 
au nom de l'Evangile !

samedi 3 septembre 2016

L'humilité véritable, ce n'est pas de dire qu'on ne vaut rien.
D'abord parce que ce n'est pas vrai : si tu existes, c'est que Dieu t'a voulu,
et qui es-tu pour dire à Dieu qu'il a fait n'importe quoi en te donnant la vie ?
Ensuite, nous avons tous été rachetés par le sang du Christ,
et nous valons donc, au minimum, ce que vaut l'amour de Dieu pour nous.
Non, l'humilité véritable ne consiste pas à se déprécier,
mais à rendre grâce à Dieu de ce que nous lui devons.

vendredi 2 septembre 2016

Il est téméraire de juger les autres,
parce qu'on sera jugés à l'aune de notre propre jugement, avec la même rigueur.
Mais il est tout aussi téméraire de se juger soi-même,
parce que c'est un excellent moyen de passer de la recherche de la volonté de Dieu
à celle d'une perfection personnelle
qui conduit plus vite à l'orgueil qu'à la sainteté.

jeudi 1 septembre 2016

Le "sensus fidei", le (bon) "sens de la foi" de la communauté chrétienne,
ne peut se vivre qu'en communauté, et une communauté rassemblée.
Nul dans l'Eglise ne détient la vérité toute entière à lui tout seul,
et quand bien même ça serait le cas, il serait alors de son devoir de la partager avec tous.
C'est pour ça que la foi chrétienne se reçoit, grandit et se multiplie en Eglise,
en particulier grâce à la messe du dimanche
qui est le lieu de rencontre par excellence des chrétiens,
parce que c'est là qu'ils célèbrent leur foi 
et qu'elle passe d'une simple connaissance intellectuelle au vécu.

mercredi 31 août 2016

Il faut adapter l'enseignement théologique à son auditoire :
donner de la viande à un nourisson ne sert à rien,
pas plus que "donner des perles aux cochons", comme dit l'expression.
L'homélie la plus parfaite au monde, si elle n'est pas comprise
ou si elle est reçue dans l'hostilité ou le désintérêt,  
ne sert à rien, à tel point que parfois, la meilleure chose qu'on puisse faire, 
c'est se taire, comme a dû le faire Jésus lui-même à l'occasion.

mardi 30 août 2016

Prendre une parole du diable pour parole d'Evangile, c'est évidemment une folie.
Mais prendre n'importe quoi, qu'on a lu ou entendu n'importe où,
pour parole d'Evangile, ça ne vaut pas mieux.
C'est bien d'être innocent, mais il faut avoir du bon sens critique : 
"croyant" ne signifie pas "crédule".

lundi 29 août 2016

Il ne viendrait à l'idée de personne de considérer la médecine
comme responsable de nos maladies ou de nos accidents :  
on a bien conscience que c'est nous qui avons des problèmes
et que la médecine n'est là que pour nous soigner.
Alors pourquoi est-ce que beaucoup de monde considère que la religion chrétienne
est la source de tous les maux et de beaucoup des problèmes du monde,
quand ces maux et ces problèmes viennent en fait de nous, 
et qu'elle n'est là que pour nous aider à les vaincre et à nous sentir mieux ?
Jésus crucifié, c'est une parabole vécue,
l'ultime révélation de l'amour de Dieu pour nous,
celle que ne surpasse nul écrit, nulle réflexion intellectuelle.
Ceux qui rejettent la croix du Christ
rejettent aussi la connaissance de Dieu tel qu'Il est, 
souvent au profit d'un dieu inventé, tel qu'ils voudraient qu'il soit.

dimanche 28 août 2016

Dieu aime l'humilité et la générosité,
mais il a en horreur l'hypocrisie et le calcul
qui sont incompatibles avec l'amour, 
donc avec Lui.

samedi 27 août 2016

Nul ne peut s'enorgueillir devant Dieu
parce que la sainteté ne s'obtient pas à la force de la volonté
mais uniquement en acceptant la grâce qui vient de Lui 
et en la faisant multiplier.

vendredi 26 août 2016

Saint Paul a bien eu raison de penser qu'une explication scientifique ou rationelle
n'était pas nécessaire à l'annonce de la résurrection du Christ :
il laisse pour ainsi dire le mystère nu et entier, à prendre ou à laisser.
Pourquoi a-t-il eu raison ?
Parce que la science et la philosophie évoluent
et qu'un argument de son époque nous ferait sans doute rire aujourd'hui.
La croix et la résurrection du Christ, en revanche, ne changent pas
et leur acceptation ou leur rejet ne dépend pas de nos connaissances intellectuelles, 
mais de la foi qui, elle, est toujours la même, quelle que soit l'époque où on vit.

jeudi 25 août 2016

L'hypocrite, c'est celui qui veut bien obtenir toutes les promesses de Dieu
mais sans rien faire de ce que Dieu demande en échange,
ou alors juste le strict minimum.
C'est celui qui prétend aimer Dieu, et qui se présente ainsi devant le monde, 
alors que la seule personne qu'il aime, c'est lui-même.

