persévérance

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Éloge de la persévérance

Couv

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Paradis, enfer, purgatoire... des réponses claires.

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aléatoire

lundi 11 septembre 2017

Être aimé de Dieu est la chose la plus facile du monde,
puisqu'il aime tout ce qu'il a créé, sans le moindre mérite de notre part.
Aimer Dieu en retour, ça, c'est une autre paire de manches.
Ça demande d'accepter de lutter contre ce qu'on croit être une partie de nous
mais qui n'est, en fait, comme le lichen sur l'arbre, que du parasite :
je parle de nos défauts, faiblesses et péchés.
Pour être sauvés, il faut cet échange de bons procédés :
que Dieu nous aime, certes, mais ça c'était acquis, 
et que nous l'aimions en retour, bien sûr, et là tout reste à faire chaque jour.

dimanche 10 septembre 2017

On a facilement tendance à croire
que Dieu aime tous ceux qu'on aime soi-même,
et qu'il déteste tous ceux qui nous déplaisent.
C'est totalement idiot, pour la simple et bonne raison
que Dieu ne déteste rien de ce qu'il a créé.
Et le péché, me direz-vous?
Il ne l'a pas créé, justement.
Que le péché lui soit étranger, c'est évident.
Que le pécheur lui soit odieux, non :
il ne veut pas sa mort, mais qu'il se convertisse, et qu'il vive.
Parce qu'il l'aime. Inconditionnellement et éternellement.
Ce point n'est pas négociable, 
quoi qu'en pensent les pharisiens, cathares et autre jansénistes.

samedi 9 septembre 2017

On n'est pas d'autant plus saint
qu'on est plus sévère, renfrogné et hautain.
Quand tout le monde fait une tête de six pieds de long à la messe,
ça m'évoque tout sauf l'assemblée des saints qui est en présence de Dieu.
Il faut relire la trilogie de Dante. 
C'est en enfer qu'on est coincé jusqu'à la paralysie, pas au paradis.

vendredi 8 septembre 2017

J'ai parfois des gens disposés à faire quelque chose pour la paroisse,
mais l'histoire est souvent la même :
ils veulent bien faire ce dont ils ont décidé tout seuls que c'était important,
mais rarement ce dont la paroisse a réellement besoin.
Moi je rêve d'une communauté qui s'occuperait des personnes âgées
qui ne peuvent plus venir à la messe, en leur portant la communion chaque semaine,
ou d'églises ouvertes chaque jour par quelqu'un qui s'en occupe,
de gens qui prennent soin des nappes de l'autel ou de faire briller les encensoirs,
qui lavent les linges d'autel en les repassant comme il faut, ou les aubes, 
qui préparent l'église pour les enterrements ou les mariages et la rangent après,
bref ce ne sont pas les choses importantes à faire qui manquent.
Mais non, ça, ça n'intéresse que moi, apparemment.
Il faut dire que ce sont des tâches ingrates, discrètes, invisibles,
qui n'apporteront ni gloire ni reconnaissance, sauf aux yeux de Dieu.
Non, moi on me propose de faire repeindre des chapelles latérales ou de les fleurir,
de faire apprendre des chants nouveaux à la messe ou de faire des lectures,
bref de faire des choses bien visibles ou qui mettent en valeur.
Je ne sais pas si l'amour consiste à donner aux autres ce dont j'ai envie moi
ou ce dont ils ont besoin. 
Enfin si, en fait, j'ai bien ma petite idée...

jeudi 7 septembre 2017

Ma définition du chrétien ?
C'est un disciple du Christ, qui croit donc tout ce qui est contenu dans le Credo,
sans tout discuter en permanence, sans réserve.
C'est une personne qui a comme ambition la vie éternelle et la résurrection,
qui connait le chemin qui y mène (l'amour de Dieu et du prochain),
et qui s'efforce de le suivre au quotidien dans ses pensées et sa façon d'agir.
C'est quelqu'un qui, pour avoir les moyens de ses ambitions,
se nourrit de la messe sinon quotidienne au moins hebdomadaire,
et des sacrements en général chaque fois que les circonstances de la vie le demandent
(la confession quand on a péché, le mariage si on s'unit à quelqu'un, etc).
Enfin, encore faut-il suivre ce chemin, aidé de ces moyens, à la suite du Christ,
de façon fidèle, jusqu'à sa mort, qui doit nous trouver dans ces dispositions.
Autant le dire tout net, je n'ai rencontré qu'une poignée de chrétiens 
au cours de ma vie, bien qu'il soit censé y en avoir un ou deux milliards dans le monde...

