Moins notre vie est conforme à l'Evangile,
plus on "interprète" les enseignements du Christ
pour les rendre acceptables selon notre situation.
Ce n'est que quand on s'efforce sincèrement de les mettre en pratique
que ses enseignements sont limpides et faciles à comprendre.
mercredi 16 novembre 2016
mardi 15 novembre 2016
Mieux vaut être un
pécheur repentit qu'un juste auto-satisfait de sa propre perfection :
quand l'un prie
"Jésus, fils de Dieu, sauveur, pitié pour moi, pécheur",
l'autre dit "je
te remercie, Dieu, pour l'être exceptionnel que je suis."
Le premier recevra
l'amour de Dieu et son pardon,
le second ne recevra
que sa propre admiration narcissique.
lundi 14 novembre 2016
Il est facile de perdre
l'amour de Dieu que nous avions étant enfants,
et d'ailleurs nombreux
sont ceux qui l'ont perdu sans même s'en rendre compte.
Il est essentiel de le
ranimer et de l'entretenir comme un feu au fond de notre coeur,
parce que, sans amour
de Dieu, la religion n'est qu'une coquille vide,
une armure en carton,
un chèque en bois, un souvenir folklorique.
dimanche 13 novembre 2016
Être "affairé
sans rien faire", c'est faire toute sorte de choses dans sa vie,
mais pas celles qui
sont réellement utiles, c'est à dire
pratiquer l'amour de
Dieu par-dessus tout et du prochain comme soi-même.
On est souvent
débordés et stressés pour des choses sans réelle importance,
parce qu'elles ne nous
précèderont pas au ciel :
ce ne sont que des
préoccupations terrestres, appellées à disparaître,
même si elles nous
paraissent essentielles aujourd'hui,
quand on garde le nez
sur son nombril ou les yeux rivés au sol.
Tant qu'à être occupé,
autant que ça soit par des choses qui ont de la valeur,
et rien n'est plus
important que de rechercher, en tout et partout,
l'amour qui, lui, gardera
toute son importance et son intérêt au paradis.
samedi 12 novembre 2016
C'est vrai qu'il faut
prier sans se décourager.
Bien sûr, il faut
demander à Dieu des choses qui soient dans ses cordes,
et qui aient un
rapport avec le commandement de l'amour qu'Il nous a laissé.
Mais même pour des
demandes légitimes,
il faut parfois
insister des mois, voire des années.
Cette obstination,
Dieu n'en a pas besoin, mais nous oui :
c'est le temps qu'il
nous faut pour être disposés à recevoir la grâce de Dieu
et pour avoir la force
de la mettre ensuite en pratique.
Ce qu'on a demandé
avec insistance, on ne peut le rejeter quand on le reçoit enfin.
vendredi 11 novembre 2016
Il n'est pas de saint
qui n'ait attendu avec ferveur le retour du Christ,
et qui n'ait accueilli
la mort comme l'accomplissement de tous ses désirs.
Non pour la mort
elle-même, qui est notre ennemie et l'ennemie de l'humanité,
mais pour la rencontre
avec Dieu qui s'y trouve cachée,
et pour la
résurrection promise et réalisée en Jésus Christ.
jeudi 10 novembre 2016
C'est étonnant comme
les premiers chrétiens ne se mêlent jamais de la chose publique,
la "res
publica", qui est devenue pour nous la politique.
Saint Paul demande à
Philémon de bien traiter son esclave Onesime,
mais il ne se révolte
pas contre l'esclavage en soi.
C'est que les premiers
chrétiens ne cherchent pas à changer la condition de chacun,
mais que chacun,
quelque soit sa condition, cherche à suivre le Christ et se convertisse.
Les changements
sociétaux, s'ils doivent avoir lieu,
sont une conséquence
de cette conversion sincère,
non leur préalable.
mercredi 9 novembre 2016
Aujourd'hui nous fêtons la dédicace, l'inauguration, de la basilique du
Latran en 324. Appelée "Mère de toutes les églises", elle l'est
véritablement, dans le sens où c'est le premier lieu officiel, visible, public,
et adapté à la liturgie, dont ont disposé les chrétiens. Jusque là, en effet,
le christianisme était une religion interdite, persécutée avec plus ou moins
d'intensité depuis ses origines. L'empereur Constantin, par l'édit de Milan de
313, permet à chacun d'adorer qui il veut, et donc aux chrétiens de pratiquer
leur foi au grand jour. La construction de la basilique du Latran en 320 est la
manifestation extérieure de cet "édit de tolérance" : puisque les
chrétiens sont désormais légitimes, il faut leur donner un lieu de culte
public, c'est la mentalité romaine.