mercredi 24 août 2016

Je ne connais pas de religion qui soit, par définition,
orientée toute entière vers la destruction d'une partie de l'humanité
(je ne parle pas des sectes ou des sociétés secrètes
qui copient des codes religieux mais ne sont pas, en soi, des religions).
On trouve cependant des hommes pour se battre au nom de la religion.
Mais ils ne servent, en réalité, que des intérêts personnels,
qu'ils en aient conscience ou pas.
Faire du mal à un autre être humain, quelle que soit la raison invoquée,
c'est s'en prendre à Dieu, parce qu'Il est à l'origine de toute vie humaine,
et qu'Il ne déteste rien de ce qu'Il a créé. 

mardi 23 août 2016

S'il y a bien une vie qui illustre l'absolu de l'amour de Dieu par-dessus tout,
c'est celle de sainte Rose de Lima qui,
belle, de famille noble et promise à un avenir glorieux
a préféré tenter de se défigurer pour échapper au mariage
puis a vécu une vie de recluse, enfermée entre quatre murs pour échapper au monde.
Une folie. Mais il faut se méfier de la folie.
Ce qui est fou aux yeux du monde est souvent saint aux yeux de Dieu,
et les nombreuses grâces dont Il a comblé sainte Rose,
comme ses dons de guérison remarquables par exemple, 
en sont la preuve.

lundi 22 août 2016

Après Jésus, il n'est de saint plus glorieux que la Vierge Marie,
parce que personne n'a plus qu'elle mis en pratique les paroles de Dieu,
qu'elles soient venues par l'ange Gabriel ou de son Fils.
Parce qu'elle a fait sienne la volonté de Dieu, toujours et sans jamais rechigner,
Dieu fait désormais la sienne, car leurs volontés ne font plus qu'une.
C'est en celà qu'elle est reine, accomplissant ainsi parfaitement les prophéties
que Jésus lui-même a fait pour ceux qui obéiraient à son Père
et que l'Ancien Testament avait annoncées.
Rien à voir avec les glorioles humaines :
pour avoir de la gloire aux yeux de Dieu,
il ne faut en avoir aucune à nos propres yeux, 
et personne n'a jamais été plus humble que la "servante du Seigneur".

dimanche 21 août 2016

Le racisme est une façon de penser erronée, intégralement,
sans qu'on n'en puisse rien sauver de bon.
En effet, ce qui compte aux yeux de Dieu,
ce n'est ni notre origine, ni notre couleur de peau, notre langue,
notre pays, nos coutumes, nos traditions, nos vêtements ou même,
et je le dis en pesant mes mots, notre religion.
Une seule chose compte aux yeux du Seigneur : suis-je un homme juste ?
Quelqu'un qui respecte la justice et le droit, qui suit sa conscience
et qui s'efforce d'aimer Dieu par-dessus tout et son prochain comme lui-même,
traitant tout être humain comme j'aimerais moi-même être traité ?
Voilà ce qui a du prix aux yeux du Seigneur :
que nous soyons bons comme Lui est bon,
que nous aimions comme Lui nous aime. 
Tout le reste est hors de propos.

samedi 20 août 2016

On peut, quand on considère les gens du passé avec notre regard actuel,
trouver beaucoup à redire sur leurs enseignements, leurs choix ou leur mode de vie.
Ainsi, saint Bernard n'est pas exempt de motifs de critiques,
à l'aune de nos jugements contemporains.
Il y a cependant quelque chose qu'on ne peut lui enlever,
et où on peine à lui arriver à la cheville, quelles que soient nos qualités par ailleurs :
c'est l'amour absolu de Dieu qui était le sien,
prouvé tant intellectuellement que dans sa façon de vivre.
Or le coeur de la sainteté était, est et restera l'amour de Dieu par-dessus tout, 
à son époque, à la nôtre et pour toujours.

vendredi 19 août 2016

On a parfois l'impression que Dieu est impuissant
devant l'ampleur des malheurs du monde,
parce qu'il laisse chacun agir comme il l'entend,
que ce soit en bien ou en mal,
parce qu'il n'agit pas comme un despote éclairé.
Mais quand nous assisterons à la résurrection des morts,
alors on verra ce qu'est la puissance de Dieu, et sa gloire. 
Bien malin qui serait capable de faire ce qu'il fera ce jour-là.
On n'a pas le droit de décider à la place des gens
qui ils ont le droit d'aimer ou pas, qui ils doivent aimer ou pas.
Ce choix-là, c'est la seule chose qui nous appartienne en propre.
Dieu lui-même le respecte, parce qu'il sait bien, Lui,
que seul l'amour librement choisi et consenti a de la valeur.
En revanche, nul n'a le droit d'imposer à tous l'approbation de son choix
et de condamner avec intransigeance toute personne qui ne le partagerait pas : 
ce n'est que quand elles sont mutuelles que la liberté et la tolérance sont possibles.