mercredi 6 septembre 2017

Ce que l'on croit fermement, on n'a pas besoin de s'en convaincre.
Ainsi, en dehors du cadre de l'enseignement, bien entendu,
les personnes qui répètent en boucle la même chose
ne sont pas convaincues de la véracité de ce qu'elles disent,
sinon elles n'auraient pas besoin d'insister autant.
Par exemple, quelqu'un qui va vraiment bien n'éprouvera jamais le besoin
de répéter "tout va bien !" à longueur de journée.
Ceux qui sont dans ce cas ne cherchent pas tant à mentir aux autres 
qu'à se mentir à eux-mêmes
et, bien entendu, ils n'en ont absolument pas conscience.

mardi 5 septembre 2017

La représentation habituelle de Dieu le Père,
un vieux bonhomme à barbe blanche et en toge sur son trône dans les nuages
ne correspond bien entendu en rien à ce qu'est Dieu en vérité.
Il n'est pas humain, n'a pas forme humaine, ne pense pas comme un humain,
bref toute représentation humaine du Père n'a aucun sens.
Dieu dépasse tellement tout ce qu'on peut dire ou représenter de Lui, d'ailleurs,
qu'il est absolument ahurissant qu'Il prenne la peine de s'intéresser à chacun de nous,
de nous avoir voulus, individuellement, de nous avoir donné la vie,
puis le mode d'emploi qui va avec, et enfin de nous laisser ressusciter pour l'éternité.
S'être incarné pour venir nous sauver du péché et de la mort est incroyable aussi.
Faut-il que son amour dépasse infiniment toutes nos représentations humaines
pour être capable d'aimer chacun de nous d'une telle façon,
jusqu'à donner sa vie (eternelle) pour toi, pour moi, pour toute l'humanité ! 
Notre amour à nous est tellement insignifiant, comparé au sien...

lundi 4 septembre 2017

Une même chose que l'on fait ou que l'on dit
nous vaudra des huées ou des applaudissement
selon les personnes qui nous voient ou nous écoutent.
S'en plaindre ou s'en réjouir, c'est humain
mais il faut surtout savoir, à ses propres yeux,
si ce qu'on fait ou ce qu'on dit est bien ou pas. 
Le reste importe peu.

dimanche 3 septembre 2017

Le christianisme, une religion de la culpabilité permanente,
parce qu'on parle toujours du péché qui nous concerne tous ?
Hihihi, c'est comme dire qu'un hôpital est le lieu qui crée les maladies,
parce qu'on n'y trouve que des gens patraques.
Pécheurs, oui, mais pécheurs pardonnés, aimés, promis à la gloire de Dieu,
soignés par ses paroles, soutenus par ses sacrements, inspirés par l'Esprit Saint.
En dehors du christianisme, toute le monde se sent coupable aussi,
mais ils n'ont personne pour leur dire "tes péchés sont pardonnés" 
et leur proposer de parvenir à la sainteté, quelles que soient leurs faiblesses.

samedi 2 septembre 2017

 Jésus s'adresse souvent aux "scribes et pharisiens hypocrites",
en les traitant de tous les noms.
On aurait tort de se réjouir qu'ils soient son paratonnerre à colère favori,
comme s'ils étaient les seuls à mériter ses reproches.
Toute l'humanité a été soumise à la domination du péché,
et nous méritons tous les vifs reproches de Jésus,
que nos péchés se voient ou non.
C'est un appel à la conversion, pas celle des autres, mais la nôtre : 
Dieu seul est bon, et nous sommes pécheurs, que ça nous plaise ou non.

vendredi 1 septembre 2017

Un truc inutile à dire en confession : "j'ai fait ci ou ça... comme toujours".
Personne ne t'a jamais demandé d'être original(e) quand tu te confesses.
On n'a pas besoin d'inventer de nouveaux péchés pour se renouveler un peu
et ne pas lasser le confesseur. 
"J'ai fait ci ou ça, pardon Seigneur", ça suffit amplement.