Bien.
Mais la première messe ne date pas de 324. Depuis toujours, les
chrétiens se réunissent, non pas dans les catacombes, contrairement à l'idée
reçue, mais dans les maisons des uns et des autres, comme on le refera par la
suite dans les pays où le christianisme sera de nouveau persécuté. C'est
d'ailleurs ces réunions qui font qu'on se reconnait chrétien, au-delà du
baptême : l'assiduité à participer au partage du pain et du vin, et de la
parole de Dieu, est ce qui constitue l'Eglise primitive. Et pas besoin d'un bâtiment
en pierre pour cela : la première communauté chrétienne a fortement conscience
du fait que l'Eglise, c'est eux, ce sont les personnes qui la constituent, ce
n'est ni un lieu ni une bâtisse. Ils sont les pierres vivantes de l'édifice
spirituel dont le Christ est la pierre angulaire. D'ailleurs,
"Eglise", "Ecclesia", signifie "communauté", et
non pas "bâtiment au milieu du village".
Est-ce que l'Eglise a gagné à avoir des édifices publics pour exercer
son culte au su et au vu de tous ? Oui, indéniablement, dans le sens où cette
visibilité a permis l'évangélisation au grand jour de toute l'humanité.
Est-ce qu'elle y a perdu quelque chose ? Ah. Eh bien... Oui aussi, dans
le sens où, aujourd'hui au moins, beaucoup de chrétiens délèguent leur
appartenance à l'Eglise au bâtiment qui en porte le nom : ils pensent qu'ils
peuvent faire partie de l'Eglise sans jamais y mettre les pieds, il suffit
qu'elle soit là pour que tout aille pour le mieux.
Ça me fait de la peine, quand on vend une église pour en faire un
magasin de chaussures ou un restaurant. Toute église est ma maison, depuis ma
naissance, et n'importe où dans le monde, il suffit de rentrer dans une église
pour être chez soi, quand on est chrétien. Mais, d'un autre côté, qu'on
détruise ou qu'on vende des églises, peu m'importe : en effet, si elles sont
vides parce que les chrétiens les ont désertées, alors non seulement elles ne
servent à rien, mais elles deviennent un signe de honte : une église
abandonnée, c'est le rappel du manque d'amour de notre époque pour Dieu, de
l'indifférence envers notre foi, nos coutumes, notre religion, notre salut.
Indifférence pour le sacrifice du Christ, pour l'amour de notre communauté
chrétienne, pour le message de l'Evangile. Une église vide, c'est le signe
visible de l'abandon invisible de Dieu par son peuple.
Ce n'est pas facile à entendre et pourtant c'est la vérité.
Seigneur, augmente en nous la Foi et l'Amour : que ton peuple revienne
à Toi, qu'il retrouve la joie de la fête d'être réuni, dans ta maison, auprès
de Toi.
mardi 8 novembre 2016
lundi 7 novembre 2016
Les prêtres sont les garants de la succession
ininterrompue de témoins
qui remontent non
seulement à l'époque du Christ, mais à sa volonté explicite
d'instituer des apôtres
auxquels Il a confié son Eglise.
Une paroisse peut
vivoter sans prêtre, mais pas vivre pleinement.
Il faut des prêtres.
Des saints prêtres.
dimanche 6 novembre 2016
La tentation de
devenir "comme des dieux" date du péché originel,
autant dire qu'elle
n'est pas d'aujourd'hui.
Mais elle est toujours
aussi présente, et notre époque, comme toutes celles avant elle,
essaye encore
d'éliminer Dieu et de vivre sans Lui,
en tentant de trouver
l'immortalité par nos propres moyens,
comme cherchent à le
faire les transhumanistes par exemple.
