persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

dimanche 2 juin 2019

C'est important d'agir gratuitement, quand on le peut. 
L'amour est toujours gratuit. 
Si rien de ce que l'on fait ne l'est, 
alors ça signifie que l'on n'aime personne. 

samedi 1 juin 2019

Comment l'amour de Dieu pourrait-il demeurer en qui que ce soit 
qui rejette son Fils unique, Dieu fait homme, Jésus Christ ?
Oh, l'amour de Dieu est donné à toute l'humanité, oui, bien sûr. 
Mais qui rejette le Fils rejette celui qui l'a envoyé. 
Et quand Dieu est rejeté, alors il ne demeure pas sur qui ne veut pas de lui.
Il respecte nos choix, et si on refuse son amour, 
alors il ne nous forcera pas la main, parce que ce n'est pas un despote. 

vendredi 31 mai 2019

Il fut un temps où l'annonce d'une naissance était, de soi, une bonne nouvelle. 
Mais quand la vie n'est plus considérée comme un don de Dieu et qu'elle est rejetée,
Dieu continue à l'aimer inconditionnellement, à aimer chacun de ceux dont il a voulu l'existence, 
parce que toute vie vient de Dieu, que nous l'acceptions ou que nous n'en voulions pas.

jeudi 30 mai 2019

Le temps appartient à Dieu. 
Quand il le jugera bon, il reviendra. 
En attendant, veillons et prions pour ne pas entrer en tentation, 
pour qu'il nous trouve prêts à le servir à son retour. 

mercredi 29 mai 2019

Aimer Dieu, ce n'est pas juste avoir de bons sentiments pour lui, prier ou aller à la messe.
"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui
et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles". 
Voilà le mode d'emploi si nous voulons aimer Dieu : garder les paroles que le Christ nous a données, 
mettre en pratique ses commandements, et vivre selon ses enseignements. 
Si nous nous contentons d'avoir de bons sentiments sans vivre selon sa parole, 
alors notre amour n'est qu'un vernis de façade qui ne nous mènera nulle part. 

mardi 28 mai 2019

Je rencontre de plus en plus souvent des gens qui pensent être chrétiens
alors qu'ils ne sont pas baptisés, parce qu'ils se "sentent" chrétiens. 
Alors soyons clairs : je peux me "sentir" américain, si je n'ai pas la nationalité, je ne le suis pas. 
C'est pareil pour le christianisme : si je ne suis pas baptisé, je ne suis pas chrétien.
Mais rien ne m'empêche de le devenir, quel que soit mon âge, tant que je suis en vie. 

lundi 27 mai 2019

Le péché n'est pas chez les autres, mais en chacun de nous. 
C'est la raison pour laquelle faire une société de "parfaits", 
dont seraient exclus tous les "pécheurs", 
n'est pas possible et est inévitablement voué à l'échec. 

dimanche 26 mai 2019

Je ne trouve pas juste d'imposer à des adultes qui demandent à être baptisés
de vivre déjà avant le baptême de façon parfaite comme le demande le Christ, 
alors qu'ils n'ont pas encore reçu la grâce sacramentelle. 
Si leur situation maritale ou morale ou autre n'est pas encore en accord parfait avec l'Évangile, 
qu'on ne leur donne pas la première communion tant que ce n'est pas réglé, 
et ça prendra le temps que ça prendra, il n'y a pas le feu. 
Mais exiger d'eux une perfection bien souvent peu vécue par les baptisés eux-mêmes,
alors qu'ils n'ont encore reçu aucune des grâces qui nous aident à nous sanctifier petit à petit, 
ça ressemble à la façon d'agir de ceux que Jésus accusait de faire porter au peuple des poids 
pour lesquels ils ne levaient pas eux-mêmes le petit doigt. 
La sanctification n'est pas une question de volonté et d'efforts, 
mais de docilité aimante à la grâce sanctifiante reçue de Dieu lui-même par les sacrements. 
Encore faut-il les avoir reçus, à commencer par le baptême.
Jésus n'est pas venu pour les justes, mais pour les pécheurs. 

