persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

jeudi 27 avril 2017

J'ai du mal à comprendre qu'on puisse être agressif et exigeant envers les prêtres,
surtout quand on leur demande un service ou un sacrement,
comme si le fait de leur rentrer dedans était le meilleur préambule possible
pour obtenir d'eux ce pour quoi ils ont consacré toute leur vie
et qu'ils seraient heureux d'offrir, dans la mesure de leurs possibilités, 
si on leur demandait gentiment et aimablement.

mercredi 26 avril 2017

Quand notre vie n'est pas en accord avec les commandements de Dieu,
que l'on ne suit ni les enseignements du Christ ni son exemple,
je comprends qu'on n'ait pas envie d'aller à la messe.
Il est pénible d'aller se montrer en pleine lumière 
quand nos oeuvres sont ténèbres.

mardi 25 avril 2017

Je suis toujours surpris par le nombre incroyable de gens
qui ne vivent pas leur vie, mais se contentent de celle qui leur est proposée.
Ils cochent des cases oui ou non, mais n'écrivent pas les questions.
Ils font un travail qu'ils n'ont pas choisi ou qu'ils n'aiment pas,
vivent avec une personne qu'ils apprécient vaguement sans plus, ou même pas,
n'ont en guise d'idées propres que les préjugés de "tout le monde",
des phrases toutes faites ou des pensées prédigérées par d'autres,
et ne savent ni d'où ils viennent ni où ils vont, ni pourquoi ni comment.
À quoi ça sert d'avoir un cerveau si on ne l'utilise pas ?
D'avoir un coeur si on ne l'écoute pas ?
D'être créés à l'image de Dieu si on veut le bannir de notre vie ? 
À quoi bon être humain si c'est pour vivre la vie d'un ruminant ?
Les signes qui accompagnaient la première évangélisation,
après avoir accompli leur but, qui était la conversion des peuples, ont disparu.
Une fois qu'on croit en Dieu, on n'a plus besoin de miracles pour croire,
on a trouvé bien mieux que les signes extérieurs de la puissance de Dieu.
Mais, dans la mesure où on est, aujourd'hui, à nouveau au niveau zéro de la foi,
il n'est pas insensé de penser que les miracles vont redevenir plus courants, 
au moins le temps que cette nouvelle évangélisation porte ses fruits.

lundi 24 avril 2017

Le vent souffle où il veut, et l'Esprit Saint aussi souffle sur qui Il veut.
C'est un grand mystère, pour moi, que Dieu semble choisir qui Il veut,
comme ça Lui chante, sans qu'on sache pourquoi ni qu'on Le comprenne.
En tout cas, c'est certain qu'on ne peut pas tirer le moindre orgueil de ce choix,
parce que l'amour n'a jamais de justification, en fait.
Pourquoi aime-t-on plus telle ou telle personne,
sans qu'elle ait rien fait pour ça, sans qu'on puisse soi-même l'expliquer ? 
L'amour est toujours un cadeau, on ne peut rien dire de plus.

dimanche 23 avril 2017

La résurrection du Christ ne fait plaisir qu'à ceux qui l'aiment.
On comprend qu'ils aient eu du mal à réaliser que c'était vrai,
c'est un évènement tellement fou qu'on ne peut pas le prendre à la légère.
Mais j'imagine la joie insensée qui a dû les envahir
quand ils ont enfin cru non seulement qu'il est ressuscité,
mais que, du coup, tout ce qu'il avait dit est donc vrai :
il avait annoncé l'inconcevable et ça a eu lieu,
ce qui crédibilise l'ensemble de son enseignement et de ce qu'il est.
Comme j'aimerais que tous les chrétiens ressentent cette même joie !
Mais on ne peut la ressentir que si on aime le Christ d'un même amour, 
cet amour de Jésus sans lequel la religion chrétienne n'est qu'une coquille vide.

samedi 22 avril 2017

Sans la perspective d'une vie éternelle,
notre vie terrestre n'a pas de sens.
Même les athées ressentent l'inanité de notre vie,
la fragilité de nos accomplissements,
la futilité de nos efforts et de notre travail,
la vacuité de nos possessions et même de nos plaisirs.
Il suffit qu'on soit confrontés à la maladie,
à la précarité, à nos limites, à la frustration ou à la mort,
ou même tout simplement au silence ou au désoeuvrement,
et l'absurdité d'une vie sans perspective d'éternité apparait vite sous le vernis.
La résurrection du Christ, c'est la preuve d'une existence surnaturelle de notre vie,
c'est une fenêtre ouverte sur notre éternité et notre continuité au-delà de la mort.
Aucun évènement, dans toute l'histoire de l'humanité, 
n'a jamais révélé comme celui-ci quel est le sens véritable de notre vie terrestre.