jeudi 31 août 2017

On m'appelle parfois pour donner l'onction des malades quand il est trop tard,
et que la personne est déjà morte.
On n'avait pas osé me faire venir avant, "pour ne pas lui faire peur". 
C'est la maladie qui devrait nous faire peur, pas le médecin.

mercredi 30 août 2017

Quand j'étais séminariste, notre évêque insistait toujours sur un point :
que nous ne rêvions pas d'un "âge d'or" de l'Eglise,
où tout aurait marché comme sur des roulettes,
avec tout le monde vivant parfaitement l'Evangile.
Ça n'a jamais existé, martelait-il sans cesse.
Je n'ai jamais oublié cette leçon.
Ça évite de perdre son temps à vivre dans la nostalgie d'un passé fantasmé. 
On se met au boulot et c'est tout.

mardi 29 août 2017

Il y a des cas où il est objectivement difficile de fréquenter sa paroisse :
là où le curé n'a pas la foi chrétienne,
où il n'y a tout simplement pas de messe,
où des laïcs ont pris le pouvoir et imposent leurs règles fantaisistes à tout le monde,
où des gens toxiques (médisants, malhonnêtes, etc...) font partie des habitués,
où la liturgie est célébrée en dépit du bon sens et est un "show",
etc etc... (chacun de ces exemples m'évoque des images, ils ne sont pas gratuits).
Bien, dans ces cas-là, que faire ?
On peut d'abord chercher une paroisse alentour qui nous convienne,
après tout on n' "appartient" pas à une paroisse ou à un curé, mais à l'Eglise universelle.
S'il n'y a rien à proximité ou si on n'a pas de moyen de transport
ou que l'âge, la maladie ou un handicap nous interdit d'aller très loin,
alors il reste la messe à la télé ou à la radio là où ça existe,
et si on n'a pas ça alors il reste les livres de messe qu'on peut lire chez soi,
et bien entendu la prière qui doit toujours nous accompagner.
La seule solution non envisageable, c'est de décrocher carrément de la religion,
de ne plus fréquenter l'église ni prier ni s'en occuper en aucune façon,
parce que là c'est notre vie éternelle qui est en danger, 
et on ne peut pas se résoudre à perdre la guerre juste parce que l'intendance ne suit pas.

lundi 28 août 2017

Les révolutions des deux derniers siècles ont bien bousculé l'Eglise :
l'omniprésence de l'information, la mondialisation, le communisme et le capitalisme,
les défis éthiques dûs à l'évolution de la génétique et des manipulations sur le vivant,
une médecine souvent soumise aux caprices des individus plutôt qu'à la santé,
internet et la globalisation de l'avis de n'importe qui érigé en vérité première,
les migrations permanentes de populations dans et en dehors des pays,
le réchauffement climatique, l'essort de l'individualisme, la généralisation du porno,
etc etc...
Rien d'étonnant que beaucoup de chrétiens ne s'y retrouvent plus,
et que la barque de l'Eglise soit secouée en tous sens, perdue dans la tempête.
Mais faire comme les Amish et se fixer dans un temps
dont on fantasme qu'il était merveilleux et que tout allait pour le mieux,
au risque de devenir une secte fermée sur elle-même et sans rapports avec le monde,
ce n'est pas ce que le Christ nous demande.
Ici et maintenant, il est toujours temps d'annoncer sa résurrection
et le chemin qui mène à la vie éternelle et à notre propre résurrection des morts.
Si les structures de l'Eglise doivent inévitablement s'adapter sous peine de disparaître,
son message, lui, est parfaitement intact et d'actualité, tel quel, sans aggiornamento,
et le monde en a besoin aujourd'hui comme à n'importe quelle autre époque.
Il ne faut pas avoir peur de ce que devient le monde,
ni des changements de structure qui nous attendent dans l'Eglise. 
Il faut évangéliser le monde, comme on l'a toujours fait, ni plus, ni moins.