samedi 25 mai 2019

Si ce que j'annonce en chaire plaisait à tout le monde, ça m'inquièterait. 
La Parole de Dieu est toujours incisive, et la vérité qu'elle porte tape souvent là où ça fait mal. 
Si on ne sent jamais sa piqûre venir nous déranger là où on n'est pas encore converti à fond, 
c'est sans doute qu'elle nous est transmise frelatée, et non telle qu'elle est sortie des lèvres de Jésus.
Du coup, je trouve assez normal que les homélies ne plaisent pas à tout le monde, 
d'autant que ce qu'annonce le prêtre met en lumière ses propres péchés, 
et le pique souvent, lui aussi. Il ne faudrait pas croire qu'il est épargné par la parole de Dieu. 

vendredi 24 mai 2019

S'aimer les uns les autres, même entre chrétiens, ce n'est pas si facile, 
surtout envers ceux qui ont quitté la maison commune et ont rejeté le ministère de Pierre. 
Et pourtant, si nous ne sommes même pas capables de nous aimer entre chrétiens, 
comment annoncer l'amour de Dieu pour tous sans passer pour des fumistes ? 

jeudi 23 mai 2019

Aimer le Christ, ce n'est pas juste avoir des sentiments pour lui, 
c'est garder ses commandements. 
Car il est notre frère et notre ami, d'accord. 
Mais il est aussi notre Seigneur et notre Dieu. 
Et ça, il ne faut jamais l'oublier. 

mercredi 22 mai 2019

J'ai souvent pu constater en paroisse que l'argent rend fou. 
Dès qu'il y a des questions économiques en jeu, 
un grand nombre de gens perd tout sens commun, et surtout tout sens spirituel.
La tentation des marchands du temple n'est jamais bien loin.
En paroisse, nous ne sommes pas au service de l'argent, mais du Christ. 
Il ne faut jamais l'oublier, sous peine de s'être fatigué pour rien. 

mardi 21 mai 2019

J'ai toujours trouvé le courage de saint Paul tout à fait admirable. 
On l'a lapidé, emprisonné, battu, fouetté, laissé pour mort un grand nombre de fois, 
et ça ne l'a jamais arrêté, ça ne l'a jamais découragé. 
Comme quoi ceux qui sont capables de faire de grands maux 
peuvent être aussi capables de faire de grands biens, 
pour peu qu'ils se décident à suivre le Christ. 

lundi 20 mai 2019

Le jugement de son prochain est une épée à double tranchant : 
s'il m'est arrivé de faire quelque chose que je reproche chez les autres, 
alors je serai condamné par le jugement que j'aurai moi-même prononcé. 
Ce n'est que si je ne juge personne que ne je serai pas jugé. 

dimanche 19 mai 2019

Il y a un commandement de Jésus qui est aujourd'hui largement négligé. 
"Aimez-vous les uns les autres", ça, on l'a assimilé, c'est bon. 
"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit", 
c'est déjà beaucoup plus oublié. 
Mais alors le "faites cela en mémoire de moi" pour l'assistance à la messe, 
ça la plupart des chrétiens a totalement oublié que c'était aussi un commandement du Christ. 

samedi 18 mai 2019

On aimera spontanément plus facilement quelqu'un qui se contente de nous flatter, 
mais qui ne bougera pas un doigt pour nous, 
que quelqu'un qui nous aime en vérité, c'est à dire qui agit en vue de notre bien
et fait de façon habituelle tout ce qui est en son pouvoir pour nous aider, mais sans nous flatter.

vendredi 17 mai 2019

Après ma mort, franchement, je préfèrerais entendre Dieu me dire : 
"Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai engendré", 
plutôt que "Je ne te connais pas". 
Il ne tient qu'à moi de m'efforcer d'agir comme le Christ a vécu, avec la grâce de Dieu, 
si je veux entendre les mêmes paroles qui furent dites pour lui...