vendredi 21 avril 2017

Dans les diocèses, on a tendance à discuter interminablement
sur les moyens de ramener le peuple de Dieu dans les églises ou les services diocésains,
en rendant plus attractive la messe (sic) ou en étant plus accueillants,
en se pliant en quatre pour les demandes sacramentelles
comme si elles avaient quelque chose à voir avec la recherche de la foi,
ce qui n'est malheureusement quasiment jamais le cas,
en tout cas selon mon expérience personnelle.
Bref, à centrer nos efforts sur le cosmétique et la communication,
on en oublie parfois l'essentiel :
le rôle de l'Eglise est de faire connaître au monde Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.
Voilà, nous dit saint Paul, quel doit être le coeur de notre action,
la seule chose réellement importante de notre mission,
le fondement de notre raison d'être en tant qu'Eglise.
Parce que c'est dans ce mystère que se révèlent la hauteur, la profondeur,
la longueur et la largeur de l'amour de Dieu, qui s'est livré pour nous,
ainsi que l'accomplissement du plan de Dieu et l'annonce de notre salut.
Ceux que ce mystère n'intéresse pas, à quoi bon passer la majeure partie de notre temps
à leur proposer des animations et ce qui n'est pour eux que du folklore religieux,
en ayant, en plus, la sensation du devoir accompli parce qu'on leur a "fait plaisir", 
alors qu'on n'a rien accompli de notre mission première ?

jeudi 20 avril 2017

S'il devait y avoir des degrés dans le fait d'être chrétien,
ils correspondraient à l'intensité de notre relation personnelle à Jésus Christ.
Être chrétien, ce n'est pas juste "être gentil" ou s'occuper des pauvres,
être généreux ou bienveillant, pacifique ou joyeux,
intéressés au salut du monde ou au bonheur de l'humanité.
Toutes ces qualités sont la conséquence de notre foi, non ce qui la constitue.
Au coeur de la foi il y a Jésus Christ et rien ni personne d'autre,
et toute notre façon d'agir en tant que chrétien trouve là sa source et sa raison d'être. 
Le christianisme sans le Christ n'est qu'un humanisme athée.

mercredi 19 avril 2017

Les prêtres sont confrontés toute leur vie à une montagne de déceptions.
Déceptions envers Dieu, qui dort pendant que la barque est secouée de toutes parts.
Déceptions envers les injustices subies ad intra et ad extra.
Déceptions envers le monde, indifférent à Jésus Christ.
Déceptions envers les abandons de ceux qui quittent le navire en cours de route.
Déceptions quand on a beaucoup semé et très peu récolté.
Déceptions envers nous-mêmes et nos péchés indécrottables.
Faut-il que la puissance de la joie de la résurrection soit incommensurable, 
pour que nous gardions la joie, la paix et l'espérance tout au long de notre vie !

mardi 18 avril 2017

Jésus ressuscité ne se reconnait pas au premier coup d'oeil,
quelque chose en lui a changé profondément.
C'est que ce n'est pas une simple résurrection des morts :
c'est une transformation radicale de l'être, cette résurrection-là.
Ce corps est désormais immortel, destiné à l'éternité.
À la fois c'est vraiment lui, en même temps il est différent,
et on ne le reconnait que s'il se dévoile. 
On pourrait le croiser dans la rue sans le savoir...

lundi 17 avril 2017

Même confrontés à la résurrection du Christ,
les grands prêtres et les anciens du conseil
persistent à ne pas vouloir croire en lui.
Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. 
C'était vrai à l'époque, ça l'est toujours aujourd'hui.

dimanche 16 avril 2017

Que l'on soit chrétien ou pas, il faut bien reconnaître
qu'aucun évènement n'a changé la face du monde
comme la résurrection de Jésus Christ.
C'est tellement fondateur qu'on a décidé, dès lors,
de compter les années depuis sa naissance,
et sans cette résurrection, l'évolution du monde
aurait été, sans le moindre doute, bien différente.
Ainsi, toute l'humanité, qu'elle en ait conscience ou pas,
en a profité d'une façon ou d'une autre.
Mais ceux qui en profitent le plus,
ce sont ceux qui, désormais, s'efforcent de suivre le chemin
qui mène vers la vie éternelle et la résurrection,
parce que Jésus nous a promis que, nous aussi,
nous étions appellés à ressusciter comme lui
si nous suivions le même chemin d'amour de Dieu et du prochain. 
Et ça, ça vaut la peine de changer sa vie.

