Quand je parle de Dieu,
c'est au nom de Jésus Christ ressuscité que je parle.
Ceux qui prétendent que les religions sont l'origine de tous les maux,
et qu'on vivrait plus heureux sans elles,
au nom de qui parlent-ils?
vendredi 17 avril 2015
jeudi 16 avril 2015
Mon esprit, mon cœur, ma conscience, peuvent se tromper.
C'est pour ça que j'apprécie de faire partie de l'Eglise,
qui dépasse mon esprit, mon cœur et ma conscience.
Parce que si moi, je peux me tromper,
l'Eglise, prise dans son ensemble ou, pour le dire autrement, en concile,
guidée par l'Esprit Saint, ne se trompe pas.
Que ses enseignements ou ses décisions me plaisent ou pas :
encore une fois, entre un concile et moi, je sais qui est faillible.
C'est pour ça que j'apprécie de faire partie de l'Eglise,
qui dépasse mon esprit, mon cœur et ma conscience.
Parce que si moi, je peux me tromper,
l'Eglise, prise dans son ensemble ou, pour le dire autrement, en concile,
guidée par l'Esprit Saint, ne se trompe pas.
Que ses enseignements ou ses décisions me plaisent ou pas :
encore une fois, entre un concile et moi, je sais qui est faillible.
mercredi 15 avril 2015
Je ne sais pas si c'est mon
cerveau ou mon coeur que l'âge ramollit le plus,
mais plus les années
passent, plus j'aime retrouver, de temps en temps,
lors de rencontres
fraternelles, les autres prêtres de mon diocèse,
et prendre des nouvelles
des uns et des autres,
en dépit de mon agoraphobie
et de ma détestation de tout ce qui est clérical.
mardi 14 avril 2015
Alors, quand je serai mort,
il y a un point auquel je tiens absolument :
qu'on n'oublie pas de me
faire sortir de l'église la tête la première.
La vie sacerdotale a peu de
privilèges. C'en est un. J'y tiens.
Un prêtre qui rentrerait au
paradis les pieds devant, ça fait désordre.
Eh puis moi, ce ne sont pas
les pieds du petit Jésus que j'embrasse,
chaque matin, quand je me réveille : c'est
son visage.
Je veux qu'il puisse faire
pareil avec moi.
lundi 13 avril 2015
Je serai bien content quand
je serai au paradis,
là où on aura le droit
d'aimer les gens sans que ça soit mal interprété,
sans que ça fasse jaser ou
que ça cause des jalousies ou des calomnies,
sans peurs, sans
équivoques, tentations, mensonges ou incompréhensions,
sans limites de temps,
d'espace, ou de risque de perdre ceux qu'on aime.
Sans rejets, sans
méchancetés en retour, sans racismes, sans jugements, sans mépris.
Eh puis là, on n'aura rien
de plus important à faire que de s'aimer.
Ça tombe bien, il n'y a
rien que j'aie jamais trouvé de plus intéressant à faire que ça.
dimanche 12 avril 2015
Il me serait bien
impossible d'être traditionaliste,
parce que je ne crois pas
qu'une tradition, pour aussi belle qu'elle puisse être,
soit plus importante que
mes choix quotidiens d'amour de Dieu et du prochain.
C'est sur mes actes
personnels que je serai jugé,
pas sur les références
extérieures que je peux revendiquer,
et j'aurais beau connaître
la bible par coeur en latin ou même en grec,
si je ne la mets pas en
pratique, ça ne sert à rien.
Le monde existait avant
moi, il existera après, il peut parfaitement se passer de moi.
C'est pour cette raison
qu'il faut, de temps en temps, savoir prendre des vacances.