jeudi 16 mai 2019

Saint Marc, le neveu de Barnabé, a abandonné la mission de son oncle et de Paul, 
et saint Paul lui en a voulu pendant des années, le considérant quasiment comme un traitre, 
et en tout cas certainement comme quelqu'un qui n'était pas digne d'être disciple du Christ.
Cependant, on doit à Marc l'un des quatre Évangiles, ce qui n'est pas rien. 
Ce n'est pas parce qu'on n'est pas à sa place dans une activité ou l'autre de l'Église
qu'on n'a pas de place qui nous corresponde. Il faut juste la trouver. 
Et un peu de charité envers ceux qui n'ont pas la même vocation que soi, 
ça ne fait pas de mal, en attendant. 

mercredi 15 mai 2019

On constate en paroisse une diminution significative du nombre d'obsèques, 
en grande partie parce qu'il est devenu habituel aujourd'hui de choisir la crémation. 
La plupart des gens se dit que la cérémonie qui la précède sur place fera bien l'affaire, 
et qu'il ne sert donc à rien de "passer à l'église", comme on dit 
(et les obsèques coûtent déjà assez cher comme ça, pas la peine d'en rajouter). 
Ce n'est pas ce qui se fait dans les crématoriums qui les éloigne de l'Église,  
c'est juste le révélateur de ce qui est déjà un état de fait pour beaucoup : 
un éloignement de la Foi qui fait qu'ils ne comprennent plus rien aux rites chrétiens. 
C'est la suite logique du dogme néo-païen qui prétend qu'on peut parfaitement être chrétien
sans jamais mettre les pieds à l'église, en particulier chaque dimanche à la messe. 
Si le sel ne sale plus, alors on le jette dehors et on le foule aux pieds. 

mardi 14 mai 2019

J'ai toujours apprécié le réalisme concret de l'amour que Jésus nous demande d'avoir les uns pour les autres. D'abord, il nous dit qu'il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime. Quelle bonté dans cette définition ! Il ne demande pas de se laisser voler sa vie par quiconque la réclamerait, mais de la donner (comme un acte libre, et librement consenti, c'est à nous de la donner, pas à quelqu'un de la prendre), et de la donner pour ceux qu'on aime. Comment ? Où est passé le prochain, c'est à dire la première personne venue croisée dans la rue, que l'on doit aimer ? Eh bien, s'il faut aimer son prochain, à n'en pas douter, ça ne signifie pas qu'il ne faille pas y aller par étapes. Donnons déjà notre vie à ceux qu'on aime, ça sera un bon début, et petit à petit, aimons de plus en plus de monde. Dieu, lui, aime toute l'humanité, mais c'est normal, il l'a créée, et il en a les capacités puiqu'il est Amour. Nous, c'est plus compliqué. Si déjà nous savons donner de notre temps, de nos biens, de nous-même aux gens que nous aimons, c'est un bon début, et rien ne nous empêchera alors d'aimer de plus en plus de monde, d'élargir le cercle. Mais celui qui n'est même pas capable d'être généreux avec ceux qu'il aime, comment pourrait-il prétendre l'être envers ceux qu'il n'aime même pas ? Une chose à la fois. Restons réalistes. Sinon on tombe vite dans l'hypocrisie. 
D'autre part, Jésus nous demande de rester dans son amour, et il nous dit que pour rester dans son amour, il faut garder ses commandements. L'amour, ce n'est pas n'importe quoi, n'importe comment, selon l'inspiration du moment. Il s'agit de suivre les commandements de Dieu (que je préfère appeller des conseils), parce que si quelqu'un s'y connait en amour, sait ce qui en est, et ce qui n'en a que l'apparence mais n'en est pas, c'est bien Dieu. Aimer n'est pas synonyme de "coucher avec", ni de "se laisser abuser par tout le monde", ni de mièvrerie ou d'acceptation de tout et n'importe quoi au nom de l'amour universel, par exemple. Pour un étroit chemin qui est l'amour véritable, il y a des milliers de contrefaçons qui y ressemblent mais n'en sont pas. Il faut relire les Évangiles. Dans l'imitation de Jésus, on ne peut pas se tromper. Dans l'improvisation personnelle, si. 
Aimons-nous les uns les autres. Mais comme Jésus nous l'a appris, sans brûler les étapes, avec persévérance et surtout, avec humilité. Le disciple n'est pas au-dessus du maître.