persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 18 juin 2012


Il est extrêmement difficile d'aimer un milliardaire pour lui-même,
sans aucune arrière-pensée intéressée.
C'est pareil pour l'amour de Dieu.

Faire le choix d'aimer, c'est un travail à plein temps.

Les dégâts commis par les querelles d'héritages sont tels,
que c'est à se demander si saint Augustin n'avait pas raison
quand il voulait abolir le droit à la propriété privée.

L'amour ne peut fonctionner à plein régime
que quand il est aimé en retour.
Enfin, l'amour humain en tout cas.


Nos péchés n'empêchent pas plus Dieu de nous aimer
que vivre dans une grotte n'empêche le soleil de briller.

La tentation d'être des "parfaits" dans l'Eglise
s'est toujours soldée par des schismes.



Ce qui justifie l'amour de soi, c'est l'amour du prochain :
on ne peut prendre soin des autres parfaitement
que quand nos propres besoins sont satisfaits,
tout comme un serveur de restaurant mange avant de servir les clients.

Dieu fait la volonté de ceux qui font la sienne,
à condition qu'ils lui demandent ce qu'Il veut leur donner.

L'amour ne peut être, par définition, que libre et gratuit :
si on le force, ça s'appelle du viol,
si on l'achète, ça s'appelle de la prostitution.

Aimer quelqu'un parce qu'il nous fait des cadeaux,
c'est juste s'aimer soi-même.

Si on veut entendre Dieu,
la moindre des choses,
c'est de l'écouter.

Nous ne sommes pas des oisillons
pour rester toujours la bouche ouverte en direction du ciel,
à attendre que Dieu la remplisse.

dimanche 17 juin 2012


Eh eh. La Trinité permet à Dieu
d'aimer Dieu et d'aimer les autres
tout en s'aimant lui-même.

J'en ai vu, des évêques abandonnés par leur cour
le jour même de leur retraite.
Ils ne s'étaient pas méfié  de l'illusion du pouvoir,
et avaient pris les flatteries pour de l'amitié.

"Si Dieu existe, pourquoi permet-il le mal?"
Dieu ne permet pas le mal, il nous permet à nous
de choisir entre le bien et le mal.
Et on choisit bien trop souvent le mal.

Le purgatoire?
C'est le "temps" nécessaire, après sa mort et quand on est sauvé,
pour prendre conscience de tous les péchés (et leurs conséquences)
qu'on a commis sur terre, et pour les réparer.
C'est une question de justice, mais aussi d'éducation :
on ne peut pas permettre que les mêmes erreurs se reproduisent au paradis.

Il faut commencer à vivre dès ici-bas
comme si on était déjà au paradis.

L'éducation,
c'est punir chaque mauvaise façon d'agir
et récompenser toutes les bonnes.

Il est parfaitement normal de connaître des traversées du désert
dans la vie spirituelle et le rapport à Dieu :
le peuple élu lui-même n'y a pas échappé pour arriver à la terre promise.

Pas besoin de s'inventer des défauts pour être humble :
reconnaître ceux qu'on a vraiment y suffit bien assez.