Ce n'est pas qu'une
question de repos, mais aussi d'humilité :
en effet, si tout le monde
s'accorde en général à dire que nul n'est indispensable,
rares sont ceux qui ont en
tiennent compte pour eux-mêmes, en réalité,
en particulier parmi ceux
qui ont la chance d'avoir comme métier une vocation.
samedi 11 avril 2015
Il m'est arrivé de voir des
femmes qui ont eu recours à la fécondation in vitro,
et qui ont, après coup, fini
par comprendre, par elles-mêmes,
(elles savaient que ça
serait comme ça avant mais n'avaient pas voulu le considérer),
qu'elles avaient de
nombreux enfants potentiels congelés,
qui ne verront jamais le
jour, et dont la situation inextricable
leur cause désormais des
souffrances morales permanentes...
Je comprends l'envie
primale d'avoir des enfants à tout prix,
mais justement, quand il
faut le payer, ce prix,
il devient parfois
intolérable et inhumain à supporter.
Il faut faire attention, au
fur et à mesure qu'on prend de l'âge,
de ne pas tomber dans la
caricature du "vieux grognon".
On a réussi des choses,
mais on en a aussi raté d'autres, et on peut devenir amer.
On peut accumuler une
certaine lassitude devant des frustrations récurrentes,
dans tous les domaines
(religieux, politiques, sociaux, l'évolution du monde, etc...).
On peut se réfugier,
insensiblement, dans ce que notre mémoire a séléctionné
et qui nous fait penser,
souvent à tort, que "c'était mieux avant".
Bref, la planche est
savonneuse, et les risques de se momifier vivant sont réels.
Faire attention à voir les
bonnes choses, à s'enthousiasmer,
ne pas être blasés, ne pas
s'adonner au cynisme, ni devenir moralisateurs,
être disponibles pour
apprendre, pour grandir en sagesse, pour bouger, pour se réjouir,
c'est tout aussi important
que de prendre les diverses pilules
qui s'accumulent aux heures
des repas à mesure que les années passent...
vendredi 10 avril 2015
Souvent, quand je prêche,
j'en prends plein la figure,
parce que je m'efforce de
ne dire que des choses absolument vraies,
alors que dans ma vie, je
n'agis pas toujours en accord avec la Vérité.
Du coup, les gens qui
pensent que je leur fais la morale se trompent :
eux peuvent refuser de
m'écouter ou de comprendre ce que je dis,
mais moi, je n'ai pas le
choix, et je suis bien obligé de me voir aussi pécheur que je suis.
jeudi 9 avril 2015
Entre le moment où j'ai
entendu ma vocation et mon ordination sacerdotale,
il s'est écoulé quinze ans.
Quinze ans d'attente, de
formation, d'études, d'expériences, de mission.
Mais aussi quinze ans de
souffrance, d'épreuves, de renoncements et de retours.
Grâce à ce long temps, même
quand je connais des difficultés,
je n'ai, au moins, pas le
moindre doute sur l'authenticité de cette vocation.
J'ai toujours pensé qu'il
serait bien avisé, quand on veut se marier,
de respecter un temps
d'attente raisonnable, non pas avant le mariage lui-même,
mais même avant de
s'installer ou de coucher ensemble
(parce que mettre la
charrue avant les boeufs brouille la liberté du choix final).
Tout couple doit affronter,
tôt ou tard, des difficultés.
Être certain, à ces
moments-là, qu'on est bien avec la bonne personne
et que ce n'est pas de là
que vient le problème,
qu'on doit lutter ensemble,
et non pas l'un contre l'autre,
ne me semble pas être un
luxe inutile.
mercredi 8 avril 2015
La recherche des
responsables de tous les maux du monde est stérile.
D'abord, parce que le
responsable, on le connait parfaitement : le diable.
Ses sbires, quels qu'ils
soient, ne sont que des sous-fifres.
Ensuite parce ce que ce qui compte
vraiment pour moi, ce ne sont pas "les autres",
mais moi-même : à quoi me
servira-t-il d'avoir une liste de coupables
si je ne fais pas moi-même
la volonté de Dieu, si je ne fais pas partie des justes ?
Est-ce que leur culpabilité
réduit la mienne ? Certainement pas.
Je suis responsable de tout
ce qui résulte de mon intelligence et de ma volonté.
Non, crois-moi, cette
recherche est stérile.