Tout ça pour obtenir
quelque chose que Dieu veut de toutes façons nous donner,
si nous l'acceptons
dans notre vie et que nous suivons le chemin qu'Il nous a tracé...
Ah, mais c'est
qu'accepter l'immortalité de la part de Dieu demande de l'humilité,
et c'est bien ce qui
manque à tous ceux qui se prennent pour des dieux, justement,
alors que c'est l'une
des caractéristiques à laquelle on reconnait les saints.
samedi 5 novembre 2016
vendredi 4 novembre 2016
Plusieurs activités
sont incompatibles, juste parce qu'elles sont toutes chronophages :
rechercher la richesse,
les plaisirs de la chair ou le pouvoir,
ou rechercher la
fréquentation de Dieu et mettre en pratique ses commandements.
On ne peut pas tout
faire à la fois, alors on fait nécessairement des choix,
qu'on en ait
conscience ou pas, qu'on se rende compte des conséquences ou pas.
Mais l'insouciance,
l'ignorance ou l'indifférence ne changeront rien au résultat :
soit notre chemin mène
vers Dieu, soit il ne mène nulle part.
jeudi 3 novembre 2016
Saint Martin de
Porrès, c'est l'illustration de ce qui est important dans la foi.
Fils illégitime d'un
noble espagnol et d'une esclave noire libérée,
abandonné par son père
dans son jeune âge, il veut rentrer chez les dominicains,
mais la loi, à son époque
et dans son pays, le Pérou, l'interdit aux métis.
Il y entre cependant,
mais comme simple portier,
et n'aura jamais accès
à la vie conventuelle complète.
Mais c'est lui qui est
saint, et aucun autre frère du couvent.
Et c'est ça qui
compte, au-delà des injustices des hommes, fussent-ils d'Eglise.
mercredi 2 novembre 2016
C'est devant la mort
que notre foi est mise à nu :
ou nous croyons à la résurrection
et à la vie éternelle,
ou nous n'y croyons
pas, ni à ça, ni à Dieu, ni en rien.
C'est là que beaucoup
se rendent compte qu'ils ont perdu la foi,
sans même s'en rendre
compte, à force de vivre loin de Dieu,
alors qu'ils étaient
persuadés, hier encore, d'être des chrétiens.
mardi 1 novembre 2016
Beaucoup de gens
confondent la toussaint et la fête des morts,
au point de fleurir
parfois les églises avec des chrysanthèmes pour la toussaint,
ce qui n'a pas de sens
: ce sont des fleurs blanches qu'on devrait mettre,
roses, lys, ce que
vous voulez, mais pas des chrysanthèmes !
La toussaint n'est pas
la fête des morts mais des vivants,
de ceux qui ont
choisit la vie par Dieu, avec Dieu et en Dieu
et dont on fête, à
l'avance, la résurrection et la joie éternelle !
lundi 31 octobre 2016
Estimer les autres
supérieurs à soi-même,
avoir leur intérêt à
coeur avant le nôtre,
voilà bien quelque
chose qui va à contre-courant de notre époque,
qui met en avant le
droit (et même le devoir) à l'épanouissement personnel.
Ce n'est pourtant pas
de la faiblesse, ni être timoré, mou ou soumis,
d'agir comme saint
Paul le recommande à tout chrétien.
Bien au contraire :
pour en être capable, il faut se posséder soi-même,
être souverain sur sa
propre vie, et décider de la mettre au service des autres.
Alors que se prendre
pour le centre du monde et ne penser qu'à soi et à son plaisir,
un nourrisson en est
capable avant même de savoir parler.
dimanche 30 octobre 2016
C'est bien de se
convertir et de décider désormais de suivre sérieusement le Christ,
mais il faut que ça
soit suivi d'effets concrets.
Zachée, par exemple,
décide de lui-même de donner la moitié de ses biens aux pauvres,
et de rembourser au
quadruple toute personne qu'il aurait volé :
son appréciation de
Jésus n'est pas juste une posture,
il en découle du bien
pour pas mal de monde.
Il faut qu'il en soit
ainsi pour nous tous :
un chrétien qui
n'apporte rien de bon à personne n'a de chrétien que le nom.
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