dimanche 27 août 2017

Il ne faut jamais confondre la justice et la morale.
Ce n'est pas parce que quelque chose est déclaré innocent ou coupable par le droit
qu'il en est nécessairement ainsi aux yeux de Dieu.
La justice consiste à faire appliquer les lois décidées par des hommes,
pas à suivre les lois ni les enseignements du Christ.
D'ailleurs lui-même, bien qu'innocent, a été condamné par la justice.
Et bien des coupables célèbres ont été innocentés par elle, comme Barabbas.
Il faudrait être bien naïf pour croire que justice et morale sont une seule et même chose,
et que Dieu condamne ou innocente selon les critères des hommes.

samedi 26 août 2017

Il ne faut rien absolutiser dans le christianisme,
si on ne veut pas diviser l'Eglise.
Penser que les Écritures sont plus importantes que tout le reste ?
On peut tomber dans le protestantisme.
Penser que les décisions ou les écrits des papes sont le plus important ?
On peut tomber dans l'autoritarisme.
Penser que tout sera résolu en suivant au pied de la lettre le droit canonique ?
On peut tomber dans le légalisme.
Penser que  la liturgie est ce qu'il y a de plus important ?
On peut tomber dans le traditionalisme.
Je ne dis pas que rien n'a d'importance. Au contraire.
Tout est important, il ne faut rien négliger, rien rejeter.
Le coeur est-il le plus important dans un corps ? Ou la vue ? Ou l'ouïe ?
Ou les artères, le cholestérol, la glycémie, le bon état de l'adn, etc etc... ?
Tout est important pour être en bonne santé.
L'Eglise est un corps, elle aussi. Rejeter une partie de ce qui la constitue, 
ça n'est pas la solution pour qu'elle soit en bonne santé.

vendredi 25 août 2017

Rien de pire qu'une morale sans Dieu.
Quand Dieu dicte ce qu'on doit faire, au moins on sait d'où vient le tir
et quel est le but de l'exercice : parvenir à la résurrection et la vie éternelle.
Mais quand la "morale" vient du politiquement correct, de la conscience "bio",
de l'amour des animaux, de la pression de réseaux sociaux ou des médias,
de choix alimentaires, sexuels, philosophiques, économiques, vestimentaires,
ou de micro-communautés très bruyantes et revendicatives,
qui tire les ficelles ? Dans quel but ? Où est-ce que ça mène ?...
Que ceux qui ne connaissent pas Dieu se sentent obligés de suivre
l'une ou l'autre de ces morales (le choix est vaste, il s'en crée chaque jour de nouvelles),
bon, chacun fait bien ce qu'il veut.
Mais pour moi, je ne connais qu'une morale, qui vient de Jésus Christ,
et qui consiste à s'efforcer de vivre comme lui pour ressusciter comme lui. 
Tout le reste n'est que du vent.

jeudi 24 août 2017

Il suffit qu'une personne te traite comme un moins que rien
pour que tout le monde se sente autorisé à en faire autant.
C'est donc un péché particulièrement grave de traiter quelqu'un comme ça,
parce qu'il fait boule de neige et que, quand on le commet,
on est responsable de tous ceux qui, en aval, 
traiteront cette personne comme nous l'avons fait.

mercredi 23 août 2017

Un piège dans lequel tombent grand nombre de couples, surtout ceux qui sont mariés :
penser que l'autre lui appartient.
Que l'on se donne l'un à l'autre, c'est une chose.
Qu'à cause de ça, l'autre pense avoir un titre de propriété sur nous, ç'en est une autre.
Bien sûr, c'est tentant, parce que c'est à la fois rassurant et un motif de fierté
de se dire que quelqu'un nous appartient, est à nous, ne peut pas partir.
Mais c'est faux : se donner ne signifie pas abandonner sa vie à quelqu'un,
au contraire, c'est la liberté de ce don qui en fait la valeur,
si on la perdait ça ne vaudrait plus rien puisque ça serait un dû
et que l'amour n'y trouverait plus sa place, lui qui est fondamentalement gratuit.
Ton mari ou ta femme se donne à toi ?
Sois reconnaissant(e).
Mais ne fais pas le(la) malin(e), ne le prends pas pour acquis, ni pour un droit,
si tu ne veux pas que la gratuité de l'amour disparaisse de votre relation.
En te mariant, tu t'es engagé(e) à aimer l'autre, 
et à lui réserver l'exclusivité de ton expression sexuelle de l'amour.  
Tu n'as pas acheté un(e) esclave sur le marché.