samedi 15 avril 2017

Le samedi saint est le seul jour aliturgique de l'Eglise.
Il n'y a plus rien à célébrer, alors on attend.
Il y a des moments comme ça, dans la la vie,
ou on ne peut plus rien faire d'autre
que d'attendre une libération qui ne peut venir que de Dieu...

vendredi 14 avril 2017

Ce qui est exceptionnel lors de la passion du Christ,
c'est qu'il ne semble avoir ni mépris, ni amertume, ni dégoût  
envers l'humanité pécheresse.
De la peine, oui, bien sûr.
Mais juste après, du pardon et de la miséricorde. 
Comme le chemin est encore long pour devenir comme lui !

jeudi 13 avril 2017

Le jeudi Saint, Jésus institue l'eucharistie, et par là-même, le sacerdoce,
avant d'être livré au pouvoir des ténèbres.
La messe et le sacerdoce sont donc, en quelque sorte, ses dernières volontés,
le dernier don fait aux croyants, le testament qu'il nous a laissé.
Oh ! Comme il est précieux, ce leg, 
et comme il mérite notre protection, notre amour et notre reconnaissance !

mercredi 12 avril 2017

Judas a trahi le Christ, c'est parfaitement clair.
Mais nous aussi, chaque fois que nous rejetons l'amour
de Dieu, du prochain ou de nous-même,
nous le trahissons :
qui rejette l'amour rejette Dieu, qui est Amour.
Qui rejette Dieu rejette celui que Dieu a envoyé, son fils Jésus Christ. 
Prends pitié, Seigneur, du pécheur que je suis !

mardi 11 avril 2017

Je ne crois pas aux théories récentes et fumeuses qui font de Judas
le complice obéissant et secret de Jésus qui lui aurait demandé de le trahir.
Ce n'est basé sur rien d'autre qu'une imagination romanesque débridée
et il suffit de lire les évangélistes pour se rendre compte que ça n'a aucun fondement.
D'ailleurs, jusqu'à il y a quelques décennies, personne n'avait jamais pensé ça
et on ne trouve cette idée ni dans la bible, ni dans la Tradition, ni dans le magistère.
Et puis c'est une question de simple bon sens :
si c'était vrai, Jésus aurait, en quelque sorte, décidé de sa mort,
qui deviendrait dès lors un suicide assisté.
C'est totalement délirant !
Sa mort est la conséquence de tous les péchés du monde,
pas d'un supposé masochisme acharné de sa part,
sans quoi, comment pourrait-elle nous sauver de quoi que ce soit ?
Et puis, pourquoi aurait-il demandé à son Père de lui épargner ce sort ?
Pourquoi demander à Dieu de pardonner ceux qui l'exécutent ?
Pourquoi Judas dit-il qu'il a péché en livrant à la mort un innocent ?
Pourquoi Jésus dit-il de Judas qu'il aurait mieux valu qu'il ne naisse pas ?
Cette théorie part peut-être de bons sentiments, mais l'enfer en est pavé.
Elle est profondément ignorante de la façon de penser de Dieu 
et, à mon sens, parfaitement hérétique.

lundi 10 avril 2017

Marie, la soeur de Marthe, est la seule qui semble avoir compris
que Jésus allait mourir lors de la semaine sainte,
puisqu'elle lui lave les pieds avec du parfum juste avant,
comme on le faisait alors pour ensevelir les morts.
C'est parce que c'est la seule qui a su l'écouter :
chaque fois qu'il a annoncé sa mort et sa résurrection,
les disciples étaient occupés à se chamailler pour savoir qui aurait les meilleurs places.
Mais elle est restée à ses pieds, en silence,
et elle seule a reçu ce qu'il avait dit.
Dieu parle à chacun de nous, de temps en temps.
Mais si on ne l'écoute pas, préoccupés que nous sommes par les soucis de ce monde, 
ça ne sert à rien...
La semaine sainte, c'est l'occasion, pour les ouvriers de la dernière heure,
de se mettre enfin au travail dans la vigne du Seigneur.
Il ne faut pas perdre cette dernière chance de se préparer à la Pâque du Christ
dans le jeûne, la prière et le partage 
même si on l'a peu ou mal fait au long du carême.