persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

dimanche 5 juillet 2015

S'apitoyer sur soi-même est la cause de bien des tourments.
C'est donc une pensée qu'il faut rejeter dès qu'on l'a repérée :
de toutes façons, elle ne sert à rien, elle est même assez pathétique, 
et en plus elle cache le soleil.

samedi 4 juillet 2015

L'amour est une aide, mais c'est aussi un poids.
Pas en soi-même, mais parce que nous sommes pécheurs
et que chaque fois qu'on veut aimer, le diable cherche à nous en détourner 
par toutes sortes de futilités et de fatigues spontanées.

vendredi 3 juillet 2015

Quand on a mal, on mord facilement ceux qui s'approchent de nous. 
Ça n'excuse pas tout, mais ça explique.

jeudi 2 juillet 2015

Les saints sont souvent invivables.
C'est qu'on ne devient pas saint parce qu'on serait plus parfait que tout le monde,
mais parce qu'on sait reconnaître qu'on est pécheur devant Dieu.
En conséquence, on accepte de soumettre notre volonté à la sienne, 
ainsi que notre intelligence et toute notre vie,
toutes choses pas nécessairement faciles à vivre pour son entourage.

mercredi 1 juillet 2015

Je trouve touchants les artistes qui font de leur art une religion.
Touchants, mais suivant une voie erronée :
tôt ou tard, ils seront confrontés à une voie sans issue,
et ne pourront qu'être déçus d'avoir tout donné
pour quelque chose qui n'est pas Dieu
et qui ne peut leur apporter ni le salut, ni la vie éternelle,
ni l'amour infini auquel ils aspirent.
Même si la sincérité de leur recherche du beau et du bien 
n'est pas dénuée de valeur.

mardi 30 juin 2015

Il ne faut pas confondre l'orgueil et l'honneur :
il n'y a aucun honneur à mourir au combat.
Mieux vaut, quand on voit qu'on ne peut pas gagner,
fuir pour revenir combattre demain.
Je dis cela pour les prêtres qui se tuent à la tâche,
mettant en danger leur vocation et, par là,
le salut des âmes de leurs paroissiens,
parce qu'ils ont confondu sens du devoir
et orgueil de vouloir tenir coûte que coûte
quand ils n'en peuvent plus.

lundi 29 juin 2015

Ce qui n'est pas important aux yeux de Dieu 
n'a pas de raisons de l'être dans notre agenda.

dimanche 28 juin 2015

Dieu n'a pas créé la mort.
Il ne s'en réjouit pas.
Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Il est le chemin, la vérité, la vie.
Dès lors, comment peut-on encore entendre, dans la bouche de chrétiens,
cette ineptie quand quelqu'un meurt : "Dieu l'a rappelé(e) à Lui" ?
Il ne "rappelle" personne, il ne donne pas la mort, bien au contraire :
quand quelqu'un meurt il lui redonne la vie, et la vie éternelle.
Ce n'est pas Dieu qui nous enlève à l'amour des nôtres :
c'est par le péché que la mort est entrée dans le monde,
et c'est le péché, le coupable, que ce soit le nôtre ou celui du monde,
que je subisse les conséquences des miens ou de ceux des autres.
Dieu n'avait pas d'autre objectif que de nous libérer de la mort
quand il nous a envoyé son fils, lui qui a donné sa vie, sur une croix,
pour que nous ayons accès à la résurrection et à la vie éternelle.
Alors, tenir Dieu pour responsable de la mort de ceux qu'on aime,
comme si c'était sa volonté de nous faire mourir,
c'est quand même un peu fort ! 
Et surtout c'est totalement erroné.
Notre vie vaut, au moins au niveau personnel,
ce que nous avons accompli :
comment ai-je mis en pratique les enseignements du Christ ?
Le reste n'est que superficialités et pertes de temps.

samedi 27 juin 2015

"Vivant non pratiquant", c'est un euphémisme
pour dire qu'on est mort.
Si ta foi n'est pas suffisante pour que tu la pratiques, 
c'est qu'elle est morte, elle aussi.
Ou, à tout le moins, moribonde...

vendredi 26 juin 2015

Si l'esprit de pénitence fait partie intégrante
de la vie chrétienne ici-bas,
c'est à cause de l'esprit de péché qui est partout.
Au ciel, il n'en sera plus ainsi.

jeudi 25 juin 2015

Tu veux être saint(e) ?
Alors habitue-toi à rendre service avec générosité
à qui fait appel à toi.
À quoi serviras-tu au ciel, sinon, si tu n'écoutes pas les demandes
de ceux qui se confieront à ton intercession ?

mercredi 24 juin 2015

L'amour ne peut être que parfaitement libre pour être authentique.
Par contre je peux, dans ma liberté souveraine,
m'engager à aimer quelqu'un, parce que je le veux bien.
Dès lors, cette décision d'aimer m'oblige en conscience,
et bien que je m'en sois volontairement fait une obligation,
elle n'en est pas moins pour autant l'expression d'un amour véritable :
liberté ne signifie pas caprice changeant au gré de mes humeurs.

mardi 23 juin 2015

Faut-il être éloigné de Dieu
pour oublier qu'Il nous aime à la folie !

lundi 22 juin 2015

Les gens qui n'ont pas voulu d'enfant
et que trompent leur besoin de tendresse
en traitant des animaux comme si c'était leur descendance,
ça fait de la peine.
Tout comme les gens qui rejettent Dieu
et qui trompent leur besoin de croire
en adorant n'importe qui ou n'importe quoi d'autre.

dimanche 21 juin 2015

Un concept abstrait, l'amour ?
Absolument pas.
Donner sa vie pour ceux qu'on aime n'a rien d'abstrait.
Rien de chimique ou d'hormonal non plus, d'ailleurs.

samedi 20 juin 2015

Par amour, on peut supporter n'importe quoi.
Sans amour, rien du tout.

vendredi 19 juin 2015

Le mariage n'est pas un pis-aller, quelque chose pour le tout-venant,
alors que le sacerdoce ou la consécration seraient les vocations des élites de la foi.
Non, le mariage est une vocation à part entière,
et une vocation indispensable, fondamentale, infiniment respectable,
pour l'humanité et pour l'Eglise !
C'est la raison pour laquelle le mariage est un sacrement, au même titre que l'ordination,
et pas juste une petite bénédiction folkorique superflue.
C'est aussi pour ça que ça rend dingues tant de prêtres de célébrer des mariages
pour des chrétiens qui n'ont aucune conscience de ce qu'ils font 
et pas le moindre respect pour leur propre vocation.

jeudi 18 juin 2015

Un jour j'ai suggéré à mon évêque ce qu'il devrait faire dans ma paroisse
une fois que je l'aurais quittée, et qui il devrait mettre à ma place.
C'est moi qui me suis fait remettre à ma place, assez sèchement.
Il m'a dit que l'évêque c'était lui, pas moi, et qu'il savait ce qu'il avait à faire, merci.
Bien entendu, il avait raison, et je n'ai pas oublié la leçon :
j'évite désormais de suggérer à ceux qui ont plus de responsabilités que moi
ce qu'il doivent faire, dire ou penser. 
Tout particulièrement envers Dieu, qui n'a nullement besoin de mes conseils.

mercredi 17 juin 2015

C'est insoupçonné, mais la tristesse est un combustible très puissant.
Ça peut se retourner contre soi, et achever la vie de celui qui la porte.
Mais ça peut aussi se retourner contre les autres :
je n'ai jamais vu de colère aussi froidement violente que celle alimentée par la tristesse. 
Le Christ, enfin, a su la transformer en détermination inébranlable.