Il vaut mieux la remplacer
par la recherche de Dieu, de sa volonté,
et de la façon de la mettre
en pratique à chaque instant de ta vie.
Ça, ça sert à quelque
chose.
mardi 7 avril 2015
Je suis toujours sidéré
quand je rencontre des chrétiens,
à fortiori des
consacré(e)s, des prêtres ou même des évêques,
qui pensent que
"l'enfer est vide".
C'est bien gentil, de
prendre nos désirs pour la Parole de Dieu,
mais il faudrait commencer
par relire ce que Jésus dit à ce sujet.
Je me demande bien pourquoi
il parle de l'enfer si souvent,
parle de géhenne de feu, de
pleurs et de grincements de dents,
de condamnations et
d'éternités sans Dieu, d'abîme infranchissable,
si c'est juste histoire de
raconter des mythes de comptoir autour d'un verre de blanc.
N'est-il pas Fils de Dieu ?
N'est-il pas vrai qu'il ne peut ni se tromper, ni nous tromper ?
N'est-il pas la Parole de Dieu,
celui qui nous révèle la Vérité toute entière ?
N'est-ce pas une folie que
de supprimer ou de transformer, dans les Evangiles,
ce qui ne nous plait pas ou
qu'on ne comprend pas ?
lundi 6 avril 2015
dimanche 5 avril 2015
Si la personne avec qui tu
vis ou avec qui tu sors n'est pas l'amour de ta vie,
si tu t'es contenté(e) d'un
"deuxième choix",
que tu es avec parce que tu
n'as pas trouvé mieux,
ou juste parce que tu ne
voulais pas être seul(e)
et que c'est la seule
personne qui t'a accepté(e)
ou la première qui t'es
tombée sous la main,
bref si ce n'est pas ton
âme soeur, ton autre toi-même, la prunelle de tes yeux,
la personne que tu aime et
qui t'aime plus que tout,
avec laquelle tu as une
complicité et une connivence réelles,
alors il n'est pas très
raisonnable de te marier avec.
Réussir sa vie avec la
personne qu'on aime le plus au monde,
ça n'est déjà pas si facile
que ça en a l'air.
Mais la réussir avec
quelqu'un qu'on n'aurait même pas regardé
si on avait eu la personne
que notre coeur désirait vraiment,
ça tient du miracle.
samedi 4 avril 2015
La méchanceté, ça se paye.
Bien sûr, ça met déjà notre
vie éternelle en danger.
Mais il n'y a pas besoin
d'attendre si loin pour en voir les effets délétères :
ça transforme ceux qui s'y
adonnent,
ça les rend acides et amers,
comme s'ils étaient dévorés de l'intérieur,
ça change même leur visage
et leur aspect, avec le temps,
ça les rend malades,
moralement et physiologiquement,
et le vide abismal qui
règne en eux est aussi profond
que celui qu'ils font
régner autour d'eux est étendu.
vendredi 3 avril 2015
jeudi 2 avril 2015
Savoir qu'on n'est pas
Dieu, bon, ça va, on le sait à peu près tous, normalement.
Mais en tenir compte dans
la façon dont on traite les autres? Ce n'est pas si évident.
Combien traitent Dieu
d'égal à égal, comme si c'était un simple collègue,
dans leur façon de
pratiquer quand ça leur chante ou de se tenir à l'église,
de communier sans être en
état de grâce, de dédaigner son pardon dans la confession,
de trainer des années avant
de faire baptiser leurs enfants...
Combien se croient investis
des qualités requises pour sauver le monde,
sauver l'Eglise, imposer
leurs idées à tous, tout décider pour leur entourage,
exiger d'eux une soumission,
une approbation et une reconnaissance constantes...
Combien pensent qu'ils sont
immortels, que rien ne peut leur arriver,
qu'ils sont tout-puissants
ou que le monde tourne autour d'eux,
qu'ils sont indispensables
et que sans eux rien ne peut marcher comme il faut...
Tu sais que tu n'es pas
Dieu, vraiment? Alors tiens-en compte. Vraiment.
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